Vendredi 5 février Minuit
Kalisi vient de partir après un verre un seul mais corsé de scotch pour lui, de pastis pour moi. Comme depuis Suva y’a deux jours, j’ai pas fait un repas quotidien et ce soir j’avais pas encore avalé la soupe du jour (hier à l’hotel, ils ont sorti une boite de conserve pour moi), le pastis m’a fait un effet bœuf, après coup.
K faisait partie de mes rencontres du matin. Il m’avait obligée à arrêter la mob en se mettant devant, les bras en croix. 2 mots sympathiques puis « je vais peut être venir te voir ce soir… « vers quelle heure? » « 7h1/2 ? ». Emanuel m’avait donné de ses nouvelles, insistant : c’est un mec bien … Oui mais nous étions en froid. Une goutte qui avait fait déborder mon vase : il avait perdu le dvd, mama mia, que j’avais acheté pour Panapasi, fan d’Abba… Comme pour tous les rendez vous « informel » pris depuis mon arrivée hier, j’ai tendance à zapper un peu ou à être obligée par d’autres rencontres à arriver quand je peux… J’avais oublié Cat. Prévu vers 5 h, j’ai fait ma visite à 7h1/4 en disant que je n’avais que 10 mn… Pas grave, je voulais juste lui faire petit compte rendu de la réunion de l’aprem, limité au racing for fun qui lui tenait à cœur et dont elle m’avait parlé dit hier soir qu’ils voulaient l’annuler et que ce serait dommage. Non seulement j’ai même pas eu à discuter pour elle mais il y a eu un apport créatif réel et l’organisation/les paramètres tiennent le choc*. Je suis arrivée en retard, K après moi en s’excusant, so pas tuvaluen… s’excusant aussi aussitôt pour l’histoire du dvd, perçant ainsi l’abcès. Après, discussion sur tout en plus profond qu’avec les autres. Il aime la discussion et ses connaissances mêlées à son bon sens en font un interlocuteur intéressant à un niveau quasi cosmique, politique, spirituel, social.
*Bien sur y’a encore beaucoup à préciser comme lier l’événement sportif au thème de la culture… et au climat.. Ils ont semblé étonnés quand j’ai demandé s’il y aurait un board et un speech explicatif avant/devant les évènements en général. Eux, enfin Kilifi était axé sur les speeches à faire, en anglais, pour les média, une suite interminable de speeches : ministre, sus ministre, directeur, officier, etc… J’ai suggéré que ce soit plutot en tuvaluen, expliquant que ça faisait plus authentique et surtout que les médias filmeront 3 heures en tout et monteront en 2mn, alors, les speeches… C’est clairement un monde qu’ils ignorent même s’ils ont commencé à comprendre que les médias leur faisaient dire ce qu’ils voulaient. Tous avaient leur petite histoire, le dernier kilifi à qui l’on fait dire dans un magazine australien « qu’ils étaient pour un exode en masse », alors qu’il avait dit le contraire (mais sans doute en 10 mn et en délayant). La réunion a duré 3 heures, y’a donc many more things to say about it mais les tuvalens étant très organisés, très formatés pour tenir des réunions et faire des pv (selon bien sur celui qui prend des notes) le compte rendu ne saurait tarder. Ravie de rencontrer Fakasoa, le responsable du tourisme, un gars sympathique que je rencontrais pour la première fois de retour de 3 ou 4 ans de scholarship à Taiwan.
Ce matin encore :
-banque pour changer TC et récupérer les relevés conservés depuis 6 mois. Oui le transfert de UNDP est bien arrivé. Quelques heures plus tard, le mot dans l’enveloppe que me remet Eti me le confirmera, il m’aura juste fallu 3 mois pour être informée.
- Telecom pour m’entendre dire pas la chef du mec d’hier que c’était une panne de quartier due à l’orage de lundi dernier et qu’ils recherchaient depuis où ça avait frappé.
- risasi pour blabla plus que debriefing, elle a proposé entre autre de mettre ses 9 cochons à Amatuku où il semblerait qu’il n’y ait plus assez de stock.
- luisa et sa sœur Pua (une de nos adhérentes depuis 2004 qui vit en Australie) venues pour les funérailles de leur père. Je ne m’étais pas arrêtée hier soir. Je l’ai fait aujourd’hui. Thé puis proposition de déjeuner a ¼ d’heure de la réunion Festival, ca ne le faisait pas trop en timing, dommage.
Au retour de la réunion, une tête aux média, y’avait Semi qui m’a accueillie d’un bonjour et diana. Parmi les sujets au tableau : l’interdiction proposée par le gouvernement d’utiliser sable et gravier. Super dis je. « Non, dis diana, la majorité est contre, certains disent que plus on enlève le sable plus il se reconstitue, d’ailleurs regarde a tepuka, on n’en prend pas et y’en a plus… » . K a qui j’ai posé la question, bien que propriétaire terrien qui touche des compensations est pour l’interdiction, mais c’est vrai qu’il est un peu plus évolué que beaucoup. Il m’a dit ce soir avoir chassé à jets de petits cailloux des elders qui allaient chier dans le lagoon (ceci dit au prix du PQ je comprends) et commencé à convaincre ses connaissances du bien fondé d’une porcherie communale pour éviter la pollution et éventuellement faire du biogas.
Rencontré aussi Dan, directeur des transports maritimes qui nous a octroyé la gratuité sur tous les frais pour chacune de nos importations de l’an dernier. Membre du Fagogo et sa femme que je connaissais par ailleurs mais n’avait, une nouvelle fois, aucune idée qu’ils étaient mariés. Eux aussi à la recherche de beurre.. « vous avez essayé la boulangerie ? J’y allais, s’ils en ont, je reviens vous le dire ». En fait ils m’y ont retrouvée, ils ont pris leur paquet de beurrre étonnés du prix : 6$50 « et le PQ ca vous étonne pas, de 50 centimes à 1,5 $ pour en faire ce qu’on en fait… »
Stops moto avec Enele pour discuter un peu de Copenhague et post. Il est clairement le seul a pouvoir remplacer (avantageusement, dans la mesure où il est tuvaluen) Ian si celui ci devait mettre les rumeurs à exécution. Il pense être à Bonn. Et participera au Festival
Aux membres du Fagogo rencontrés et aux participants au fashion show de environment day, j’ai avoué que j’avais pas fini le montage mais que je terminerai ici et qu’il y aurait les photos à l’expo de l’hotel. En revanche, la veille au soir, pendant la soupe de légumes, vu avec Sele, chef du restaurant, pour qu’elle organise une soirée de projection du film sur l’anniversaire de Risasi, qu’ils avaient tous préparé, en surprise l’an dernier, chants, danse et festin.
Faut pas que j’oublie, sous prétexte que je rencontre tout le monde et discute 2mn avec chacun de faire des réunions, ag et autres sous meetings pour aller plus loin sur tous les sujets. Faut pas non plus zapper les 2 ou 3 dossiers de Copenhague comme Patrimoine mondial, gazification recherche de fonds par Jorg, Ray of the Day de stephen/can ou encore le film de Drago.
Dimanche, diner avec Cath et une japonaise, chef de projet pour Jaca (japonese aid) ici pour replanter des coraux, ceux qui permettraient au sable de se reconstituer plus vite. Quand Cath m’en a parlé hier, je lui ai demandé si on pouvait se voir pour étudier les coopérations possibles avec notre projet marin auquel Sandrine veut y ajouter les coraux… un must puisqu’il n’y a « rien » la dessus. Peut être en fait y a t’il. L’équipe japonaise dont fait partie Fumiko venait étudier le sable. Ils étaient très nombreux et sans doute ont ils avancé un peu sur l’étude des coraux de Tuvalu, en tout cas de Funafuti.
Mais demain c’est samedi et je vais pouvoir finir de m’installer et réfléchir. Et là tout de suite, dodo. La violence du vent qui fait tourbillonner le lagon comme l’océan qui empêchait Chris de dormir quand nous étions dans la maison Ocean side il y a 4 ans, me bercera. J’ai pris la précaution de déplacer mon lit pour ne pas me réveiller, comme ce matin, trempée par une fuite venant du plafond.
Samedi 6 février : : Eléments déchainés. Ce soir encore, un énorme coup de tonnerre juste au dessus de la maison puis plus rien, le lagon roule comme une machine à laver , menaçant quelquefois et la pluie claquent sur les feuilles dans un bruit étourdissant, constant … Par bonheur dans la journée quelques gouttes seulement ici ou là… sans conséquence. Surtout par rapport à ce que je viens d’apprendre de la situation à Tahiti.
Kalisi vient de partir après un verre un seul mais corsé de scotch pour lui, de pastis pour moi. Comme depuis Suva y’a deux jours, j’ai pas fait un repas quotidien et ce soir j’avais pas encore avalé la soupe du jour (hier à l’hotel, ils ont sorti une boite de conserve pour moi), le pastis m’a fait un effet bœuf, après coup.
