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3e phase de développement du Plan décennal Small is Beautiful (SiB), le projet « Amatuku : l’îlot pilote », entériné par la signature en septembre 2005 d’un accord avec l’école maritime (TMTI), revient à créer un modèle environnemental et centre de formation qui permette d’illustrer en modèle réduit le projet global Small is Beautiful au gouvernement et aux citoyens tuvaluens – et autres Etats du Pacifique Sud. Le projet consiste en la mise en place de digesteurs de biogaz, d’une petite unité de production de biodiesel, d’un gazogène, d’une petite éolienne et de cellules photovoltaïques. Parallèlement, un programme de formation est conduit avec les enseignants et techniciens du TMTI, puis par eux après qu’ils auront reçu une formation à la biomasse.
Le centre de formation bénéficie directement à 1050 personnes sur une période de deux ans et aux 11000 Tuvaluens à plus long terme.
Les résultats et les images réalisées sont communiqués aux autres communautés et aux media, avec l’espoir que ce modèle environnemental local puisse être reproduit et adapté aux autres régions du monde aux problématiques similaires.
Voir la visite de repérage à Amatuku en 2005, sur 


Cet îlot de 0,1 km2 à la pointe nord de Funafuti, l’île capitale, est habité par une centaine de personnes attachées au Centre de Formation de l’Ecole Maritime (TMTI) : étudiants, enseignants et équipes, et leurs familles. Sa vocation même de site de formation et sa proximité de Funafuti en font le lieu idéal pour y établir le projet pilote :
- Depuis Funafuti, l’île la plus peuplée, centre d’approvisionnement et pôle administratif et de communication le plus accessible, il suffit de 20 min de bateau pour y accéder.
- TMTI, centre d’éducation, fournit une base solide au projet. La discipline, plus stricte qu’ailleurs à Tuvalu, augmente les chances de succès rapide du projet. Dans le domaine des déchets, par exemple, l’îlot est immaculé, car leur stockage est organisé. S’il n’y a pas pour l’instant de collecte sélective, les résidents sauront faire bon usage des containers cannettes, verre, plastique et du compacteur que nous installerons.
- L’îlot possède déjà un bel atelier et du personnel technique. Le manque de formation des techniciens locaux à travers les îles a été l’un des obstacles majeurs au développement global de Tuvalu et au maintien en état de technologies qui ont depuis fait leurs preuves. Ceci a eu pour effet, au cours des expériences passées sur place et dans la région Pacifique, d’augmenter sensiblement les coûts. Le centre d’apprentissage d’Amatuku sera par définition Centre National de Maintenance et de Formation, suppléant les capacités de maintenance des autres îles.
- TMTI a démarré un projet majeur de rénovation du centre financé par la Banque Asiatique de Développement (ADB). La reconstruction programmée de mi 2006 à fin 2007, est toujours en cours en 2010. Le calendrier des travaux permet de bénéficier, pour la construction, de personnel et d’équipement difficiles à acheminer sur lîlot.


Aucun projet portant sur l’exploitation de la biomasse n’a encore été mené sur des îles coralliennes et la combinaison d’énergies renouvelables n’a jamais été testée à ce point dans un but d’indépendance énergétique.
Notre programme permet de tester les matériaux (pour les cuves à gaz par exemple) résistant à un environnement salin, ainsi que les meilleures méthodes d’enfouissement sur des îles coralliennes
Les femmes seront impliquées dans toutes les étapes de mise en place (construction, installation, formation) des technologies productrices de biogaz, son usage étant réservé à des utilisations domestiques.


