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C'est parti !
En route pour Tuvalu 14/2/06 matin

Me voici posée, une nouvelle fois, devant mon ordinateur dans le petit bureau au store vénitien bleu/vert lagon de la maison bleu pervenche à Venice, California.

Premier miracle : il suffit de brancher l’imprimante sur l’ordi et ça imprime. Ca peut sembler normal, mais la relation à l’imprimante parisienne fut laborieuse ces derniers temps, une sérieuse perte d’un temps précieux. Fanny (notre première salariée qui tient le siège parisien en mon absence), Patricia (qui travaille avec moi depuis dix ans sur ETC), Séverine (notre ingénieure bénévole, trésorière de l'asso depuis peu et dont l'aide est précieuse) et Charlotte (rencontrée aux mardis de l'environnement de Marie-Pierre Cabello et qui nous aide bénévolement depuis) prendront la mesure de ce premier ravissement.

Sinon, le voyage ? Fait d’attente, de files à n’en plus finir, ou tout bêtement de plantage d’ordi. Même pas eu le temps de prendre mon capu habituel ni celui d’acheter magazines et bouquins. Alors que j’étais arrivée plus de 2 heures avant l’embarquement.

En revanche, le taxi commandé la veille, lui, a été ponctuel, en avance même, avec 17 euros au compteur quand je m’y suis installée à 10h20. La bonne nouvelle c’est que j’étais prête bien qu’ayant occulté une paire d’heures plus tôt, les DEUX sonneries du réveil téléphoné et celle du réveil de voyage… à 8h15, 8h20 et 8h25. Heureusement, Cyril (le secrétaire général de l'asso) a appelé à 9h !...

Pour s’excuser de ne pas pouvoir m’accompagner. Pas grave car l’un des effets de l’antibiotique de cheval que je dois prendre pendant 15 jours, (étourdissements ressentis la veille à devoir m’accrocher pour tenir debout) avait cessé et je me sentais d’aplomb pour faire face seule. Il avait gentiment proposé de m’emmener à Roissy ce lundi matin. J’avais refusé, tout le monde a mieux à faire que de jouer les chauffeurs et de toute façon, je préfére les taxis aux amis pour quitter ou retrouver Paris. Ca c’était avant que ma toubib me prescrive ces antibio de la mort avec lesquels je dois éviter la lumière (et le soleil bien sûr). La pauvre, depuis 2 ans, chacun de mes voyages commence par une alerte sérieuse la veille du départ. Je suis à l’opposé de l’hypocondriaque : résistante à la douleur, j’oublie de prendre une aspirine quand une douleur se fait sentir et surtout contrairement à beaucoup de mes amis qui sentent venir ci ou ça… moi je ne sens rien arriver. Mais quand on me montre une radio, j’vois bien.

En Octobre 2004, une boule au sein accompagnée d’un énorme bleu est apparue 48 heures avant le départ. Rebelote en Juillet 2005, cette fois radiologue et toubib me conseille de « me faire enlever » la vésicule biliaire pleine de cailloux pour éviter une complication à Tuvalu. Je suis partie avec ma vésicule qui ne m’avait jamais embêtée mais rentrant de voyage, un de mes objectifs a été de faire vérifier tout ça. Echo, Scanner, et autres ramonages ont permis de vérifier que des petits polypes avaient été confondus avec des cailloux et ne justifiaient pas une intervention immédiate. Je repars donc avec. J’avais aussi, bien sûr, vu mon ami dentiste régulièrement et, à priori, je n’aurai pas à inciser un abcès comme la dernière fois à Funafuti.

Je partais sans appréhension quand, dans la nuit du mercredi au jeudi, une douleur intense sous les côtes m’a empêché de dormir les 6 heures que je m’octroie. Le matin, la douleur était si violente que je marchais pliée en deux et que j’ai dû prendre un antidouleur pour faire ce que j’avais à faire ce jour la. Le lendemain, la douleur avait diminué et je me sentais confortable. RV toubib et radio quand même. Verdict : foyer d’infection au poumon. Comme je n’avais/n’ai plus mal, et surtout que je ne tousse pas particulièrement ces temps-ci alors que je suis née avec une coqueluche, j’ai craint un moment que ce soit cette foutue vésicule ! Bonne nouvelle : même pas ça… la mauvaise c’est qu’il faut traiter quand même. La toubib a donc opté pour Ravanic. ?