K faisait partie de mes rencontres du matin. Il m’avait obligée à arrêter la mob en se mettant devant, les bras en croix. 2 mots sympathiques puis « je vais peut être venir te voir ce soir… « vers quelle heure? » « 7h1/2 ? ». Emanuel m’avait donné de ses nouvelles, insistant : c’est un mec bien … Oui mais nous étions en froid. Une goutte qui avait fait déborder mon vase : il avait perdu le dvd, mama mia, que j’avais acheté pour Panapasi, fan d’Abba… Comme pour tous les rendez vous « informel » pris depuis mon arrivée hier, j’ai tendance à zapper un peu ou à être obligée par d’autres rencontres à arriver quand je peux… J’avais oublié Cat. Prévu vers 5 h, j’ai fait ma visite à 7h1/4 en disant que je n’avais que 10 mn… Pas grave, je voulais juste lui faire petit compte rendu de la réunion de l’aprem, limité au racing for fun qui lui tenait à cœur et dont elle m’avait parlé dit hier soir qu’ils voulaient l’annuler et que ce serait dommage. Non seulement j’ai même pas eu à discuter pour elle mais il y a eu un apport créatif réel et l’organisation/les paramètres tiennent le choc*. Je suis arrivée en retard, K après moi en s’excusant, so pas tuvaluen… s’excusant aussi aussitôt pour l’histoire du dvd, perçant ainsi l’abcès. Après, discussion sur tout en plus profond qu’avec les autres. Il aime la discussion et ses connaissances mêlées à son bon sens en font un interlocuteur intéressant à un niveau quasi cosmique, politique, spirituel, social.
*Bien sur y’a encore beaucoup à préciser comme lier l’événement sportif au thème de la culture… et au climat.. Ils ont semblé étonnés quand j’ai demandé s’il y aurait un board et un speech explicatif avant/devant les évènements en général. Eux, enfin Kilifi était axé sur les speeches à faire, en anglais, pour les média, une suite interminable de speeches : ministre, sus ministre, directeur, officier, etc… J’ai suggéré que ce soit plutot en tuvaluen, expliquant que ça faisait plus authentique et surtout que les médias filmeront 3 heures en tout et monteront en 2mn, alors, les speeches… C’est clairement un monde qu’ils ignorent même s’ils ont commencé à comprendre que les médias leur faisaient dire ce qu’ils voulaient. Tous avaient leur petite histoire, le dernier kilifi à qui l’on fait dire dans un magazine australien « qu’ils étaient pour un exode en masse », alors qu’il avait dit le contraire (mais sans doute en 10 mn et en délayant). La réunion a duré 3 heures, y’a donc many more things to say about it mais les tuvalens étant très organisés, très formatés pour tenir des réunions et faire des pv (selon bien sur celui qui prend des notes) le compte rendu ne saurait tarder. Ravie de rencontrer Fakasoa, le responsable du tourisme, un gars sympathique que je rencontrais pour la première fois de retour de 3 ou 4 ans de scholarship à Taiwan.
Ce matin encore :
-banque pour changer TC et récupérer les relevés conservés depuis 6 mois. Oui le transfert de UNDP est bien arrivé. Quelques heures plus tard, le mot dans l’enveloppe que me remet Eti me le confirmera, il m’aura juste fallu 3 mois pour être informée.
- Telecom pour m’entendre dire pas la chef du mec d’hier que c’était une panne de quartier due à l’orage de lundi dernier et qu’ils recherchaient depuis où ça avait frappé.
- risasi pour blabla plus que debriefing, elle a proposé entre autre de mettre ses 9 cochons à Amatuku où il semblerait qu’il n’y ait plus assez de stock.
- luisa et sa sœur Pua (une de nos adhérentes depuis 2004 qui vit en Australie) venues pour les funérailles de leur père. Je ne m’étais pas arrêtée hier soir. Je l’ai fait aujourd’hui. Thé puis proposition de déjeuner a ¼ d’heure de la réunion Festival, ca ne le faisait pas trop en timing, dommage.
Au retour de la réunion, une tête aux média, y’avait Semi qui m’a accueillie d’un bonjour et diana. Parmi les sujets au tableau : l’interdiction proposée par le gouvernement d’utiliser sable et gravier. Super dis je. « Non, dis diana, la majorité est contre, certains disent que plus on enlève le sable plus il se reconstitue, d’ailleurs regarde a tepuka, on n’en prend pas et y’en a plus… » . K a qui j’ai posé la question, bien que propriétaire terrien qui touche des compensations est pour l’interdiction, mais c’est vrai qu’il est un peu plus évolué que beaucoup. Il m’a dit ce soir avoir chassé à jets de petits cailloux des elders qui allaient chier dans le lagoon (ceci dit au prix du PQ je comprends) et commencé à convaincre ses connaissances du bien fondé d’une porcherie communale pour éviter la pollution et éventuellement faire du biogas.
Rencontré aussi Dan, directeur des transports maritimes qui nous a octroyé la gratuité sur tous les frais pour chacune de nos importations de l’an dernier. Membre du Fagogo et sa femme que je connaissais par ailleurs mais n’avait, une nouvelle fois, aucune idée qu’ils étaient mariés. Eux aussi à la recherche de beurre.. « vous avez essayé la boulangerie ? J’y allais, s’ils en ont, je reviens vous le dire ». En fait ils m’y ont retrouvée, ils ont pris leur paquet de beurrre étonnés du prix : 6$50 « et le PQ ca vous étonne pas, de 50 centimes à 1,5 $ pour en faire ce qu’on en fait… »
Stops moto avec Enele pour discuter un peu de Copenhague et post. Il est clairement le seul a pouvoir remplacer (avantageusement, dans la mesure où il est tuvaluen) Ian si celui ci devait mettre les rumeurs à exécution. Il pense être à Bonn. Et participera au Festival
Aux membres du Fagogo rencontrés et aux participants au fashion show de environment day, j’ai avoué que j’avais pas fini le montage mais que je terminerai ici et qu’il y aurait les photos à l’expo de l’hotel. En revanche, la veille au soir, pendant la soupe de légumes, vu avec Sele, chef du restaurant, pour qu’elle organise une soirée de projection du film sur l’anniversaire de Risasi, qu’ils avaient tous préparé, en surprise l’an dernier, chants, danse et festin.
Faut pas que j’oublie, sous prétexte que je rencontre tout le monde et discute 2mn avec chacun de faire des réunions, ag et autres sous meetings pour aller plus loin sur tous les sujets. Faut pas non plus zapper les 2 ou 3 dossiers de Copenhague comme Patrimoine mondial, gazification recherche de fonds par Jorg, Ray of the Day de stephen/can ou encore le film de Drago.
Dimanche, diner avec Cath et une japonaise, chef de projet pour Jaca (japonese aid) ici pour replanter des coraux, ceux qui permettraient au sable de se reconstituer plus vite. Quand Cath m’en a parlé hier, je lui ai demandé si on pouvait se voir pour étudier les coopérations possibles avec notre projet marin auquel Sandrine veut y ajouter les coraux… un must puisqu’il n’y a « rien » la dessus. Peut être en fait y a t’il. L’équipe japonaise dont fait partie Fumiko venait étudier le sable. Ils étaient très nombreux et sans doute ont ils avancé un peu sur l’étude des coraux de Tuvalu, en tout cas de Funafuti.
Mais demain c’est samedi et je vais pouvoir finir de m’installer et réfléchir. Et là tout de suite, dodo. La violence du vent qui fait tourbillonner le lagon comme l’océan qui empêchait Chris de dormir quand nous étions dans la maison Ocean side il y a 4 ans, me bercera. J’ai pris la précaution de déplacer mon lit pour ne pas me réveiller, comme ce matin, trempée par une fuite venant du plafond.
Samedi 6 février : : Eléments déchainés. Ce soir encore, un énorme coup de tonnerre juste au dessus de la maison puis plus rien, le lagon roule comme une machine à laver , menaçant quelquefois et la pluie claquent sur les feuilles dans un bruit étourdissant, constant … Par bonheur dans la journée quelques gouttes seulement ici ou là… sans conséquence. Surtout par rapport à ce que je viens d’apprendre de la situation à Tahiti.
