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Mercredi bientôt fini.

Réveillée ce matin à une heure dominicale. Rarissime que les enfants du voisinage n’interrompent pas mon sommeil. Ils sont ma musique quotidienne, du matin au soir, leurs rires, leurs chansons et bien sur leur « hi five » à chaque fois que je passe ou repasse. Une des petites filles qui n’était pas là les années précédentes persiste à m’appeler Fanny comme si, pour elle, ça voulait dire bonjour. En tout cas, ils m’ont tous inspiré ce matin l’étincelle qui me manquait pour faire un 2e vrai film sur Tuvalu : Les enfants de Tuvalu. A commencer par ceux du voisinage que je vois vivre et grandir.

Ce matin donc ils ne m’ont pas poussée hors du lit, mais dès le pied posé dans le salon, la porte de la terrasse ouverte m’a signifié que soit j’avais oublié de la fermer hier soir, ce qui est gravissime pour une trouillarde comme moi, ou que quelqu’un était sur la terrasse. En effet, Elega s’y trouvait et en giggling, elle l’a dit en me montrant un appareil photo : « hihihi le japonais en bas veut que je prenne des photos de chaque coté. » Me penchant sur la balustrade j’aperçois, oui, un des japonais que j’ai croisés à plusieurs reprises et qui commençait depuis peu à me dire bonjour… En Français dans le texte « Ah bonjour Gilliane… Je voulais savoir si je pouvais prendre des photos des rives »… J’avais pas encore dit oui qu’il débarquait au premier étage. « c’est pour quoi ces photos » « pour des collègues à moi qui font une étude » « l’équipe de Fumiko » « oui, j’en fais partie… Et on voudrait installer des caméras, c’est possible ? » « Euh, ça dépend de la taille ».. « on demandera aussi bien sur aux propriétaires. C’est qui déjà ? »… Depuis ça me turlupine. Il était très sympathique mais sa requête tombait mal. Outre le fait que je venais d’ouvrir l’œil et n’était pas habillée, je suis en train de terminer le cahier spécial du Canard « je te vois », ou comment nous sommes tous fichés, fliqués, filés… Un de leurs titres contrepétés donne quelque chose comme « le cafteur sonne toujours 2 fois ». Si je peux voir le bénéfice à avoir des images des mouvements des cotes, je n’ai pas envie de faire partie du système de caftage.

Depuis je me prends la tête pour essayer de retrouver mes petits entre les différents budgets biodiversité, les différents taux, les différentes étapes et options. Mais il semble bien que les contrats expédiés par Sandrine, au moins celui de Dani, la spécialiste poisson, soit bien plus élevé que ce qui était prévu. Je me suis pris au réveil aussi une relance de Sandrine à propos des contrats qu’il faudrait signer les yeux fermés dans l’immédiat quand dans ces courriers et contrats elle donne mi avril comme date limite. A ma réponde : les sommes sont élevées faut que je vérifie, un mail en boomerang où elle se fâche un peu… mais se dit prête à baisser ses tarifs sans que j’ai rien demandé encore. Ce qu’il m’apparaît en outre c’est que les tarifs quotidiens qu’elles appliquent devraient, comme pour n’importe quel service rendu en intermittent, être ramenés à un tarif mensuel sur toute la partie récupération des datas puisque qu’il s’agit de 5 semaines consécutives.

Ce soir dîner pizza chez Cat avec John. Je l’ai bluffée en m’annonçant avec le basilic frais !

28 / 03 / 10 - 18 : 26

Potron minet du mercredi 17.

Enfin pas tout à fait puisque le soleil (s’il est au rendez-vous) ne montrera son nez que dans quelques heures, mais il est bientôt 2 h du matin, bientôt l’heure de m’allonger et à la flash light de décorner la dernière page du bouquin d’Obama pour en déchiffrer quelques autres à la lueur jaunâtre souvent animée d’ombres chinoises d’insecte énormes en ombre portée sur la page mais minuscules sur le verre… de la torche.

