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Dimanche 1er mars 2009

Ce matin ce fut merveilleux de prendre mon premier café sur la terrasse avec Elega à qui j’ai montré le newsweek special sur Obama… dont elle n’avait pas entendu parler… Quand je lui ai dit que 2 millions de personnes s’étaient déplacées, elle m’a demandé « y’a combien de gens à Tuvalu ? » « 11000 » et elle a éclaté de rire !

Il me faut toujours un temps d’adaptation aux bruits de la maison. Dans le salon depuis tout à l’heure, j’entends comme un chat qui serait tombé du comptoir de la cuisine en se raccrochant avec ses griffes... Peut-être un rat qui a mangé de l’anti… rat. Peut-être est-ce celui qui a réussi à bouffer le plastic du sac d’aéroport jusqu’à s’y glisser pour essayer d’ouvrir un des paquets de cigarettes duty free... Quand j’ai ouvert le sac, un peu répugnée, j’ai préféré penser que c’était un gecko... fumeur..

Autre adaptation nécessaire, accepter les voisins crados... Si la montagne de déchets qu’ils accumulent au fil des mois a disparu à l’entre de notre « propriété » -Je remercierai notre ministre pour cette réalisation-, ils ont installé une petite hutte qui déborde de l’autre coté de la maison just’en limite de notre jardin. Ils y jettent tout ce qui leur tombe sous les mains... Elaga avec son balai va jusqu’au coin de leur baraquement et jette ostensiblement dessous tout ce qu’ils ont laissé déborder chez nous. Bizarre ce rapport aux déchets : sur la colline à Paris, malgré l’excellence des services municipaux, les poubelles débordent plus que souvent sur le trottoir, dans les escaliers. Et combien sommes-nous à recycler ?

Le bruit du balai a été couvert par la cloche de l’église.. ça a duré plus d’un quart d’heure ! M’enfin bon c’était une heure raisonnable : 9h30...

Elaga a adopté un chat roux au poil rèche... Je lui ai expliqué la théorie d’Eti et des hommes de l’île : si on les nourrit trop et trop régulièrement, ils ne chassent plus... Mais du coup je ne sais pas si je vais aller chercher Alpha, la petite chatte que nous avons adoptée l’an dernier et que John a fini par refiler à Dinah tant il en avait marre de nettoyer ses excréments...

01 / 04 / 09 - 11 : 21

à Tuvalu, 22h
Debout avec le jour, café tristounet dans le salon sans soleil : l’accès à la terrasse a été sécurisé d’une planche sur la porte, à l’extérieur… Puis j’ai poussé la bicyclette laissée, crevée, par la nièce de Jocelyn, notre amie photographe, membre d’Alofa en Nouvelle Zélande, jusqu’à chez Grace, une autre de nos adhérentes, qui tient un garage de motos, pour voir s’ils pouvaient réparer le pneu en attendant de récupérer la nôtre disparue..

Ils m’ont indiqué le réparateur du coin, à 20 mètres… juste sous l’appartement de Mafalu, le directeur de Tuvalu Electricity Corporation. Sur les 20 m du retour ☺, le secrétaire général de l’église puis son président se sont arrêtés… Blabla.. Tous les deux étaient très contents de me voir malgré mon franc parler sur l’église (où ils savent que je ne mets les pieds que pour filmer les cérémonies) et sur leur désinformation passée sur le climat… Tous les deux avaient participé à nos débats et démonstrations l’an dernier et avaient demandé des graines organiques. J’espère que ça a bien poussé depuis…

Au retour, Grace était sortie de sa douche, et a été, comme d’habitude, adorable. A lieu de me louer une mob en attendant la réparation de la nôtre qui a rendu l’âme sous le poids de Sarah l’an dernier, elle a insisté pour me prêter son scooter, gratuitement et indéfiniment..

J’ai pu faire le tour de nos amies, membres du bureau tuvaluen, toute la matinée : Seinati d’abord, qui a dans les heures qui ont suivi a fait enlever la planche qui bloquait l’accès de la terrasse… et déposé un jeu de clés… Penny ensuite à qui j’ai remis son parfum préféré, au muguet, « contre » des invitations à dîner.. puis Nala, notre première dame, qui elle collectionne les petites bouteilles de parfum… J’ai toujours peur de me planter car elle en a déjà une bonne collection… Par bonheur (et pour le sien) elle n’avait pas encore les Nina Ricci. J’en suis repartie avec là encore une invitation à dîner après le départ de leurs invités du moment, et une bouteille de todi frais… Un saut rapide sur le chemin pour embrasser Vase, la femme à tout faire du Filamona, la lodge de Penny… dont les problèmes de santé l’an dernier nous avaient tous inquiétés… Puis Risasi, directrice de l’hôtel et notre trésorière qui se demandait quand j’allais passer. Elle était venue m’embrasser à l’aéroport avant le passage à la douane. Ca faisait quand même 24 heures que je m’étais posée sans que nous ayons eu le temps de converser. Blabla donc toute la matinée et compléments aux infos reçues au fil de mes rencontres tuvaluennes à Fidji et par John la veille.

A l’hôtel j’ai salué Mataio le directeur de l’environnement, en réunion, et Melton (climate change) qui me cherchait. Il était déjà 2h. Attrapé un sandwich au corned beef avant de rejoindre Melton, notre secrétaire général, qui voulait me confirmer que nous appartenions à TuCan, le RAC Tuvaluen.

Entre temps, pause chez John pour récupérer les mails et farcir mon dossier ‘à répondre’. Puis stop ici ou là pour acheter deux trois trucs pour la maison et bien sûr blablater… A 4h, je suis repartie chez Steve et Monica, où se trouvait notre bicyclette. S’y trouvait aussi Katy, une volontaire, prof au collège religieux et mariée depuis peu à un Tuvaluen. Monica, arménienne mariée à un australien, expert comptable volontaire pour 2 ans. Rendez-vous pris pour un pot dînatoire au snack bar des femmes habituellement ouvert seulement à l’heure du déjeuner mais dont elle ont le projet, avec Pula, la femme de l’ancien premier ministre et présidente d’un groupe de femmes, d’ouvrir aussi le soir, avec pastries salés ou sucrés et boissons non alcoolisées. Un coup d’essai… J’étais un peu inquiète de revoir Pula, ancienne première dame et directrice de l’asso des femmes, qui allait sans doute revenir sur sa tentative de censure du spot radio sur l’énergie où elle s’était sentie visée parce que Nala, qui lui a succédé, racontait qu’en prenant possession de la maison du Premier Ministre elle avait fait enlever les climatiseurs et réduit sa consommation de 800 dollars par mois. Mais tout c’est bien passé avec promesse de se revoir pour discuter plus avant.

Melton m’a accompagnée sur sa bike pour la première du Snack Bar. Où seuls ceux qui avaient eu l’idée étaient (les 2 filles puis un peu plus tard Pula et son mari etc.), puisque personne d’autres ne le savait… J’ai bien sûr conseillé des affichettes dans la ville et un peu de radio…

Se trouvait aussi un jeune étudiant japonais (né en 1988, un an avant que je tombe dans l’environnement) arrivé la veille, attiré par l’histoire de Tuvalu dans les médias japonais. En 24 heures, comme il ne voyait pas d’évidence, il en avait conclu qu’il n’y avait pas de problème à Tuvalu… Il croyait arriver pendant les king tides mais sans s’être renseigné sur les dates… et, naturellement comme les média japonais ont sans doute exagéré l’imminence de la disparition des îles, il a aussi entendu son contraire.. que Tuvalu n’avait rien à craindre et que leur seul problème c’était « le » trou laissé par les Américains.. A part ça que j’ai bien entendu rectifié, il était sympathique et curieux.. Il passe voir lundi matin un peu d’images, et la BD dont il a dit qu’il essaierait de la traduire et je l’accompagnerai chez Matia qui accepte aussi de lui en raconter un peu plus… Avec les filles, c’était sympa. Je suis juste restée sur ma faim, avec mes deux bouchées de quiches et trois cuillerées de gâteaux. Pendant ce temps-là, Kat a fini d’organiser le rapatriement de la bicyclette et quand je suis finalement rentrée à la maison après un dernier arrêt chez Alpha pour engranger les derniers mails de la journée, elle trônait, fière et pimpante, dans le salon du rez de chaussée où Elaga faisait une réussite.

Et moi, je m’étais promis de reprendre et répondre dans le détail aux mails qui gonflent mon dossier « à répondre ». Hmmm.. Je sais que peu à peu je vais me laisser prendre par le quotidien et oublierai au fur et à mesure ce que je vis pour ne penser qu’au lendemain…. Alors j’essaie de contrer l’évidence en créant une routine… Illusoire.



01 / 04 / 09 - 10 : 37

Ayé je suis posée dans la maison Alofa Tuvalu. On est jeudi le 26 février, je ne sais quelle heure de la nuit peut être bien qu’on est même le 27. Oublié réveil et radio quelque part entre le rez de chaussée et ma chambre. Pas encore tout vidé/consolidé mais je suis posée.