Mon amie Linda, qui a vécu une expérience pas sympa avec ce médoc, m’a affolée samedi soir en m’indiquant un autre effet secondaire : la brisure des Talons d’Achille et autres joyeusetés… Retrouvant dans le recyclage les modes d’emploi, j’ai pu lire en effet que les risques d’inconfort sont nombreux. Pour moi, c’est vertiges et nausées. Right now assise à taper je me sens perdre l’équilibre. Et, pour une Balance, pas top !

Alors si, comme dit ma toubib confondant hypocondrie et effet psychosomatique , « ce n’est pas psychosomatique puisque c’est bien réel »… c’est que je suis peut être la victime d’un sort jeté par quelqu’un qui ne veut pas me voir à Tuvalu !

Anyway, toutes les lignes de ma liste d’avant départ ont pu être rayées jusqu’à z’et y compris, le dépouillage des packagings malvenus sur les parfums et autres cadeaux pour amis Tuvaluens. Quelques uns ont échappé à ma compulsivité pour servir d’exemples là bas en expliquant packaging et déchets.. et en demander de brûler le carton, somme toute un moindre mal.

Bon ce début de blog ressemble plus à un carnet de santé qu’à un carnet de voyage, mais vu ce qui nous attend à Tuvalu, ma petite santé dont je fais peu de cas en général, passera largement au second plan par la suite, rassurez-vous.

Flash Back aéroport Charles de Gaulle et AF 072
A la bonne heure, pas trop longue la queue à l’enregistrement, pas de controles d’ouverture des valises. . Comme j’aime.. L’objectif à l’aéroport, étant de prendre mon temps, un café, acheter des bouquins… éviter le stress.

Arrivée au comptoir, tout baigne sauf qu’Air France a modifié ses tolérances en charges bagages. Plus 72 kgs par personne mais 46 ! 25 kgs en moins d’un coup ! Au retour la dernière fois j’avais près de 80 kg. Certes cette fois J’ai packé « light », puisqu’au fil de mes voyages je laisse en dépôt de plus en plus de choses à Tuvalu, mais pour deux mois avec 3 différentes destinations, les valises sont quand même pleines de cadeaux et de petit matériel. Bonheur : seulement 5 kgs en trop que j’aurais pu si j’avais su plus tôt, réorganiser en bagage accompagné comme la fille me le proposait… Mais là, essayer de trouver le truc qui pèse 5 kg sans trop m’encombrer, forget it… j’ai opté pour le paiement de 25 euros. 5 euros le kilo.

Le paiement se faisait au comptoir d’achat de billets. Là, pas grand monde et je suis prise en mains immédiatement. J’y resterai tout de même 20 mn, la fille ne sachant pas trop comment faire fonctionner son système pour sortir une carte d’embarquement.

Douanes, comme sur un tapis roulant. Ca recoince un peu au stop obligatoire « parfums hors taxes » … une dizaine de clients attendent pour payer. Passage rapide aux boissons et fromages (pour un vrai Roquefort à déguster entre amis à Tuvalu)… qui me laisse espérer que je vais pouvoir m’asseoir et poser ordi et caméra qui pèsent sur le dos même sans les 5 kgs que j’aurais pu prendre en plus. Direction Capuccino. Une douzaine de personnes attendent soit de commander, soit leur commande. Pas trop évident le problème. En tout cas, j’ai quitté la file à l’appel de mon vol, préférant sneaker quelques bouffées de cigarettes dans le réceptable désormais réservés aux fumeurs, à coté du bar avant de monter dans l’avion,. Ecrasé ma cig à moitié et filé vers l’embarquement. Pas eu le temps d’appeler Sam, mon fils dont la perspective de le retrouver lui et sa jolie petite famille adoucissent chaque fois la nostalgie de quitter mes amis Tuvaluens. Pas de miracle de surclassage de dernière minute mais le voyage fut confortable malgré l’heure d’attente dans l’avion avant le décollage. 3 fins de films sur petit écran dont la dernière animation de Tim Robbins, sympa, écouté en boucle RFM oldies, un must et feuilleté tous les magazines français ou presque. Une clientèle très cosmopolite faite d’espagnols, d’italiens, de libanais, d’américains. Mes voisins ? Pas encombrants : un couple de russe ce qui a limité les échanges à « excuse me » quand ils voulaient faire pipi, car bien sûr, je préfère les places du couloir et malgré les bières, ne m’ont pas dérangée souvent..