L’idée est bien sûr de s’appuyer sur les ressources locales et de minimiser les coûts. Quatre types d’énergies renouvelables sont opérationnels et exploitables à Tuvalu et peuvent être rapidement combinés sur Amatuku pour accompagner l’îlot pilote vers l’autosuffisance énergétique : biomasse (biogaz et biodiesel), solaire et éolien en réseau ou hors réseau. Toutes les options seront étudiées. Les programmes de bioénergie conviennent pour Tuvalu, car ils peuvent être utilisés à petite et grande échelle et de manière décentralisée et en bénéficiant aux zones rurales ou habitées.
àdes technologies existantes qui ont fait leurs preuves et bénéficient en conséquence d’un abaissement des coûts. L’idée n’est pas de faire de Tuvalu un terrain laboratoire.
La Biomasse (biodiesel et biogaz) :
La biomasse fournit carburant, électricité et chaleur. Les sources énergétiques disponibles pour la biomasse correspondent à environ 16% de l’énergie primaire du monde ce qui fait de la biomasse la quatrième ressource la plus disponible sur Terre. A Tuvalu, comme la plupart des pays développés, une grande proportion de la biomasse est inutilisée. Or, les résidus forestiers (replantations et nettoyages), les activités agricoles (élevage de porcs) et les déchets organiques, tout comme les noix des cocotiers productifs sont immédiatement utilisables et sont des sources d’énergie à coût relativement bas.
Dr. Sarah Hemstock a entamé la collecte de données sur l’îlot et discuté des opportunités associées avec l’ingénieur chef de TMTI, recommandant :
- Pour assurer la pérennité de la disponibilité en biomasse, une étude estimera les capacités de production d’Amatuku et les besoins en replantations pour la production de biodiesel.
- La replantation de 2 hectares de cocotiers dans le but de fournir 20% du fuel du générateur d’Amatuku et du biodiesel pour les bateaux de TMTI.
- La clarification des mélanges.
La replantation sera facilitée par l’amélioration de la qualité du sol via le compostage, en outre elle permettra de consolider les rives, de reformer une barrière naturelle contre les vents et les assauts de l’océan et bien entendu de constituer des puits de carbone.
La production de biogaz s’appuiera sur une petite porcherie à construire où seront réunis les 40 porcs d’Amatuku, un système de récupération du lisier et des déchets humains pour alimenter deux biodigesteurs, l’un fonctionnant au lisier, l’autre avec les déjections des 40 étudiants. Le biogaz considéré servira à produire l’électricité nécessaire aux usages domestiques, notamment la cuisine, mais peut aussi par exemple alimenter un système de purification de l’eau.
Les résidus méthanisés seront eux épandus sous forme de compost. La valorisation des déchets animaux et humains permet de diminuer le volume de déchets et des rejets toxiques dans l’environnement tout en renforçant la qualité du sol et en augmentant le rendement des cultures.
Le vent :
L’éolien permet bien sûr de pallier une partie des besoins électriques. Aujourd’hui l’énergie éolienne couvre un grand nombre de pays. Cette technologie est mature et présente une large gamme de puissance (de 10 kW à 5,000 kW pour les éoliennes offshore). Il y a en revanche très peu d’utilisation de l’éolien dans la zone pacifique. La première unité (20 kW) a été construite à la SOPAC de Suva par un spécialiste français de l’éolien en conditions tropicales, Vergnet. Le site fidjien a été choisi expressément pour la faiblesse de ses vents.
Pierre Radanne a analysé les données des 50 dernières années sur la force des vents à Funafuti. Aucune mesure de ce type n’ayant jamais été réalisée pour Amatuku, un suivi sur une année sera effectué pour évaluer le potentiel éolien de l’îlot grâce à la mise en place d’un équipement de monitoring. Cela permettra de sélectionner un équipement adapté et d’évaluer la part d’électricité escomptable. Dans le même temps, un appareil de mesure sera installé à Fongafale.
Une autre option réside dans la mise en place immédiate d’un type d’éolienne à palles horizontales qui peut fonctionner à partir de vents à 3 m/s. Nous sommes en contact avec CAP-ENR, une société française qui commercialise WindsideTM, une turbine développée en Finlande pour répondre à des usages professionnels réclamant durabilité, efficacité et minimum de maintenance. Cette éolienne qui fonctionne à vent très faible comme très violents produit en un an environ 50% fois plus d’électricité que les éoliennes habituelles. Elle est utilisée dans des conditions extrêmes comme du Groenland au Sahara.
Le soleil :
En incluant l’investissement initial et une maintenance plus rigoureuse qui tienne compte de l’environnement salin, la viabilité du photovoltaïque à Tuvalu ne fait aucun doute. L’énergie solaire sera destinée à la distribution d’électricité, la désalinisation d’eau de mer et pour la production d’eau chaude sanitaire via la rénovation des systèmes photovoltaïques existants et l’installation de nouveaux modules hors et en réseau.

Les avantages




A Tuvalu
En premier lieu, notre projet répond à la demande formulée par le gouvernement tuvaluen au Ministère des Affaires Etrangères françaises sur les énergies renouvelables. Il satisfait également au désir du TMTI et de la plupart des îles lointaines de produire et utiliser de la bioénergie. Tuvalu pourra s’engager sur la voie de l’indépendance alimentaire, énergétique et technique tout en améliorant le niveau sanitaire/hygiène général de sa population et de son environnement. Par ailleurs, le micro-modèle démontrera la faisabilité et le viabilité du plan Small is Beautiful étendu à la nation et au delà.
- Il permet une meilleure connaissance de la population de Funafuti sur ces nouvelles méthodes de production d’énergie avec la mise en place un programme de formation et de démonstration avec les instructeurs du centre et les enseignants de l’ile principale.
- Il insuffle aux Tuvaluens de nouveaux gestes dans le domaine des déchets.
- L’utilisation spécifique de bioénergie tel le biogaz à partir de déchets humains et porcins permet de réduire les déchets, la pollution et les contaminations des déchets organiques tout en prévenant la pollution du sol, des eaux de surface et souterraines. Les boues issues des digesteurs constituent un excellent compost qui peut améliorer la qualité du sol et sa fertilité et remplacer la terre contaminée par le sel dans certaines zones.
La réintroduction d’une production de copra pour le biodiesel participe à la préservation de la biodiversité par le remplacement de vieux arbres et la reforestation de zones dégradées.
Tout au long du processus de mise en place, les citoyens et citoyennes seront informés et formés. A Amatuku, 200 étudiants du TMTI et 100 femmes seront ainsi formés pendant deux ans et 50 personnes impliquées dans la construction et la dispense de formation.
Le projet est générateur de revenu pour les ménages et créateur d’emplois : vente de compost, de biogaz, des légumes cultivés grâce au compost, du lisier de porc, du biodiesel, du charbon de noix de coco. Il assure une assistance technique aux autres îles et par la suite aux sites de réplicabilité du modèle.
L’usage de bioénergie sur les îles lointaines permet d’encourager les industries locales et de réduire les migrations vers l’île capitale Funafuti.
- Produire sur place, énergie et alimentation, permet de réduire considérablement les importations de pétrole et de nourriture
- Le projet met à disposition des habitants des autres iles de Tuvalu et des autres nations du Pacifique un Centre d’apprentissage environnemental.

