Samedi 14 mars
Je pourrais dire à Fanny avec qui j’ai complètement zapé le rendez-vous skype du jour que l’internet ne marchait pas, mais je ne peux même pas. J’ai zappé… avec la visite surprise des journalistes danois qui voulaient, cette fois, regarder et recopier une bande d’un de leurs interviewés, just’avant diner ou plutot just’avant le pastis prévu avec John.. Ils sont partis à 8 heures, john est resté jusqu’à 9h peut être mais je n’ai eu notion de l’heure que là maintenant, l’esprit un peu partout avec le pastis entre autres…
Et puis comme on a décidé de ne pas dîner, vu la salade copieuse qu’il avait préparé pour le lunch. (John avait entendu mes furieuses envies de salades légères comme à Paris, laitue ou chêne tendre etc. et a fait avec ce qu’il a trouvé ce matin en allant repérer les rares rayons fruits et légumes de Tuvalu. Céleri, oignons, chou fleur (rare) et asperges et champignons en boite. J’avais apporté la première papaye cadeau, offerte par Polao, le mari de Susie notre Présidente, quand je lui avais demandé s’il avait un pieu pour découper la bourre de la noix de coco ramassée chez Monika.. Au premier coup d’œil, il a vu que ma noix n’était pas bonne, et me l’a échangé contre 2… Et une papaye !
Ce matin, à peine réveillée et attablée devant mon café, j’ai entendu qu’on appelait. C’était la petite fille de mon copain Kalisi que j’ai pas encore vu depuis mon arrivée. Elle non plus je ne l’avais pas croisée. Accompagnée de son cousin, elle m’a tendu fièrement le sac plastique avec une papaye… La 3e de la journée ! On a discuté comme on pouvait, car si je pense qu’elle comprend tout ce que je lui dis ou presque elle ne parle pas encore l’anglais. Son cousin plus âgé saisissait mieux. Lui j’ai compris que ça n’allait pas fort à l’école… Quelques mots sur l’importance de la connaissance et je leur ai expliqué que j’étais en train de prendre mon petit dej et que j’allais y retourner…
Avant une voiture qui pue s’était arrêtée presqu’en bas des marches avec un boom box comme dans les années 90 dans les rues de Los Angeles… Pour Elena… La première fois en 3 ans et sans doute la dernière !
Pendant que je n’étais pas à Tuvalu tout le monde a pris l’habitude de passer voir Elena, de dormir là, de venir voir son fils et s’ajoute maintenant la curiosité du « palagi » que je suis. Elle a moins de gens la nuit mais le jour ça défile. Globalement si cette promiscuité m’a un peu surprise au début, now it is OK. Je me demande seulement si j’aurai le cœur de dire à Elena d’aller dormir avec sa mère, comme avant, quand nous serons 4 palagis dans la maison à utiliser la chambre où son fils et elle ont entreposé leurs affaires, préférant dormir sur les tapis dans le salon qui nous servira de bureau..
Une fois prête, j’ai filé direct sur les claviers d’Alpha expédier les mails préparés la nuit. Et lancer la machine à laver. Les mails ont pris un moment, l’internet se coupe quelques minutes et repart à peu près toutes les 5 minutes. Un peu déstabilisant.
Vers 14 h, arrêt salade puis remails et direction maison pour étendre le linge sur la terrasse. John, lui, a glissé le sien dans le séchoir « je sais je sais j’utilise trop d’énergie… »
A la recherche d’un genre tringle souple, rencontré James Conway au Fusi. Blabla déchets. Réunion hier entre RoC et EU representatives locaux… Si j’ai bien compris RoC ne démord pas de faire ce qu’ils ont prévu de faire malgré les réticences de beaucoup et EU itou… avec l’espoir de tout chapeauter quand le projet RoC se sera cassé la figure faute de véritable analyse de la part des équipes taiwanaises qui ne font que dupliquer ce qu’ils connaissent chez eux… Bennes et camions pas adaptés, incinération des bois et bien sûr, « confétisation » du plastique… sans savoir qu’en faire. EU n’est pas mieux comme je l’ai déjà raconté et manque sérieusement de vision. Au moins RoC en a une ! Le côté positif c’est que pour une fois, il y a un semblant de coordination entre les donneurs même si ça ne mène à rien. Au moins, ils sont au courant des projets des autres ce qui fut rarement le cas dans le passé..
Rencontré aussi Pati Pati dans son jardin qui s’agrandit d’années en années. Elle a compris le système de replanter les graines d’une récolte. « pas avec les papayes F1 qui viennent de la ferme taiwanaise », j’ai été obligé de lui expliquer.. Quelle surprise de voir 2 énormes plans de basilic et surtout d’apprendre que les femmes viennent lui en demander et comme l’an dernier Pati l’utilise à la cuisine de l’hôtel… Ses poivrons sont un peu petits mais ça fait 3 ans que son plan donne des fruits… et les tomates plantées y’a 15 jours sont hautes de 10 cm. Je suis repartie avec… une papaye. J’y retourne demain car elle avait un peu de terre qu’elle est prête à partager pour mélanger à mon compost (qui en fait n’en est pas c’est plus des bouts de bois découpés), je suis sûre qu’il n’a pas mûri ni chauffé comme nous l’avait montré Vavao…
C’est chez Sue que j’ai trouvé la tringle à rideaux… Pris aussi une boite de tomates entières (ma phobie que sarah ne trouve pas « ses » tomates pelées pour ses curry, comme l’an dernier) Discuté aussi du problème de shipment… puisque ni UPS ni TNT ne font la liaison US/SUVA/TUVALU en bateau contrairement à ce qu’ils m’avaient laissé entendre et comme en a été informé Chris en appelant l’un et l’autre. J’en suis repartie avec un demi grappe de petites bananes, cadeaux de la maison.
Stop brosse pour la porcherie chez Jacks le magasin fidjien… La aussi ils avaient des tomates pelées… et m’ont assurée n’avoir subi aucune rupture de stock l’an dernier !
J’étais en train de changer une des tringles quand les Danois sont arrivés. Je n’avais reconnu ni leurs voix, ni leur ombre au bas de l’escalier… Ils ont regardé, sur notre caméra, les bandes filées par Seti sans y trouver les king tides. L’idée était de digitaliser direct sur son ordi. Un Mac avec Final Cut… qu’ils ne savaient pas utiliser. Le journaliste a demandé si les bandes dv s’enregistraient sur 2 faces ! Faute de King tides, j’ai digitalisé 1mn de là où on pensait qu’elles avaient été enregistrées (y’avait un plan avec de l’eau), effacées, remplacées par des prises de vues d’anniversaire… afin qu’ils s’en assurent en montrant l’extrait à Seti… Rasmus m’a aussi remis la trad BD, faite dans la nuit.
Et voilà comment j’ai zappé ce soir la partie de Skype prévue avec Fanny. Impulsion de sortir de ma torpeur et d’y aller mais il était vraiment trop tard pour déranger John.
Petite pause pour un mot à mon fils. Ca me manque de moins pouvoir communiquer, à lui aussi sans doute.
Je pourrais dire à Fanny avec qui j’ai complètement zapé le rendez-vous skype du jour que l’internet ne marchait pas, mais je ne peux même pas. J’ai zappé… avec la visite surprise des journalistes danois qui voulaient, cette fois, regarder et recopier une bande d’un de leurs interviewés, just’avant diner ou plutot just’avant le pastis prévu avec John.. Ils sont partis à 8 heures, john est resté jusqu’à 9h peut être mais je n’ai eu notion de l’heure que là maintenant, l’esprit un peu partout avec le pastis entre autres…
Et puis comme on a décidé de ne pas dîner, vu la salade copieuse qu’il avait préparé pour le lunch. (John avait entendu mes furieuses envies de salades légères comme à Paris, laitue ou chêne tendre etc. et a fait avec ce qu’il a trouvé ce matin en allant repérer les rares rayons fruits et légumes de Tuvalu. Céleri, oignons, chou fleur (rare) et asperges et champignons en boite. J’avais apporté la première papaye cadeau, offerte par Polao, le mari de Susie notre Présidente, quand je lui avais demandé s’il avait un pieu pour découper la bourre de la noix de coco ramassée chez Monika.. Au premier coup d’œil, il a vu que ma noix n’était pas bonne, et me l’a échangé contre 2… Et une papaye !
Ce matin, à peine réveillée et attablée devant mon café, j’ai entendu qu’on appelait. C’était la petite fille de mon copain Kalisi que j’ai pas encore vu depuis mon arrivée. Elle non plus je ne l’avais pas croisée. Accompagnée de son cousin, elle m’a tendu fièrement le sac plastique avec une papaye… La 3e de la journée ! On a discuté comme on pouvait, car si je pense qu’elle comprend tout ce que je lui dis ou presque elle ne parle pas encore l’anglais. Son cousin plus âgé saisissait mieux. Lui j’ai compris que ça n’allait pas fort à l’école… Quelques mots sur l’importance de la connaissance et je leur ai expliqué que j’étais en train de prendre mon petit dej et que j’allais y retourner…
Avant une voiture qui pue s’était arrêtée presqu’en bas des marches avec un boom box comme dans les années 90 dans les rues de Los Angeles… Pour Elena… La première fois en 3 ans et sans doute la dernière !
Pendant que je n’étais pas à Tuvalu tout le monde a pris l’habitude de passer voir Elena, de dormir là, de venir voir son fils et s’ajoute maintenant la curiosité du « palagi » que je suis. Elle a moins de gens la nuit mais le jour ça défile. Globalement si cette promiscuité m’a un peu surprise au début, now it is OK. Je me demande seulement si j’aurai le cœur de dire à Elena d’aller dormir avec sa mère, comme avant, quand nous serons 4 palagis dans la maison à utiliser la chambre où son fils et elle ont entreposé leurs affaires, préférant dormir sur les tapis dans le salon qui nous servira de bureau..