L’avion est parti et arrivé à l’heure. A l’aéroport ce fut un festival de welcome, de baisers sonnants de la part de tous ceux qui s’y trouvaient, et même ceux qui a priori ne me portent pas dans leur cœur comme Kilifi ou Annie extrêmement (trop peut être) enthousiastes. John m’attendait (et Eti bien sûr mais je ne vais pas commencer à les citer tous). Pauesi, le chauffeur de l’hôtel a pris mes bagages et une fois les 3 clients déposés, il m’a emmenée à la maison Alofa… Là m’attendait Elega qui avait occupée les lieux pendant notre absence et s’est installée en bas. Juste le temps d’apprécier une maison toute propre et Pauesi m’a ramenée à l’hôtel pour un déjeuner rapide avec John. Autour, des sourires partout et autre hug de notre Tito du Comité… Arrêt chez Alpha au bureau de John pour voir les mails. Beaucoup d’échanges encore avec les fournisseurs fidjiens puis retour à pied à la maison… Le voyage a duré un moment avec des arrêts tous les dix mètres… Petite manifestation de la croix rouge, bisous à Eseta la patronne avec qui sont prévues 2 projections des dvd de leur formation sur le petit îlot de Funafala, une sur la capitale pour les volontaires et leurs familles, une autre sur Funafala pour les quelques résidents. Chez Luisa j’ai bu un verre d’eau et blabla.. Je suis ensuite partie à la recherche de lait, pain et beurre pour le premier breakfast tuvaluen. 4 boutiques et à nouveau rencontres multiples… dans l’une y’avait le pain et le beurre, dans l’autre le lait… Pas de confiture… On m’avait prévenue que la coopérative nationale n’avait quasiment plus rien à vendre. En revanche, un nouveau commerce monté par un Kiribatien, est bien achalandé m’a t’on dit… Et les petits commerces continuent de pousser comme des champignons. Bientôt chacun aura son échoppe, comme dans une île lointaine tout au nord de l’hémisphère nord où chaque habitant devenait échoppier à tour de rôle… car bien sûr c’est commercialement invivable. (c’était pas un livre d’Orsenna ?)

Retour à la maison au milieu de l’après-midi pour vider les valises et commencer à ranger… et je suis repartie dîner chez John… Il est 13 heures 30 en France dit mon ordi + 11 = Minuit et demi ici. Je n’ai pas préparé la journée de demain. Le plus urgent : banque pour avoir un peu de liquide ce week-end et Seinati/Willy mes amis proprio qui ont sécurisé la maison en mettant une planche devant la porte qui donne à la terrasse.. Sortie terrasse à libérer d’urgence..

La pas très bonne nouvelle c’est que la bicyclette Alofa a été « empruntée »…, elle avait été prêtée par l’ex palagi national, emmanuel l’autrichien qui occupait la maison et faisait clairement siens ce qui s’y trouvait… Il a aussi arraché les fils du téléphone qui ne fonctionne donc plus, sans doute après un nouveau trop plein d’alcool, lui qui avait promis qu’il avait arrêté de boire. Voilà qui ne facilite pas mes efforts pour que la communication avec NY et Paris soit régulière, heureusement que John et Eti nous offrent toujours les bureaux d’Alpha. Par bonheur aussi, la nouvelle installation internet adsl est très performante. Les séances internet seront moins laborieuses que l’an dernier…

fetaui..

25 / 03 / 09 - 08 : 38

AIR PACIFIC SUN flight ATR 42 de Suva à Funafuti : Almost there.
Le coucou est moins agréable que le 50’s Convair d’Air Fiji mais pas mal quand même. D’autant que l’hôtesse vient de me proposer de m’installer au premier rang où, une fois encore, je peux étendre les jambes et prendre mes aises. J’ai vraiment eu de la chance sur tous mes vols cette fois. Et ça me permet de griffonner dans mon vieux filolax, rubrique pages jaunes.


3 nuits à Suva, 2 jours et demi bien remplis mais indolores et sympathiques. Appelé tout le monde en arrivant le lundi après midi pour préciser le planning des 2 jours suivants. Impasse sur beaucoup de nos contacts habituels, trop à régler concrètement cette fois pour laisser du temps à l’amical ou au public relation, à part l’ambassade par courtoisie, je n’avais prévenu personne comme je le faisais les années précédentes…

Saut en ville. « Talofa » au passage à Tine le haut commissaire, le frère de Laima, qui m’a mise au courant de certains développements, puis couru voir Air Pacific pour vérifier leurs conditions de transport de marchandises et leurs tarifs … J’ai peut-être trouvé un générateur pour gilles et les 20 litres de méthanol, qui ne peuvent pas être transportés par avion, seront sans doute sur le bateau de mi mars. J’y allais aussi pour rouspéter sur les tarifs qu’ils obligent Tuvalu Travel à pratiquer : 50% plus cher que sur Internet !

Dans la rue, (Fiji est toujours lieu de rencontres inattendues), j’ai croisé le jeune tuvaluen qui a remplacé Semese dont je parlais à Sandrine, notre scientifique chargée du survey scientifique du projet sur la vie marine tuvaluenne qu’on a démarré avec le soutien de l’AFD/CRIPS et de la Fondation Total pour la Biodiversité et la Mer.. Sandrine que j’ai rencontrée à Tuvalu l’an dernier se rendra à Tuvalu en mai pour la restitution des premières données récoltées. On s'était rencontré une fois, une seule. Il m’a hélée "gilliane"... Moi j'avais oublié son nom, lui ai redemandé, l'ai oublié sur le champ... Je lui ai dit qu'il fallait qu'on se voit et lui ai touché un mot du bouquin qui doit conclure l’inventaire.

J’ai embarqué quelques spécialités indiennes pour dîner dans la chambre à l’hôtel car, meilleure des nouvelles du jour : je suis tombée, sans chercher, sur un réseau wifi que je peux ouvrir de ma chambre... pas toujours très fiable, mais quand même... J’en ai profité entre autre pour retélécharger Skype paumé l’an dernier quand mon disk dur a rendu l’âme.

Le lendemain, debout 6h. Réunion à la SOPAC avec les spécialistes de l’eau qui étaient passés voir le digesteur pendant leur meeting annuel, à Tuvalu l’année dernière. Ils y sont tous allé de leur conseil pour améliorer le biogas et m’ont appris, entre autre chose, qu’ils ont fait des démo fours solaires avec Molipi et Cie de l’Energie.. d'où le fait qu'Hilia qui nous a demandé d’en apporter cette année, et les associations de femmes, n'aient pas été au courant ☺. Ils sont ravis qu’on prenne le relais et aimeraient bien du coup que Sarah fassent aussi des démo dans les îles lointaines.

Puis déjeuner avec Anare (ex Sopac, IUCN maintenant). Entre les deux, le chauffeur de taxi m’a posée chez David, le second de John pour Alpha Pacific à Suva qui devait nous trouver le modem recommandé par John pour faciliter les connexions depuis Tuvalu. Je voulais aussi voir Dinah, la fille d’Eti notre coordinateur à Tuvalu, transférée à Suva pour suivre son mari qui va y être dialysé sous peu. Son frère de 18 ans lui avait offert un rein, mais le père s’y est opposé pour raisons religieuses. Bien sûr je n'avais sur moi ni le dvd de l’anniversaire de leurs jumelles l’an dernier, ni les photos pour Dinah. Mal organisée la Gilliane ce matin... mais Dinah passera à l’hôtel dans l’après-midi.

David m’a raccompagnée à l’hôtel où Anare devait passer me prendre. Sur le chemin, je lui ai suggéré de me poser devant une boutique informatique dont Chris se souvenait... où, Alleluya, j'ai commandé le modem. David passera le prendre dans 15 jours et le remettra à un des marins d’Alpha Navigation. Déjeuner amical avec Anare qui va reparler de la biodiversité à Philippe dont c’est plus la partie et qui était malade.. Rendez-vous pris le lendemain avec Anare et Sikeli (notre spécialiste biogaz).

En rentrant, j'ai eu le sentiment agréable d'avoir 3 bureaux potentiels à Suva (sopac, apnl et uicn). Et dans ma boite déjà plusieurs messages de Paul avec des coordonnées de fournisseurs de pompes. Et deux messages à la réception: Thomas qui disait venir prendre un verre le lendemain. Il quitte ADB et prend sa retraite. Et Gremm chemical : nos litres de méthanol qui risquent de n’être disponibles que dans 3 semaines minimum. D'après david il y a maintenant 2 cargos par mois, si c'est vrai c'est génial et on gagnerait un peu de temps.

Dinah en bonne tuvaluenne a oublié dès qu’elle me l’a dit qu’elle passait à 15h et est arrivée à 18, avec Tevave, son mari.. On prenait un verre quand Paul est passé me rendre ma clé usb oubliée sur son ordi. En attendant, dizaine de coups de fil y compris à DHL pour vérifier nos expéditions en provenance des US et Europe… Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour j’aurais à me spécialiser dans tous ces outils qu’il nous faut maintenant commander, des pompes à eau (à fuel ou électriques, 220 ou 12v, diamètres et longueurs des tuyaux, submersibles ou pas…) des générateurs (Gilles a besoin d’un tout petit générateur diesel, j’avais cru avoir trouvé la merveille, sauf que c’était un générateur essence arghh !)… Et faire transporter du méthanol considéré comme « dangerous goods », ça non plus je n’aurais jamais pu imaginer devoir m’investir là dedans..

Ce soir-là j’ai dîné d’une soupe de potiron à la noix de coco à l’hôtel. Délicieuse.

Le mercredi, dernier jour de la halte fidjienne avant de m’envoler aux aurores jeudi pour Funafuti, la matinée a commencé chez DHL, accompagnée par un chauffeur de taxi qui en 10 mn voulait m’épouser après s’être renseignée sur ma situation maritale. Il m’a attendue une heure sur le parking alors que je lui avais évidemment dit que ce n’était pas là peine.. Y’a des centaines de taxis qui sillonnent Suva… Vérifié avec DHL les divers documents d’expédition par bateau de France et de Californie et essayé de me rassurer : nos équipements seraient bien dans le bateau du mois de mars, et les expéditions suivantes se passeraient bien. Pour la récupération de nos « dangerous goods » à Tuvalu, Panapasi m’a conseillée de voir avec les importateurs de gaz comme le mari de Susie.

Mon amoureux transi m’a reconduite à l’hôtel à temps pour le rendez vous avec un représentant de pompes. Il a refusé le paiement pour la course et a insisté pour me déposer à l’aéroport le lendemain matin. OK. Ca m’évitera d’en appeler un. Merci Atu.