Faut à nouveau que je me débriefe seule sur les étapes de la semaine, les avancées de mes journées.. Me suis dite ce soir que je passais trop de temps à blablater et à écrire et pas assez à réfléchir. Ce rendez vous Napa par exemple qui devrait être porteur de partenariats fructueux, mais lents, mérite réflexion. Nakata gère ce fond d’adaptation de 9 millions de $ US pour 7 projets d’adaptation dont 2 au moins sont déjà en cours 3 fois (Australie, EU + IRW et autre PACC… et 3 sur la biodiversité. Je m’étais un peu préparée au RV pour finalement décider de lui laisser porter la conversation plutôt que d’asséner mes commentaires et mes principes. Il m’a posé des tas de questions. La première : j’imagine que tu suis NAPA depuis un moment et que tu sais tout ? ». Ca a donné le ton et m’a permis de rayer dès l’entrée mes premières lignes « Depuis longtemps oui, mais j’sais pas tout… Ce qu’il me semble c’est que depuis que Poni a commencé l’écriture en 2003 et aujourd’hui, il y a des tas de choses obsolètes. Je regrette qu’on n’aille pas plus loin dans la vision d’essayer de permettre aux tuvaluans de rester sur leur terre. J’ai rappelé IPCC et autres infos de plus en plus pessimistes. Glissé qu’une étude sur île artificielle ou remblaiement pourrait être de la prochaine édition du NAPA (car oui ca se poursuivra). Je plante cette idée dans tous les cerveaux que je croise et pense à un programme radio update sur la situation. Après une heure où on a parlé de tout, mais surtout de nous, Alofa, du film, de la BD, de Copenhague, des actions, des renouvelables, de Nanumea. Pourquoi pas Nuitao ? et de la biodiv bien sûr et du corail qu’il serait bien de faire en plus. Entre autres choses, en presque conclusion, il m’a dit qu’Alofa ferait partie des NGO qui implémenterait des activités. Il a bien retenu que Sarah était aussi spécialiste des Changements climatiques et sandrine des poisssons/corails. J’avais noté d’avancer un peu plus loin dans leur investissement dans nos projets, comme financer au moins les workshops, dont celle avec NZAid et si possible leurs billets. Mais c’était trop a bâtons rompus et familial pour que je sois, moi, capable d’entrer dans cette sphère. Petesa, la fille de risasi, l’assistante, a reçu l’oscar du meilleur thé sucré au lait. Et je suis une connaisseuse puisque je n’aime pas le thé. Le rendez vous a duré 1h30. C’est Petesa qui a rappelé que ça faisait une demi heure que le bureau aurait du être fermé. Nouveau soutien d’Alofa, je suis repartie avec son mail pour lui expédier notre newsletter COP15.

La porte d’à côté c’est le bureau d’Eliala. J’avais passé une tête à l’aller pour la remercier de son petit mot de soutien dans l’histoire du press release (tu ne peux pas abandonner l’an prochain). Elle y était, elle, bien sûr encore malgré l’heure et avait l’intention de travailler quelques heures encore. En fait blablabla encore une fois sur tout y compris religion et climat, l’impact de l’éducation sur les enfants, les habitants de nukufetau, l’île de son père, qu’elle trouve arrivistes, dirigés par le blé bien que son père ne soit pas comme ça. Nous parlions de l’ambassadeur à l’ONU, et elle a ajouté une liste en commençant par…. Fakasoa. Elle aussi a souvent l’impression de ne pas avancer même si elle en fait beaucoup. « Je me demande si ce que je fais sert à quelque chose.. » Je la remotive tout en lui disant que je me pose les mêmes questions chaque matin en me brossant les dents sur la terrasse (quand les vents le permettent) en trouvant dans mon champ de vision, les déchets alentour. Sur les sceptiques, je lui ai glissé l’argument de Sam sur la Shoah aussi ça se savait mais personne ne voulait y croire…. Aujourd’hui encore il y a des négationistes.

John avec qui on a partagé une demi portion de sashimi et une demie de thon à la poele à l’hôtel, me semble n’être toujours pas convaincu… Alors qu’on rentrait en marchant, quand je lui ai dit que Tomas était le 19e et celui du Vanuatu le 20 de la saison et que c’était beaucoup plus que la normale, il a fait la moue… Même s’il n’a jamais vu autant de tempêtes à Tuvalu. Pas voulu entrer dans la discussion avec lui. Mais un jour je lui sortirai l’argument shoah.