Une fois prête, j’ai filé direct sur les claviers d’Alpha expédier les mails préparés la nuit. Et lancer la machine à laver. Les mails ont pris un moment, l’internet se coupe quelques minutes et repart à peu près toutes les 5 minutes. Un peu déstabilisant.
Vers 14 h, arrêt salade puis remails et direction maison pour étendre le linge sur la terrasse. John, lui, a glissé le sien dans le séchoir « je sais je sais j’utilise trop d’énergie… »
A la recherche d’un genre tringle souple, rencontré James Conway au Fusi. Blabla déchets. Réunion hier entre RoC et EU representatives locaux… Si j’ai bien compris RoC ne démord pas de faire ce qu’ils ont prévu de faire malgré les réticences de beaucoup et EU itou… avec l’espoir de tout chapeauter quand le projet RoC se sera cassé la figure faute de véritable analyse de la part des équipes taiwanaises qui ne font que dupliquer ce qu’ils connaissent chez eux… Bennes et camions pas adaptés, incinération des bois et bien sûr, « confétisation » du plastique… sans savoir qu’en faire. EU n’est pas mieux comme je l’ai déjà raconté et manque sérieusement de vision. Au moins RoC en a une ! Le côté positif c’est que pour une fois, il y a un semblant de coordination entre les donneurs même si ça ne mène à rien. Au moins, ils sont au courant des projets des autres ce qui fut rarement le cas dans le passé..
Rencontré aussi Pati Pati dans son jardin qui s’agrandit d’années en années. Elle a compris le système de replanter les graines d’une récolte. « pas avec les papayes F1 qui viennent de la ferme taiwanaise », j’ai été obligé de lui expliquer.. Quelle surprise de voir 2 énormes plans de basilic et surtout d’apprendre que les femmes viennent lui en demander et comme l’an dernier Pati l’utilise à la cuisine de l’hôtel… Ses poivrons sont un peu petits mais ça fait 3 ans que son plan donne des fruits… et les tomates plantées y’a 15 jours sont hautes de 10 cm. Je suis repartie avec… une papaye. J’y retourne demain car elle avait un peu de terre qu’elle est prête à partager pour mélanger à mon compost (qui en fait n’en est pas c’est plus des bouts de bois découpés), je suis sûre qu’il n’a pas mûri ni chauffé comme nous l’avait montré Vavao…
C’est chez Sue que j’ai trouvé la tringle à rideaux… Pris aussi une boite de tomates entières (ma phobie que sarah ne trouve pas « ses » tomates pelées pour ses curry, comme l’an dernier) Discuté aussi du problème de shipment… puisque ni UPS ni TNT ne font la liaison US/SUVA/TUVALU en bateau contrairement à ce qu’ils m’avaient laissé entendre et comme en a été informé Chris en appelant l’un et l’autre. J’en suis repartie avec un demi grappe de petites bananes, cadeaux de la maison.
Stop brosse pour la porcherie chez Jacks le magasin fidjien… La aussi ils avaient des tomates pelées… et m’ont assurée n’avoir subi aucune rupture de stock l’an dernier !
J’étais en train de changer une des tringles quand les Danois sont arrivés. Je n’avais reconnu ni leurs voix, ni leur ombre au bas de l’escalier… Ils ont regardé, sur notre caméra, les bandes filées par Seti sans y trouver les king tides. L’idée était de digitaliser direct sur son ordi. Un Mac avec Final Cut… qu’ils ne savaient pas utiliser. Le journaliste a demandé si les bandes dv s’enregistraient sur 2 faces ! Faute de King tides, j’ai digitalisé 1mn de là où on pensait qu’elles avaient été enregistrées (y’avait un plan avec de l’eau), effacées, remplacées par des prises de vues d’anniversaire… afin qu’ils s’en assurent en montrant l’extrait à Seti… Rasmus m’a aussi remis la trad BD, faite dans la nuit.
Et voilà comment j’ai zappé ce soir la partie de Skype prévue avec Fanny. Impulsion de sortir de ma torpeur et d’y aller mais il était vraiment trop tard pour déranger John.
Petite pause pour un mot à mon fils. Ca me manque de moins pouvoir communiquer, à lui aussi sans doute.
13 / 04 / 09 - 09 : 46
Vendredi 13 mars 2009
La petite lampe de lecture que Fanny m’a trouvée avant de partir et la frontale (toutes les deux aux led) sont très pratiques. En revanche les quelques lampes achetées par Chris l’an dernier à L.A. me semblent kapout…
Il est bientôt 2 heures… J’ai déjà oublié le déroulé de mes ballades. Rendez vous sur le plan de déchet taiwanais… En fait Taiwan et l’UE financent 2 programmes déchets qu’il faut consolider… Taiwan fonce un peu vite mais met en place du recyclage.. En revanche, quand j’ai demandé quel était le plan pour EDF 10, Greg (l’ingénieur australien de Pulbic Works) a été un peu étonné comme si l’idée de la réunion c’était seulement de trasher le plan Taiwanais… Et moi horrifiée en réalisant que dans ce plan, à part les déchets organiques qu’ils laissent à Taiwan, ils sont opposés à toute tentative de collecte sélective… OK, le verre à la rigueur, ils ont compris que ça pouvait se concasser et se réutiliser sur place, mais tout le reste, y compris le plastique, ils veulent améliorer la décharge et pouvoir y compacter tous les déchets qui s’y trouvent (sauf les pops et autres déchets médicaux incinérés dans l’incinérateur de l’hôpital). J’ai exprimé un peu vivement ma déception, expliquant qu’il faudrait 10 ans, comme ailleurs, pour que les tuvaluens prennent le pli... Même si EU ne voit pas de débouchés, même si ça n’est pas rentable pour le moment, ils devraient envisager un minimum de tri. Taiwan veut faire venir des bins, OK discutons sur la solidité, sur la forme des bins, mais avec 3 bins ou sacs, déchets ménagers, recyclables et organiques ça peut le faire.. Un peu trop entendu aussi « des entreprises privées peuvent s’en charger »… Comme si quiconque pouvait vivre d’une opération dont eux-mêmes disent que ce n’est pas rentable. J’ai parlé de spirale, de cercle vicieux.. « Vous avez des millions dans ce fonds, vous ne pouvez pas par exemple, provisionner le salaire d’une ou deux personnes pour trier les déchets du 3e sac une fois à la décharge, c’est pas la mer à boire de les stocker à part… ». Un peu obtus, ils préférent la solution où on ne commence à faire que quand on saura où recycler… « mais c’est le même volume… et une fois que vous saurez où et comment recycler, il vous faudra 10 ans pour obtenir assez de recyclables.. ».. J’imagine que les équipes de Taiwan et de l’UE vont finir par s’entendre sur un plan médian, mais y’a du pain sur la planche et des kms à bicyclette à prévoir.
Une assiette rapide à l’hôtel où se trouvait un couple d’allemands arrivé en yacht.. Stephy, l’autre allemande arrivée la semaine précédente pointe son nez et m’informe qu’un autre couple d’Allemands a débarqué jeudi pour se marier à Tuvalu et repartir mardi… Ca m’a permis d’enfoncer le clou « tu vois que tu n’es pas la seule en Allemagne à connaître Tuvalu »… Puis quelques mails chez John, et petit saut à la maison pour vérifier si PWD a effectué la livraison promise d’une gouttière pour nos plantations. Non. foncé au waste management pour acheter du compost « vous devez venir avec vos sacs » en général trouvables à la coopérative, y’en avait plus… Une cliente m’indique que j’en trouverai à la coopérative de copra (qui ne fait plus de copra depuis longtemps). Ca tombait bien c’est là où j’avais rendez-vous avec Pasivao qui m’a effectivement confirmé qu’on aurait toute l’huile qu’on voulait et a incendié les politiques coupables/auteurs pour lui de la chute du copra… Pour se faire élire dans leurs îles, les candidats membres du parlement n’hésitent pas à promettre monts et merveilles et ont promis des taux d’achat du coprah à 2 $ le kg alors que le prix de la région oscillaient entre 0,35 et 0,50.