08 / 02 / 10 - 09 : 13
Jeudi 4 février : dernière étape, Suva/funafuti
Le signal « attachez vos ceintures » s’est allumé un peu trop souvent à mon gout… Dans ce petit coucou au dessus du pacifique, ce n’est pas rassurant. Par bonheur, les secousses ont à peine duré 2 secondes… Elles étaient quand même le présage d’orages sur l’ile… Descente de l’avion sous un ciel plombé et pataugeant dans les flaques mais sans pluie. A l’aéroport, Cat était là avec 2 boys pour porter les bagages et un camion de Public works pour les trimballer jusqu’à la maison… Peu le temps de lui parler avec les rencontres successives : Eti, Katalina, Oli (qui partait au Vanuatu), Mafalu (le président de Tuvalu Electricity corporatation que je me suis promise de remettre à sa place dans l’affaire Piggarep) , Luisa qui accueillait ses sours venus pour la célébration du décès de leur père avec invitation a me joindre à eux le soir… Autour de la maison le lagon est démonté et l’électricité a été coupée le matin (factures pas payées depuis Septembre….et à des tarifs prohibitifs comme si quelqu’un s’était installé dans la maison après que Cath l’ait quittée et avant qu’Elaga (notre gardienne du foyer) ne le réintègre… Mystère à résoudre. Ce fut la première urgence… La bicyclette étant crevée, je décide de m’y rendre à pied et en vitesse avant que ça ferme… Sur le chemin, les hello se succèdent. L’employée de poste retraitée m’emmenera jusqu’à l’hotel où j’ai pris le check book Alofa que conserve Risasi en mon absence. Eti m’emmenera jusqu’à TEC (première douche sous l’orage)… Lono, l’ancien responsable du tourisme me ramènera à l’hotel et Leota jusqu’à chez lui où se trouvait notre mob electrique…
Déballage des bagages, première tentative de rangement en ouvrant les boites des articles laissés sur place… Encore beaucoup à inventorier dont la valises de fringues et celle de cadeau laissées dans le placard.
Si, d’une manière générale, tous les tuvaluens croisés sont contents de me voir, j’ai fait un vrai heureux. Parmi les cadeaux emportés, un costume de spiderman et petit slip qui n’allaient plus à mon petit fils. Je le destinais à Tony le fils de Nala, un fan, comme beaucoup d’enfants de l’homme araignée. Découvrant deux assiettes ornées du même héros dans le vaisselier, j’ai compris que le petit fils d’Elega faisait partie du même club. Si, choqué par la surprise il a eu du mal à dire merci, il a immédiatement enfilé le costume pour parader, sans doute étouffant de chaleur, dans le chemin et, à chaque fois que je faisais une pause à la maison, il se précipitait dans mes bras. Pour lui, j’étais la mère Noel.
2e urgence : plus de téléphone, donc plus d’internet… Cette fois ce ne sera pas aussi rapide : demain, ils envoient un techniciens.. « vous êtes alofa tuvalu » me dit l’employé que je ne connaissais pas ».. « Hmmm et je suis aussi une peste, si je ne vois personne demain matin, vous me revoyez aussi sec « .
Les nouveautés dans la ville : une ou deux épiceries de plus, un marché en construction, un Nième restaurant chinois (un des 3 couples de nauru adoptés par un tuvaluen au retour du bateau en 2006), la papeterie de Susie transformé en débit de boissons (comme si les tuvaluens avaient besoin d’un accès plus direct ). A propos d’alcool ce qui m’a frappée dans ls documents de douanes à remplir dans l’avion : Tuvalu est le seul pays où il est interdit d’avoir sur soi plus de 2,5 litres d’alcool fort, 4 litres de vin, 5 litres de bière ! A vérifier par Fanny
Visite rapide chez Sina, la femme d’éti pour déposer les vinaigrettes italiennes préférées de so mari. Et prendre rendez vous pour utiliser l’ordi d’Alpha à 5h..
Quelques courses de première priorité comme le lait et le PQ. Rencontre de Penni, d’ados connus enfants, comme la fille de Tia ou de Penni… Kilifi qui tout à coup s’investit dans le festival après avoir dit à leur dernière réunion, que le service de l’environnement n’était pas une institution financiere… Embrassé quelques femmes dont je connaissais le visage sans savoir où les replacer et dont, bien sûr j’avais oublié le nom… et deuxième douche des cieux. Je resterai trempée le reste de la soirée…
J’avais juste oublié le rendez vous debriefing avec Cat… à 5h comme avec Sina… que je ne retrouverai donc qu’à 6… Chez Alpha un seul ordi disponible, qui fait des siennes. Comme à l’époque où l’internet exigeait 1h pour ouvrir une page, l’ordi ne controlait plus ni internet explorer ni word. Impossible d’enregistrer les messages reçus pour y répondre plus tard. Après 2 heures de ruses, j’ai abandonné après avoir réussi toutefois à forwarder un message de Sarah et des documents sur les digesteurs plastiques à Sikeli… Parmi les nouvelles de Cat : réunion Festival demain à 14h…
Passé et repassé devant la maison de Luisa sans m’arrêter… Trempée comme je l’étais ce n’était pas une tenue de funérailles. Pourtant j’avais faim.
Comme Willy a, comme l’an dernier, enlevé le four à micro ondes et que j’avais une petite faim d’un truc chaud, à hotel où ils m’ont fait une soupe.. Blablabla avec Iokapeta une des serveuses que j’aime bien et qui était en stage hotellerie l’an dernier. Beaucoup à rattraper avec elle d’autant qu’elle me racontait nos newsletters.. la photo de tavau et de kelesoma à Paris, la marche climat avec les masques de Kalisi, Nala, Risasi, PM… et bien sûr Copenhague. En fin de diner, Mote le barman nous a rejoint à la table et more blablabla.
Minuit et demi : la pluie tombe en trombes bruyantes m’empêchant de penser davantage. J’ai rarement entendu aussi violent. J’espère que ce sera calmé demain. Au réveil, mon lit est trempé : la toiture en a pris un coup et dégoulinait sur mon drap…
Le signal « attachez vos ceintures » s’est allumé un peu trop souvent à mon gout… Dans ce petit coucou au dessus du pacifique, ce n’est pas rassurant. Par bonheur, les secousses ont à peine duré 2 secondes… Elles étaient quand même le présage d’orages sur l’ile… Descente de l’avion sous un ciel plombé et pataugeant dans les flaques mais sans pluie. A l’aéroport, Cat était là avec 2 boys pour porter les bagages et un camion de Public works pour les trimballer jusqu’à la maison… Peu le temps de lui parler avec les rencontres successives : Eti, Katalina, Oli (qui partait au Vanuatu), Mafalu (le président de Tuvalu Electricity corporatation que je me suis promise de remettre à sa place dans l’affaire Piggarep) , Luisa qui accueillait ses sours venus pour la célébration du décès de leur père avec invitation a me joindre à eux le soir… Autour de la maison le lagon est démonté et l’électricité a été coupée le matin (factures pas payées depuis Septembre….et à des tarifs prohibitifs comme si quelqu’un s’était installé dans la maison après que Cath l’ait quittée et avant qu’Elaga (notre gardienne du foyer) ne le réintègre… Mystère à résoudre. Ce fut la première urgence… La bicyclette étant crevée, je décide de m’y rendre à pied et en vitesse avant que ça ferme… Sur le chemin, les hello se succèdent. L’employée de poste retraitée m’emmenera jusqu’à l’hotel où j’ai pris le check book Alofa que conserve Risasi en mon absence. Eti m’emmenera jusqu’à TEC (première douche sous l’orage)… Lono, l’ancien responsable du tourisme me ramènera à l’hotel et Leota jusqu’à chez lui où se trouvait notre mob electrique…
Déballage des bagages, première tentative de rangement en ouvrant les boites des articles laissés sur place… Encore beaucoup à inventorier dont la valises de fringues et celle de cadeau laissées dans le placard.
Si, d’une manière générale, tous les tuvaluens croisés sont contents de me voir, j’ai fait un vrai heureux. Parmi les cadeaux emportés, un costume de spiderman et petit slip qui n’allaient plus à mon petit fils. Je le destinais à Tony le fils de Nala, un fan, comme beaucoup d’enfants de l’homme araignée. Découvrant deux assiettes ornées du même héros dans le vaisselier, j’ai compris que le petit fils d’Elega faisait partie du même club. Si, choqué par la surprise il a eu du mal à dire merci, il a immédiatement enfilé le costume pour parader, sans doute étouffant de chaleur, dans le chemin et, à chaque fois que je faisais une pause à la maison, il se précipitait dans mes bras. Pour lui, j’étais la mère Noel.
2e urgence : plus de téléphone, donc plus d’internet… Cette fois ce ne sera pas aussi rapide : demain, ils envoient un techniciens.. « vous êtes alofa tuvalu » me dit l’employé que je ne connaissais pas ».. « Hmmm et je suis aussi une peste, si je ne vois personne demain matin, vous me revoyez aussi sec « .
Les nouveautés dans la ville : une ou deux épiceries de plus, un marché en construction, un Nième restaurant chinois (un des 3 couples de nauru adoptés par un tuvaluen au retour du bateau en 2006), la papeterie de Susie transformé en débit de boissons (comme si les tuvaluens avaient besoin d’un accès plus direct ). A propos d’alcool ce qui m’a frappée dans ls documents de douanes à remplir dans l’avion : Tuvalu est le seul pays où il est interdit d’avoir sur soi plus de 2,5 litres d’alcool fort, 4 litres de vin, 5 litres de bière ! A vérifier par Fanny
Visite rapide chez Sina, la femme d’éti pour déposer les vinaigrettes italiennes préférées de so mari. Et prendre rendez vous pour utiliser l’ordi d’Alpha à 5h..