Déçue que Sikeli reporte notre réunion à l’après midi, il aurait tout de suite vu quel type de pompe à eau il avait besoin… Car bien sûr, l’après midi j’ai compris que je m’étais plantée sur les options (pas du tout submersible, pas du tout électrique, au fuel…), comme je m’étais plantée en rêvant avoir trouvé le générateur des rêves de Gilles, au prix qu’il avait annoncé… de moins de 1 KVA et surtout de moins de 20 kg donc transportable en avion… Le diesel est 3 fois plus cher, 3 fois plus puissant, 3 fois plus lourd.

J’ai fini les take out indiens de l’avant veille sur le pouce entre téléphone et emails en attendant la voiture de Total Fidji que m’envoyait son responsable, très sympathique…. Sincèrement soucieux de l’environnement semble-t’il, (c’est lui qui a ouvert la discussion sur les déchets, les émissions), objectif, simple, diplomate sans être langue de bois, drôle, efficace et gentleman. Comme il l’avait proposé, il m’a fait déposer ensuite à l’ambassade… pour un rendez vous dont je reparlerai j’en suis sûre car il mérite d’être narré.

Retour à l’hôtel pour discuter biogaz avec Sikeli. La production de gaz s’est arrêtée à Amatuku. Depuis qu’Utala nous en a avertis, on mène l’enquête… Il y avait d’abord trop d’eau. La mise en place des solutions préconisées par Sikeli, Sarah et Gilles ont été efficaces mais maintenant, c’est trop sec ! Le problème ne vient pas du nombre de cochons dans la porcherie, comme l’affirmait Sopac, Sikeli vient de terminer un biodigesteur qui marche très bien avec 14 porcs. On est au-dessus, sans compter qu’à la longue même deux cochons auraient produit assez de gaz pour que ça marche. « Il suffit de remettre la quantité idoine d’eau pour que ça reparte ». Si ça ne repart pas c’est, comme je le redoute, que pendant les grandes marées, de l’eau salée s’est infiltrée. Si c’est le cas, on reprendra l’étanchéité jusqu’en haut du col…

Finalement je ne verrais pas Thomas d’ADB. Avertie de son appel à 21h30, il me demandait de le rappeler à 17h… J’espère que nous aurons l’occasion de nous voir en juin. C’est un type sympathique, un suédois, qui amenait toujours à Tuvalu une bonne bouteille de vin à la partager autour d’un dîner souvent médiocre.

Après une heure à passer les mails les plus urgents avant de partir principalement aux fournisseurs fidjiens présumés, j’ai grignoté un mauvais dîner à l’hôtel.

Jeudi 26, ça y est j’y vais

Le chauffeur de taxi a regretté que le trajet jusqu’à l’aéroport de Suva ait été si court. Pas moi, c’est une petite heure quand même et je suis, pour la première fois, arrivée la dernière à l’aéroport.. Alors que d’habitude, les Tuvaluens arrivent à la dernière minute, ils étaient déjà tous là. A la sortie du taxi, attablés au petit café de l’aéroport, sur le trottoir, un employé de l’ambassade taiwanaise qui s’occupe du jardin/ferme F1 et ce que j’ai supposé immédiatement être le nouveau couple d’ambassadeurs taiwanais, puisque Tine, le Haut commissaire à Suva, m’avait appris que Daniel notre ami avait perdu sa femme et était rentré au pays. Le petit (par la taille) taiwanais dont j’ai oublié le nom a fait les présentations et rendez vous est prévu pour faire que je leur parle d’Alofa dès que je trouve un moment.

Sur un banc à 3 pas, 3 femmes, si j’avais reconnu l’épouse de Tito, un membre de notre comité et grand fonctionnaire auprès du premier ministre, il a fallu que j’avance un peu pour reconnaître celle au plus grand sourire : Susie notre présidente. Vraiment heureuses de nous revoir. Je me réjouissais de faire le voyage avec elle, mais elle m’a appris qu’elle terminait une formation de professeur à Fiji (où 2 de ses enfants viennent d’entrer au collège) jusqu’à Avril. Elle est partante pour prêter main forte à Fanny pour le chapiteau qu’Alofa organise avec Te mana o Te Moana à Papeete fin avril.

A l’enregistrement, Tau, le ministre des transports, m’a claqué un bécot de bienvenue. On pensait se revoir dans la salle d’embarquement. Sauf qu’il m’a fallu un peu plus de temps qu’eux. D’abord, Air Pacific ne m’avait fourni le ebillet que pour l’aller. Et puis même s’ils m’ont fait une fleur sur mes 60 kg de bagages, la surcharge coûtait près de 200 dollars fidjiens. L’an dernier j’avais fait le tour de la file pour me délester auprès d’autres passagers, là, bonne dernière, y avait plus personne. Et bam leur machine Visa ne marche pas, la fille part ¼ d’heures dans un bureau pour faire ça à la main pour finalement revenir et m’indiquer un tout nouveau distributeur de dollar. Elle aurait pu le dire avant.. Au duty free un mec est venu me serrer la main et m’a demandé si Sarah venait aussi. Je ne sais absolument pas qui il était, mais c’était gentil. Dans la salle d’embarquement un autre idem. Il ne se souvenait pas de mon nom (« I’m not Sarah »). Tous les deux lisent nos newsletters. Sans doute des membres, difficile de les connaître tous. A propos de membres, avant hier pendant mon meeting de plusieurs heures à la Sopac, Rhonda, qui s’occupe d’eau m’avait accueillie avec un « vous connaissez Alofa Tuvalu ? ». Elle m’a appris qu’une femme s’est revendiquée membre d’Alofa Tuvalu au cours d’un atelier Sopac. J’ai énuméré les noms les plus proches, ça ne lui disait rien. Donc je ne sais pas qui sait mais c’est sympa.

Dans l’avion, mon voisin m’a parlé de la BD, du film. Je lui ai raconté ce qu’on allait faire. Il va nous aider sur l’étude de replantation et todi. Il est lui de Nui (mais travaille à Funafuti, aux ressources humaines, auprès du PM) et les nuiens ont commencé à estimer les arbres à remplacer. Quand l’hôtesse m’a proposée de m’installer au premier rang, là où il y a plus de place, de l’autre coté de l’allée de Tau, le VIP quoi…, il m’a redit combien il était prêt à aider. « Voilà où j’habite, j’ai une voiture si vous avez besoin d’aller où que ce soit, je vous emmène ou je transporte ce que vous avez à déplacer ».

Tau m’a fait signe quand Niulakita a surgi des nuages, la plus petite des îles puis Niukelaelae une demi heure plus tard… Ce n’est qu’à l’arrivée que j’ai regretté de n’avoir pas sorti la caméra : le meilleur survol depuis 2003. Tant pis.

25 / 03 / 09 - 08 : 36

lundi 9 mars 2009 - Funafuti -

Un mois déjà que j’ai quitté Paris et je sais que quelques-uns de notre cercle proche se demande bien « ce que je fous ». 1 semaine à Jersey City, une autre entre L.A. et Fidji (dont 24 heures perdues dans un fuseau horaire). Arrivée à Tuvalu le 26 février. Entre mes fleuves chronologiques et mes pattes de mouches sur filofax et sur ordi et le manque de temps ici et là-bas, le blog a pris un mois de retard..

Cette fois, c’est parti pour des kilomètres de petites notes prise dans les avions ou l’autocar qui m’a menée de Nadi à Suva, et depuis la maison péninsule depuis. Des rencontres, instantanés de vie et nos actions en filigrane que nous partageons, entre deux listes de choses à faire, avec qui aura le courage et l’envie de les parcourir. Des lignes qui n’auront sinon vécu que le temps d’être posées. Une virgule de vie, aussi brève que Tuvalu est petit.

NEW YORK-NEW JERSEY
Une semaine chez mon fils, avec mon petit fils Egon à Jersey City à jouer les grands mères. Un plaisir. Je suis très fière d’eux deux. Le voisinage m’est familier : parents, grands parents des copains d’Egon, instits et animatrices d’après les classes, les rares commerçants, les gardiens de l’immeuble. Difficile de ne pas tailler une bavette avec l’un ou l’autre en sortant de la maison. J’ai repris mes campagnes anti-gaspi en famille, auprès du voisinage -enfants et parents-, de l’école. La nouvelle co-locataire péruvienne de mon fils m’a demandé de lui en dire plus sur les règles de recyclage. Ca entre ? J’aime bien Jersey, je suis contente que mes deux garçons y soient installés, c’est calme.

A NY, just’en face, c’est l’exact contraire. On se glisse, inaperçu, dans la foule de gens toujours pressés. Vitesse, bruit, pollution…, c’est l’agression permanente. Les new yorkais courent toujours, sans se préoccuper des autres autour. Je tenais Egon à l’abri dans mon sillage quand on se promenait… Une fois, deux jeunes femmes lui ont proposé leur siège…, ce type d’attention est tellement rare à NY que ça m’a vraiment surprise… A Manhattan, en fait je ne me souviens même pas avoir vu d’enfants dans les rues. Aux US, je ne me ferais jamais non plus aux coupes de présentateurs télé si terriblement apprêtées qu’on dirait des perruques. Les présentatrices ne font pas vraiment mieux. Et je ne parle même pas du look.

En même temps, moi qui ai dû mettre 3 saisons dans une valise, je ne devrais pas trop la ramener. Hiver cinglant à Paris, sibérien à NY, un peu plus clément à L.A, été tropical et saison des pluies à Fidji et torride à Tuvalu. Et printemps qui aura peut-être tourné à l’été au retour. Allez faire une valise avec ça !