Refoncé avant la fermeture devant le tas de compost avec mes deux sacs… 2 employés les ont remplis (pour 8 dollars que je paierai à susan au bureau la semaine prochaine). Resaut à la maison. PWD avait bien déposé le gros pneu mais pas le bon bout de gouttière… Je resaute sur ma mob (aujourd’hui heureusement que j’ai abandonné le vélo) pour prévenir PWD.. Sur le chemin, je vois mes deux sacs au cul d’un camion… Super me dis-je.. A PWD je préviens les gars de leur erreur… A la maison toujours pas de compost… J’y retourne… Ils avaient tiré le rideau mais le responsable était encore là… Ils avaient bien livré mais à la maison d’à côté.. « OK, pas de problème, je vais les traîner.. ». « non, non c’est trop lourd je viens avec vous… » Il enfourche aussitôt sa mob, en portant le bucket de nourriture pour les cochons et avant d’aller les nourrir, m’a aidé à déplacer les sacs qu’en fait j’aurais pu traîner toute seul…. Entre temps, les gouttières, où j’espère pousseront nos tomates, étaient bien arrivées…
Chez Nala j’ai avalé 3 verres de Kaleve (todi frais à l’eau glacée) et récupéré mes bouts de tissu/rideaux ourlés, blabla une petite heure sur nos capacités respectives à faire des rêves prémonitoires. Elle, alors qu’elle ne joue jamais au loto, a rêvé les 6 chiffres… et les a annoncées à ses copines juste avant le tirage…. Mails.. avec l’urgente surprise d’Emma qui avait quitté la veille Tuvalu où elle était venue avec sa caméra filmer Tafue (un pasteur qui non seulement croit au changement climatique mais œuvre en tant que président de TuVan- tuvalu climate action network)… me demandant d’urgence des videos des king tides pour un montage du lendemain !!!!!! Tout ce que j’ai pu proposer ce sont des photos pas assez définies pour la télé… ou celles de chris où j’exige copyright et autorisation avant reproduction… Ca lui a semblé impossible ! Alors que quand nous nous sommes rencontrées, un des sujets principaux de notre conversation fut qu’au minimum les gens qui utilisent rendent à césar ce qui est à lui en inscrivant l’origine…. Nos deux échanges m’ont agacée au point qu’à chaque fois j’ai du sortir fumer une clope… John était outré. (pas de la cigarette, de l’incapacité à identifier, à reconnaître les droits des auteurs… même et surtout sans échange de sous…)
Pour me détendre, John m’a à nouveau proposé un délicieux repas avec quelques-unes des barquettes mitonnées ce week end : agneau au curry, petits pois/champignons et riz. Il ferait fortune s’il ouvrait un restaurant. Les Danois l’autre jour m’ont demandé, d’un air gourmand, si je pouvais recommander un autre resto que l’hôtel. Malheureusement à part le chinois crade qu’ils avaient, bien sûr, trouvé tout seuls, les 3 autres chinois passables sont fermés et devraient rouvrir next week. Quant au Filamona, les expériences des années précédentes n’ont pas été probantes. Peut être nous faudra-t’il quand même ressayer…
Il est maintenant 2h15.. Il faut vraiment que j’éteigne, pas mal à faire demain matin dont la lessive… et je commence à me décaler vraiment dangereusement vers le milieu de la nuit.
La petite lampe de lecture que Fanny m’a trouvée avant de partir et la frontale (toutes les deux aux led) sont très pratiques. En revanche les quelques lampes achetées par Chris l’an dernier à L.A. me semblent kapout…
Il est bientôt 2 heures… J’ai déjà oublié le déroulé de mes ballades. Rendez vous sur le plan de déchet taiwanais… En fait Taiwan et l’UE financent 2 programmes déchets qu’il faut consolider… Taiwan fonce un peu vite mais met en place du recyclage.. En revanche, quand j’ai demandé quel était le plan pour EDF 10, Greg (l’ingénieur australien de Pulbic Works) a été un peu étonné comme si l’idée de la réunion c’était seulement de trasher le plan Taiwanais… Et moi horrifiée en réalisant que dans ce plan, à part les déchets organiques qu’ils laissent à Taiwan, ils sont opposés à toute tentative de collecte sélective… OK, le verre à la rigueur, ils ont compris que ça pouvait se concasser et se réutiliser sur place, mais tout le reste, y compris le plastique, ils veulent améliorer la décharge et pouvoir y compacter tous les déchets qui s’y trouvent (sauf les pops et autres déchets médicaux incinérés dans l’incinérateur de l’hôpital). J’ai exprimé un peu vivement ma déception, expliquant qu’il faudrait 10 ans, comme ailleurs, pour que les tuvaluens prennent le pli... Même si EU ne voit pas de débouchés, même si ça n’est pas rentable pour le moment, ils devraient envisager un minimum de tri. Taiwan veut faire venir des bins, OK discutons sur la solidité, sur la forme des bins, mais avec 3 bins ou sacs, déchets ménagers, recyclables et organiques ça peut le faire.. Un peu trop entendu aussi « des entreprises privées peuvent s’en charger »… Comme si quiconque pouvait vivre d’une opération dont eux-mêmes disent que ce n’est pas rentable. J’ai parlé de spirale, de cercle vicieux.. « Vous avez des millions dans ce fonds, vous ne pouvez pas par exemple, provisionner le salaire d’une ou deux personnes pour trier les déchets du 3e sac une fois à la décharge, c’est pas la mer à boire de les stocker à part… ». Un peu obtus, ils préférent la solution où on ne commence à faire que quand on saura où recycler… « mais c’est le même volume… et une fois que vous saurez où et comment recycler, il vous faudra 10 ans pour obtenir assez de recyclables.. ».. J’imagine que les équipes de Taiwan et de l’UE vont finir par s’entendre sur un plan médian, mais y’a du pain sur la planche et des kms à bicyclette à prévoir.
Une assiette rapide à l’hôtel où se trouvait un couple d’allemands arrivé en yacht.. Stephy, l’autre allemande arrivée la semaine précédente pointe son nez et m’informe qu’un autre couple d’Allemands a débarqué jeudi pour se marier à Tuvalu et repartir mardi… Ca m’a permis d’enfoncer le clou « tu vois que tu n’es pas la seule en Allemagne à connaître Tuvalu »… Puis quelques mails chez John, et petit saut à la maison pour vérifier si PWD a effectué la livraison promise d’une gouttière pour nos plantations. Non. foncé au waste management pour acheter du compost « vous devez venir avec vos sacs » en général trouvables à la coopérative, y’en avait plus… Une cliente m’indique que j’en trouverai à la coopérative de copra (qui ne fait plus de copra depuis longtemps). Ca tombait bien c’est là où j’avais rendez-vous avec Pasivao qui m’a effectivement confirmé qu’on aurait toute l’huile qu’on voulait et a incendié les politiques coupables/auteurs pour lui de la chute du copra… Pour se faire élire dans leurs îles, les candidats membres du parlement n’hésitent pas à promettre monts et merveilles et ont promis des taux d’achat du coprah à 2 $ le kg alors que le prix de la région oscillaient entre 0,35 et 0,50.
Refoncé avant la fermeture devant le tas de compost avec mes deux sacs… 2 employés les ont remplis (pour 8 dollars que je paierai à susan au bureau la semaine prochaine). Resaut à la maison. PWD avait bien déposé le gros pneu mais pas le bon bout de gouttière… Je resaute sur ma mob (aujourd’hui heureusement que j’ai abandonné le vélo) pour prévenir PWD.. Sur le chemin, je vois mes deux sacs au cul d’un camion… Super me dis-je.. A PWD je préviens les gars de leur erreur… A la maison toujours pas de compost… J’y retourne… Ils avaient tiré le rideau mais le responsable était encore là… Ils avaient bien livré mais à la maison d’à côté.. « OK, pas de problème, je vais les traîner.. ». « non, non c’est trop lourd je viens avec vous… » Il enfourche aussitôt sa mob, en portant le bucket de nourriture pour les cochons et avant d’aller les nourrir, m’a aidé à déplacer les sacs qu’en fait j’aurais pu traîner toute seul…. Entre temps, les gouttières, où j’espère pousseront nos tomates, étaient bien arrivées…
Chez Nala j’ai avalé 3 verres de Kaleve (todi frais à l’eau glacée) et récupéré mes bouts de tissu/rideaux ourlés, blabla une petite heure sur nos capacités respectives à faire des rêves prémonitoires. Elle, alors qu’elle ne joue jamais au loto, a rêvé les 6 chiffres… et les a annoncées à ses copines juste avant le tirage…. Mails.. avec l’urgente surprise d’Emma qui avait quitté la veille Tuvalu où elle était venue avec sa caméra filmer Tafue (un pasteur qui non seulement croit au changement climatique mais œuvre en tant que président de TuVan- tuvalu climate action network)… me demandant d’urgence des videos des king tides pour un montage du lendemain !!!!!! Tout ce que j’ai pu proposer ce sont des photos pas assez définies pour la télé… ou celles de chris où j’exige copyright et autorisation avant reproduction… Ca lui a semblé impossible ! Alors que quand nous nous sommes rencontrées, un des sujets principaux de notre conversation fut qu’au minimum les gens qui utilisent rendent à césar ce qui est à lui en inscrivant l’origine…. Nos deux échanges m’ont agacée au point qu’à chaque fois j’ai du sortir fumer une clope… John était outré. (pas de la cigarette, de l’incapacité à identifier, à reconnaître les droits des auteurs… même et surtout sans échange de sous…)
Pour me détendre, John m’a à nouveau proposé un délicieux repas avec quelques-unes des barquettes mitonnées ce week end : agneau au curry, petits pois/champignons et riz. Il ferait fortune s’il ouvrait un restaurant. Les Danois l’autre jour m’ont demandé, d’un air gourmand, si je pouvais recommander un autre resto que l’hôtel. Malheureusement à part le chinois crade qu’ils avaient, bien sûr, trouvé tout seuls, les 3 autres chinois passables sont fermés et devraient rouvrir next week. Quant au Filamona, les expériences des années précédentes n’ont pas été probantes. Peut être nous faudra-t’il quand même ressayer…
Il est maintenant 2h15.. Il faut vraiment que j’éteigne, pas mal à faire demain matin dont la lessive… et je commence à me décaler vraiment dangereusement vers le milieu de la nuit.
08 / 04 / 09 - 12 : 12
Jeudi 12 mars 2009
Sur fond des « 25 titres les plus écoutés ces dernières années ». Starting with « Le Coup de Soleil » puis Aubert, right now, Alter ego. Puis Fagogo.
Enfin seule !