Quelques courses de première priorité comme le lait et le PQ. Rencontre de Penni, d’ados connus enfants, comme la fille de Tia ou de Penni… Kilifi qui tout à coup s’investit dans le festival après avoir dit à leur dernière réunion, que le service de l’environnement n’était pas une institution financiere… Embrassé quelques femmes dont je connaissais le visage sans savoir où les replacer et dont, bien sûr j’avais oublié le nom… et deuxième douche des cieux. Je resterai trempée le reste de la soirée…
J’avais juste oublié le rendez vous debriefing avec Cat… à 5h comme avec Sina… que je ne retrouverai donc qu’à 6… Chez Alpha un seul ordi disponible, qui fait des siennes. Comme à l’époque où l’internet exigeait 1h pour ouvrir une page, l’ordi ne controlait plus ni internet explorer ni word. Impossible d’enregistrer les messages reçus pour y répondre plus tard. Après 2 heures de ruses, j’ai abandonné après avoir réussi toutefois à forwarder un message de Sarah et des documents sur les digesteurs plastiques à Sikeli… Parmi les nouvelles de Cat : réunion Festival demain à 14h…
Passé et repassé devant la maison de Luisa sans m’arrêter… Trempée comme je l’étais ce n’était pas une tenue de funérailles. Pourtant j’avais faim.
Comme Willy a, comme l’an dernier, enlevé le four à micro ondes et que j’avais une petite faim d’un truc chaud, à hotel où ils m’ont fait une soupe.. Blablabla avec Iokapeta une des serveuses que j’aime bien et qui était en stage hotellerie l’an dernier. Beaucoup à rattraper avec elle d’autant qu’elle me racontait nos newsletters.. la photo de tavau et de kelesoma à Paris, la marche climat avec les masques de Kalisi, Nala, Risasi, PM… et bien sûr Copenhague. En fin de diner, Mote le barman nous a rejoint à la table et more blablabla.
Minuit et demi : la pluie tombe en trombes bruyantes m’empêchant de penser davantage. J’ai rarement entendu aussi violent. J’espère que ce sera calmé demain. Au réveil, mon lit est trempé : la toiture en a pris un coup et dégoulinait sur mon drap…
08 / 02 / 10 - 09 : 09
Jeudi 4 février 2010 : En attendant le sommeil
Un jour dans la vue et déjà je ne m’y retrouve plus. Si je ne pose pas quelques notes demain avec son cours normal à la GiGi à Tuvalu, j’aurait tout oublié… ou presque
La journée d’hier fut riche en rencontres, toutes extrêmement agréables. Que des gens super… Tout fut donc, puisque je suis incapable de discuter argent quand j’aime les gens, plus amical que financier.
La journée a commencé tôt, (pour moi surtout considérant la fatigue accumulée et le petit jetlag) avec Norman Barth à 9h, à l’ambassade des Etats Unis. Sécurité à rassurer un parano profond. 4 barrages. Au 3e, j’ai du déposer : disque dur, clé usb, téléphone et briquet. Au 4e, j’ai montré mon passeport. Comme ils voulaient le garder, je l’ai échangé contre mon permis de conduire américain. Au moins si je l’oubliais je pourrais prendre mon avion le lendemain. Norman, que je rencontrais pour la première fois, a préféré que nous allions prendre un café. Celui auquel il pensait était encore fermé. Nous avons poussé de quelques mètres pour un capuccino à Esquire, là ou j’avais rendez vous avec Bernard Maizeret, conseiller culturel à l’ambassade France. Norman, responsable environnement de l’ambassade, parle un français presque parfait. Il a vécu au Luxembourg et à Toulouse. Discussion a bâtons rompus sur tout y compris la politique, l’humanisme, bouddha et bien sur le climat pendant une heure. Norman présente le gros avantage par rapport à un tas d’officiers d’institutions d’avoir un vrai background environnement. Humblement quand je lui ai posé la question, il a répondu « je ne suis que chercheur ». avec un tas de diplomes dans les poches.
Sur le chemin de l’hotel, j’ai retenté Garry chef de la division UNDP de Fidji rencontré à Tuvalu en 2003 et avec qui une vraie amitié s’était lié (je n’ai su qu’il était boss que des années plus tard). Sur son portable cette fois, au cas où son assistant ne lui avait pas passé le message laissé la veille. « T’es où ? » « je rentre à l’hotel »…. « Attends, j’arrive, on se retrouve à Esquire dans 10 minutes »… Là aussi discussion amicale et plus personnelle que professionnelle d’une heure. Il a perdu son père il y a quelques mois et avait envie de partager les émotions qui le tiraillaient encore. Il m’a aussi demandé où j’en étais « à part Tuvalu ». Un peu brulé par les bisbilles internes à l’UN et UNDP, il a failli démissionner à plusieurs reprises mais restera sans doute jusqu’à la fin de son terme, dans 3 ans, tout en testant sa liberté en se disant qu’il peut partir s’il le veut. Discuté un peu du Piggarep, un peu du financement UNDP (pas passé par lui) pour la reproduction biogaz dans une ile lointaine. Il m’a aussi répété ce qu’il m’avait écrit après réception de la Newsletter Copenhague, combien il avait apprécié. Il l’a forwardée à tout son service.
Une petite heure de battement à l’hotel, le temps d’autoriser la réception à m’appeler par mon surnom tuvaluen Gigi, plutot qu’un raccourci en Anne… avant de me retrouver au même endroit pour attendre Bernard Maizeret, qui a remplacé un des deux malotrous en poste ces 3 dernières années. Jamais deux sans trois, nouvelle discussion du même acabit, sympathique autour d’un déjeuner indien. Il m’a facilité la tâche en abordant le sujet des soucis rencontrés avec son prédécesseur. « je ne porte pas de jugement, je ne l’ai vu qu’une heure, mais je sais qu’il s’engueulait avec tout le monde ».. J’ai mis à jour ses connaissances en lui racontant leur attitude à mon/notre égard et vis à vis de Philipe Gerbeaux, créateur de l’antenne UICN, qui a préféré abandonner la partie, et rentrer chez lui, enfoncé dans une déprime provoquée par le « harcèlement moral » des deux zouaves à qui il envisageait de faire un procès. Nous ne serons pas présentés au Fond Pacifique cette année mais il prendra en charge un bout de la mission de Gilles et va suggérer Tuvalu comme site USP pour un projet que j’ai déjà oublié, Amatuku pour un projet solaire et éolien et les pêcheurs de funafuti pour les lanternes solaires. Que des bonnes idées, voyons si l’essai se transforme. Alors que nous terminions moi mes épinards, lui ses aubergines, quelqu’un l’a interpelé, discrète je ne me suis pas retournée. Il s’est levé pour échanger quelques mots. En se rasseyant « c’était un patron d’une ONG active dans la région, FSPI »… « Rex ? », je me suis précipitée dehors pour un double hug à lui et son épouse. Rex m’avait aussi expédié un mail gentil après la newsletter Copenhague auquel je n’avais pas répondu. « T’es là depuis quand ? Jusqu’à quand ? ». « Demain matin ». Faut absolument que tu passes me voir… Je voudrais te parler de nos projets de publications et t’entendre sur vos projets. ».. Hmmm ça n’allait pas être facile. son bureau fermait à 5 et je devais retrouver Sikeli vers 3h à l’hotel. J’aurais bien aimé aussi prendre une douche avant de filer à la résidence de Michel et Christiane Monnier … Sikeli n’étant pas encore là, j’ai reporté le rendez vous jusqu’à 16h30 pour répondre à l’invitation de Rex. Qui à peine assis m’a invitée à diner chez lui. Il en avait parlé avec sa femme et c’aurait été plus sympa. Mais bon, pas possible. Lui aussi a passé la newsletter à son staff. « C’est le seul vrai point de vue du Pacifique de la conférence et c’est drole en plus. Merci » 1 projet de livre de cuisine traditionnelle des iles du pacifiques à la sauce d’un chef américain. La maquette est agréable. Il nous en envoie quelques exemplaires quand c’est imprimé (publié par Random House) et on voit si on peut promouvoir/distribuer en France. La méthode m’a rappelé notre projet de production d’artisanat, partant des modèles locaux, redessinées par un designer Français. Les 2 autres projets sont clairement inspirés du comic book. L’un sur les déchets plastiques dans l’océan ne me semble pas correspondre à un public enfantin à cause de ses illustrations en pate à modeler, ni brillantes ni drôles. Le second est plus intéressant, sous forme de livre à colorier. Je lui ai suggéré de le traduire dans chacun des langages des nations du pacifique car les petits qui colorient ne parlent pas encore l’anglais.
Rex est drôle, effectivement très enthousiaste et aussi très humain. Nous ne nous étions pas revus depuis la mort de ma petite fille. Il m’a demandé si ça me dérangeait d’en parler. Il avait été très touché. Je lui ai raconté toute l’histoire, il le fut plus encore.