De NY à LA : Emily, une bonne amie de Sam m’a accompagnée à l’aéroport. Moi, qui préfère les taxis, ce jour là c’était bienvenu. Dans l’avion Continental Airlines qui m’a valu de ressortir ma carte frequent flyers, qui dormait dans son étui depuis 20 ans ! un sentiment bien agréable d’anonymat complet. Peut-être parce qu’aujourd’hui je ne me demande plus, quand les gens me regardent, ce que j’ai de travers. L’avion Paris/NY était presque vide.. A moitié plein, ça m’embête un peu… quand il est aux ¾ vide, je préfèrerais qu’ils l’annulent. L’NY/LA en revanche était bondé, j’ai pu appliquer la règle pour m’éviter de culpabiliser sur mes émissions de gaz à effet de serre que je sais élevées… Un avion plein diminue ma part…

Une seule comédie à me mettre sous l’œil : Austin Power : un peu gras à mon goût mais les comédies sont les seuls films (ou presque) que j’accepte de voir depuis des années… Pourquoi se tirer des larmes ou se provoquer du stress supplémentaire quand la vie quotidienne en offre déjà trop ? Avec des hits des 70’s dans les oreilles ça le fait pas mal.


VENICE CALIFORNIA

Chris m’a cueillie à l’aéroport. Quelques jours à LA pas bezef, mais là encore c’est la famille, la maison, son jardin, ses opossums.. et les gamins du voisinage.. Le premier, Froggy, que j’ai connu bébé, sort d’une adolescence difficile. Poignardé à 12 ans par son frère, baigné dans l’univers des gangs. Il avait lu la BD y’a une paire d’années et m’en a reparlée. La tendresse de ses yeux, son hug affectueux et son regret que je parte aussi vite m’a touchée. Ensuite, le fils de mon amie Dee, 10 ans, venu avec sa mère pour une visite surprise à trois heures du décollage pour me montrer son nouveau chien.. Un gamin super qui m’a bien sûr parlé de Tuvalu. Enfin et ce fut plus étonnant, le fils français de 12 ans d’un pote de Chris en visite : alors que je lui donnais la BD en anglais, il me répond « ah mais je l’ai étudiée en classe en France »… Il ignorait tout de la situation globale et nous avons beaucoup discuté. Il a posé des tas de questions. Parlant de recyclage, il se demandait si la manufacture de produits recyclés ne polluait pas autant qu’à partir de matières premières. « Ce sera à toi, à ta génération à essayer de réparer nos bêtises »... Il a conclu notre conversation, un peu stressé « il faudrait plus de gens comme toi ».. J’espère ne pas l’avoir trop traumatisé en expliquant la situation dans laquelle nous nous trouvions. Ces trois là en tout cas se souvenaient du nom de Tuvalu. Mon petit fils continue d’en parler comme de « l’île de Manette » mais ce soir, j’ai reçu une photo de NY, où dans sa douche derrière son nouveau rideau il montre du bout du doigt le petit point sur la carte du Pacifique : Tuvalu.

Bye Bye LA

La halte californienne se termine. Les dernières fournitures sont achetées jusqu’aux 2 litres d’huile d’olive pour le curry de Sarah. J’ai réduit un peu la liste faute de place. Fais l'impasse par exemple sur les piles de la lampe torche.., y en a dans la boutique de Susie. Je n’ai pas encore pris le pli, mais on trouve maintenant pratiquement tout sur place.. si on n’a pas de goûts de luxe.

Les 2 sacs sont pesés à 23 kg pile chacun... Il y a encore 18 mois on avait droit à 2x32... Entre les bandes, les cartouches, les nouveaux bouquins, les douceurs de toutes sortes et en quantité, les tshirts Obama, une bonne dizaine de kgs en plus par rapport au départ de New York où j’avais pu me délester à NY et à L.A. d’un peu de mes kgs

Cette année, on emporte aussi du matériel pour les formations : le fuepol testé pour la production de biodiesel de coprah par le Cirad l’an dernier, un gazogène en kit pour aller au-delà du petit gazo construit sur place l’an dernier par Gilles, notre spécialiste biofuels qui revient cette année, et les ingénieurs de TMTI. Ca bien sûr n’est pas dans ma valise mais sur des cargos. J’ai aussi profité du passage aux us pour commander des fours solaires et un scooter électrique, Chris a négocié le scooter à prix coûtant avec le distributeur. Je dois voir avec Grace, la « loueuse » de motos, si elle a une préférence ou une autre idée pour le transport que DHL.

Appeler Joannie, Sam, nettoyer le bureau,… aller voir ma voisine Rosie, celle qui avait profité de mes miles pour faire le voyage à Paris dont elle rêvait depuis sa prime enfance.. J'ai sans doute déjà raconté cette histoire.. et là heu.. faut que j’y aille !

Fiji se profile.

Chris m’a accompagnée à l’aéroport, prêt à reprendre un ou deux kgs de mes valises si je dépassais les limites. Après plusieurs heures de pesage et d’angoisse à base de « qu’est-ce que j’enlève si y a trop ? », ils pèsent pile poil 23 kg chacun ! Les dieux étaient vraiment avec moi : le comptoir avant d’embarquer m’a changée pour un siège couloir, que j’adore, et comme ma télé ne fonctionnait pas, ils m’ont déplacée, couloir toute !, une rangée derrière les 1ere classes, où j’ai pu voir le film, écouter ma musique, étendre les jambes et dormir pendant que nous couvrions les 12060 km qui nous séparaient de Fidji.

De Paris à NY à L.A, j’étais dans un environnement protégé familial, Fiji c'est un peu plus l'inconnu quand même. Y'a plus Léonie ma copine de NZ Aid et pas mal de trucs à essayer de régler toute seule. Nos transit de matériel notamment. Expédier quelque chose à Tuvalu c’est possible, l’assurance qu’il arrive, l’est moins. Et puis s’il arrive, on ne sait jamais trop quand. Pour certains trucs c’est bien d’être sur place. Voir la Sopac, Uicn, Sikeli pour parler biogaz etc. Je dois aussi chercher le modem que nous a conseillé John pour accélérer la connexion à Tuvalu histoire d’assurer une communication tolérable avec le reste du monde. Le téléphone ne fonctionne toujours pas – ou si peu – à sa place, adsl gagne du terrain (encore faut il avoir un modem idoine).

Arrivée à Nadi

Les cieux m’ont encore fait de l’oeil. J’ai attendu mon 2e bagage des plombes… Et y’avait une queue pas possible au contrôle des bagages… pour lequel je paranoie toujours. Premier contrôle, ça passe, deuxième point de contrôle. Une fille m’a fait signe… Devant son écran « c’est quoi, là, on dirait une bouteille ». Je ne savais pas trop « sans doute du café ». C’est bon » m’a t’elle dit avec un sourire… Le gentleman des douanes debout derrière qui en général ouvre quand même les bagages histoire de, m’a aidée à les remettre sur le caddy et m’a fait signe de passer à gauche quand tout le monde allait à droite… Une seconde de panique encore… C’était la sortie… Libre d’acheter une carte Sim, d’avaler un café, d’acheter le ticket de bus et de noircir un peu plus mes poumons. Et le car arrivait… Sans que je demande quoi que ce soit, un mec m’aide à ranger mes bagages dans le coffre « vous faites partie de la compagnie de bus ? « « non je suis taxi.. » Du coup j’ai dérogé à la règle de fidji, où personne n’est habitué à recevoir un pourboire… Ce n’est plus familial mais, après 9 voyages, c’est au moins familier. Et je me sens assistée !

Dans le bus de Nadi à Suva : Herbier blog

7H30. Le car part à l’heure. A la sortie de la petite ville de Nadi, le temple hindou a été repeint et brille de 1000 couleurs ; un petit héron pavane sur les fils électriques juste au dessus de 2 buffles…

Les 4 h 30 de route sont un émerveillement à chaque fois renouvelé devant la luxuriance environnante. Une biodiversité végétale à couper le souffle, contrairement à Tuvalu où on en a vite fait le compte, à Fidji je serais incapable de chiffrer le nombre de plant sur 1 m2.
Prédominance de verts de toutes sortes… Tiens des pins, jamais remarqués… beaucoup de pins… Des grappes de fleurs jaunes pendent d’arbres énormes, des plumeaux mauves, des plumets roses, des frangipanes blanches, des roses, des fleurs rondes oranges, d’autres jaunes ou blanches à pétales, d’autres droites dans leurs bottes sur de petits arbustes, des cloches roses pales ou foncées..

Dans ces situations, je rêve d’un compagnon de voyage biologiste qui puisse m’instruire, comme l’avait fait Patrick Blanc, il y a comme un siècle chez Mimi Pilhan, en jetant un œil sur la photo du plus grand arbre du jardin californien « humm beau spécimen de Dombaya ! »

Clochettes mauves, fleurs d’arbre à coton jaune comme en Australie, bougainvilliers de toutes tendances y compris un saumon pale magnifique, alors que je déteste l’arbuste à grappes saumon passé de fleurs elles mêmes toujours comme fanées…

Lauriers roses, bouquets de fleurs cerises, succulents à boutons roses, fleurs rouges en forme de sapin de noel, tamarin ou tamaris, boules de buis bleues, palmes et bananiers, oiseaux de paradis de toutes sortes bambous de 15 mètres, fougères parasol de 3 mètres, arbres a feuilles d’acacias, d’autres pourraient être des mimosas sauf que les fleurs sont des plumets rouges..

Liserons géants aux feuilles grosses comme des nénuphars ou plutôt comme des feuilles de kiwi, et autres lianes.. La jungle… mais aussi la mangrove, les plantations de papayas et le maiîre des arbres fidjiens : le manguier haut de plusieurs étages qui semble s’arrondir pour mieux protéger ceux qui vivraient/vivent dessous.