La journée s’est terminée avec un visionnage pour une équipe Danoise des 4mn de King tides 2006… Ils sont sympathiques, semblent genuinely crédibles quand ils disent qu’ils enverront leurs articles, video etc, quand ils disent aussi traduire en danois la BD, quand ils donnent l’impression d’être sincèrement outrés par l’histoire Paris Match (qui a, je le rappelle utilisé des photos remises naïvement par un membre tuvaluen d’Alofa, de la météo, informé de leur passage et de leur promesse de faire un encadré sur Alofa, Ils croyaient les donner à un ami d’Alofa « ils avaient l’air si gentils ».... Non seulement les photos ont été publiés en pleine page mais elles ont aussi fait l’objet d’une expo.. Le tout sans le moindre centime bien sûr. Sans encadré d’Alofa, et sans le nom du photographe tuvaluen. Toutes les photos du reportage publié sont attribuées au photographe Paris Match. Et je pourrai en rajouter sur l’élégance des manœuvres qui m’ont donné envie de dépenser quelques sous dans une action judiciaire. Mais on sait ce que coûte ce type d’actions même menées par des avocats amis.. Et ça s’éternise.. Pas la peine donc. Je me suis défoulée en une lettre de 2 pages… Nous étions pourtant tout à fait sur nos gardes, ayant été refaits pas mal de fois par les médias… Et encore plus pendant la presqu’année qu’a durée la saga assistance Paris Match….Nous avions raison de nous méfier mais étions encore trop crédules…. Anyway, ce n’était pas le sujet, juste une digression, un accident de parcours, mais une chose est sure je ne tiens pas à renouveler nos bourdes du passé avec les paire de Danois sympathiques.
Bon eux s’étaient engagés avant de demander quoi que ce soit. Ils n’avaient pas besoin d’assistance et se débrouillaient bien tous seuls. Et en 15 jours, et pas en 3 ou 4 pour la plupart, ils se font accepter et c’est ce qu’il faut. Ils avaient juste demandé à venir voir les King Tides (montées en 4 mn) au coucher de soleil un soir… C’était donc ce soir, le soleil était couché depuis un moment quand je suis revenue de ma randonnée du jour…
A la fin, bien sûr, ils m’ont demandée s’ils pouvaient en utiliser un bout. Fanny et les filles au bureau connaissent la réponse. « non ». Et j’ai raconté.. que c’était un de nos moyens de vivre que de valoriser ce que nous possédons.. raconté les déboires précédents..Que nous donnions sans problème tout ce qui pouvait participer à une reproduction, les images de nos actions pour inspirer les gens à agir, mais plus désormais les images de Tuvalu, liée seulement aux effets du climat. Autant il était nécessaire de faire prendre conscience, de l’amplifier avec le symbole de Tuvalu, autant aujourd’hui on le sait tous : FAUT FAIRE !
Aubert à nouveau : « comme un atoll » enfin c’est ce que je comprenais, il y a quelques années quand nous nous le passions en boucle, avec Fanny, en 2005 sur l’atoll de Funafuti… En fait bien sur « commun accord »..
A nos amis Danois, j’ai proposé de donner 2 ou 3 photos contre la traduction. Avec bien sur la mention Alofa qu’ils avaient d’emblée proposée. Ils sont free lance et ont proposé et proposeront articles, photos et TV une fois rentrés. J’ai proposé que Fanny (comme si elle avait pas assez à faire ☺) leur envoie une sélection d’une demi douzaine en basse déf. Ils font leur sélection pour 2 ou 3 et on expédie en meilleur format. On a encore le temps d’en parler. Faut que je leur demande mais je peux aisément imaginer que leur série idéalement devrait démarrer en diffusion avant la COP et pendant. Avec l’ambition de faire une série de 13 émissions sur le climat, ils suivront sûrement la COP. A ma connaissance aucune équipe de cette région n’avait mis les pieds à Tuvalu. Ils m’ont dit « si, une, en 2003 ».. Ils ont donc de bonnes chances de vendre leurs reportages.
Ce jeudi avait commencé par un réveil tardif et un premier arrêt chez Alpha pour appeler Pasivao, le responsable du copra inter-iles , parti le jour de mon arrivée et de retour depuis la veille . Je commençais à m’inquiéter un chouillah sur la disponibilité d’assez d’huile. On me disait que la plupart des presseuses installées sur les îles lointaines ne fonctionnaient plus, que seulement 2 îles pressaient encore de l’huile. (J’avais préparé un mail au cas où je ne parvienne pas à le joindre par téléphone (tous ceux qui avaient le téléphone ont été coupés il y a quelques mois et certains seulement ont retrouvé des lignes…). Non seulement son bureau était encore relié, et non seulement il s’y trouvait, mais en plus il m’a totalement rassurée et nous trouvera ce qu’on veut. Lui me dit avoir des approvisionnements de toutes les îles sauf de celles du sud.
Clapton-Layla
Faudra que pendant sa survey todi et replantation, en plus des demo fours solaires, Sarah jette un œil aux presses dans son tour des îles. Et puis qu’elle emporte The Al Gore film et Trouble… Il lui faudrait 10 jours sur chaque île. Alors qu’on ne sait pas encore du tout quel sera le planning ni l’itinéraire des bateaux… et qu’elle n’a prévu de rester « que » 6 semaines en tout dont, obligatoire, au moins 2 au début et 2 à la fin sur Funafuti. Des réunions qu’il faut qu’on fasse ensemble : DCC, cabinet, commuities, amatuku.. On verra ça quand elle aura atterri. Pour le moment elle est quelque part dans les airs ou déjà arrivée en NZ où elle passe toujours soit à l’aller, soit au retour…
Après Pasivao, séances de mails, et déjeuner avec Suitchi de Tuvalu Overview… D’abord j’étais curieuse de savoir s’il avait pu apprendre d’Apisai pourquoi il n’était pas nommé Consul, lui qui œuvre depuis plus longtemps que moi/nous à Tuvalu. Parmi les choses que je voulais discuter avec eux deux : l’idée de Suitchi (background architecte j’ai appris) de renflouer l’anse dont une partie est habitée par 2 ou 3 familles. Panapasi nous en a touché un mot en proposant un rapprochement d’autant que via Cyril, notre secrétaire Général qui travaille en Belgique, il a été mis en contact avec des entreprises de pompage qui ont fait des ouvrages de ce genre en Hollande et à Dubai. Ca répond parfaitement à la recherche de lieux que nous avions commencé à entreprendre en pensant à une île artificielle (idée du bureau local d’Alofa) ou réhaussement d’une partie de l’île capitale. Un peu sur ses gardes « c’est mon idée »…. « J’ai commencé par ça, Suitchi. Panapasi nous a fait part de ton idée »… Il a compris qu’il valait mieux unir nos forces et a été tout à fait ravi d’apprendre que Chris est diplômé en Architecture environnementale.
Le deuxième sujet bien sûr c’était la traduction de la BD en Japonais. C’est bon, il a confirmé qu’il avait une fille parfaitement bilingue qui la fera. Pour l’impression, je n’ai pas essayé de le charger des coûts, donc pour la premiere série d’impression, ce sera soit à Paris plus exped, soit à Tokyo si ça revient moins cher.
Elton John-Sacrifice
Discuté aussi du programme de gestion des déchets avec eux, ils ont la même opinion mais sont moins informés. Je les invité à se joindre à nous à la réunion proposée par Gregg, l’Australien qui, depuis un an et pour encore un autre, travaille sur les problèmes d’eau et d’assainissement à PWD (Public Works Department)… Quand je suis passée caller avec lui l’heure du lendemain, nous avons parlé un peu bien sûr, des qualités que pourraient avoir le plastique compressé dans le bâtiment ou pour renforcer les berges… de biogas pour les écoles et j’en passe…
En sortant de son bureau, Ampelosa que j’appelle Ampex son pseudo-adresse mail, est venu à ma rencontre très jovial, comme si nous avions été amis toutes ces années… A lui il en fallu plusieurs pour qu’il me donne sa confiance et ses sourires… 5 ans… Il s’est ouvert l’an dernier. Aujourd’hui (nous verrons bien si ça se concrétise) quand je lui demandais s’il avait des vieux bouts de gouttières qui pourraient me servir de jardinières à mettre sur le balcon pour quelques plantations, il m’a montré où se trouvait leur tas et comme je le remerciais en lui disant que je repasserais avec un véhicule, il m’a proposé de me faire déposer ça à la maison Alofa… « Et des vieux pneus, à part la décharge tu sais pas où ? » « Vas voir Tapia en bas.. » Tapia avait déjà emporté les vieux pneus de PWD pas loin de la décharge où il pense qu’ils ont sans doute tous étaient récupérés pour en faire ci ou ca… Super ! J’ai déposé le vieux pneu près des mecs qu’Ampex m’avait pointé du doigt en leur expliquant.
Ce que je sais, ce que j’ai ressenti profond en moi tous les jours qui ont composé cette quinzaine passée (comme ceux qui composeront les prochaines et composaient les années précédentes) à prêcher la parole verte à tous les niveaux, dans tous les domaines continuellement, c’est « lobby individuel »… Je m’arrête, on m’arrête une vingtaine de fois par jour dans la rue et je vois, plus officiellement, une dizaine de personnes par jour (on n’en est pas encore aux ateliers…) et à chacun un mot sur un des multiples sujets qui font tourner un pays et ceux qui peuvent permettre de prétendre à la sustainability…Ce soir en allant voir si la machine de Nala lui permettait de faire l’ourlet des rideaux, en face du Fusi (l’encore plus grand magasin de l’île capitale, malgré les coups de canifs du privé, chinois principalement) était posé, Pusinelli, le secrétaire permanent aux transports.. à qui j’avais touché un mot des bateaux à vent et solaire pour qu’il puisse faire passer le message à l’architecte japonais chargé de dessiner le prochain bateau tuvaluen.. Je lui ai filé les photos que John m’avait imprimées et que j’avais par chance sur moi… « Si tu veux en parler un peu plus, John est à disposition, il a un peu étudié le sujet… On peut prendre un verre chez Alpha.. » « Pas ce soir, disons Mardi, j’organise une réunion.. » OK… juste oublié de passer le message ce soir à John. Pas grave on se voit demain… Diner sur le pouce d’un partage de « meatpie » de la bakery d’à coté avec Elena… Un peu salé.