Au niveau du Pacifique
En créant le premier Centre National de Maintenance et de Formation aux énergies et technologies renouvelables de la région, notre projet renforce la compétitivité de Tuvalu dans la zone Pacifique et donne plus de poids au pays dans les négociations internationales sur les changements climatiques.
Il optimise la participation de Tuvalu dans le Pacific Islands Green house Gas Abatement Through Renewable energy Project (PIGGAREP) dont le but est une réduction cumulée des émissions de CO2 d’au moins deux millions de tonnes d’ici 2015 pour dix Etats insulaires du Pacifique (PICs) dont Tuvalu. Notre participation à ce programme permet de diminuer les émissions tuvaluennes et par reproduction celles des autres îles et territoires du Pacifique, tout en participant à un mouvement global de maîtrise des rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Sur le plan international
Le projet pilote Amatuku s’inscrit dans la stratégie de Kyoto et des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il est un exemple dont la reproduction bénéficiera à la planète entière.
En communiquant largement sur le projet, nous espérons en effet générer la réalisation en chaîne de programmes similaires dans le Pacifique et ailleurs dans des régions aux problématiques écologiques similaires et où le travail réalisé à Tuvalu sera utilisé tel quel ou partiellement adapté.


Conçu dans la durée, le projet Amatuku est soutenu par la population et réalisé avec elle.
- La sédentarité des résidents d’Amatuku permet d’assurer un véritable suivi dans la formation.
- L’installation des premiers appareils permet de former dès le départ un grand nombre d’habitants à l’usage et à la maintenance des équipements installés ultérieurement lors de l’extension du programme à la nation tuvaluenne.
- Nous travaillerons en interaction avec les architectes et les fournisseurs choisis par TMTI et ADB (principalement Pacific Risks de Fidji et PWD de Tuvalu) bénéficiant d’équipes spécialisées pour la construction et l’installation des équipements commandés par Alofa Tuvalu.
- Les coûts de maintenance pour deux biodigesteurs et une unité de production de biodiesel sont faibles : environ 500 dollars par an. Le coût d’une partie du travail est inclus dans le budget de fonctionnement de l’école, puisque les équipes et les étudiants intègreront l’installation et l’apprentissage du maniement des appareils à leur programme d’entraînement.
- Le suivi de la réalisation de ce micro-modèle sera assuré sur place et sur le long terme par les scientifiques et chargés de mission d’Alofa Tuvalu, par les prestataires retenus et les coordinateurs locaux, en étroite collaboration avec les organisations régionales locales (Pacific Risk, SOPAC Fiji).
En mars 2006, les campagnes de sensibilisation et d’éducation à l’environnement en général initiées au sein de la population tuvaluenne en 2004 et 2005 ont été poursuivies : traitement des déchets, compost, réduction de l’utilisation d’énergie, assainissement des eaux etc. Par exemple, en 2005, des graines biologiques de variétés nouvelles pour Tuvalu ont été distribuées aux femmes représentant chacune des îles et au département de l’agriculture qui, à la recherche de solutions pour contourner l’appauvrissement des sols dû au sel, en avait exprimé le souhait.
Nous nourrissons l’espoir à travers l’exemple de Tuvalu, d’augmenter à grande échelle la conscience des impacts individuels sur les changements climatiques et inciter chacun à agir. Nous sommes tous Tuvaluens.


La période de réalisation, particulièrement pour les énergies renouvelables et les déchets se situe entre janvier 2006 et 2010


- Lettre du Ministre des Transports et de l’Energie
- Contrat Alofa Tuvalu / TMTI
- 24 Mars 2006 : présentation au Conseil des Ministres,
- 30 Mars 2006 : Annonce du projet par le Gouverneur Général au Parlement
- Avril 2006 : discussion au Parlement.
- Avril 2006 : le projet est entériné par le conseil d’administration de l’Institut Maritime.


Recommandation de l’étude 2005-2006 d’Alofa Tuvalu sur les énergies financée par le Fonds Pacifique et l’ADEME, le Centre National de Formation et de Démonstration aux Energies Renouvelables d’Amatuku a vocation à terme de permettre aux Tuvaluens de recevoir une formation sur 5 technologies renouvelables.