Retour à l’hotel un peu en retard. Par bonheur Sikeli n’était pas encore arrivé. Il n’arrivera d’ailleurs que bien plus tard, empiétant sur le verre prévu avec Emanuel et Greg et son épouse, de retour de Tuvalu après 2 ans. Malheureusement pas pu copier sur sa clé le dossier de documents biodigesteurs plastiques préparé pour lui. Aux précisions que je lui demandais concernant son rapport de maintenance du digesteur d’Amatuku, il m’a répondu « j’ai pas dit sabotage mais facteur humain plus certain que la remontée d’eau salée ». Il vient de prendre sa retraite du ministère de l’agriculture et le commodore autoproclamé Premier Ministre en 2006 a décidé de couper toutes les retraites. « de combien de % » « 100%, plus rien… Nous devons assurer nous même ». « Mais faut des économies » « c’est l’idée, que chacun se prenne en charge »… « Même ceux qui comme toi prennent leur retraite au moment de la décision ? » « Oui.. ».. Drastique non ?
Emanuel nous a rejoint et blabla sur Tuvalu, amatuku etc. A 7h je les ai quittés pour faire un brin de toilette avant de filer vers Ratu Sukuna Road. Arrivée un peu en avance, j’ai d’emblée apprécié Monsieur l’Ambassadeur. Extremement chaleureux « j’ai tellement entendu parler de vous, je suis vraiment heureux de vous rencontrer… enfin, j’ai l’impression de vous connaître depuis toujous ». Ravie de revoir son épouse, Christiane. Nous nous sommes embrassées pour le coup comme si nous nous connaissions depuis des années. Début d’apéritif puis sont arrivés Jérémy Faucon, le consul que j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer et Jacqueline (oublié le nom), numéro 2 de l’ambassade et remplacante de celui qui aurait plus été à sa place en cure de désintoxication que dans une ambassade. Une fille super aussi qui dit ce qu’elle pense et pense bien.
Et, à mon grand étonnement, sont arrivés aussi, installés depuis peu et invités pour la première fois, Aunese, le nouveau Haut Commissaire tuvaluen et sa femme rencontrée une fois, alors qu’elle était de passage à Funcity. Elle étudiait alors à USP Fiji et m’avait demandé mon avis sur un rapport qu’elle devait rendre sur les ….. réfugiés climatiques. Jusqu’à présent je n’appréciais pas trop Aunese qui avait un peu trainé pour signer le document nécessaire, en tant que représentant de l’UE, quand nous devions expédier la demande de fonds « Energy Facility » en 2006. Hier soir, il m’a semblé tout à fait à sa place et très souriant.
Il faut dire que notre ambassadeur sait mettre à l’aise et est doté d’un humour certain…. Et d’une humanité profonde. Né au Vietnam, toute sa famille a péri, victime de la guerre américaine. Il dit avoir pardonné mais évidemment la souffrance perdure. Toute la soirée anglais et français ont alterné. Dès le toast d’accueil. En anglais d’abord pour saluer, dans l’ordre, ma présence et celle du Haut commissaire, en Français ensuite, juste pour moi, où l’empathie et la sympathie témoignée m’ont touchée. Je ne sais plus les mots mais j’ai rarement reçu un message plus amical. En gros « vous êtes ici chez vous et soyez assuré que ce que vous avez vécu avec ceux que vous connaissez, c’est du passé. Ensemble nous allons faire avancer les choses ». Et plus la soirée se déroulait plus le français prenait le pas et plus j’appréciais l’ambassadeur et Jacqueline (et chistiane bien sûr) tandis que Jérémie assurait en anglais avec aunese. La aussi on a parlé de tout, de politique, de société, du vietnam, de la bretagne, d’Haiti,d’adoption et j’en passe. « Ca ne se fait pas d’appeler quelqu’un qu’on connaît si peu par son prénom mais j’ai envie de vous appeler Gilliane ». Alors que j’étais arrivée en me disant que je ne tiendrai pas bien longtemps, tellement je tombais de fatique, je n’ai pas vu l’heure passer. Ce fut comme difficile de se quitter après que le haut commissaire soit reparti… Discussion près de la piscine (vous êtes vraiment atypique lui ai je dit « mais ce n’est pas bien d’être atypique » « si, vous laissez parler votre cœur » « un bon diplomate ne doit pas » « oui mais ici ce sera vraiment apprécié… Eugène Berg a conquis Tuvalu en étant lui même… », discussion dans le salon, discussion sur le pas de la porte et ça s’est terminé par un baiser sonnant de la part de Christiane bien sur mais aussi de son époux.. Jérémie m’a déposée à l’hotel à presque minuit, en me confortant dans l’idée que nous avions de l’ancien numéro 2. « vous ne pouvez pas imaginer ce que ça provoque quand l’ambassade est appelée pour un problème de prostituées dans la piscine du numéro 2 ou quand on le retrouve , la voiture dans le fossé, ivre mort »… Il était vraiment temps que ces deux là fassent leur valise avant de ternir davantage la réputation française. Jacqueline a envie d’aider Tuvalu a se faire entendre encore davantage et a mis de coté une petite cagnotte… Peut être un bout pour Bonn ou Mexico. Pour des conseils juridiques.. J’ai aussi suggéré une formation plus poussée de quelques tuvaluens.
Réveillée à 4h, puis 5, puis 6, de crainte que la réceptionniste de nuit n’oublie de me sonner…
Taxi à 7h30 et arrivée à l’aéroport une bonne heure avant. D’ordinaire, je suis la première, les tuvaluens arrivant en dernière minute. Ce matin, ils étaient tous là avant moi : Italeli, le ministre de la santé, un vénérable vieillard dont j’ai oublié le nom et sa femme, et ceux qui ne voyageaient pas mais avait un paquet à transmettre à la famille à Tuvalu, comme Susie (déjà là l’an dernier… et finalement avec Aunese hier et elle, j’aurais vu même ceux sur lesquels j’avais fait l’impasse) avec des copines qui sont installées à Fiji. Ou Eliala, en formation à Fidji, venue accompagner son frère Solomona et patsi sa femme…
Autre bonne nouvelle aéronautique : Air Pacific à Suva ne m’a fait payer aucun supplément de bagages alors que j’en avais 25 de plus qu’autorisés. Sans que je demande quoi que ce soit. Sheenaz aurait elle passé le mot ? Etrange. Avant c’était de mise avec Air Fiji, je n’ai jamais payé de surcharge même à 40 kg de plus. Mais Air Fiji is gone, remplacé par Air Pacific habituellement beaucoup moins souple.
Un jour dans la vue et déjà je ne m’y retrouve plus. Si je ne pose pas quelques notes demain avec son cours normal à la GiGi à Tuvalu, j’aurait tout oublié… ou presque
La journée d’hier fut riche en rencontres, toutes extrêmement agréables. Que des gens super… Tout fut donc, puisque je suis incapable de discuter argent quand j’aime les gens, plus amical que financier.
La journée a commencé tôt, (pour moi surtout considérant la fatigue accumulée et le petit jetlag) avec Norman Barth à 9h, à l’ambassade des Etats Unis. Sécurité à rassurer un parano profond. 4 barrages. Au 3e, j’ai du déposer : disque dur, clé usb, téléphone et briquet. Au 4e, j’ai montré mon passeport. Comme ils voulaient le garder, je l’ai échangé contre mon permis de conduire américain. Au moins si je l’oubliais je pourrais prendre mon avion le lendemain. Norman, que je rencontrais pour la première fois, a préféré que nous allions prendre un café. Celui auquel il pensait était encore fermé. Nous avons poussé de quelques mètres pour un capuccino à Esquire, là ou j’avais rendez vous avec Bernard Maizeret, conseiller culturel à l’ambassade France. Norman, responsable environnement de l’ambassade, parle un français presque parfait. Il a vécu au Luxembourg et à Toulouse. Discussion a bâtons rompus sur tout y compris la politique, l’humanisme, bouddha et bien sur le climat pendant une heure. Norman présente le gros avantage par rapport à un tas d’officiers d’institutions d’avoir un vrai background environnement. Humblement quand je lui ai posé la question, il a répondu « je ne suis que chercheur ». avec un tas de diplomes dans les poches.
Sur le chemin de l’hotel, j’ai retenté Garry chef de la division UNDP de Fidji rencontré à Tuvalu en 2003 et avec qui une vraie amitié s’était lié (je n’ai su qu’il était boss que des années plus tard). Sur son portable cette fois, au cas où son assistant ne lui avait pas passé le message laissé la veille. « T’es où ? » « je rentre à l’hotel »…. « Attends, j’arrive, on se retrouve à Esquire dans 10 minutes »… Là aussi discussion amicale et plus personnelle que professionnelle d’une heure. Il a perdu son père il y a quelques mois et avait envie de partager les émotions qui le tiraillaient encore. Il m’a aussi demandé où j’en étais « à part Tuvalu ». Un peu brulé par les bisbilles internes à l’UN et UNDP, il a failli démissionner à plusieurs reprises mais restera sans doute jusqu’à la fin de son terme, dans 3 ans, tout en testant sa liberté en se disant qu’il peut partir s’il le veut. Discuté un peu du Piggarep, un peu du financement UNDP (pas passé par lui) pour la reproduction biogaz dans une ile lointaine. Il m’a aussi répété ce qu’il m’avait écrit après réception de la Newsletter Copenhague, combien il avait apprécié. Il l’a forwardée à tout son service.