Et voilà… Il était neuf heures.
La nouvelle porte m’inquiète. Ce matin, quand je me suis levée, ça m’a fait plaisir de voir le soleil dans la maison mais il m’a fallu une seconde pour réaliser que c’était pas normal : la porte de la terrasse, que j’avais verrouillée avant de me coucher, était grande ouverte… Pour entendre si quelqu’un essaie vraiment de rentrer, ce soir, j’ai posé devant le ventilateur sur pied, et en rempart devant la porte de ma chambre, la valise en simili alu à roulettes de chez Brookstone. Si on pousse la porte, elle roule et tombe d’une marche.. Ca devrait le faire pour me réveiller en sursaut… Mais ça ne servira à rien pour me réveiller à 8h demain matin pour la réunion « anti-plan des déchets Taiwanais » ☺
Sur fond des « 25 titres les plus écoutés ces dernières années ». Starting with « Le Coup de Soleil » puis Aubert, right now, Alter ego. Puis Fagogo.
Enfin seule !
La journée s’est terminée avec un visionnage pour une équipe Danoise des 4mn de King tides 2006… Ils sont sympathiques, semblent genuinely crédibles quand ils disent qu’ils enverront leurs articles, video etc, quand ils disent aussi traduire en danois la BD, quand ils donnent l’impression d’être sincèrement outrés par l’histoire Paris Match (qui a, je le rappelle utilisé des photos remises naïvement par un membre tuvaluen d’Alofa, de la météo, informé de leur passage et de leur promesse de faire un encadré sur Alofa, Ils croyaient les donner à un ami d’Alofa « ils avaient l’air si gentils ».... Non seulement les photos ont été publiés en pleine page mais elles ont aussi fait l’objet d’une expo.. Le tout sans le moindre centime bien sûr. Sans encadré d’Alofa, et sans le nom du photographe tuvaluen. Toutes les photos du reportage publié sont attribuées au photographe Paris Match. Et je pourrai en rajouter sur l’élégance des manœuvres qui m’ont donné envie de dépenser quelques sous dans une action judiciaire. Mais on sait ce que coûte ce type d’actions même menées par des avocats amis.. Et ça s’éternise.. Pas la peine donc. Je me suis défoulée en une lettre de 2 pages… Nous étions pourtant tout à fait sur nos gardes, ayant été refaits pas mal de fois par les médias… Et encore plus pendant la presqu’année qu’a durée la saga assistance Paris Match….Nous avions raison de nous méfier mais étions encore trop crédules…. Anyway, ce n’était pas le sujet, juste une digression, un accident de parcours, mais une chose est sure je ne tiens pas à renouveler nos bourdes du passé avec les paire de Danois sympathiques.
Bon eux s’étaient engagés avant de demander quoi que ce soit. Ils n’avaient pas besoin d’assistance et se débrouillaient bien tous seuls. Et en 15 jours, et pas en 3 ou 4 pour la plupart, ils se font accepter et c’est ce qu’il faut. Ils avaient juste demandé à venir voir les King Tides (montées en 4 mn) au coucher de soleil un soir… C’était donc ce soir, le soleil était couché depuis un moment quand je suis revenue de ma randonnée du jour…
A la fin, bien sûr, ils m’ont demandée s’ils pouvaient en utiliser un bout. Fanny et les filles au bureau connaissent la réponse. « non ». Et j’ai raconté.. que c’était un de nos moyens de vivre que de valoriser ce que nous possédons.. raconté les déboires précédents..Que nous donnions sans problème tout ce qui pouvait participer à une reproduction, les images de nos actions pour inspirer les gens à agir, mais plus désormais les images de Tuvalu, liée seulement aux effets du climat. Autant il était nécessaire de faire prendre conscience, de l’amplifier avec le symbole de Tuvalu, autant aujourd’hui on le sait tous : FAUT FAIRE !
Aubert à nouveau : « comme un atoll » enfin c’est ce que je comprenais, il y a quelques années quand nous nous le passions en boucle, avec Fanny, en 2005 sur l’atoll de Funafuti… En fait bien sur « commun accord »..
A nos amis Danois, j’ai proposé de donner 2 ou 3 photos contre la traduction. Avec bien sur la mention Alofa qu’ils avaient d’emblée proposée. Ils sont free lance et ont proposé et proposeront articles, photos et TV une fois rentrés. J’ai proposé que Fanny (comme si elle avait pas assez à faire ☺) leur envoie une sélection d’une demi douzaine en basse déf. Ils font leur sélection pour 2 ou 3 et on expédie en meilleur format. On a encore le temps d’en parler. Faut que je leur demande mais je peux aisément imaginer que leur série idéalement devrait démarrer en diffusion avant la COP et pendant. Avec l’ambition de faire une série de 13 émissions sur le climat, ils suivront sûrement la COP. A ma connaissance aucune équipe de cette région n’avait mis les pieds à Tuvalu. Ils m’ont dit « si, une, en 2003 ».. Ils ont donc de bonnes chances de vendre leurs reportages.
Ce jeudi avait commencé par un réveil tardif et un premier arrêt chez Alpha pour appeler Pasivao, le responsable du copra inter-iles , parti le jour de mon arrivée et de retour depuis la veille . Je commençais à m’inquiéter un chouillah sur la disponibilité d’assez d’huile. On me disait que la plupart des presseuses installées sur les îles lointaines ne fonctionnaient plus, que seulement 2 îles pressaient encore de l’huile. (J’avais préparé un mail au cas où je ne parvienne pas à le joindre par téléphone (tous ceux qui avaient le téléphone ont été coupés il y a quelques mois et certains seulement ont retrouvé des lignes…). Non seulement son bureau était encore relié, et non seulement il s’y trouvait, mais en plus il m’a totalement rassurée et nous trouvera ce qu’on veut. Lui me dit avoir des approvisionnements de toutes les îles sauf de celles du sud.
Clapton-Layla
Faudra que pendant sa survey todi et replantation, en plus des demo fours solaires, Sarah jette un œil aux presses dans son tour des îles. Et puis qu’elle emporte The Al Gore film et Trouble… Il lui faudrait 10 jours sur chaque île. Alors qu’on ne sait pas encore du tout quel sera le planning ni l’itinéraire des bateaux… et qu’elle n’a prévu de rester « que » 6 semaines en tout dont, obligatoire, au moins 2 au début et 2 à la fin sur Funafuti. Des réunions qu’il faut qu’on fasse ensemble : DCC, cabinet, commuities, amatuku.. On verra ça quand elle aura atterri. Pour le moment elle est quelque part dans les airs ou déjà arrivée en NZ où elle passe toujours soit à l’aller, soit au retour…
Après Pasivao, séances de mails, et déjeuner avec Suitchi de Tuvalu Overview… D’abord j’étais curieuse de savoir s’il avait pu apprendre d’Apisai pourquoi il n’était pas nommé Consul, lui qui œuvre depuis plus longtemps que moi/nous à Tuvalu. Parmi les choses que je voulais discuter avec eux deux : l’idée de Suitchi (background architecte j’ai appris) de renflouer l’anse dont une partie est habitée par 2 ou 3 familles. Panapasi nous en a touché un mot en proposant un rapprochement d’autant que via Cyril, notre secrétaire Général qui travaille en Belgique, il a été mis en contact avec des entreprises de pompage qui ont fait des ouvrages de ce genre en Hollande et à Dubai. Ca répond parfaitement à la recherche de lieux que nous avions commencé à entreprendre en pensant à une île artificielle (idée du bureau local d’Alofa) ou réhaussement d’une partie de l’île capitale. Un peu sur ses gardes « c’est mon idée »…. « J’ai commencé par ça, Suitchi. Panapasi nous a fait part de ton idée »… Il a compris qu’il valait mieux unir nos forces et a été tout à fait ravi d’apprendre que Chris est diplômé en Architecture environnementale.
Le deuxième sujet bien sûr c’était la traduction de la BD en Japonais. C’est bon, il a confirmé qu’il avait une fille parfaitement bilingue qui la fera. Pour l’impression, je n’ai pas essayé de le charger des coûts, donc pour la premiere série d’impression, ce sera soit à Paris plus exped, soit à Tokyo si ça revient moins cher.
Elton John-Sacrifice
Discuté aussi du programme de gestion des déchets avec eux, ils ont la même opinion mais sont moins informés. Je les invité à se joindre à nous à la réunion proposée par Gregg, l’Australien qui, depuis un an et pour encore un autre, travaille sur les problèmes d’eau et d’assainissement à PWD (Public Works Department)… Quand je suis passée caller avec lui l’heure du lendemain, nous avons parlé un peu bien sûr, des qualités que pourraient avoir le plastique compressé dans le bâtiment ou pour renforcer les berges… de biogas pour les écoles et j’en passe…
En sortant de son bureau, Ampelosa que j’appelle Ampex son pseudo-adresse mail, est venu à ma rencontre très jovial, comme si nous avions été amis toutes ces années… A lui il en fallu plusieurs pour qu’il me donne sa confiance et ses sourires… 5 ans… Il s’est ouvert l’an dernier. Aujourd’hui (nous verrons bien si ça se concrétise) quand je lui demandais s’il avait des vieux bouts de gouttières qui pourraient me servir de jardinières à mettre sur le balcon pour quelques plantations, il m’a montré où se trouvait leur tas et comme je le remerciais en lui disant que je repasserais avec un véhicule, il m’a proposé de me faire déposer ça à la maison Alofa… « Et des vieux pneus, à part la décharge tu sais pas où ? » « Vas voir Tapia en bas.. » Tapia avait déjà emporté les vieux pneus de PWD pas loin de la décharge où il pense qu’ils ont sans doute tous étaient récupérés pour en faire ci ou ca… Super ! J’ai déposé le vieux pneu près des mecs qu’Ampex m’avait pointé du doigt en leur expliquant.