Au printemps 2007, le Centre National de formation aux Energies Renouvelables est officiellement lancé avec la construction du biodigesteur de lisier de porc et de la porcherie attenante. La pose de la première pierre inaugure aussi le premier cycle de formation au biogaz. Pendant huit semaines et 4 ateliers sur site (198 volontaires), 40 personnes dont 4 instructeurs ont été formés à la construction, usage et maintenance d’un biodigesteur. Le programme de formation s’est poursuivi avec la constitution au sein de l’antenne locale d’Alofa Tuvalu d’un comité, de groupes de volontaires et d’un représentant d’Alofa Tuvalu responsable du site au quotidien.
Ce biodigesteur installé à Amatuku, grâce au soutien de l’ADEME, SOPAC, Piggarep, TMTI, Alpha Pacifique Navigation..., est le premier jamais réalisé sur un atoll coralien.





A l’arrivée à Tuvalu mi mars du coordinateur californien d’Alofa Tuvalu, Christopher Horner, son homologue à Fiji, John Hensford, la Présidente du bureau local Susi Kofe, Risasi Finikaso, la trésorière, les deux coordinateurs locaux Eti Esala et Semese Alefaio ont travaillé à l’organisation de l’inauguration officielle de la construction/formation au biogaz.
L’arrivée différée de Sikeli Raisuqe, le spécialiste fidjien des biodigesteurs a repoussé l’inauguration au début avril. Gilliane Le Gallic, coordinatrice du plan décennal a ainsi pu en finaliser sur place la coordination jusque-là pilotée à distance depuis Paris. Entre temps, les coordinateurs locaux ont sensibilisé le plus grand nombre au projet de centre de formation.
Le 13 avril 2007, une centaine de personnes est venue assister à la cérémonie d’ouverture, du jamais vu à Tuvalu surtout un vendredi après-midi où les bureaux se vident de bonne heure.

Autant de femmes que d’hommes inscrits à cette cérémonie qui se déroulait dans l’immeuble du gouvernement. Dans la salle : Tavau Teii, le ministre des ressources naturelles et de l’environnement un ancien Premier ministre et ancien ministre de l’énergie, Saufatu Sopoaga le premier du précédent gouvernement à avoir soutenu le projet, Nala Ielemia, la femme du Premier Ministre et Présidente d’honneur d’Alofa à Tuvalu, Penieli Maatia, membre du comité national d'Alofa Tuvalu et épouse du Ministre des Finances, Taukelina Finikaso, Ministre actuel de l’Energie était représenté par sa femme Risasi Finikaso, la trésorière d’Alofa Tuvalu etc.
Le pasteur prévu pour la traditionnelle prière d’ouverture a été remplacé au pied levé par un pasteur présent dans la salle... Puis Panapasi Nelesone, le secrétaire général et numéro 2 du Gouvernement a ouvert officiellement la séance. Uili Telavi, le ministre des affaires intérieures, a dressé un bref historique de la coopération d’Alofa Tuvalu avec le gouvernement : depuis le film, jusqu’au Centre de Formation d’Amatuku. Après le ministre, Gilliane Le Gallic a remercié chaleureusement tout le monde et passé la parole à Susie Kofe, Présidente d’Alofa à Tuvalu et juriste... qui a présenté Sikeli Raisuqe, le spécialiste des biodigesteurs et qui intervient pour Alofa Tuvalu via la SOPAC grâce au fond PIEPSAP. S’exprimant en tuvaluen, elle a fait le lien entre le centre de formation et la lutte contre les changements climatiques au sens large. Sikeli Raisuqe a ensuite fait une présentation détaillée et humoristique des potentialités des biodigesteurs.


Le programme de formation, dont la première étape a été réalisée au cours des réunions communautaires du printemps et de l’été 2006, démarrait dès la pose de la première pierre en avril 2007, puisque la construction fait partie intégrante de la formation. Un programme de 8 semaines a été conduit permettant aux participants d'appréhender la construction et le fonctionnement d'une unité de production de biogaz et de la porcherie attenante.

Les quatre ateliers sur site ont réuni 198 volontaires dont 60% de femmes et 10% d’étudiants sélectionnés du TMTI. Deux apprentis Tuvaluens, deux ingénieurs du TMTI, et un apprenti de la division de l’Energie du Gouvernement des îles Salomon ont été formés intégralement à la construction et à la maintenance de l’unité par Sikeli Raisuqe
Près de la moitié des inscrits à la conférence inaugurale, s’était également engagé à suivre le premier atelier de construction sur site à Amatuku... Des annonces diffusées en anglais et en tuvaluen par radio Tuvalu avaient la veille précisé l’heure du rendez-vous et le lieu aux volontaires : deux bateaux attendaient devant l’église. Des posters affichés sur l’ile principale où les candidats participants ont pu inscrire leurs noms. Avoir le compte exact a permis d’avoir le bon nombre de place sur les bateaux. Le premier atelier a réuni une quarantaine de personnes dont des femmes qui ont pris un visible plaisir à s’essayer au ciment et aux briques.

Même effectif peu ou prou sur les ateliers suivants sur lesquels se greffaient des officiels. La visite du centre semble en effet être devenue une excursion quasi incontournable pour les institutions et personnalités en visite sur l'archipel. Molipi, puis Kapuafe de la direction de l'énergie ont également fait le déplacement. Le Gouverneur Général et sa femme ont eux aussi visité le site ; l’ambassadeur de Taiwan a salué la qualité du travail réalisé par l’équipe de construction. Le voyage en bateau pour Amatuku est mis à profit pour introduire le sujet et préparer les visiteurs et volontaires à ce qu'ils vont voir. On y replace le biogaz dans la globalité du projet et de l’enjeu.