On s’approche de Suva, plus les plantes domestiquées se multiplient, dans les rigoles les fleurs de nénuphars roses et mauves se dressent fières sur leur longue tige tandis que les Dish Sky pacific fleurissent sur des baraques pas plus grandes que des petits poulaillers

Si la route a été refaite et des ralentisseurs installés depuis le déluge de 2007, celui d’il y a quelques mois, a laissé ses traces sur les plages avec des troncs arrachés par des dernières grandes pluies qui ont fait plusieurs morts dans les villages et privé d’électricité plusieurs centaines de milliers d’habitants à Fidji. Et d’après Anare on ne peut pourtant pas dire qu’il se soit agi d’un cyclone ou hurricane.

OK j’arrête ☺ Ca m’a bien occupée ce voyage d’observation de près de 5 heures. Agréable au point d’en oublier les hurlements d’un bébé d’un bout à l’autre du chemin…

Fetaui..

16 / 03 / 09 - 16 : 09





16 / 12 / 08 - 13 : 54

Troisième participation pour Alofa Tuvalu au Festiventu, rendez-vous incontournable des amoureux du vent et d'une planète respectée à Calvi, sur la bien nommée île de beauté. Une opération Chapiteau "A l'eau la Terre" soutenue pour Alofa par l'Ademe et le Conseil Régional d'Ile de France, sur l'espace Fête en l'air où l'équipe du Festival nous offrait l'opportunité de travailler pour la première fois avec Surfrider.

Avant la mise en ligne d'un récit plus exhaustif de ces 5 jours d'animations sur les changements climatiques et les moyens d'y faire face, menés en collaboration harmonieuse et complémentaire avec Surfrider donc et les Petits débrouillards, partenaires historiques de ces opérations, voici un petit aperçu en images :



11 / 11 / 08 - 13 : 30

Saturday, october 11th, the Arizona Verde Valley School rewarded Christopher Horner for Humanitarian And Artistic Achievement for the documentary "Trouble in Paradise"' and for Alofa Tuvalu's investment into
helping tuvalu, the first sovereign nation threatened with disapearing due to global warming related flooding.



Chris Horner, an alumni from Verde Valle School, made the trip from California to get the awards and discuss with the students. He represented as well, Gilliane Le Gallic, initiator of Alofa Tuvalu and the film co-producer.
More info about the film and the Small is Beautiful project :
www.europeantelevisioncenter.tv and www.alofatuvalu.tv

26 / 10 / 08 - 08 : 51

La Fondation Ashoka sillonne le monde à la recherche d'entrepreneurs sociaux. Le 9 octobre dernier, Gilliane était invitée à exposer son action en faveur de Tuvalu au Cirque d'Hiver, un marathon bien sympathique fait d'ateliers et d'entretiens individuels, et de jolies rencontres.









09 / 10 / 08 - 18 : 00







et bienvenue à Yaily, bénévole colombienne qui a rejoint le siège d'Alofa depuis quelques semaines !!

02 / 10 / 08 - 18 : 00

Hi Guys,
Can’t believe how mad it has been and that we actually managed to get it together!! Bloody hard work but really enjoyed it!
The opening was great – there were many more people through than I thought there would be and everyone was genuinely interested in the issues.
The support has been so amazing that we have decided to do a closing party, also, Booter has offered to DJ for free (just have to keep him plied with wine!), so this should be an amazing night out!! All in the name of awareness raising of course!
Keep the faith! Cheers, Sarah



01 / 10 / 08 - 18 : 00

Les mardis de l'environnement, bébé commun de Marie-Pierre Cabello et Patricia Ricard, c'est tous les premiers mardis du mois à la Fondation d'entreprise Ricard à Paris.
Ce mardi de septembre, Gilles Vaitilingom et Gilliane Le Gallic, fraichement rentrés de Tuvalu venaient présenter la mission printemps-été 2008 d'Alofa.




Lors de cette mission, Alofa a mis le cap sur les biofuels, et démontré la faisabilité de productions locales pour usage local de biodiesel de coprah et d'essence de todi comme substitut à l'énergie fossile pour le transport maritime et terrestre. Les ingénieurs de TMTI ont également construit sur place et sur les plans de Gilles, un petit gazogène qui fournit du gaz en brûlant les cosses et bourres de noix de coco.

Ecoutez l'itw de Gilliane sur la radio de la mer: http://www.laradiodelamer.com/podcast/environnement/ecoutez-interview-de-gilliane-le-gallic-presidente-de-l-association-alofa-tuvalu-1141.html

Plus d'infos sur les "mardis": www.s-e-r-e.com
Plus d'infos sur la mission sur place qui s'est étendue d'avril à juillet dans ce blog...


30 / 09 / 08 - 18 : 00

Escapade bretonne



Après une semaine overloaded avec entre autres, les fignolages des comptes finaux pour l’Ademe et la rédaction en quelques jours en collaboration étroite avec Sarah en GB, d’une demande de fonds pour la biomasse auprès de Wisions, la perspective d’un voyage éclair sur l’île de Groix calait mal avec une franche envie de lever le pied, plutôt que le camp. Pour moi en tout cas, qui suis à Paris depuis mi-juillet à peine. Certes la déconnection était la bienvenue mais une dizaine d’heures de voyage pour un séjour de même pas 24 où l’attention ne pouvait pas être relâchée, ça paraissait un peu speed.



Le Festival du film insulaire de l’Ile de Groix désireux d’organiser un rapprochement entre îliens nous avait contactés il y a de plusieurs mois. En 2005, Patricia s’y était rendu pour accompagner « Nuages au paradis », sélectionné alors parmi les dizaines de films et documentaires diffusés. J’étais moi à Tuvalu et Fanny, as a matter of fact, qui ne travaillait pas encore à temps surplein avec Alofa, aussi. Cette année, François Baron, le papa du festival, avait ajouté au programme habituel, une touche développement durable et nous y avait conviée pour 2 « conférences », l’une dans l’après midi, après le film d’Hervé Corbières, où les actions d’Alofa sont documentées, l’autre le soir devait prendre la forme d’un débat entre îliens sur fonds d’échange d’expériences.

La magie a opéré dès que nous nous sommes assises dans le train (ou presque)… Dès l’arrivée à Lorient d’où nous devions prendre le bateau pour l’île de Groix, nous croyions reconnaître des faciès bretons partout… Bien sûr je me retrouve en eux. Bien sûr aussi ce n’est qu’une impression mais au moins ce qui est certain c’est que le parler est franc et par les temps qui courent ça fait du bien.



A notre sortie du bateau nous avons été accueillies par une gentille organisatrice dont j’ai oublié le nom qui nous a menée au Parcabout, un hôtel d’un genre tout à fait nouveau au beau milieu d’une forêt de pins californiens, pour que nous déposions nos sacs.



Ce fut notre première grande surprise qui nous a tenues amusées un moment et qui demeurera une image mémorable : en fait de chambre, il s’agissait d’un nid, une sorte de teepee en forme d’œuf, garni d’un matelas et d’une couette ronde, le tout suspendu à une dizaine de mètres de hauteur dans les pins, sanglé par des cordes marines et des filets élastiques.


L’opération dépôt de sacs a demandé plus de temps que dans un hôtel disons plus traditionnel : il s’agissait de grimper à 10 mètres, en se hissant le long d’une petite échelle large de 20 cm, d’enjamber ensuite agrippées au filet un trou entre deux troncs pour accéder à une passerelle elle aussi élastique et enfin à la « terrasse » également en cordage. Tout ça avec des sacs plus grands qu’une trousse… Ca nous a permis de réaliser que, la nuit, sans lumière, nous ne serions pas forcément capables de réaliser la même ascension sans dommage. La perspective d’une envie pipi pressante au milieu de la nuit a également été déterminante pour nous faire accepter la substitution par un nid à l’accès plus direct. Pour les envies de pipi nocturnes, on a quand même suggéré au dieu des pins californiens de nous en prémunir jusqu’au petit déjeuner…

Direction le site du festival ensuite. La sensation agréable de « chez soi » s’est trouvée confortée à l’arrivée sur les lieux vers 15h30: ceux qui s’y trouvaient, François Baron qui nous a accueillies, les participants qu’il nous a présentés dont l’administrateur de Tara avec qui nous avons partagé un cidre au soleil sur fonds de discussions sur la dérive écourtée du célèbre bateau.



Le mini débat d’après film, (vers 16h) pour lequel François m’avait recommandé de rester générale pour ne pas trop déflorer le débat du soir, fut familial, positif. Celui du soir fut plus officiel, avec les élus de quelques îles du ponant. Ca a démarré par une visio-conférence avec Soren Hermansen, directeur de l’académie de l’énergie sur l’île de Samsö au Danemark. Il a lancé un programme d’autonomie énergétique sur son île en faisant participer activement les habitants et ça fonctionne à merveille. Jean-Pierre Kerloc’h, Maire de l’île de Sein, a ensuite fait part de ses velléités renouvelables sur la petite île de 0,5 km2 à 1,5m au dessus du niveau de la mer…, intégrant dans son discours à notre plus grand plaisir le biogaz de déchets humains dont nous lui avions touché deux mots lors du dîner. Un refrain repris par Perrine et Henry, élus de Belle île et par le très positif Maire de l’île de Groix, Eric Régénermel. En tribune, (en fait de tribune il s’agissait d’une coque de vieux bateau) Christian de Marliave, responsable scientifique de l’expédition TARA et Pierre Sachsé, expert en maîtrise de l’énergie étaient là également pour rappeler l’urgence climatique. Dans le public, Dominique Voynet, résidente secondaire, et une députée.