Juste un petit coup de blues devant mon plateau repas dont la plupart des ingrédients demeurent intouchés et le sachet de couverts plastiques non utilisés aussitôt produits aussitôt jetés… Vertiges de réaliser une nouvelle fois le décalage des occidentaux et ceux du Sud où trouver de l’eau est l’occupation principale de la vie, entre nos riches et nos pauvres après lecture d’un article dans le nouvel obs sur quelques exemples de SDF a Paris ! Inconscience globale des nantis tant pour leur environnement que pour leurs prochains. Et si j’ai comme règle de vie que nos actions peuvent faire la différence, ce type de rappel violent me fait quelquefois baisser les bras quelques minutes !

L’arrivée fut elle aussi agréable. Moins pour Chris, qui s’était proposé pour venir me chercher et qui a dû attendre, lui, près de 2 heures un vol qu’on lui avait annoncé « on time » quand, comme il a l’habitude de faire, il a appelé pour vérifier… Ce qu’on n’aurait pas pu lui dire c’est que mes bagages sont arrivés bons derniers sur le tapis roulant !

Bon, « c’est pas l’tout » comme aurait dit ma mère… La liste du jour est longue même si je sais que je ne ferai pas tout. La première urgence : reprendre le dossier Piggarep auquelnous avons adressé une demande de fonds pour répondre aux dernières demandes de notre interlocuteur Solomone qui doit clore du 20 au 24 février, demain quoi. Pour la petite histoire, le Piggarep, c’est un plan qui finance des programmes qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le Pacifique. Leur participation dans Small is Beautiful nous serait d’une aide précieuse, on croise les doigts.

Mardi 14/2-20h

French dip au menu : je n’ai jamais compris pourquoi ce sandwich au roastbeef qu’on trempe dans une sauce à la viande s’orne d’un Français ou plutôt s’ornait car maintenant il s’agit de « beef brisket ». Syndrome 11 Septembre ! But I like it.

Journée emplettes complémentaires avec 3 stops principaux :

« Fry’s », un supermarché de l’informatique, de l’outillage divers : Disk dur de 320 gigas à 200 dollars, une clé USB de 8 gigas à 140 et déjà, pour le voyage du retour à Paris, dvd et enveloppes papier défiant toutes concurrence. Failli craquer pour une imprimante, pas tres petite mais tres bon marché, toujours utile à Tuvalu mais je crains la surchage de bagages sur Air Pacific et Air Fiji (cools jusqu’à présent mais on ne sait jamais, leur limite est 20 kg)… Cette fois encore je profiterai de l’hospitalité de John, notre bienfaiteur à Tuvalu en matière d’impressions.

« Rite Aid » pour les derniers achats pharmacie et douceurs et enfin « 99 cents » pour voir s’ils n’avaient pas de casquettes à ce prix là. (L’idée étant de les faire broder par les femmes de Tuvalu « Alofa Tuvalu » ou Tuvalu tout court pour commencer…). Pas de chapeau mais au moins les californiens peuvent se nourrir et se couvrir pour pas grand chose.

Jeudi 16 Septembre, los Angeles

Venue à bout d’un premier jet de traduction des 5 pages d’Executive Summary écrites par Pierre. Sev et Fanny sont sur les starting blocks pour finir de lisser la cinquantaine de pages plus annexes pondues pour l’étude. Nous avons un peu de retard par rapport à nos prévisions de remise du rapport (synonyme d’étude) mais nous serons en mesure de :1-l’envoyer bientôt à nos partenaires 2- faire une présentation au gouvernement de Tuvalu pendant notre séjour.