Au fur et à mesure des ateliers, les personnes formées sont de plus en plus sollicitées pour prendre en charge les explications, précisées et complétées par Gilliane, Sarah et Sikeli. Dès le 2e atelier, Utala Taloka, l'ingénieur du TMTI formé par Sikeli et responsable de la bonne mise en route du système expliquait lui-même le bio-digesteur et Luni, un enseignant du TMTI, présentait la porcherie et des conditions d'utilisation.
Les tuvaluens, très réservés osent peu prendre la parole, mais petit à petit et parce que le projet est désormais leur, ils sont de plus en plus à poser des questions, les plus timides des femmes demandant à Gilliane de les poser pour elles ou s’adressant en aparté directement à Sarah.
Au 3e atelier, une femme a expliqué aux nouveaux participants les raisons de l’enfouissement de la cuve principale sous la terre et le sable, l'importance d'utiliser de l'eau douce pour rincer les installations, l'eau salée détruisant les bactéries nécessaires à la fermentation..
Plusieurs réunions ont été organisées avec l'équipe dirigeante du TMTI par Sarah Hemstock et Gilliane Le Gallic pour les familiariser à l'usage du biogaz, mais aussi discuter avec eux des meilleures méthodes d’apprentissage pour les résidents et autres personnels de l’école.

La coopération du TMTI est très émouvante, à commencer par Leota, l’acting Chief officer. Les étudiants marins ont prêté main forte pour remplir le socle de la porcherie. Beaucoup avaient aidé au transport des matériaux du port à l’ilot, également à approfondir le trou de 1m40 creusé par Vete, l'ingénieur civil. Ils ont également aidé à remblayer l'entour du digesteur et joué les passe pierres avec des brouettes. Une vraie chaine humaine d’après les descriptions de Sikeli.
Solofa, le Secrétaire permanent à l’éducation, a offert pour la porcherie deux des quinze réservoirs à eau livrée pour la rénovation de l’école maritime et dont les travaux risquent de prendre encore plusieurs mois.
La construction du premier biodigesteur s'est achevée mi mai : une unité de 8m3, équivalent du dôme de Camartec mis en place à Fiji par le Département de l’Agriculture et le Département de l’Energie fidjiens. La porcherie attenante peut accueillir 40 à 50 cochons.
Fin juin, les premiers porcs y étaient introduits dans la porcherie attenante permettant d'initier la production de méthane.
Dans son rapport de mission pour la Sopac (PIEPSAP), Anare Matakiviti souligne la qualité du travail réalisé, y inclus l’habile contournement des difficultés relatives au terrain (socle coralien, porosité) et aux moyens disponibles (absence d’outils adhoc pour creuser la roche...). Mr Matakiviti insiste en outre sur l’intérêt généré massivement par le projet au sein de la population, gage selon lui de réussite de la promotion des énergies renouvelables sur l’archipel. Il souligne enfin l’importance pour le PIEPSAP en qualité de partenaire stratégique de permettre à ce projet d’être conduit jusqu’à son terme.

Le méthane produit par les deux biodigesteurs servira de gaz de cuisine à deux maisons, un réfectoire de cantine et à la gazinière de la cuisine du TMTI. Le compost produit (matériaux essentiel à Tuvalu où la terre, peu abondante, est particulièrement pauvre en raison des infiltrations d’eau salée) favorisera la culture des légumes pour la consommation des étudiants et de l’équipe dirigeante du TMTI. Tous les étudiants seront formés à l’horticulture de manière à être capables de promouvoir leurs acquis de retour dans leurs îles respectives.
Pendant les deux premières années, 200 étudiants du TMTI et 200 femmes seront formés au biogaz et biodiesel. 500 tuvaluens (hommes et femmes) seront formés au fonctionnement et à la maintenance des digesteurs. 50 personnes seront impliquées dans la construction et la formation des nouveaux volontaires et 40 personnes seront formées au processus de digestion, à l'élevage des animaux, et à la production horticole.


Pluie, montée des eaux, isolement géographique, indisponibilité sur place de la plupart des matériaux qu'il faut donc importer de Fiji et dont le délai de livraison dépend de la disponibilité des cargos Tuvaluens régulièrement en panne ou réparation, coût du fret, absence d'outillage adéquat pour les travaux de terrassement, coût des voyages et nécessité d’optimiser la planification des séjours des chargés de mission sur place, télécommunications intermittentes..., les difficultés relatives à la mise en place d'un projet tel que ce centre de formation à Tuvalu réclament de faire preuve de philosophie et d'une capacité d'adaptation certaine.