Le fait que la plupart des maires présents considère le biogaz à partir de déchets humains comme une solution à leur problème d’assainissement, fut vraiment une grande surprise et un vrai bonheur, l’objet même de notre plan Small is Beautiful : encourager la reproduction des initiatives que nous menons à Tuvalu pour le bénéfice du plus grand nombre. Devant tant d’enthousiasme et d’envie de faire ensemble, nous avons lancé l’idée d’un jumelage entre les îles représentées ou l’association des Iles du Ponan avec Tuvalu, qui semble faire son chemin.

Tout s’est donc passé sans encombre. Au retour, nous étions, Fanny et moi, comme rassérénées, touchées au plus profond de nous-mêmes par la réalisation, qui n’était pas la première, de notre attachement à l’eau qui nous entoure, à la vie côtière, insulaire…



La petite mauvaise nouvelle : Si nous avons pu goûter au cidre breton, nous n’avons pas eu le temps/opportunité de croquer dans une crêpe… Les crêperies de l’Ile nous ont bien tendu leurs terrasses quand nous sommes arrivées le dimanche midi sur le port après une marche rapide sur le chemin côtier, sauf que le bateau nous attendait… déjà ! A Lorient, où nous avons poireauté une bonne heure aux alentours de la gare, pas de crêperies en vue, sinon fermées…

Et tandis que nous nous repliions sur des sandwish sncf, comme pour faire le lien et boucler la boucle, mon portable a sonné : c’était Laima, la femme de Panapasi, qui appelait de Bruxelles. La première fois depuis 4 ans que nous nous connaissons qu’elle m’appelle. Si ces derniers temps les contacts sont réguliers par email, les discussions par téléphone sont rares. Elle demandait assistance pour obtenir des formulaires des affaires étrangères belges qui ne parlent que flamand et français… pour acheter une voiture et accueillir dignement le Premier Ministre tuvaluen et sa femme Nala en visite éclair en Europe à la fin de ce mois.

Laima nous a demandé de venir deux jours avant l’arrivée du chef de l’Etat tuvaluen pour l’aider à looker l’ambassade façon Tuvalu. La décoration du siège parisien d’Alofa lui a donné des idées.



Allez c’est pas tout mais on a quelques trucs sur le feu, alors à plus tard / fetaui
Gilliane

30 / 09 / 08 - 10 : 19



14 / 07 / 08 - 18 : 00



13 / 07 / 08 - 18 : 00

Pour la conférence sur les "Migrations Climatiques" organisée au Parlement Européen par Hélène Flautre, député vert européenne, à l’initiative d’un travail de réflexion transdisciplinaire et concret sur la protection des personnes déplacées pour des faits climatiques. Alofa Tuvalu fait partie du groupe de travail, aux côtés d’Argos, Cristel Cournil, Harry Winjberg (Liser), Chloe Vlassopoulos…

Panapasi Nelesone, numéro 2 du gouvernement Tuvaluen et l’un des premiers soutiens d’Alofa, nous a fait la confiance d’accepter d’intervenir, à peine arrivé à Bruxelles pour des fonctions d’ambassadeur. C’était donc sa première intervention officielle en Belgique.







Plus d’infos :
http://www.flautre.net/spip.php?rubrique62
http://www.liser.org
voir aussi les « liens » du site d’alofa

01 / 07 / 08 - 18 : 00

Vendredi 27 ou 28 juin… vérification faite, c’est bien toujours le 27 ici à New York mais comme il est bientôt minuit, il est depuis 5 heures déjà le 28 en France..

Pour clore ce voyage, quelques jours donc aux US, où après 2 nuits à L.A., j’ai posé mes bagages, mon Mac et ces confidences de voyage. Nième part de moi que j’ai envie de confier à mes amis (y inclus et en priorité mes amies) ou au journal « intime » adressé à moi-même. Ce soir 1-j’ai ressenti le besoin de poser mes pensées en ouvrant ces pages sur un sujet plus mathématique, mécanisme, calcul de comptes de société, analyses et introspections : les plans prévisionnels, structures vertébrales de toute entreprise, de tout projet. 2-Ce qui m’a donné cette envie c’est de réaliser combien je passais de temps chaque semaine et avec un certain plaisir je dois l’avouer sur les prévisions financières. Je mettais à jour sur ma banque personnelle les derniers achats : une clé usb 8 go pour remplacer celle que Sarah a fait tomber, obtenue pour quatre fois moins cher que la toute première 8 giga. Elle mesure aussi la moitié peut être même moins… Tant que j’y suis : j’ai aussi acheté une cargaison de fruits frais pour la famille et de quoi faire de la raclette, un des plats préférés de mon fils.. Le poids de ces derniers achats bien plus conséquents que la clé de quelques grammes, a plus pesé sur le chemin du retour….

Réfléchissant à ce réflexe de « mise à jour » financière, (et à la nécessité de le faire particulièrement quand les finances sont à marée basse), j’ai réalisé que depuis les années 80, le fait de pouvoir utiliser l’informatique facilement, à la maison, m’a permis d’où que je me trouve de tenir à jour mes comptes prévisionnels sur xcell dans les moindres détails.. Ca nous a rendu de sacrés services quand dans les années 80, David, le père de mon fils, qui excellait et jouait les pionniers de la vidéo et déjà de la HD avait soif d’assouvir ses projets et qu’il nous a fallu obtenir de pharaoniques leasings et crédits dans lesquels nous avons dû tout investir pour entreprendre. A l’époque un magnétoscope professionnel, des caméras aux vidéo 2 pouces puis 1 pouce valaient chacun 1 million de francs… la HD, en 85, le double.. le premier générateur d’effets vidéo 5 millions de francs.. Un studio, une régie de tournage, une unité mobile coûtaient la peau des fesses, sans parler des câblages, de l’habillage… Plusieurs millions en euros d’aujourd’hui.. Alors que de nos jours avec le dixième et beaucoup moins on peut faire pas loin de ce que nous pouvions faire alors. Il m’a donc fallu « prévoir » sur plusieurs années les amortissements pour convaincre les organismes prêteurs. L’apparition de l’informatique et d’Excel a changé nos vies ! Qui pourrait imaginer aujourd’hui établir des comptes prévisionnels sur 10 ans au crayon à papier pour pouvoir corriger sans avoir à tout reprendre ?

Les milliers de choses qu’en tant qu’adultes nous devons mettre en place, prendre en charge, suivre, faire passer et rebondir, plus nombreuses au fil de l’âge, normal, profitent grandement de la facilité qu’apporte l’informatique et pour chacun de ces centaines de sujets, nous les vieux, avons dû adapter nos modes de pensées et modifier nos modes d’analyse.
La vie en est facilitée. Je ne sais pas comment j’aurais pu tenir de loin les prévisions bancaires d’alofa, etc, les miennes, sans l’informatique… et sans internet.. Une autre évidence qui m’est revenue ce soir c’est que ces prévisions/précisions que je tiens à jour permettent d’éviter les découverts et ce faisant de conserver de bonnes relations avec les banquiers. La confiance acquise depuis plus de 20 ans permet plus de facilités c’est évident. Et tenir de bons comptes nous a aussi apporté la confiance de la Banque d’Alofa… J’en reviens à mon affirmation de plus hauts : les comptes prévisionnels sont la colonne vertébrale de toute structure.

Ce n’est pas tout à fait exactement ce que je voulais mettre noir sur blanc ce soir. Je suis assez satisfaite de l’avoir oublié car je ne suis pas sure qu’il soit sage de tout partager en blog… Or j’ai naturellement cette tendance.. Ce soir, les stat de fréquentation du site expédiées par Fanny m’ont tout à fait convaincue du fait qu’il nous fallait prendre en compte un lectorat qui dépasse largement mon cercle amical : le nombre de hits est phénoménal.

Pendant cette semaine à New York j’ai, le jour, privilégié mon rôle de mère et grand mère et passé quelques nuits à suivre les affaires de Tuvalu. Echanges divers pour la suite du biogaz, le voyage de Sikeli pour aider les ingénieurs de TMTI à mettre en route les opérations de récupération de gaz… Sikeli attend le feu vert de la Sopac. Une des difficultés : si Sopac est d’accord pour financer cette intervention, une demande officielle doit être faite par Tuvalu et pas par n’importe qui : par le représentant de Sopac.. Personne à la Sopac ne le connaît. Quand Paul m’a envoyé le nom j’ai dû reconnaître que je ne le connaissais pas non plus… Je l’ai contacté en lui demandant s’il ne pouvait pas avoir été dans l’avion avec Tavau le jour où j’ai moi aussi pris l’avion, regrettant que nous n’ayons pas eu l’occasion de nous rencontrer et en expliquant bien sur le sujet de ce contact.. Contrairement à la plupart des tuvaluens, Uale m’a répondu immédiatement. Il était effectivement en voyage, il me dit m’avoir parlé au comptoir de l’aéroport et espère que nous nous rencontrerons next time, mais pas un mot sur l’objet de mon message… 2e tentative en plus long, lui proposant une base pour la lettre à Sopac… Repris contact aussi avec Barry, l’ancien capitaine de TMTI qui devait reprendre langue avec l’attaché culturel de l’ambassade de France à Suva, un de ceux qui voulant paraître importants font miroiter un tas de choses et ne donnent plus aucune nouvelle une fois rentré chez eux.. Les mails de l’équipe de TMTI, du ministère de l’énergie à qui il a aussi promis, sont restés sans réponse, aux miens le relançant pour eux, réponse « sybilline » : « je leur ai répondu en donnant tous les détails mais ils n’ont pas reçu ».. J’ai bien sûr insisté « puisque ça semble marcher sur mon ordi, merci de me communiquer ce que vous aviez à leur dire… » silence radio depuis.. Barry représentant la Nouvelle Zélande, devait lui aussi y aller de son mail à questions. C’est inadmissible que la France soit ainsi représentée. Certes Tuvalu est un tout petit pays et y’a peu de risques que d’eux mêmes ils osent se plaindre à la hiérarchie française de ce manque de considération mais je suis à deux doigts de le faire pour eux… car il s’est conduit avec nous depuis qu’il est en place, de la même manière inconsidérée, allant même jusqu’à prétendre qu’il n’avait pas notre dossier alors que j’ai, moi, dans mes archives, son message en accusant réception et annonçant un financement en décembre 2006 !