Une petite heure de battement à l’hotel, le temps d’autoriser la réception à m’appeler par mon surnom tuvaluen Gigi, plutot qu’un raccourci en Anne… avant de me retrouver au même endroit pour attendre Bernard Maizeret, qui a remplacé un des deux malotrous en poste ces 3 dernières années. Jamais deux sans trois, nouvelle discussion du même acabit, sympathique autour d’un déjeuner indien. Il m’a facilité la tâche en abordant le sujet des soucis rencontrés avec son prédécesseur. « je ne porte pas de jugement, je ne l’ai vu qu’une heure, mais je sais qu’il s’engueulait avec tout le monde ».. J’ai mis à jour ses connaissances en lui racontant leur attitude à mon/notre égard et vis à vis de Philipe Gerbeaux, créateur de l’antenne UICN, qui a préféré abandonner la partie, et rentrer chez lui, enfoncé dans une déprime provoquée par le « harcèlement moral » des deux zouaves à qui il envisageait de faire un procès. Nous ne serons pas présentés au Fond Pacifique cette année mais il prendra en charge un bout de la mission de Gilles et va suggérer Tuvalu comme site USP pour un projet que j’ai déjà oublié, Amatuku pour un projet solaire et éolien et les pêcheurs de funafuti pour les lanternes solaires. Que des bonnes idées, voyons si l’essai se transforme. Alors que nous terminions moi mes épinards, lui ses aubergines, quelqu’un l’a interpelé, discrète je ne me suis pas retournée. Il s’est levé pour échanger quelques mots. En se rasseyant « c’était un patron d’une ONG active dans la région, FSPI »… « Rex ? », je me suis précipitée dehors pour un double hug à lui et son épouse. Rex m’avait aussi expédié un mail gentil après la newsletter Copenhague auquel je n’avais pas répondu. « T’es là depuis quand ? Jusqu’à quand ? ». « Demain matin ». Faut absolument que tu passes me voir… Je voudrais te parler de nos projets de publications et t’entendre sur vos projets. ».. Hmmm ça n’allait pas être facile. son bureau fermait à 5 et je devais retrouver Sikeli vers 3h à l’hotel. J’aurais bien aimé aussi prendre une douche avant de filer à la résidence de Michel et Christiane Monnier … Sikeli n’étant pas encore là, j’ai reporté le rendez vous jusqu’à 16h30 pour répondre à l’invitation de Rex. Qui à peine assis m’a invitée à diner chez lui. Il en avait parlé avec sa femme et c’aurait été plus sympa. Mais bon, pas possible. Lui aussi a passé la newsletter à son staff. « C’est le seul vrai point de vue du Pacifique de la conférence et c’est drole en plus. Merci » 1 projet de livre de cuisine traditionnelle des iles du pacifiques à la sauce d’un chef américain. La maquette est agréable. Il nous en envoie quelques exemplaires quand c’est imprimé (publié par Random House) et on voit si on peut promouvoir/distribuer en France. La méthode m’a rappelé notre projet de production d’artisanat, partant des modèles locaux, redessinées par un designer Français. Les 2 autres projets sont clairement inspirés du comic book. L’un sur les déchets plastiques dans l’océan ne me semble pas correspondre à un public enfantin à cause de ses illustrations en pate à modeler, ni brillantes ni drôles. Le second est plus intéressant, sous forme de livre à colorier. Je lui ai suggéré de le traduire dans chacun des langages des nations du pacifique car les petits qui colorient ne parlent pas encore l’anglais.
Rex est drôle, effectivement très enthousiaste et aussi très humain. Nous ne nous étions pas revus depuis la mort de ma petite fille. Il m’a demandé si ça me dérangeait d’en parler. Il avait été très touché. Je lui ai raconté toute l’histoire, il le fut plus encore.
Retour à l’hotel un peu en retard. Par bonheur Sikeli n’était pas encore arrivé. Il n’arrivera d’ailleurs que bien plus tard, empiétant sur le verre prévu avec Emanuel et Greg et son épouse, de retour de Tuvalu après 2 ans. Malheureusement pas pu copier sur sa clé le dossier de documents biodigesteurs plastiques préparé pour lui. Aux précisions que je lui demandais concernant son rapport de maintenance du digesteur d’Amatuku, il m’a répondu « j’ai pas dit sabotage mais facteur humain plus certain que la remontée d’eau salée ». Il vient de prendre sa retraite du ministère de l’agriculture et le commodore autoproclamé Premier Ministre en 2006 a décidé de couper toutes les retraites. « de combien de % » « 100%, plus rien… Nous devons assurer nous même ». « Mais faut des économies » « c’est l’idée, que chacun se prenne en charge »… « Même ceux qui comme toi prennent leur retraite au moment de la décision ? » « Oui.. ».. Drastique non ?
Emanuel nous a rejoint et blabla sur Tuvalu, amatuku etc. A 7h je les ai quittés pour faire un brin de toilette avant de filer vers Ratu Sukuna Road. Arrivée un peu en avance, j’ai d’emblée apprécié Monsieur l’Ambassadeur. Extremement chaleureux « j’ai tellement entendu parler de vous, je suis vraiment heureux de vous rencontrer… enfin, j’ai l’impression de vous connaître depuis toujous ». Ravie de revoir son épouse, Christiane. Nous nous sommes embrassées pour le coup comme si nous nous connaissions depuis des années. Début d’apéritif puis sont arrivés Jérémy Faucon, le consul que j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer et Jacqueline (oublié le nom), numéro 2 de l’ambassade et remplacante de celui qui aurait plus été à sa place en cure de désintoxication que dans une ambassade. Une fille super aussi qui dit ce qu’elle pense et pense bien.
Et, à mon grand étonnement, sont arrivés aussi, installés depuis peu et invités pour la première fois, Aunese, le nouveau Haut Commissaire tuvaluen et sa femme rencontrée une fois, alors qu’elle était de passage à Funcity. Elle étudiait alors à USP Fiji et m’avait demandé mon avis sur un rapport qu’elle devait rendre sur les ….. réfugiés climatiques. Jusqu’à présent je n’appréciais pas trop Aunese qui avait un peu trainé pour signer le document nécessaire, en tant que représentant de l’UE, quand nous devions expédier la demande de fonds « Energy Facility » en 2006. Hier soir, il m’a semblé tout à fait à sa place et très souriant.
Il faut dire que notre ambassadeur sait mettre à l’aise et est doté d’un humour certain…. Et d’une humanité profonde. Né au Vietnam, toute sa famille a péri, victime de la guerre américaine. Il dit avoir pardonné mais évidemment la souffrance perdure. Toute la soirée anglais et français ont alterné. Dès le toast d’accueil. En anglais d’abord pour saluer, dans l’ordre, ma présence et celle du Haut commissaire, en Français ensuite, juste pour moi, où l’empathie et la sympathie témoignée m’ont touchée. Je ne sais plus les mots mais j’ai rarement reçu un message plus amical. En gros « vous êtes ici chez vous et soyez assuré que ce que vous avez vécu avec ceux que vous connaissez, c’est du passé. Ensemble nous allons faire avancer les choses ». Et plus la soirée se déroulait plus le français prenait le pas et plus j’appréciais l’ambassadeur et Jacqueline (et chistiane bien sûr) tandis que Jérémie assurait en anglais avec aunese. La aussi on a parlé de tout, de politique, de société, du vietnam, de la bretagne, d’Haiti,d’adoption et j’en passe. « Ca ne se fait pas d’appeler quelqu’un qu’on connaît si peu par son prénom mais j’ai envie de vous appeler Gilliane ». Alors que j’étais arrivée en me disant que je ne tiendrai pas bien longtemps, tellement je tombais de fatique, je n’ai pas vu l’heure passer. Ce fut comme difficile de se quitter après que le haut commissaire soit reparti… Discussion près de la piscine (vous êtes vraiment atypique lui ai je dit « mais ce n’est pas bien d’être atypique » « si, vous laissez parler votre cœur » « un bon diplomate ne doit pas » « oui mais ici ce sera vraiment apprécié… Eugène Berg a conquis Tuvalu en étant lui même… », discussion dans le salon, discussion sur le pas de la porte et ça s’est terminé par un baiser sonnant de la part de Christiane bien sur mais aussi de son époux.. Jérémie m’a déposée à l’hotel à presque minuit, en me confortant dans l’idée que nous avions de l’ancien numéro 2. « vous ne pouvez pas imaginer ce que ça provoque quand l’ambassade est appelée pour un problème de prostituées dans la piscine du numéro 2 ou quand on le retrouve , la voiture dans le fossé, ivre mort »… Il était vraiment temps que ces deux là fassent leur valise avant de ternir davantage la réputation française. Jacqueline a envie d’aider Tuvalu a se faire entendre encore davantage et a mis de coté une petite cagnotte… Peut être un bout pour Bonn ou Mexico. Pour des conseils juridiques.. J’ai aussi suggéré une formation plus poussée de quelques tuvaluens.