Premier défi : il s’agit des premiers digesteurs construits sur un atoll coralien.. en proie qui plus est à la montée des eaux. Fin mars, les infiltrations d'eau salée dues aux marées hautes retardaient la construction. Les horaires des ouvriers s’ajustaient en fonction des conditions météo, ce qui s’est traduit à plusieurs reprises par des journées continues de 6 à 18h. Dès que possible, le fond de la cuve a été scellé permettant à la structure de rester au sec malgré des marées à 3m18. Dans son rapport Sikeli ajoute que construire pendant les King tides a également permis aux équipes de se familiariser avec de futures conditions climatiques difficiles. Il a fallu aussi remblayer de sable le vide autour du digesteur pour empêcher les racines des arbres alentours de venir se loger trop près des briques.
En avril, c’est la pluie abondante et quasi quotidienne qui a sensiblement freiné elle aussi l'avancement des travaux. Si les réservoirs de la porcherie doivent être en partie remplis d'eau pour accueillir les cochons, la pluie n'est pas souhaitable pendant la construction.
Pour obtenir la pente idoine qui permette au lisier de glisser dans la cuve du digesteur, plutôt que réhausser la porcherie, les architectes et l'ingénieur civil ont décidé de creuser plus profondément le lit du digesteur. Sikeli et son équipe ont ainsi gagné 40 cm de profondeur dans la roche.

Le chantier de construction de la porcherie a pris du retard, reporté de semaines en semaines. Vete avait estimé qu'elle serait sur pied en une semaine ou un mois en ne travaillant que le week end. Ce délai s'est transformé en un mois, 6 demi journées/semaine pour une dizaine de personnes... Un retard dû aux intempéries principalement mais aussi
à l’immobilisme du chantier de rénovation, privé de matériaux. Le gaz produit par le digesteur devait être acheminé par une canalisation raccordée à des maisons dont la construction n’était pas achevée.
Matériel :
A Tuvalu se procurer un tuyau de gaz peut devenir surréaliste.. si on trouve des joints, des T et des tuyaux en PVC ... il aura fallu une soixantaine d’heures cumulées, y inclus le téléguidage à six mains (Gilliane, Sikeli et Sarah) de John à Fiji pour obtenir le substitut adhoc d’un tuyau galva effilé, celui livré n'étant pas aux normes. Tuyau dont l'exacte réplique se trouvait pourtant à Tuvalu, dans l'atelier d'Utala. Hospitalisé quelques jours, l’apprenti de Sikeli n’a pas pu prévenir l’équipe... Bilan outre les 60 heures de recherche, 3 jours de retard supplémentaires sur la construction. C’est ça Tuvalu !
D’après Sikeli, si tout le matériel avait été disponible sur l’île, la construction du digesteur n’aurait pas pris plus de quatre semaines, il en aura finalement fallu cinq et quelques jours de plus pour Utala et ses ouvriers qui se sont chargés de poser le capuchon sur la cheminée du digesteur.
Précaution d’usage des installations :
Le système biodigesteur/porcherie ne fonctionnera pas s’il y a la moindre erreur de structure ou d'utilisation. La mise en route de l’ensemble inclut le test préalable du bon écoulement du lisier vers la cuve, lequel doit ensuite fermenter pendant 8 semaines avant la mise au gaz. Ces étapes sont supervisées par Sarah Hemstock, Sikeli Raisuqe ou Christopher Horner.
Communications intermittentes :
Les télécommunications à Tuvalu sont parfois aléatoires. Sikeli et ses ouvriers en ont fait les frais à plusieurs reprises devant faire venir spécialement un bateau pour les conduire à Amatuku. La mission 2007 s'est achevée sur un black out total des communication à Tuvalu après un violent orage où la foudre a neutralisé la tour des télécom plusieurs mois. A part quelques connexions dans l'immeuble du gouvernement, Tuvalu était coupé du monde, sans internet, ni téléphone.. C'est ça aussi Tuvalu.
En 2009, suite à des défauts de maintenance et à une trop grande quantité d’eau infiltrée dans l’unité, Alofa Tuvalu a été contrainte de changer l’ingénieur responsable. Le spécialiste fidjien du biogas, consultant d’Alofa Tuvalu s’est rendu à Tuvalu en octobre pour inspecter l’unité qui fonctionne de nouveau normalement, après avoir été vidée du trop plein d’eau au moyen d’une pompe importée de Fiji par Alofa Tuvalu..
2010 verra l’évaluation des reproductions envisagées sur l’île capitale et plusieurs îles lointaines. La première, élaborée à Nanumea sur une initiative du bureau local d’Alofa Tuvalu et Tango, a obtenu le soutien du GEF.






| En 2008, Gilles Vaitilingom, spécialiste des biofuels (CIRAD) a réalisé en direct et en public sous la maneapa, le préau traditionnel où se déroulent les grandes cérémonies, une production de biodiesel de coprah et d’essence de todi. L’idée était de montrer de manière un peu magistrale et spectaculaire que le cocotier, « arbre de vie » pour les Tuvaluens pouvait aussi fournir de l’essence pour les véhicules terrestres, du diesel pour les bateaux, du gaz pour les générateurs à fuel et la cuisine. L’idée était aussi bien sûr d’éprouver la pertinence des process élaborés par le spécialiste et ses étudiants en laboratoire. La plupart des applications dites de biodiesel dans le monde repose sur l’utilisation d’un mélange de biodiesel dans du diesel, du kérosène ou du fuel dans des moteurs à injection indirecte exclusivement. Sans adaptation, les moteurs ne tolèrent qu’un faible pourcentage de mélange, au-delà duquel ils ne résistent pas. L’objectif poursuivi par Alofa Tuvalu était de fournir un biodiesel de bonne qualité qui puisse s’utiliser en mélange ou à 100% dans les générateurs (moteurs à injection directe) et certains véhicules terrestres sans adaptation préalable des moteurs. |