Parmi les dossiers traités : long message avec l’équipe de NAid avec laquelle j’espère concrétiser les échanges verbaux rapides à Tuvalu entre un bateau et un avion sur le projet fish documentation. J’en ai profité pour nettoyer et mettre à jour le dossier complet et remis les photos là où je les avais décollées pour amincir le dossier pour usage à Tuvalu… Rien que ça m’a pris près d’une journée (en décalé, la nuit..)

En plus léger, échangé avec National Geographic TV et Chris. Ils ont besoin d’images pour un spécial.

Aujourd’hui, récré à Manhattan : j’ai adoré sortir du métro à World Trade Center.. D’abord si les travaux du trou ne semblent pas avancer des masses, la station de métro elle même, les sorties, escalators, a complètement changé d’aspect et de direction. Un peu déboussolée en sortant dans une rue que je ne reconnaissais pas, j’ai du faire le tour du bloc pour retrouver mon nord… A partir de là j’ai eu la banane.. Plus qu’avant encore, plus qu’en Californie pourtant riche en la matière m’a t’il semblé aujourd’hui, NY est un vivier de visages étranges.. Plus fermés qu’à L.A. c’est sûr où on croise de sacrés personnages,… mais j’ai regretté que l’appareil photo emporté (pour enfin immortaliser l’image que mes yeux recevaient à chacune de mes remontées mécaniques du trou du World Trade métro, de réflections dans un vieil immeuble vitré) n’ait pas la taille d’une caméra espionne pour un album de gros plans… En prime une jolie scénette : un asiat portant un bâton sur l’épaule comme on peut le voir dans les rizières, avec à chaque extrémité un gros sac, dans l’un des canettes, dans l’autre des bouteilles plastiques.. récupérées dans les corbeilles d’un jardin public.. Ca m’a rappelé Los Angeles il y’a 20 ans quand nous voulions financer un petit camion pour les recycleurs solitaires qui traînaient leur récolte dans des caddies de supermarché jusqu’à la déchetterie..

6 jours encore à New York… d’où je ne sais si j’aurais encore envie/besoin de relater quoi que ce soit. Ce serait donc la fin de cette saison bloquesque... du printemps à Tuvalu.

Si vous lisez ces lignes c’est que vous serez allés jusqu’au bout… Bravo ! Ca n’a pas toujours dû être facile… J’élucubre trop souvent mais j’espère aussi vous avoir informés et apporté des précisions qui vous manquaient..

Nous essaierons de maintenir ce fil ouvert de Paris aussi pour vous tenir informés autrement que par les communiqués de presse ou newsletters par trop parsemées… Nous avions promis il y a plus d’un an, dans une newsletter en anglais de traduire des résumés de ces blogs, bien sûr nous n’en avons pas eu le temps. Ca ne sert à rien de s’en excuser ici bien sûr mais sachez en tout cas que nous en sommes conscients et qu’on n’en est pas très fiers…

Fetaui


30 / 06 / 08 - 20 : 30

Los Angeles, vendredi 20 juin 2008, 22h18…

La nuit dernière en essayant de compter, avec mon amie Dee qui avait tenu à faire le voyage de Pasadina à Venice pour m’embrasser, depuis combien de temps je n’avais pas dormi, je me plantais en ajoutant 19h de décalage. Ca c’est avec New York. De LA, la différence de fuseaux » n’est que » de 16h.. Quand même Dee savait que je ne tiendrai pas bien longtemps une conversation après 20h.. c’est à dire midi du lendemain à Fidji ou Tuvalu… Dee et moi nous connaissons depuis mon débarquement en Californie, avec Sam, mon fils en 1985. Elle est psy comportementaliste, quelque chose comme ça. Nous sommes devenues amies instantanément et nous sommes vues régulièrement tant que j’ai vécu à L.A. fin des années 90. Nous sommes demeurés très proches malgré la distance et le fait que nous ne communiquons quasiment pas entre chacune de mes visites. Elle n’a pas de email et promet depuis 5 ans que je ne vis plus en Californie de faire installer internet sur son vieux mac dont elle ne se sert jamais.

Ces dernières années, mes passages à L.A. se sont raréfiés et raccourcis pour ressembler à des éclairs. J’avais prévu d’y passer 3 jours cette fois. il n’en reste plus qu’un, aujourd’hui.. Ca ne fait pas grand temps à partager avec mes proches… Chris est bien sûr le premier avec qui ont été partagées les infos récentes de Tuvalu et les péripéties et autres updates de ces deux jours de voyage. Résumés mes coups de fil à Sikeli et à Paul de la Sopac sur la situation biogaz et le prochain voyage de Sikeli. Au moins l’étape Nadi/Fidji m’a permis de téléphoner, ce que je n’aurais pas fait si je n’avais pas été obligée de m’y poser.

Avec Dee, nous avons parlé deux heures de tout sauf de Tuvalu résumé en 3 mots «c‘était bien » … Des enfants, le sien, Aiden, 9 ans, les miens, Sam aujourd’hui 33 ans et Egon, 5 ans. De ce que sont devenus les amis. Au rythme de deux heures par an, c’est vite rempli.

Et puis j’ai pu parler à Sam et Fanny. Tous les deux ont l’air d’aller plutôt bien. Je retrouve Egon demain soir à NY. Sam passe la nuit chez sa copine et rentrera le dimanche. Entre son couple d’amis venus de France, Bebe la babysitter, egon et moi, y’a plus de place dans la maison. Ses amis s’en vont dimanche matin.

Ici à L.A. j’ai été ravie d’écouter tomber les prunes rouges un chouillah acide à l’extérieur et sweet à l’intérieur. Dee a eu droit à son sac, les voisins aussi. Ca m’a fait aussi grand plaisir d’embrasser mes trois voisins, ceux d’en face, Rosie à gauche de la maison et Tee à droite. Si je parviens à croiser à presque chacune de mes étapes califoriennes même très courte Rosie (qui fut le sujet d’une des california visions réalisées pour Canal Jimmy en l’an 2000), c’est plus rare de voir John et Gonzala, qui occupent le pavillon juste en face. John ne peut quasiment plus marcher. Il a beaucoup maigri. A tel point que quand, cette aprèm en passant devant sa maison sur le chemin du salon manucure du coin, j’ai aperçu une silhouette devant sa maison, un chapeau de paille sur la tête et le drapeau américain planté dans un fauteuil roulant, j’ai pensé que c’était une de ces sculptures « réalistes » de musiciens black des années 30.. Avant d’aller le voir, j’ai dû demander si c‘était bien lui à Rosie qui partait dans son van s’occuper de sa très vieille amie … Un peu plus tard, en rentrant du supermarché où j’ai fait quelques courses pour Paris comme le nescafé, dans un conteneur plastique génial pour utilisations ultérieures, j’ai vu Tee qui va fêter ses 89 ans ce week end, extirper une vieille tondeuse à gazon du coffre de sa bagnole des années 50… Il a une autre voiture plus récente, rutilante mais a gardé 3 autres gimbardes rouillées devant sa maison, qu’il déplace de temps en temps selon les autorisations de parking d’un coté ou de l’autre de la rue. La tondeuse ? C’est parce qu’obnubilés, sa femme et lui, par un jardin propre, ils ne peuvent voir une herbe plus haute que l’autre sur la micro pelouse devant leur maison… Quelques fois, quand je vivais encore là, Tee passait et repassait devant ma fenêtre de bureau en coupant les mauvaises herbes des 2 petits carrés d’herbe sur le trottoir devant notre maison… Leur jardin, derrière, est cimenté sur la plus grande partie. un citronnier, un abricotier. Ils ne supportent pas qu’une feuille tombée de leurs arbres demeure au sol plus de quelques heures.. Ca fait désordre. Alors quand les feuilles de nos arbres ont commencé à tomber dans leur jardin, Tee nous a demandé de couper nos arbres.. Nous avons élagué quelques branches qui surplombaient le jardin et Chris continue sans doute à le faire… un peu. Ca n’empêche pas la grande affection que nous nous portons. Quand je me suis installée dans la maison fin des années 80, j’avais beaucoup de mal à comprendre mes voisins. Entre l’accent et un vocabulaire et une conjugaison inhabituels, je devais les faire répéter plusieurs fois pour saisir le début d’un sens. Entre les I were ou we was, le langage de certaines communautés noires est un langage en soi, à tel point que dans les années 90, des établissements scolaires et universitaires ne rendaient plus obligatoire l’anglais/l’américain « pur ». Ca m’avait choquée qu’un état puisse renoncer à éduquer à ce point. Ceci fut abandonné après quelques années.

Ce vendredi midi, avec deux jours de retard par rapport au premier rendez vous téléphonique « conference call » pris avec Spencer du Genographic Fund, nous avons pu discuter. Nous nous étions rencontrés à Tuvalu et il tient à participer à notre projet, nous avons vu ensemble comment représenter notre application et sur quoi la fonder. Nous avons échangé aussi des informations à propos de son bouquin qu’il essaie de terminer tout en visitant 15 pays en 5 semaines pour le génographic project, l’arbre génologique des habitants de la planète.

Cette après midi nous sommes allés voir Zane le patron de la petite boutique qui distribue des scooters électriques. Un personnage sympathique. Il a deux modèles principaux, un type rétro sympa, un plus actuel. Nous devons en commander 2 complets avec batteries de rechange… Chris préfère le modèle actuel, plus proche de la forme à laquelle sont habitués les tuvaluens, moi je préfère l’autre, question esthétique mais aussi justement d’awareness… un modèle différent attire plus l’œil et donc les questions..