Réveillée à 4h, puis 5, puis 6, de crainte que la réceptionniste de nuit n’oublie de me sonner…
Taxi à 7h30 et arrivée à l’aéroport une bonne heure avant. D’ordinaire, je suis la première, les tuvaluens arrivant en dernière minute. Ce matin, ils étaient tous là avant moi : Italeli, le ministre de la santé, un vénérable vieillard dont j’ai oublié le nom et sa femme, et ceux qui ne voyageaient pas mais avait un paquet à transmettre à la famille à Tuvalu, comme Susie (déjà là l’an dernier… et finalement avec Aunese hier et elle, j’aurais vu même ceux sur lesquels j’avais fait l’impasse) avec des copines qui sont installées à Fiji. Ou Eliala, en formation à Fidji, venue accompagner son frère Solomona et patsi sa femme…
Autre bonne nouvelle aéronautique : Air Pacific à Suva ne m’a fait payer aucun supplément de bagages alors que j’en avais 25 de plus qu’autorisés. Sans que je demande quoi que ce soit. Sheenaz aurait elle passé le mot ? Etrange. Avant c’était de mise avec Air Fiji, je n’ai jamais payé de surcharge même à 40 kg de plus. Mais Air Fiji is gone, remplacé par Air Pacific habituellement beaucoup moins souple.
08 / 02 / 10 - 09 : 07
Mardi 2 février 2010 : En attendant le bus, 6h Nadi airport
Le soleil tarde à se lever ou bien je suis sortie plus vite que d’habitude. Peut être bien…. Malgré mes appréhensions.
La nuit dernière, au comptoir Air Pacific de l’aéroport de Los Angeles, une note surprenante posée là, à peine visible : « n’achetez pas au duty free de Los Angeles. Vos articles seront confisqués à l’arrivée à Nadi, où vous pouvez, à la sortie de l’avion, vous procurez vos articles hors taxe »… Quid des dizaines de parfums déjà dans mes bagages et mes cigarettes.. Allaient ils me les confisquer aussi ?
Une première bonne nouvelle, l’agent d’air pacific m’avait d’abord placé au fond de l’avion. Ce qui signifie être parmi les derniers à sortir et arriver à la douane. Un autre agent accepte de m’avancer de quelques rangées. Mieux que rien. Quand je lui tend ma carte frequent flyer American airlines, un partenaire d’Air pacific, il réimprime à nouveau ma carte d’embarquement… Petite angoisse devant la queue interminable pour accéder aux contrôles… Mais ça le fait. A l’embarquement, je regarde mon boarding pass : 20 rangées de mieux…. Et one more kindness of the gods : alors que l’avion était plein à craquer, je me suis retrouvée, comme souvent, avec 3 sièges pour moi toute seule et j’ai dormi, jusqu’au petit déj.
Avec un peu de chance, le jetlag sera aussi inoffensif qu’à L.A. où mon horloge interne s’est immédiatement mise à l’heure californienne.
A la descente de l’avion, la chance m’a souri à nouveau : pas d’attente aux passeports, 5mn pour les bagages et à la douane, alors que je n’avais coché ni oui ni non à la question « transportez vous de la nourriture », en ayant répété mes arguments pour le café, l’huile d’olive, le roquefort et autres goodies, ce fut comme si le contrôleur derrière son scanner avait décidé de ne rien voir. Au dernier barrage, à la question « vous avez quelque chose à déclarer », ma réponse a satisfait « rien de plus que ce que j’apporte chaque année »… Et dehors je fus… Achat du ticket pour l’autocar, d’un carte sim pour mon téléphone, et me voici au son des moineaux locaux, à attendre que le soleil se lève et que le bus arrive… dans une heure et demie. Rare occasion de voir le lever du soleil. L’été, en France, j’ai plutôt tendance à le voir se lever quand je me couche..
Rien à signaler sur les 5 heures qui séparent Nadi de Suva… Paysage toujours aussi luxuriant mais je ne vais pas refaire l’herbier de l’an dernier même si j’ai repéré des espèces pas remarquées les années précédentes.
21h-Suva Motor Inn ou je me suis posée vers midi et demi. Pas de bol : aucune chambre de libre… Bol : ils m’en ont trouvé une pour une nuit.. Demain on verra. Une demi douzaine de coups de fil pour organiser le planning du jour et du lendemain. Rendez vous pris à Sopac pour 14h30 puis avec David, notre représentant à Fiji. A la Sopac réunion informelle de 2 heures avec Paul le responsable des Communautés et de l’Energie. Paul qui va quitter sopac dans quelques mois m’a re-présentée aux jeunes de l’équipe : Koin et Frank, responsables de divers projets énergie. Echanges d’information pour assurer des reproductions plus efficaces. Je dois leur forwarder toutes les infos sur les digesteurs plastiques pour un petit projet à Kiribati qu’ils font avec notre Sikeli, (l’idée est de pouvoir faire fabriquer sur place) et sur nos petites machines biodiesel et gazo. Koin a regretté que nous n’ayons pas fait de communication sur la mission 2009. Elle veut parler de nos actions dans leur newsletter et sur leur site, pour pousser aux reproductions… Une véritable coopération.
En attendant l’heure du rendez vous avec David, pour parvenir à garder les yeux ouverts, petite ballade dans la ville et limonade au bar de l’hôtel. Là, une tape sur l’épaule me fait sursauter : Emmanuel, notre ami autrichien, un des rares résidents occidentaux de longue durée qui avait quitté l’archipel fin 2008 et qui, selon mes infos ou plutôt mon manque d’infos, n’y avait pas remis les pieds. Ben non : il venait d’y passer 5 mois et retournait en Autriche pour l’anniversaire de son père.
Le rendez vous avec David tombait bien : Eti, notre vice président à Tuvalu et responsable, avec John Hensford, de la compagnie de navigation « alpha pacific », un de nos sponsors locaux, avait remis une enveloppe à Emmanuel pour David… David toujours très obligeant a renouvelé son offre de nous aider pour tous nos besoins à Fiji. A priori, les bandes dessinées que nous faisons réimprimer seront prises, en bagage accompagné, par des marins qui rentrent à Tuvalu.
Demain : 9h : Ambassade US, puis, pas confirmé cappucino avec Garry d’UNDP suivi d’un déjeuner avec Bernard Maizeret le nouveau conseiller culturel de l’ambassade de France, puis Sikeli notre spécialiste du biogas pour lui donner les infos sur les digesteurs plastiques, et enfin, dîner avec notre Ambassadeur et son épouse. Anare, ex sopac et désormais UICN énergie, fera le voyage à Tuvalu dans quinze jours, c’est là bas que nous nous verrons. Je fais l’impasse sur le Haut commissariat de Tuvalu et sur Susie notre présidente locale plus souvent cette dernière année à Fidji qu’à Tuvalu.
Dernière bonne nouvelle du jour : Emmanuel me donne sa chambre pour demain soir si l’hôtel ne m’en trouve pas une autre. Update : finalement mes potes de la réception ont trouvé le moyen de me laisser dans « ma » chambre mais ont demandé à un couple qui rentrait de Tuvalu de changer de crémerie.
Le soleil tarde à se lever ou bien je suis sortie plus vite que d’habitude. Peut être bien…. Malgré mes appréhensions.
La nuit dernière, au comptoir Air Pacific de l’aéroport de Los Angeles, une note surprenante posée là, à peine visible : « n’achetez pas au duty free de Los Angeles. Vos articles seront confisqués à l’arrivée à Nadi, où vous pouvez, à la sortie de l’avion, vous procurez vos articles hors taxe »… Quid des dizaines de parfums déjà dans mes bagages et mes cigarettes.. Allaient ils me les confisquer aussi ?
Une première bonne nouvelle, l’agent d’air pacific m’avait d’abord placé au fond de l’avion. Ce qui signifie être parmi les derniers à sortir et arriver à la douane. Un autre agent accepte de m’avancer de quelques rangées. Mieux que rien. Quand je lui tend ma carte frequent flyer American airlines, un partenaire d’Air pacific, il réimprime à nouveau ma carte d’embarquement… Petite angoisse devant la queue interminable pour accéder aux contrôles… Mais ça le fait. A l’embarquement, je regarde mon boarding pass : 20 rangées de mieux…. Et one more kindness of the gods : alors que l’avion était plein à craquer, je me suis retrouvée, comme souvent, avec 3 sièges pour moi toute seule et j’ai dormi, jusqu’au petit déj.
Avec un peu de chance, le jetlag sera aussi inoffensif qu’à L.A. où mon horloge interne s’est immédiatement mise à l’heure californienne.