Productions en public de biodiesel de
noix de coco et d'éthanol de todi, 2008
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Alors que tout Tuvalu était aux JO inter écoles-inter iles..., plus de 200 personnes sont venues assister aux démonstrations d’essence de todi (jus de jeunes fleurs de cocotier) et de biodiesel de coprah (huile de coprah et méthanol 15%). Le public a commencé à arriver 45 mn avant l’heure. Du jamais vu à Tuvalu ! 1/4h avant l’ouverture, beaucoup étaient déjà contraints de rester debout et à l’extérieur. Pendant la décantation des mélanges, Alofa Tuvalu a diffusé le documentaire « Nuages au Paradis » et réexpliqué les objectifs du plan décennal. Dans le public : la plupart des Ministres. Dans notre panel : les ministres qui n’étaient pas dans le public (Environnement et Affaires intérieures). La femme du Premier Ministre, Présidente d’honneur d’Alofa Tuvalu, Nala Apisai conduisait la réunion tandis que le Président de l’Eglise nous honorait de la prière d’ouverture et de celle du soir. Autre surprise pour un pays rompu à l’exercice des « workshops », l’annonce de la pause et des rafraîchissements a provoqué une avancée massive vers les tables où Gilles Vaitilingom officiait pour voir de plus près et lui poser leurs questions. Et la moto remplie du « todi petrol » comme il fut baptisé a démarré sous les applaudissements.
Le succès remporté par la démonstration en a agacé quelques-uns et a participé à relancer la fronde anti-agrocarburants « qui allaient détruire l’archipel ». Les arguments se fondaient, bien sûr, sur les dangers d’une compétition avec la ressource alimentaire. Un vrai débat dans bien des pays, mais un pétard mouillé pour Tuvalu : les Tuvaluens ne récoltent aujourd’hui que le nécessaire à leur usage de boissons et de nourriture et le potentiel utilisable est important. Un des dangers dans la région Pacifique est le besoin considérable des Chinois en énergie, qui cherchent actuellement des terres pour produire massivement de l’alcool de kasava. Si des propositions en ce sens ont été faites à Fiji, il y a peu de risque que les 26 km2 de terres tuvaluennes imbibées d’eau salée figurent sur la liste des terrains convoités (coûts pharaoniques de transport pour une production microscopique). En revanche, une production d’agrocarburants par île à Tuvalu relancera le marché local du coprah qui ne s’exporte plus depuis 5 ans du fait de son prix trop élevé compte tenu des distances. Les contradicteurs ont finalement admis que la situation pour Tuvalu était sans commune mesure ni comparaison possible avec la situation brésilienne pour ne citer qu’elle.
Pour l’essence de todi, première mondiale pour le coup, nous avons souligné que les tests concluant sur la faisabilité d’une production locale ne signifiaient pas qu’elle serait un concurrent rentable de l’essence. Au regard des informations recueillies par Gilles Vaitilingom (un cocotier produit jusqu’à 27 litres de todi/jour, l’équivalent de 7 gallons) une production est cependant envisageable. Qui plus est si l’usage de l’essence de todi devait se développer, la récolte serait élargie en conséquence et associée quoi qu’il arrive à des replantations.
La démonstration a été faite à Tuvalu pour l’exemple, mais les nuances du processus de production sont restées suffisamment abstraites pour éviter un détournement d’usage.
Par ici, pour les mises en place et formations.




L’idée fondamentale ici est la substitution de produits pétroliers par de la biomasse, mais également un moyen pour Tuvalu de réduire le volume des déchets organiques qui gonflent les décharges à plus de 80%.
La gazéification des cosses et bourres de coco est la première expérience du genre
réalisée dans le Pacifique, qui plus est, à partir de matériaux disponibles localement.


La gazéification de coques et bourres de coco pour produire du gaz pour la cuisine ou de l’électricité (1,5 kg de déchets produit 1kw) a eu lieu sur Amatuku, dans les ateliers des ingénieurs de TMTI, l’institut maritime.
Plusieurs réunions avec les professeurs de l’école, le personnel administratif et les ingénieurs ont permis d’organiser la construction d’un petit gazogène et l’atelier avec le public. Leota, l’ingénieur chef et son équipe se sont chargés de sa confection selon les plans de Gilles Vaitilingom. Avec une imagination certaine et des matériaux disponibles majoritairement localement, ils ont fabriqué le four et imaginé le système de ventilation de l’engin.
L’atelier gazogène a été annoncé par la radio et des affichettes dans la ville pour informer bien sûr mais aussi permettre aux candidats de s’inscrire. Evaluer le nombre des participants est essentiel pour le choix du bateau. L’affluence ne fut pas celle, particulièrement impressionnante, de la production biofuel sur l’île capitale -nous n’aurions pas été capables de tous les transporter- : une trentaine de participants incluant les professeurs et ingénieurs de l’école maritime présents lors des réunion préparatoire. Le gazogène fait maison n’était pas très étanche, mais le gaz est sorti et a brûlé. L’idée in fine est de produire de l’électricité.