Ce que je sais, ce que j’ai ressenti profond en moi tous les jours qui ont composé cette quinzaine passée (comme ceux qui composeront les prochaines et composaient les années précédentes) à prêcher la parole verte à tous les niveaux, dans tous les domaines continuellement, c’est « lobby individuel »… Je m’arrête, on m’arrête une vingtaine de fois par jour dans la rue et je vois, plus officiellement, une dizaine de personnes par jour (on n’en est pas encore aux ateliers…) et à chacun un mot sur un des multiples sujets qui font tourner un pays et ceux qui peuvent permettre de prétendre à la sustainability…Ce soir en allant voir si la machine de Nala lui permettait de faire l’ourlet des rideaux, en face du Fusi (l’encore plus grand magasin de l’île capitale, malgré les coups de canifs du privé, chinois principalement) était posé, Pusinelli, le secrétaire permanent aux transports.. à qui j’avais touché un mot des bateaux à vent et solaire pour qu’il puisse faire passer le message à l’architecte japonais chargé de dessiner le prochain bateau tuvaluen.. Je lui ai filé les photos que John m’avait imprimées et que j’avais par chance sur moi… « Si tu veux en parler un peu plus, John est à disposition, il a un peu étudié le sujet… On peut prendre un verre chez Alpha.. » « Pas ce soir, disons Mardi, j’organise une réunion.. » OK… juste oublié de passer le message ce soir à John. Pas grave on se voit demain… Diner sur le pouce d’un partage de « meatpie » de la bakery d’à coté avec Elena… Un peu salé.
Et voilà… Il était neuf heures.
La nouvelle porte m’inquiète. Ce matin, quand je me suis levée, ça m’a fait plaisir de voir le soleil dans la maison mais il m’a fallu une seconde pour réaliser que c’était pas normal : la porte de la terrasse, que j’avais verrouillée avant de me coucher, était grande ouverte… Pour entendre si quelqu’un essaie vraiment de rentrer, ce soir, j’ai posé devant le ventilateur sur pied, et en rempart devant la porte de ma chambre, la valise en simili alu à roulettes de chez Brookstone. Si on pousse la porte, elle roule et tombe d’une marche.. Ca devrait le faire pour me réveiller en sursaut… Mais ça ne servira à rien pour me réveiller à 8h demain matin pour la réunion « anti-plan des déchets Taiwanais » ☺
08 / 04 / 09 - 12 : 09
Mercredi 11 Mars 2009
J’avais voulu vérifier en fin de mat avec Nala s’il était opportun de répondre à une interview sur ma nomination (l’info était arrivée par Fidji et TMC l’avait déjà diffusée le matin… J’en avais touché un mot quelques jours plus tôt aux filles de la radio en disant que je préférais demander à Apisai si on pouvait la diffuser ici tant que ce n’était pas confirmé par la France. Diana, une anti-Apisai déclarée, mais qui m’aime bien, avait tenu sa langue… Ce matin fièrement, elle m’a attrapée pour m’informer qu’une info était passée puisqu’ils l’avaient reçue de Fidji.
En fait j’allais chez Nala aussi pour vérifier qu’elle voulait toujours bien faire un ourlet pour y glisser un fil pour tendre la dizaine de bouts de tissus achetés et coupés pour des rideaux un peu plus joyeux que les tuvaluens blanc gris à fleur bleu, vert, rose le tout gris et moche… Quand je suis arrivée vers 3h30 pour lui déposer les panneaux… elle jouait au bingo avec les membres de sa famille qui vivent chez elle, comme les squatteurs chez Risasi, depuis plusieurs mois… Pour un fundraising quelconque. Elle a arrêté pour que nous taillions une bavette… Au bout d’une heure, les joueuses se sont retirées et est arrivé le fils de Nala (un cœur avec sa mère, difficile d’être plus attentionné. Je lui ai dit qu’elle avait dû être une bonne mère. Elle l’a élevé seule. Néo-Zélandais il travaillait depuis 4 ans à Dubai et après quelques déboires conjugaux, en pleine dépression, il est venue voir sa mère, son premier voyage à Tuvalu !…) et un Fidjien, celui par qui a démarré via Susie l’an dernier, la mode des jus de fruits et légumes à guérir de tout… mais surtout à maigrir. Elle leur avait préparé un déjeuner léger, fait de légumes à peine revenus dans l’huile, un poisson volant au court-bouillon curry, avec quand même des patates et du riz (il était 16h30)… Je n’avais pas déjeuné, bien que préférant les légumes (comme la viande d’ailleurs) crus ou alors bien cuits avec plein de beurre, j’ai accepté l’invitation… sans trop culpabiliser de n’avoir, en fait, rien fait de l’après-midi. Bon, on peut dire que j’ai déjeuné/dîné et c’était très bon. Et puis quand même parlé un peu d’une prochaine réunion avec l’ambassadeur. Elle va d’abord demander à l’assistant qui a projeté le diaporama déchets en 1mn 10 l’autre jour, de lui remontrer en s’arrêtant sur chaque phase. En tout cas, elle réfléchit à la stratégie.
J’ai dit à Nala que Fanny allait expédier des BD en anglais pour son prochain voyage. Faut que je vérifie, j’ai retenu fin mars à début avril mais comme nous regardions le calendrier (pour la fête qu’ils veulent faire en mon honneur, et je préfèrerais qu’ils repoussent jusqu’à ce que Fanny et Gilles soient là)… et on regardait mai… J’y retournerai pour être sûre.
Le matin expédié quelques mails puis passé aux Telecoms « Alors on en est où ? » « On se bat pour pouvoir vous brancher le téléphone. Euh, vous vous souvenez de votre ancien numéro ? ». Ce que j’avais bien sûr proposé de leur donner y’a 15 jours.. J’ai bien essayé de mémoire, mais c’était plus sure de rentrer vérifier… J’avais les bons numéros mais dans le désordre. Après l’heure de pause, ce n’était plus le même technicien… Il a pris le numéro… J’y repasserai demain. A la banque, en revanche les relevés de novembre et janvier m’attendaient. Croisé Greg, un australien installé depuis bientôt un an, et qui travaille à PWD sur les problèmes de l’eau. Il m’a arrêté. « Je pense qu’il faut qu’on parle de ce plan déchets de l’ambassade de Taiwan. « D’après John, nous avons vous et moi les mêmes préoccupations ». Comme moi, il pense qu’il faut empêcher l’expédition de matériel qui va pourrir la vie ici plus que l’améliorer…. Puis finir rouillé dans la décharge.
Passé à TMC pour récupérer les reçus pour les cartes de presse auprès de Melalie et Fong. Diana m’a alors interpellée pour me parler de l’article Consul… On peut faire une interview ? Elle m’a montré l’article que j’ai corrigé pour la prochaine diffusion. C’était notre communiqué dans Pacific News ou un truc comme ça. Mais remis à la sauce où en plus du titre de consul, Alofa devenait l’ambassadeur pour l’environnement.. Je lui ai expliqué la nuance. Le titre est la récompense pour le rôle d’ambassadeur joué par Alofa. Interview planifiée à 14h30. Je suis arrivée à 14h45… Diana « Semi has been waiting for you ». « You know I’m a tuvaluan now right ? I ought to be late ☺ ». Impossible de faire l’interview. Le « grand » studio a peu près insonorisé était occupé par un quizz inter ministère. Et les deux petits étaient inutilisables en enregistrement because le camion d’eau remplissait le réservoir de TMC qui avait une fuite avec une pompe à 1000 décibels. Elle a pris son enregistreur de poche datant de mathusalem et nous sommes allées sous la hutte de l’hôtel devant le lagon.
J’ai dit mon émotion de cette marque de confiance et remercié tout le monde y compris les précédents gouvernements qui nous avaient initialement soutenus… mais alors que je l’avais écrit, je n’ai pas insisté sur le fait que cette nomination ne serait officielle qu’une fois acceptée par les autorités françaises. Vues nos relations actuelles avec le personnel de l’ambassade à Fiji, je ne serais pas étonnée d’apprendre que le message tuvaluen n’a pas été transmis en France. Je suis retournée le préciser pour être sure que ce serait noté dans le lancement ou la chute de l’interview.
Repassé donc ensuite chez Nala pour ce thé dînatoire. Au retour maison direct avec juste un arrêt au Fusi pour voir ce qu’ils avaient de nouveau. Je suis à la recherche depuis mon arrivée du sirop de citron pour parfumer l’eau. Ce soir, sur une étagère, le citron avait réapparu. Quelques mails de relance pour faire avancer les exped de méthanol et savoir si les cargos en provenance de France et des US sont bien arrivés à Suva et ma réponse du jour à Fanny qui continue à briller par son organisation, sa capacité d’entreprendre et son énergie surprenante.
Dernier passage chez John vers 20h..Il s’est levé dès que j’ai posé le pied. Il savait, m’a-t’il dit en ayant vu arriver de loin comme une étoile évanescente qui venait de nulle part : la lumière du led frontal... L’internet aujourd’hui s’est conduit comme un jeune homme, tout en vigueur et sans faillir.
Parmi les découvertes du jour : des petits crackers locaux bien meilleurs que les chips dont les enfants s’empiffrent tous particulièrement pendant les anniversaires, comme un délice de chez Fauchon.. qui coûtent la peau des fesses et dont le paquet se retrouve souvent vous savez où…. dans la nature..