Quelques heures passées à « vider » la boite à mails des réponses en attente et écrit à « nos » 3 ambassadeurs. Bruno Gain à qui je voulais envoyer une nouvelle fois mes remerciements en lui souhaitant bonne chance dans ses nouvelles fonctions à Strasbourg, Eugène Berg avec qui nous sommes en contact régulier et dont le conseil est précieux et Enele Sopoaga, représentant Tuvalu à l’ONU, que j’espère recroiser à Tuvalu. A priori il repart dans l’avion qui nous amène. Salilo sa femme m’a dit, lors de notre dernière conversation téléphonique, qu’il devrait repasser en Europe en Mars. Répondu à des mails vieux d’un mois, comme Yvette (une tuvaluenne comme son nom ne l’indique pas) ou Kalisi, l’un de nos amis pêcheur, musicien et qui travaille aussi au bureau des télécom de Tuvalu.

Hier, je n’ai pas mis le nez dehors pour éviter le soleil contre-indiqué. Ca ne me change pas beaucoup. Je suis du genre glued to my computer du matin au soir mais à L.A. j’aime m’installer pour travailler dans le jardin aux mille secrets ou au moins y prendre mon café. Not this time ! A mon arrivée, lundi, je n’ai pas résisté au tour du jardinet et de sa vingtaine d’arbres. J’y ai été accueillie par un opossum qui cheminait sur la palissade alors que le soleil n’était pas encore couché. Les opossums, les seuls marsupiaux en dehors d’Australie, sortent en général la nuit. Ils sont peureux et se figent dès qu’ils nous voient. C’est aussi l’animal qui m’a finalement retenue à Los Angeles alors que j’envisageais sérieusement d’abandonner cette double vie, Paris-L.A.. Mon rêve, avant L.A., c’était de m’installer en Australie pour y vivre avec les marsupiaux.. sans parler de l’ornithorynque… Un soir, je débarquais de Paris., et Pablo, le chien, s’est mis à aboyer. Un animal l’agaçait du haut de la palissade. « laisse le chat tranquille ». En fait de chat c’était un opossum. Je n’en avais jamais vu mais j’ai crié son nom.. Ce premier opossum m’a convaincue de rester une bonne dizaine d’années de plus à filmer tout ce qui se passait à Los Angeles... et dans mon jardin !

L’éventualité d’un sort jeté s’est trouvée confortée, d’ailleurs par un visiteur du jardin : un chat noir, inconnu au bataillon du quartier, m’observait, hier soir, derrière la fenêtre de la cuisine. Un peu troublée, j’en ai parlé à ma belle-fille Arielle ce matin. Au moment où elle me demandait si je croyais en la magie noire, mon œil s’est posé, parmi la centaine de livres de la « bibliothèque » comme aurait dit ma mère…. sur « Witchcraft & demonology ». Hum. Elle m’a conseillée d’aller voir un shaman local. Je n’y aurais pas pensé mais si cette sensation se poursuit, je ne manquerai pas de suivre son conseil d’autant qu’Eliaga, ma copine de l’hotel, m’avait été chaudement recommandée il y a 3 ans quand je voulais traiter ce thème pour Nouvelles Clés. Un problème résolu.

Ah oui, et puis après c’est tout, je ne parle plus de cet état de santé qui m’intrigue, ce matin j’avais dans le cou comme des piqures de 2cm sur 2, on verra demain ce qu’elles deviennent (le lendemain elles avaient disparu…)… et bien sûr depuis mon arrivée, des courbatures dans chacun des muscles du coup à la cheville mais cette sensation-là, liée à l’exercice d’un long voyage me procure plutôt du plaisir. Agréable de sentir certains muscles se réveiller de temps en temps.

Prochaine occasion : après demain pour le vol L.A./Nadi-Fidji.

Le lendemain, vendredi, il fallait que j’affronte la lumière ensoleillée le matin. Les cieux ont été doublement cléments en déclenchant d’abord un petit crachin ; une heure plus tard, il pleuvait normal, l’heure d’après L.A. expérimentait une tempête de pluie comme à Tuvalu… Il n’avait pas plu à L.A. depuis près de 2 mois. En revanche, à Tuvalu, d’après les mails du jour, la pluie incessante depuis un mois, vient de s’arrêter ! Grandes marées et pluie incessante, c’est le costume d’égoutier que j’aurais dû emporter !

Glg
20 / 02 / 06 - 10 : 25

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30 / 11 / 07 - 03 : 32


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