L’objectif en 2009 était de passer à une phase de concrétisation : l’importation de l’unité fuelpod et son installation pour usage et formation au sein du centre de formation aux Energies renouvelables d’Amatuku et, après le gazogène « maison » construit en 2008, d’importer un gazogène en dur et de former les ingénieurs à son utilisation afin de le connecter au générateur de l’école maritime.
La petite unité de production de biodiesel d’huile de coco (Fuelpod) et le kit gazogène (Gek) importés par l’association arrivent à Tuvalu après 3 mois passés en mer. Pendant 3 semaines, Gilles Vaitilingom forme une dizaine d’ingénieurs et professeurs de TMTI. 2 ateliers « nationaux » sont conduits devant une centaine de personnes, parmi lesquels les Ministres de l’Energie et des Affaires Intérieures, les responsables de la compagnie électrique, de la météo, l’ambassade de Taiwan, des étudiants et professeurs de l’Université du Pacifique Sud, les représentants de l’église… Les ingénieurs démontrent la qualité du biodiesel fabriqué en l’utilisant pur dans un générateur. Ils prouvent également la puissance du gaz issu des bourres et coques de noix de coco.
Ces deux unités, les plus petites disponibles sur le marché, permettront à terme, en combiné, de fournir la totalité de l’électricité de chacune des îles lointaines (équivalente à 140 l de diesel/jour). L’unité de biodiesel est capable de produire 2x60 litres par jour. La combiner au gazogène réduit de 50 à 70% la quantité de diesel nécessaire.
  
Depuis ces premières mises en production, l’équipe de TMTI assure les ateliers de formation de la population ; les fournisseurs des unités « profitent » du départ de l’ingénieur en chef pour plusieurs mois en mer pour réaliser des kits de maintenance permettant d’assurer un usage pérenne.
Des demandes d’installation d’unités de ce type émanent déjà des îles lointaines. Parallèlement une étude sur la disponibilité de la ressource et replantation est réalisée par Sarah Hemstock, spécialiste biomasse pour Alofa Tuvalu.
2010 : Au retour de l’ingénieur en chef, unités biodiesel et gazogène devaient être optimisés et connectés définitivement au réseau électrique du Centre en alimentant un générateur. Et une action menée avec le corps enseignant pour inclure ces activités dans le programme scolaire, pérenniser la formation des 3 technologies biomasse mises en place et assurer la capacité du centre à suppléer les besoins techniques des îles lointaines sur ces technologies. Un deuxième gazogène et des pieces detachées ont été acquis pour être mis en place. En Avril 2010, une mutinerie à la mode tuvaluenne a secoué l’Institut (et la nation), puis, fin 2010, les elections nationales ont occupé tous les esprits. Nos activités au Centre reprendront en 2011. La Restitution des résultats de l’étude de viabilité de l’éthanol de todi réalisée par Sarah Hemstock pour Alofa Tuvalu et les recommandations concernant la replantation a été, elle, realisée au printemps 2010.


La réalisation de séries quotidiennes de programmes radio sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et les déchets co-financée par l’Ambassade de Taiwan et Alofa Tuvalu, réalisée avec et pour les Tuvaluens a permis de renforcer la pénétrance du discours de sensibilisation, ainsi que l’appropriation des actions d’Alofa Tuvalu par la population... En dépit de l'intrusion de la télévision câblée, radio Tuvalu demeure un media essentiel dans la vie de la communauté.
« 100 little things you can do to help Tuvalu and You » : Une première série de 13 d’émissions de 5 min a été réalisée, 1 geste quotidien par émission pour que les tuvaluens puissent parler « aux tuvaluens » de leurs économies d’énergie et de leurs solutions aux problèmes de déchets en croisant les thèmes.
La structure :1m+2mn+1m30. une introduction de la Présidente du bureau local Susie Kofe, suivie de l'intervention d’un témoin qui a mesuré un bénéfice en modifiant une habitude et une conclusion de Sarah : « la minuste scientifique » ou Gilliane « la minute de bon sens »... qui élargit l'exemple et le replace dans le contexte globale des changements climatiques.
Munis d'une base de texte en anglais avec des mots clés, les témoins devaient chacun remettre un papier d'une page en tuvaluen à la radio. 1 mn par personne sur le papier... souvent bien plus dans la réalité, il a fallu couper souvent, réenregistrer etc. Pour la plupart des témoins, s’installer devant un micro est une première qui réfrigère. Tous étaient très contents d’avoir relevé le défi.
D’une manière générale, Alofa Tuvalu fait appel aux médias locaux : les journalistes de Tuvalu Media Corporation relaient les communiqués sur www.tuvalu-news.tv, de même que la radio locale se prête volontiers aux annonces des divers événements auxquels Alofa Tuvalu collabore.

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