Internet tortue… et lapin des danois.. Encore une fois pastis en tête à tête avec John qui est reparti travailler en me proposant de faire à dîner. Je n’étais pas sûre, plus envie de céréales à la maison… Et puis l’urgence qui m’est apparue de renvoyer mes corrections sur la dernière version des bâches reçues le matin, m’a poussée à enfourcher a bicyclette, à enfiler la lampe frontale led sur le front… Mails envoyés, AOL relevé et libé virtuel feuilletté, why not une soupe délicieuse comme la veille ? En fait John avait mis les petits plats dans les grands : la soupe était différente, à la viande de bœuf cette fois, avec purée et chou… et dessert.. Je m’attendais à une glace vite faite, non il a sorti du four 2 pommes au sirop avec raisins et larme de Grand-Marnier !
J’avais voulu vérifier en fin de mat avec Nala s’il était opportun de répondre à une interview sur ma nomination (l’info était arrivée par Fidji et TMC l’avait déjà diffusée le matin… J’en avais touché un mot quelques jours plus tôt aux filles de la radio en disant que je préférais demander à Apisai si on pouvait la diffuser ici tant que ce n’était pas confirmé par la France. Diana, une anti-Apisai déclarée, mais qui m’aime bien, avait tenu sa langue… Ce matin fièrement, elle m’a attrapée pour m’informer qu’une info était passée puisqu’ils l’avaient reçue de Fidji.
En fait j’allais chez Nala aussi pour vérifier qu’elle voulait toujours bien faire un ourlet pour y glisser un fil pour tendre la dizaine de bouts de tissus achetés et coupés pour des rideaux un peu plus joyeux que les tuvaluens blanc gris à fleur bleu, vert, rose le tout gris et moche… Quand je suis arrivée vers 3h30 pour lui déposer les panneaux… elle jouait au bingo avec les membres de sa famille qui vivent chez elle, comme les squatteurs chez Risasi, depuis plusieurs mois… Pour un fundraising quelconque. Elle a arrêté pour que nous taillions une bavette… Au bout d’une heure, les joueuses se sont retirées et est arrivé le fils de Nala (un cœur avec sa mère, difficile d’être plus attentionné. Je lui ai dit qu’elle avait dû être une bonne mère. Elle l’a élevé seule. Néo-Zélandais il travaillait depuis 4 ans à Dubai et après quelques déboires conjugaux, en pleine dépression, il est venue voir sa mère, son premier voyage à Tuvalu !…) et un Fidjien, celui par qui a démarré via Susie l’an dernier, la mode des jus de fruits et légumes à guérir de tout… mais surtout à maigrir. Elle leur avait préparé un déjeuner léger, fait de légumes à peine revenus dans l’huile, un poisson volant au court-bouillon curry, avec quand même des patates et du riz (il était 16h30)… Je n’avais pas déjeuné, bien que préférant les légumes (comme la viande d’ailleurs) crus ou alors bien cuits avec plein de beurre, j’ai accepté l’invitation… sans trop culpabiliser de n’avoir, en fait, rien fait de l’après-midi. Bon, on peut dire que j’ai déjeuné/dîné et c’était très bon. Et puis quand même parlé un peu d’une prochaine réunion avec l’ambassadeur. Elle va d’abord demander à l’assistant qui a projeté le diaporama déchets en 1mn 10 l’autre jour, de lui remontrer en s’arrêtant sur chaque phase. En tout cas, elle réfléchit à la stratégie.
J’ai dit à Nala que Fanny allait expédier des BD en anglais pour son prochain voyage. Faut que je vérifie, j’ai retenu fin mars à début avril mais comme nous regardions le calendrier (pour la fête qu’ils veulent faire en mon honneur, et je préfèrerais qu’ils repoussent jusqu’à ce que Fanny et Gilles soient là)… et on regardait mai… J’y retournerai pour être sûre.
Le matin expédié quelques mails puis passé aux Telecoms « Alors on en est où ? » « On se bat pour pouvoir vous brancher le téléphone. Euh, vous vous souvenez de votre ancien numéro ? ». Ce que j’avais bien sûr proposé de leur donner y’a 15 jours.. J’ai bien essayé de mémoire, mais c’était plus sure de rentrer vérifier… J’avais les bons numéros mais dans le désordre. Après l’heure de pause, ce n’était plus le même technicien… Il a pris le numéro… J’y repasserai demain. A la banque, en revanche les relevés de novembre et janvier m’attendaient. Croisé Greg, un australien installé depuis bientôt un an, et qui travaille à PWD sur les problèmes de l’eau. Il m’a arrêté. « Je pense qu’il faut qu’on parle de ce plan déchets de l’ambassade de Taiwan. « D’après John, nous avons vous et moi les mêmes préoccupations ». Comme moi, il pense qu’il faut empêcher l’expédition de matériel qui va pourrir la vie ici plus que l’améliorer…. Puis finir rouillé dans la décharge.
Passé à TMC pour récupérer les reçus pour les cartes de presse auprès de Melalie et Fong. Diana m’a alors interpellée pour me parler de l’article Consul… On peut faire une interview ? Elle m’a montré l’article que j’ai corrigé pour la prochaine diffusion. C’était notre communiqué dans Pacific News ou un truc comme ça. Mais remis à la sauce où en plus du titre de consul, Alofa devenait l’ambassadeur pour l’environnement.. Je lui ai expliqué la nuance. Le titre est la récompense pour le rôle d’ambassadeur joué par Alofa. Interview planifiée à 14h30. Je suis arrivée à 14h45… Diana « Semi has been waiting for you ». « You know I’m a tuvaluan now right ? I ought to be late ☺ ». Impossible de faire l’interview. Le « grand » studio a peu près insonorisé était occupé par un quizz inter ministère. Et les deux petits étaient inutilisables en enregistrement because le camion d’eau remplissait le réservoir de TMC qui avait une fuite avec une pompe à 1000 décibels. Elle a pris son enregistreur de poche datant de mathusalem et nous sommes allées sous la hutte de l’hôtel devant le lagon.
J’ai dit mon émotion de cette marque de confiance et remercié tout le monde y compris les précédents gouvernements qui nous avaient initialement soutenus… mais alors que je l’avais écrit, je n’ai pas insisté sur le fait que cette nomination ne serait officielle qu’une fois acceptée par les autorités françaises. Vues nos relations actuelles avec le personnel de l’ambassade à Fiji, je ne serais pas étonnée d’apprendre que le message tuvaluen n’a pas été transmis en France. Je suis retournée le préciser pour être sure que ce serait noté dans le lancement ou la chute de l’interview.
Repassé donc ensuite chez Nala pour ce thé dînatoire. Au retour maison direct avec juste un arrêt au Fusi pour voir ce qu’ils avaient de nouveau. Je suis à la recherche depuis mon arrivée du sirop de citron pour parfumer l’eau. Ce soir, sur une étagère, le citron avait réapparu. Quelques mails de relance pour faire avancer les exped de méthanol et savoir si les cargos en provenance de France et des US sont bien arrivés à Suva et ma réponse du jour à Fanny qui continue à briller par son organisation, sa capacité d’entreprendre et son énergie surprenante.
Dernier passage chez John vers 20h..Il s’est levé dès que j’ai posé le pied. Il savait, m’a-t’il dit en ayant vu arriver de loin comme une étoile évanescente qui venait de nulle part : la lumière du led frontal... L’internet aujourd’hui s’est conduit comme un jeune homme, tout en vigueur et sans faillir.
Parmi les découvertes du jour : des petits crackers locaux bien meilleurs que les chips dont les enfants s’empiffrent tous particulièrement pendant les anniversaires, comme un délice de chez Fauchon.. qui coûtent la peau des fesses et dont le paquet se retrouve souvent vous savez où…. dans la nature..
Internet tortue… et lapin des danois.. Encore une fois pastis en tête à tête avec John qui est reparti travailler en me proposant de faire à dîner. Je n’étais pas sûre, plus envie de céréales à la maison… Et puis l’urgence qui m’est apparue de renvoyer mes corrections sur la dernière version des bâches reçues le matin, m’a poussée à enfourcher a bicyclette, à enfiler la lampe frontale led sur le front… Mails envoyés, AOL relevé et libé virtuel feuilletté, why not une soupe délicieuse comme la veille ? En fait John avait mis les petits plats dans les grands : la soupe était différente, à la viande de bœuf cette fois, avec purée et chou… et dessert.. Je m’attendais à une glace vite faite, non il a sorti du four 2 pommes au sirop avec raisins et larme de Grand-Marnier !
08 / 04 / 09 - 12 : 08
Mardi 10 Mars
La matinée de ce mardi me parait digne d`une semaine. Parmi les bonnes nouvelles et rencontres, je ne me suis présentée aux deux journalistes que je croyais néerlandais. ``ah vous êtes Trouble in Paradise alors ? Vous faites un travail magnifique ici`` ` « Euh et ca vous en avez entendu parler en montrant la BD ». On a besoin d`une traduction danoise pour la COP`` `` oh ca va c`est pas trop long, je le ferais gratuitement``.. On verra s`ils tiennent leur promesse mais voila donc une piste... Ils sont la encore une semaine ceux la... donc on se revoit....