28 / 03 / 10 - 18 : 25

Mardi Midi

Il faisait soleil quand j’ai ouvert les yeux. Le ciel s’est couvert depuis mais le vent désormais Nord-Est souffle en brise agréable. John pourtant endurci des conditions atmosphériques au fil de ses voyages au long cours en tant que Capitaine et hyper actif incontrôlable m’a rassurée en me confessant que le temps de samedi dernier l’incitait plutôt à rester au pieu. Je culpabilisais du peu de lignes rayées sur ma liste de samedi.

Sur les dossiers biodiversités depuis le réveil. Pour préparer au mieux le RV de cet aprem avec le tout nouveau directeur de NAPA, Nakala, le père de Nia notre cadreur volontaire. Et aussi pour comprendre et digérer les sommes qui m’ont semblé hallucinantes des projets de contrats expédiés par Sandrine et Dani. Près de 80000 $ australiens ça interpelle et incite à plonger son nez dans les derniers budgets échangés avec Sandrine. Imprimé comme les documents excel comme j’ai pu . Microsoft ne semble plus vouloir répondre, ni en word ni en excel, en fonction impression. L’une comme l’autre de ces applications quitte d’elle-même dès que j’appuie sur « imprimer ». La seule parade trouvée pour le moment : copier sur un document text, qui bien sûr ne respecte plus les paramètres mais permet au moins d’avoir tout sous les yeux. C’est imprimé en tellement petit que je ne suis pas sûre de pouvoir lire.

Parlé aussi à Sarah qui appelait de Nanumea. Tout semble bien se passer. Ils ont eu aussi des grands vent (mais vu le déplacement du cyclone, certainement moitié moindre). C’est ce jour là qu’elle est allé pécher avec Kaio. Elle réside avec notre ami Teu et ‘it’s very nice’. RV avec le kaupule demain et avec l’école jeudi.

Bon je retourne à la biodiv…


28 / 03 / 10 - 18 : 24

Biodiv et divers-Mardi 16 mars tout petit matin

Bien énervée tout le week-end par les grands vents sans doute mais aussi assurément par le brouillon de 3 pages de « pressrelease » expédié par l’office du tourisme post festival. Il m’aura fallu 3 jours pour finaliser un courrier incendiaire mais je l’espère tout de même diplomate sur la communication et la démocratie.

Toute la journée dehors de ce lundi j’ai sillonné les ruelles de Funcity que nous avons commencé à baptiser trashcity tellement les tempêtes ont souillonné la ville et en particulier les rives de notre petite péninsule ; J’en ai fait une stance dans ma lette du jour au mec du tourisme.

Ce matin, PWD d’abord pour qu’ils viennent réparer la gouttière ou plutôt les tuyaux qui la relie au réservoir d’eau arraché par les vents. Au bureau du dessus, Cat qui représentait Alofa en notre absence et sans qui, aux dires du mec du tourisme, rien n’aurait eu lieu, car en bonne alofienne, elle a poussé les portes fermées et forcé aux réunions… Tuvalu média ensuite pour vérifier s’ils avaient été consultés sur ce torchon de press release. NON. Melton ensuite : IDEM. Blablaté aussi avec lui de la sur-réponse de l’officier du tourisme à une offre de UCLA de faire venir des danseurs et chanteurs à Los Angeles (un autre de nos contacts) à laquelle Melton avait répondu la nuit précédente. Que des paraphrases du mail de Melton. Risasi ensuite, dont le ministre de mari a le tourisme dans son portefeuille. Je voulais voir Enele, ex ambassadeur à l’ONU et devenu secrétaire permanent aux transports et tourisme, mais il est sur son ile, donc pas consulté non plus je pense. Plusieurs heures avec Risasi, puis Nala ensuite, où ma tirade n’a pris que quelques minutes mais, même si les nouvelles des mésententes dans le gouvernement ajoutent à mon petit manque de motivation, il était important que je sois à jour des news du gouvernement et des rumeurs.

