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le 17 juillet 2005

LOS ANGELES 11h, (paris 20h)
Si j'avais la plume de Fanny qui alimentera une bonne partie de ce blog ou de Laure qui a réalisé celui de 2004, je me sentirais bien plus à l'aise pour ouvrir cette première page
L'impulsion de décrire mes premières sensations et d'inscrire quelques uns des faits marquants de ces dernières 24 heures s'est imprimée en moi en arrivant à Roissy, samedi matin aux aurores.
Envie de partager avec ceux que j'aime et qui savent combien je déteste me lever avec le soleil, ceux qui savent que je me couche souvent juste avant qu'il ne pointe son nez.
Ce samedi matin, il le fallait puisque mon avion pour Los Angeles, première étape sur le chemin de tuvalu, décollait à 10h15... La paranoia des attentats aidant, cela signifie, arriver à l'aéroport a peu près 3 heures avant... J'avais calculé à 5 mn près les derniers gestes, les ultimes choses à faire avant mon départ pour écrire à l'aise. C'est ainsi que couchée à 4 heures, après avoir tenté en vain (presque) de graver le dvd du film de notre ambassa-bird à Tuvalu hiver 2004, je me suis expulsée du lit, comme un ressort, à 5h50 pour arriver à Charles de Gaulle à 7h30.
Une file non négligeable; mais tout se passa bien jusqu'au guichet, mes valises ne furent pas fouillées et on ne m'obligea pas à jeter mon briquet à enregistrement. Le choc à 8h, fut de m'entendre annoncer que j'embarquais à 12h30. L'avion était il retard ? Non ! Je n'étais tout simplement pas bookée sur le 10h15 mais sur le 13h15. Bien sûr j'avais demandé à Georges, notre agent, d'essayer de me mettre sur ce 13h15 mon vol habituel.... mais m'étais basée sur un préitinéraire imprimé par Raphaelle, notre dynamique stagiaire (4e miracle d'Alofa Tuvalu), pour faire mon retro planning du matin.... oubliant que Georges avait réussi à me caser sur mon vol !
La très bonne nouvelle c'est que c'est vraiment top de m'être plantée dans ce sens plutôt que dans l'autre ! L'annonce de la durée de l'attente a provoqué une succession d'images fugitives. Les premières: celle de mon lit que j'avais, par un acte manqué incroyable, quitté 3h trop tôt , celle d'un fauteuil confortable de salon d'attente avec prise électrique pour ranger quelques dossiers électroniques... L'agent lors de l'embarquement m'a clairement indiqué que sans billet business et sans carte frequent flyer gold (la mienne est du niveau en dessous), c'était impossible, pourtant, après avoir fait toutes mes courses (dont des bouquins supplémentaires pour cette attente) je me suis mise en quête du salon Air France... où on m'a gentiment mise dehors : it was rush hour et j'aurais dû venir plus tôt. La bonne nouvelle : un des 2 cafés de l'ère d'enregistrement du 2C, avait une présentation de décor estival avec quelques chaises longues... Je les avais remarquées lors d'un premier passage, ce n'est qu'au deuxième que j'ai vu une voyageuse installée avec son PC branché au mur. Il y avait donc un plug.. Je lui ai demandé dans combien de temps était son avion.... 20 mn... C'est ainsi que j'ai passé 3 heures très rapides, dans une chaise longue avec Ordi et telephone portable.... Parmi les relations entreprises dans ce bureau improvisé : un jeune homme en partance pour Washington, un très bel apprenti diplomate, et une jeune italienne se dirigeant, elle, vers Boston.. et à qui je refilerai la chaise longue en partant, car elle aussi avait quelques heures à attendre.... Autre saynette sans parole cette fois de mon interlocuteur : un jeune qui s'était glissé sur ma chaise les quelques minutes ou je l'ai abandonnée à mon jeune diplomate.... et refusait, sans un mot, juste un regard stubornned... de me la rendre
En écrivant ces mots, je regrette un peu de n'avoir pas filmé, comme j'en prends peu à peu l'habitude au fil de mes séjours ici ; un point que Laure interprète/intitule/analyse comme mon 3e oeil... Apres courte réflexion, outre les différentes scènes toujours plus parlantes en images qu'en mot, le seul personnage que j'aurais voulu imprimer, c'est le jeune diplomate... Une beauté assez classique d'acteur américain, un entre Christopher reeves, le mec d'Alerte a Malibu et de plein d'autres... en intelligent.
Ensuite quoi... Pas de surclassement mais le voyage en économie surbondé de vacances, ne fut pas pénible du tout. J'imaginais que j'allais, dans l'état d'épuisement où je me trouvais avec une semaine de pas plus de 4 heures de sommeil par nuit, m'écrouler et dormir.... Ce que je ne suis jamais capable de faire.. Et bien cette fois non plus... entre les magazines sur lesquels je me jette en entrant dansl'avion, la bande son ou j'ai toujours plaisir à réécouter quelques classiques comme, cette fois, supertramp ou Bob Dylan pour les plus vieux et quelques valeurs actuelles dont je connais le son mais pas l'image et les quelques pas mauvais films, je ne me suis laissée snoozer qu'une heure... Et nous avons atterri dans un Los Angeles smogué.
Les graines emportées pour les Tuvaluens sont passées sans avoir à parlementer au controle, tout comme le saucisson commandé par Chris qui m'attendait dehors.
Pour la première fois, en pres de 20 ans que je fais régulièrement le voyage Paris Los Angels (ou je partage un bungalow avec Chris), dans le Parking, une subaru noire au lieu de la Mustang blanche mythique... celle de la première série de California Visions. C'est aussi la première fois que j'entre dans ma vie californienne, dans ma co-maison, pour ne pas y rester... et sans émotion. Et je n'ai pas pu entrer dans le hot tub traditionnel au dela des genoux : trop chaud !
Après une nuit quasi ininterrompue d'une dizaine d'heures, me revoici venicienne, dans le petit bureau qui fut mon quotidien pendant près de 20 ans et qui m'hebergera une semaine avant l'arrivée de Fanny (Héros) et Pierre (Radanne) vendredi prochain, et avant notre départ, tous ensemble, samedi 23 Juillet, pour Fidji.
Un paquet de choses à faire avant de partir, as usual : derniers achats pour Tuvalu comme des petits accessoires video ou pharmaceuticaux comme de l'aspirine ou du B1 pour les moustiques, et autres préparatifs Fidji et Tuvalu... Comme accepter et préparer la proposition de notre ambassadeur d'organiser un cocktail ou buffet lors de notre passage ?
Meanwhile, c'est fantastique de pouvoir prendre le temps de taper ces lignes imparfaites, d'être en mesure de vivre à mon rythme en oubliant les urgences pour la journée.
Glg

13 / 02 / 06 - 15 : 36
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