Blog du soir : j’ai rempli aujourd'hui ma mission du dépôt de la lettre du père Camille à la poste pour l’avion du jour. Vu Pusinelli, Secrétaire Permanent aux transports pour lui glisser dans l’oreille ce dont j’avais touché un mot avec les plus concernés, d’investiguer avec les japonais les « nouvelles » technologies liées au vent et bien sur un peu de solaire… J’ai tellement peur que l’architecte japonais qui est passé les voir pour leur dessiner un nouveau bateau soit de la même trempe que ceux qu l’ont précédés à l’énergie et qu’ils affublent Tuvalu d’un vaisseau qu’ils ne pourront plus utiliser dans 5 ans… Faut maintenant que je lui dépose des docs. John, notre capitaine, à qui j’avais envoyé les docs allemands remis par Laurent L, va rechercher des infos en anglais et propose une réunion avec Pusinelli, Eti et lui pour en parler plus avant.
Vu Uale, le secrétaire Permanent à l’Environnement qui tient à ce que Sopac paie pour Sikeli, et qui est d’accord pour faire la lettre biodiversité, très positif, très supportive… M’enfin, on ne sait jamais..
Vu le directeur des transports et des taxes pour le remboursement des frais payés en 2007. Banque à plusieurs reprises pour récupérer les relevés de septembre, novembre et février… et pour commander un nouveau chéquier. Si j’ai eu le chéquier tout de suite, manque encore le relevé de Novembre. Pas grave je m’en suis sortie de la réconciliation des comptes… Quand j’ai demandé à la fille « le compte alofa tuvalu ou quelquefois c’est à mon nom.. Gilliane.. » Elle a rougi et inscrit sur un bout de papier le nom de Vavao. L’ancien responsable des déchets (il a pris sa retraite ces derniers mois) qui intervient dans Trouble in Paradise. Je la regarde : oui je l’ai vu l’autre jour… Vous êtes sa fille ? »… Oui a t’elle répondu en rougissant à nouveau.
Aéroport pour saluer ceux qui avaient prévu de partir : Monika et sa famille pour 3 semaines, Emma, l’australienne de Fidji, le photographe néo-Zélandais et la française au châle. En quelques jours, lui, est passé d’arrogant à super content… et elle a gagné en humilité. Ils jetteront un œil à notre blog fleuve. Aude lui traduira.
Et ceux qui partaient sans avoir prévenu comme Seinati, notre proprio… dont le ministre de mari m’a fait un mot hier pour s’excuser de ne pas m’avoir revue avant son départ en NZ… Elle, s’envole pour les US. En fait elle doit repartir aux US tous les 3 mois. Je n’ai pas tout à fait compris pourquoi. Et ceux dont je croyais qu’ils partaient mais pas. Comme la paire de journalistes dont on m’avait dit qu’ils étaient néerlandais et que j’ai abordés comme tels…
Aperçu aussi Mafalu, le directeur de Tuvalu Electricity, avec qui rendez vous fut pris après l’avion… et un tas d’autres à qui j’ai serré la pince et souhaité bon voyage… Peu de mains serrées parmi les arrivants : une délégation d’une 20aines de japonais, des scientifiques venus étudier le climat à Tuvalu… blabla aussi avec Mataio, (le directeur de l’environnement venu accueillir la délégation et à qui j’ai proposé de filmer les réunions, plus pratique que de prendre des notes)…. ☺ et 2 palagis… Je n’ai pas vu descendre Pasivao de l’avion mais j’espère qu’il s’y trouvait car je compte sur lui pour nous approvisionner en huile de coco. Et ça n’a pas l’air d’être une mince affaire en ce moment à Tuvalu.
Avant déjeuner rapide à la cantine des femmes avec John.. Et blabla avec Pula, la directrice de l’assoc des femmes à qui j’irai parler du projet de laverie de couches coton.
RV Mafalu, pas tout retenu mais Tuvalu Electricity Corporation est sur beaucoup de dossiers de financement. Dont une unité de biodiesel à Nukufetau inspirée des démo de Gilles l’an dernier… analyse des données éolien… et du photovoltaique à Amatuku… « T’es OK ? » me demande t’il… .. On pourra faire le point Piggarep sur les 2 ans passés. Repris aussi mon credo de l’addition de plusieurs technologies et repris rendez vous à l’arrivée de Sarah. Puis de Gilles.
Si la matinée et la soirée furent productives, l’après midi fut plus familiale. Apisai, notre premier ministre, est reparti hier pour une dizaine de jours… accompagné de Pasuna qui actait pour Enele (foreign affairs) lui même en vacances sur son île lointaine… La maison Tuvalu est entre les seules mains de Solofa. C’est ce que je lui ai crié quand en passant en voiture il me faisait un sourire de 15 pouces.
La matinée de ce mardi me parait digne d`une semaine. Parmi les bonnes nouvelles et rencontres, je ne me suis présentée aux deux journalistes que je croyais néerlandais. ``ah vous êtes Trouble in Paradise alors ? Vous faites un travail magnifique ici`` ` « Euh et ca vous en avez entendu parler en montrant la BD ». On a besoin d`une traduction danoise pour la COP`` `` oh ca va c`est pas trop long, je le ferais gratuitement``.. On verra s`ils tiennent leur promesse mais voila donc une piste... Ils sont la encore une semaine ceux la... donc on se revoit....
Blog du soir : j’ai rempli aujourd'hui ma mission du dépôt de la lettre du père Camille à la poste pour l’avion du jour. Vu Pusinelli, Secrétaire Permanent aux transports pour lui glisser dans l’oreille ce dont j’avais touché un mot avec les plus concernés, d’investiguer avec les japonais les « nouvelles » technologies liées au vent et bien sur un peu de solaire… J’ai tellement peur que l’architecte japonais qui est passé les voir pour leur dessiner un nouveau bateau soit de la même trempe que ceux qu l’ont précédés à l’énergie et qu’ils affublent Tuvalu d’un vaisseau qu’ils ne pourront plus utiliser dans 5 ans… Faut maintenant que je lui dépose des docs. John, notre capitaine, à qui j’avais envoyé les docs allemands remis par Laurent L, va rechercher des infos en anglais et propose une réunion avec Pusinelli, Eti et lui pour en parler plus avant.
Vu Uale, le secrétaire Permanent à l’Environnement qui tient à ce que Sopac paie pour Sikeli, et qui est d’accord pour faire la lettre biodiversité, très positif, très supportive… M’enfin, on ne sait jamais..
Vu le directeur des transports et des taxes pour le remboursement des frais payés en 2007. Banque à plusieurs reprises pour récupérer les relevés de septembre, novembre et février… et pour commander un nouveau chéquier. Si j’ai eu le chéquier tout de suite, manque encore le relevé de Novembre. Pas grave je m’en suis sortie de la réconciliation des comptes… Quand j’ai demandé à la fille « le compte alofa tuvalu ou quelquefois c’est à mon nom.. Gilliane.. » Elle a rougi et inscrit sur un bout de papier le nom de Vavao. L’ancien responsable des déchets (il a pris sa retraite ces derniers mois) qui intervient dans Trouble in Paradise. Je la regarde : oui je l’ai vu l’autre jour… Vous êtes sa fille ? »… Oui a t’elle répondu en rougissant à nouveau.
Aéroport pour saluer ceux qui avaient prévu de partir : Monika et sa famille pour 3 semaines, Emma, l’australienne de Fidji, le photographe néo-Zélandais et la française au châle. En quelques jours, lui, est passé d’arrogant à super content… et elle a gagné en humilité. Ils jetteront un œil à notre blog fleuve. Aude lui traduira.
Et ceux qui partaient sans avoir prévenu comme Seinati, notre proprio… dont le ministre de mari m’a fait un mot hier pour s’excuser de ne pas m’avoir revue avant son départ en NZ… Elle, s’envole pour les US. En fait elle doit repartir aux US tous les 3 mois. Je n’ai pas tout à fait compris pourquoi. Et ceux dont je croyais qu’ils partaient mais pas. Comme la paire de journalistes dont on m’avait dit qu’ils étaient néerlandais et que j’ai abordés comme tels…
Aperçu aussi Mafalu, le directeur de Tuvalu Electricity, avec qui rendez vous fut pris après l’avion… et un tas d’autres à qui j’ai serré la pince et souhaité bon voyage… Peu de mains serrées parmi les arrivants : une délégation d’une 20aines de japonais, des scientifiques venus étudier le climat à Tuvalu… blabla aussi avec Mataio, (le directeur de l’environnement venu accueillir la délégation et à qui j’ai proposé de filmer les réunions, plus pratique que de prendre des notes)…. ☺ et 2 palagis… Je n’ai pas vu descendre Pasivao de l’avion mais j’espère qu’il s’y trouvait car je compte sur lui pour nous approvisionner en huile de coco. Et ça n’a pas l’air d’être une mince affaire en ce moment à Tuvalu.
Avant déjeuner rapide à la cantine des femmes avec John.. Et blabla avec Pula, la directrice de l’assoc des femmes à qui j’irai parler du projet de laverie de couches coton.
RV Mafalu, pas tout retenu mais Tuvalu Electricity Corporation est sur beaucoup de dossiers de financement. Dont une unité de biodiesel à Nukufetau inspirée des démo de Gilles l’an dernier… analyse des données éolien… et du photovoltaique à Amatuku… « T’es OK ? » me demande t’il… .. On pourra faire le point Piggarep sur les 2 ans passés. Repris aussi mon credo de l’addition de plusieurs technologies et repris rendez vous à l’arrivée de Sarah. Puis de Gilles.
Si la matinée et la soirée furent productives, l’après midi fut plus familiale. Apisai, notre premier ministre, est reparti hier pour une dizaine de jours… accompagné de Pasuna qui actait pour Enele (foreign affairs) lui même en vacances sur son île lointaine… La maison Tuvalu est entre les seules mains de Solofa. C’est ce que je lui ai crié quand en passant en voiture il me faisait un sourire de 15 pouces.
08 / 04 / 09 - 11 : 58
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