Enfin, ce soir, visite chez Joanie, la mère de Chris qui vit, avec Arthur son compagnon depuis une dizaine d’année qui vient, lui, de fêter ses 90 ans. Le jardin et la maison basse de Joanie sont magnifiques. Si les arbres de notre jardin de Venice s’étirent sur 3 ou 4 mètres, la cime des siens, à Pacific Palisades, est bien à 20 ou 30 mètres. Arthur qui a gardé une poignée de contacts de son passé de publicitaire et attaché de presse de cinéma m’a de nouveau proposé d’essayer d’aider. Il est certain que l’histoire d’une femme française qui s’investit comme je le fais dans ma mission pour Tuvalu doit intéresser les média américains. La dernière fois il voulait essayer d’organiser un genre de conférence de presse… Comme je ne reste, encore cette fois, pas assez longtemps, il propose d’en parler à son pote de Associated Press avec qui il déjeune jeudi prochain. Je pensais avoir dans mes bagages un double de l’article du Fiji Times de l’an dernier… Mais non.. J’espère que Fanny a un scan que je pourrai imprimer demain. Arthur ne manipule pas l’internet et si Joan sait envoyer des mails, je ne suis pas certaine qu’elle sache télécharger ou même qu’ils aient de quoi imprimer chez eux.

Maintenant il est minuit et si je veux lire quelques pages de ma saga CIA et me réveiller sans alarme à une heure raisonnable, il faut que je ferme boutique.



30 / 06 / 08 - 20 : 28

Transit/Transition

Hotel Mercure, Nadi, Fidji, mercredi 18 juin 2008, 22h30

Ce mercredi, si tout s’était passé comme prévu ces dernières 48h j’aurais dû passer la nuit dans le bungalow californien de Venice.

Pour la première fois depuis que je fais le voyage à Tuvalu, soit tout de même soit 7 fois, je n’avais pas imaginé, ni envisagé, ni espéré un instant que je pourrais devoir passer plus de temps que prévu à Tuvalu. Et je n’avais jamais pensé qu’un jour je serais obligée de passer 24 heures imprévues à Nadi, site du vrai aéroport international de Fidji, là où je devais prendre le vol Air Paciic Nadi/L.A. hier soir…

C’était encore une fois compter sans les imprévus. L’avion a donc fait faux bond à la dernière minute. Alors que tous les bagages étaient enregistrés et les cartes d’embarquement remplies… la fille de la réception de l’hôtel de Tuvalu est venue donner l’info à Risasi la patronne, mon amie et trésorière d’Alofa, avec qui je déjeunais pour échanger les dernières infos. Parmi celles que j’avais à lui passer, les points sur la banque et les en cours de Tuvalu… comme l’achat de grillage épais pour rassurer les résidents de Tuvalu en évitant que les petits cochons ne passent de l’autre côté du « diviseur » qui permet à deux propriétaires de partager un des 6 enclos de la porcherie, la facture de Tuvalu media pour la diffusion de nos émissions et l’indemnité mensuelle de notre ingénieur biogaz.. Il me fallait lui dire aussi que Daniel l’ambassadeur de Taiwan devrait lui donner un chèque à son retour des US. Et puis comme elle avait été la seule à ne pas venir à notre dernière réunion de copines chez Nala, y’en avait beaucoup plus à lui dire.

Je me suis retrouvée un pu décontenancée d’avoir occulté cette année cette possibilité d’absence d’avion, somme toute fréquente à Tuvalu. Mais ça n’a pas duré. Melton est venu me chercher à l’hôtel, « puisque tu ne pars pas, tu veux pas venir filmer les compétitions de théatre, « awareness corail », le programme de Semese, à l’école ». Melton leur avait demandé d’attendre qu’il revienne avec moi pour commencer la compet’ enfants… C’était à côté de la maison, il m’a affirmé que ça n’allait pas durer l’après-midi.. J’ai sauté sur sa mob. A l’école ma peine fut réduite puisque le message de Melton n’est jamais arrivé complet à Semese et quand nous sommes arrivés, la compet’ enfants se terminait… Une chance : j’ai vu les deux dernières minutes, c’était pathétique… Après, ce que j’ignorais c’est qu’il y avait aussi la compet des prof. Et ça, sur le thème « pirates of the reef », ce fut bien plus drôle. Ca n’a pas duré trop longtemps et tout le monde était content.

De retour à l’hôtel vers 4h, Risasi qui s’en allait m’a proposé de la représenter à la fête d’anniversaire de Sele, la responsable du restaurant. Quand la 15aine d’employés m’a vue passer, ils m’ont invitée. Ca les a amusés que Risasi m’envoie pour s’excuser de ne pouvoir y être, elle. J’ai apprécié la délicatesse du gâteau à la banane et du lait à la banane ou quelque chose comme ça qu’ils appellent « the banana fruit salad » que je n’avais jamais goûté encore. La fête terminée, je me suis installée pour lire devant le lagon et apprécier mon dernier coucher de soleil tuvaluen… Ensuite, puisque c’était un jour différent des autres, à 18h, j’ai décidé de me laisser aller à la fatigue qui m’envahissait après plusieurs courtes nuits, pour ma deuxième sieste du séjour, en espérant ne pas me réveiller à l’aube...

Je me suis réveillée juste à temps pour le dîner, que j’ai pris seule sur la terrasse en avalant le bouquin qui me suit partout depuis une bonne semaine : la Compagnie, l’histoire de la CIA de Littel…. A big book though… Passionnant bien mieux écrit que les Assassins Financiers.. Ce n’est pas le même sujet exactement, celui-ci traite beaucoup plus d’espionnage et de contre espionnage pendant la guerre froide (enfin pour le moment j’en suis aux années 60).

Appelé un taxi qui a mit 3 plombes à venir pour aller prendre un des adaptateurs à la maison et retour à l’hôtel… consultation internet pas trop painful… un mot à chris et redéjeuner avec Risasi et Tia sa sœur, ex manager de Tuvalu Media aujourd’hui dans la police. On a parlé de culture, de parfum… Cette fois c’est la comptable qui est venue dire à Risasi que l’avion n’arriverait pas à midi et demi mais à 3 heures… J’ai filé à l’aéroport pour vérifier que j’étais bien sur un vol suva/Nadi et qu’ils avaient bien changé mon Nadi/LA.

Là j’ai appris que oui j’étais bien confirmée pour suva/Nadi ce mercredi soir mais qu’ils me mettaient dans un hotel à Nadi pour un avion Nadi/La le jeudi… Sur le coup je n’ai pas réagi, d’autant que de Tuvalu, Stella ne pouvait pas faire grand chose, c’était le message qu’elle avait reçu de Air Fiji à Fidji…

Les réactions à mon départ m’ont touchée évidemment, les colliers, les fans, le fait que les gens se déplacent malgré l’horaire impraticable pour ceux qui travaillent, et ceux que je connais moins qui m’abordent et me demandent « combien de temps tu seras absente ? », même formule qu’à mon arrivée : « tu as été absente combien de temps »… Dans l’avion Nala, Apisai, Tavau, Solofa et la cinquantième équipe de la télévision japonaise avec, cette fois, leur famille venues les rejoindre avant le week-end… Je n’ai pas revu les officiels à la descente de l’avion à Suva, en revanche, derrière la porte VIP, une jeune femme faisait signe, je pensais qu’elle s’adressait à quelqu’un derrière moi, je n’avais pas reconnu Liliane la femme de l’ambassadeur de Tuvalu à Fidji « tu restes combien de temps à Suva, juste transit… bon je t’écrirais ».. Son mari aussi est venue me saluer aux bagages.

Si on m’avait donné le choix, j’aurais fait celui de passer 24h à Suva, la capitale administrative de Fidji plutôt que dans la petite ville touristique de Nadi… Certes, il n’y a pas d’hôtel Mercure à Suva, ni de Raffle, l’hôtel just’en face de l’aéroport où je pensais qu’Air Fiji m’aurait installée… C’était sans doute trop pratique, juste la rue à traverser. ☺
Certes l’hôtel Mercure à son charme et est plutôt luxueux (alors que quand Air Fiji à l’aéroport, m’avait annoncé qu’il m’avait réservée au Mioko, je prévoyais le pire et les images de l’hôtel crapoteux et loin de tout ou nous étions descendus, en 2003 avec Chris, à l’atterrissage à Nadi à 3h du mat… ignorants que nous étions des méthodes les plus simples pour arriver à Suva.. Il faut dire aussi que nous voulions voir un peu du pays pendant cette traversée obligatoire de l’île principale pour passer d’un aéroport à l’autre, celui qui nous emmène à Tuvalu)…. C’est donc à Suva que j’aurais préféré passer la soirée et la journée de demain… J’aurais pu y voir Paul, Sikeli, et notre ambassadeur et son épouse s’ils y sont encore. Leur mission se terminait début juin. J’aurais pu surtout voir Léonie (mon amie néo zélandaise rentrée au pays cette année après une douzaine d’années à voyager dans tout le Pacifique pour CanadaAid/FSPI et autres organisations de la région. Elle fait encore quelques missions et sa première depuis son réaménagement à Auckland la ramenait à Fidji cette semaine. Elle avait proposé de venir prendre un verre hier à l’aéroport de Suva. Je l’ai appelée en arrivant à l’hôtel chez les amis où elle réside. Avant c’est moi qui résidais la plupart du temps, chez elle, pendant mes transits à Fidji)…

Sas de décompression donc à l’hotel Mercure, un vrai retour à la civilisation, la télé, avec 5 chaines. Pas de chaines d’info mais National Geographic. OK c’est pas l’actualité fraîche mais c’est déjà pas mal.



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