A la descente de l’avion, la chance m’a souri à nouveau : pas d’attente aux passeports, 5mn pour les bagages et à la douane, alors que je n’avais coché ni oui ni non à la question « transportez vous de la nourriture », en ayant répété mes arguments pour le café, l’huile d’olive, le roquefort et autres goodies, ce fut comme si le contrôleur derrière son scanner avait décidé de ne rien voir. Au dernier barrage, à la question « vous avez quelque chose à déclarer », ma réponse a satisfait « rien de plus que ce que j’apporte chaque année »… Et dehors je fus… Achat du ticket pour l’autocar, d’un carte sim pour mon téléphone, et me voici au son des moineaux locaux, à attendre que le soleil se lève et que le bus arrive… dans une heure et demie. Rare occasion de voir le lever du soleil. L’été, en France, j’ai plutôt tendance à le voir se lever quand je me couche..
Rien à signaler sur les 5 heures qui séparent Nadi de Suva… Paysage toujours aussi luxuriant mais je ne vais pas refaire l’herbier de l’an dernier même si j’ai repéré des espèces pas remarquées les années précédentes.
21h-Suva Motor Inn ou je me suis posée vers midi et demi. Pas de bol : aucune chambre de libre… Bol : ils m’en ont trouvé une pour une nuit.. Demain on verra. Une demi douzaine de coups de fil pour organiser le planning du jour et du lendemain. Rendez vous pris à Sopac pour 14h30 puis avec David, notre représentant à Fiji. A la Sopac réunion informelle de 2 heures avec Paul le responsable des Communautés et de l’Energie. Paul qui va quitter sopac dans quelques mois m’a re-présentée aux jeunes de l’équipe : Koin et Frank, responsables de divers projets énergie. Echanges d’information pour assurer des reproductions plus efficaces. Je dois leur forwarder toutes les infos sur les digesteurs plastiques pour un petit projet à Kiribati qu’ils font avec notre Sikeli, (l’idée est de pouvoir faire fabriquer sur place) et sur nos petites machines biodiesel et gazo. Koin a regretté que nous n’ayons pas fait de communication sur la mission 2009. Elle veut parler de nos actions dans leur newsletter et sur leur site, pour pousser aux reproductions… Une véritable coopération.
En attendant l’heure du rendez vous avec David, pour parvenir à garder les yeux ouverts, petite ballade dans la ville et limonade au bar de l’hôtel. Là, une tape sur l’épaule me fait sursauter : Emmanuel, notre ami autrichien, un des rares résidents occidentaux de longue durée qui avait quitté l’archipel fin 2008 et qui, selon mes infos ou plutôt mon manque d’infos, n’y avait pas remis les pieds. Ben non : il venait d’y passer 5 mois et retournait en Autriche pour l’anniversaire de son père.
Le rendez vous avec David tombait bien : Eti, notre vice président à Tuvalu et responsable, avec John Hensford, de la compagnie de navigation « alpha pacific », un de nos sponsors locaux, avait remis une enveloppe à Emmanuel pour David… David toujours très obligeant a renouvelé son offre de nous aider pour tous nos besoins à Fiji. A priori, les bandes dessinées que nous faisons réimprimer seront prises, en bagage accompagné, par des marins qui rentrent à Tuvalu.
Demain : 9h : Ambassade US, puis, pas confirmé cappucino avec Garry d’UNDP suivi d’un déjeuner avec Bernard Maizeret le nouveau conseiller culturel de l’ambassade de France, puis Sikeli notre spécialiste du biogas pour lui donner les infos sur les digesteurs plastiques, et enfin, dîner avec notre Ambassadeur et son épouse. Anare, ex sopac et désormais UICN énergie, fera le voyage à Tuvalu dans quinze jours, c’est là bas que nous nous verrons. Je fais l’impasse sur le Haut commissariat de Tuvalu et sur Susie notre présidente locale plus souvent cette dernière année à Fidji qu’à Tuvalu.
Dernière bonne nouvelle du jour : Emmanuel me donne sa chambre pour demain soir si l’hôtel ne m’en trouve pas une autre. Update : finalement mes potes de la réception ont trouvé le moyen de me laisser dans « ma » chambre mais ont demandé à un couple qui rentrait de Tuvalu de changer de crémerie.
08 / 02 / 10 - 09 : 04
Dimanche 31/1/2010 L.A. - Journée bulle en attendant l’avion
Revu quelques courriers et le rapport de Gilles repris par Fanny, finalisé les prévisions bancaires d’ici, parlé avec Linda et Fanny d’histoire de sacs légers pouvant passer en soute ou en cabine et contenir les 8 kg de surplus que je laisse ici pour que Fanny les emporte principalement de la bouffe qu’on ne trouve pas là bas, du calcium, des fournitures.
Je suis arrivée à L.A. avec un sac d’à peine 23kg, (depuis Novembre c’est la limite d’Air France), une petite valise roulante de 8 kg (avec la caméra, une batterie qui pèse un âne mort et autre trucs lourds comme des bouquins, l’alimentation de l’ordi) et un grand sac à main/cabat pour l’ordi disque dur, carnet de note, les papiers nécessaires pour le voyage, et le plastic transparent avec les quelques tubes et petits trucs en verres. Je repars avec un 2e sac et 45 kg en tout. Par bonheur Air Pacific autorise encore 2x23 kg sur les vols avec les US. Sur air France, la tolérance est passée de 2x32 kg à 1x23 kg en 2 ou 3 ans. 41 kg de moins ! C’est bien pour les émissions, mais oblige à une vigilance accrue. Quand on part pour 6 mois, chaque objet doit être pesé et soupesé.
En quête d’une veste légère j’ai opté d’abord pour le Tati local, Ross, en face de la maison… d’abord. Le plan étant de me rabattre sur CP Shades, un de mes lieux de prédilection, pour des trucs sympathiques et pas trop chers dont je faisais des razzia pour toutes les copines. Sauf qu’en 20 ans, ils ont progressivement chargé la mule et les tarifs sont devenus prohibitifs. Gain de temps et économie, j’ai finalement trouvé à peu près ce que je cherchais à Ross..
Bagel avec Chris dans le jardin à se raconter nos amours, nos malheurs, nos plaisirs. Et c’en est un vrai de passer 24 heures à L.A. surtout avec un hote comme lui qui s’est, encore une fois rendu disponible pour me trimballer et me conseiller.
On lève le camp dans une ½ heure. Je vais faire œuvre de ménage et après l’astiquage des poignées de porte du frigo ce matin, m’attaquer à quelques toiles d’araignées. A chacune de mes visites, l’épaisseur de poussière est + haute. Chaque fois, symboliquement j’en enlève un peu histoire de ne culpabiliser d’avoir participé à l’encrassement.
Revu quelques courriers et le rapport de Gilles repris par Fanny, finalisé les prévisions bancaires d’ici, parlé avec Linda et Fanny d’histoire de sacs légers pouvant passer en soute ou en cabine et contenir les 8 kg de surplus que je laisse ici pour que Fanny les emporte principalement de la bouffe qu’on ne trouve pas là bas, du calcium, des fournitures.
Je suis arrivée à L.A. avec un sac d’à peine 23kg, (depuis Novembre c’est la limite d’Air France), une petite valise roulante de 8 kg (avec la caméra, une batterie qui pèse un âne mort et autre trucs lourds comme des bouquins, l’alimentation de l’ordi) et un grand sac à main/cabat pour l’ordi disque dur, carnet de note, les papiers nécessaires pour le voyage, et le plastic transparent avec les quelques tubes et petits trucs en verres. Je repars avec un 2e sac et 45 kg en tout. Par bonheur Air Pacific autorise encore 2x23 kg sur les vols avec les US. Sur air France, la tolérance est passée de 2x32 kg à 1x23 kg en 2 ou 3 ans. 41 kg de moins ! C’est bien pour les émissions, mais oblige à une vigilance accrue. Quand on part pour 6 mois, chaque objet doit être pesé et soupesé.
En quête d’une veste légère j’ai opté d’abord pour le Tati local, Ross, en face de la maison… d’abord. Le plan étant de me rabattre sur CP Shades, un de mes lieux de prédilection, pour des trucs sympathiques et pas trop chers dont je faisais des razzia pour toutes les copines. Sauf qu’en 20 ans, ils ont progressivement chargé la mule et les tarifs sont devenus prohibitifs. Gain de temps et économie, j’ai finalement trouvé à peu près ce que je cherchais à Ross..
Bagel avec Chris dans le jardin à se raconter nos amours, nos malheurs, nos plaisirs. Et c’en est un vrai de passer 24 heures à L.A. surtout avec un hote comme lui qui s’est, encore une fois rendu disponible pour me trimballer et me conseiller.
On lève le camp dans une ½ heure. Je vais faire œuvre de ménage et après l’astiquage des poignées de porte du frigo ce matin, m’attaquer à quelques toiles d’araignées. A chacune de mes visites, l’épaisseur de poussière est + haute. Chaque fois, symboliquement j’en enlève un peu histoire de ne culpabiliser d’avoir participé à l’encrassement.
08 / 02 / 10 - 09 : 02
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