Au retour, la gouttière était réparée. J’ai fait un saut chez le voisin récupérer le petit chat Kingtidesfestival qu’ils avaient volé à Elega, note gardienne du foyer. Elle n’osait pas y aller « t’es sure que tu le veux ? » « Ao, Ao ».. OK j’y vais écrasé une sardine à l’huile pour lui et son frère. En fait je suis presque sure que ce sont deux filles. Comme la première vet du pays ne peut stériliser pour le moment que les mâles, on est mal barré. J’ai indiqué à Elega la recette de ma mère qui noyaient à la naissance les petits de ses premières chattes. Bien sur l’idée ne lui plait pas des masses mais comme ici, il y a de grandes chances qu’ils finissent au fusil, comme les chiens errants tués une fois par an, je pense l’avoir convaincue.

Je n’avais pas eu le temps de me détonguer qu’est arrivé Melton qui passait, sur le chemin du Fagogo, sentir quelques parfums. Reblabla d’une paire d’heures.

J’ai l’impression d’avoir beaucoup écouté aujourd’hui mais aussi de m’être fait entendre en peu de mots. Et finalement toute cette histoire m’aura poussée à mettre en place le task force communication demandé par le PM. J’ai promis une convocation à une réunion d’ici la fin de la semaine.

28 / 03 / 10 - 18 : 22

Cyclone & Co-Samedi 14 mars :

Ce matin, vents encore plus tourbillonnants et pluies encore plus cinglantes… même lagon blanc d’écume et ciel gris à n’en plus finir… de quoi vous donner envie de vous lever, c’est sûr. Et ce qui est annoncé pour les jours à venir n’est guère brillant.

« Two tropical cyclones with potential to bring flooding rain and punishing winds

Through Saturday, T.C. 19P will track toward the west and south as it further organizes and strengthens. Eventually, it will pose the threat of excessive rain and damaging winds to Fiji late in the weekend and early next week. Well to the west, a second blowup of heavy tropical thunderstorms has continued to consolidate near Vanuatu and has been designated Tropical Cyclone (T.C.) 20P. Movement of 20P will tend to drift it toward the west over the northeastern Coral Sea. T.C. 20P could become a major typhoon in the next few days. »

Il faut vraiment chercher pour avoir plus de détails et comprendre les itinéraires. Sur la plupart des cartes meteo internet, Tuvalu ne figure même pas.. La météo de Fiji bâptise ces cyclones dans son « Special Weather Bulletin Number ONE for Tuvalu » : Celui qui nous concerne pour le moment s’appelle Tomas. Il menace plus les îles du sud que la capitale un peu plus haut. La microscopique Niulakita et sa trentaine d’habitants risquent de morfler.

« A GALE WARNING IS NOW IN FORCE FOR NIULAKITA AND NUKULAELAE.
A STRONG WIND WARNING REMAINS IN FORCE FOR THE REST OF THE GROUP.
TROPICAL CYCLONE TOMAS CENTRE WAS LOCATED 130 MILES EAST-SOUTHEAST OF NIULAKITA AND 230 MILES SOUTHEAST OF FUNAFUTI. FOR NIULAKITA: DAMAGING GALE FORCE WINDS WITH AVERAGE SPEEDS OF 40 KNOTS WITH GUSTS TO 60 KNOTS. FREQUENT HEAVY RAIN AND SQUALLY THUNDERSTORMS. HIGH SEAS. DAMAGING HEAVY SWELLS. SEA FLOODING OF LOW-LYING COASTAL AREAS EXPECTED. FOR THE REST OF THE GROUP: STRONG WINDS WITH AVERAGE SPEEDS OF 30 KNOTS WITH GUSTS TO 50 KNOTS. FREQUENT HEAVY RAIN. VERY ROUGH SEAS. »

Voila donc les gaies prévisions pour le reste du week-end et le début de semaine… More rain et vents de 50 à 80 km.. Rien de nouveau, juste plus violent. En fait de punition, la maison a écopé ces derniers jours. Je me réjouissais la nuit dernière qu’elle fut construite en béton pour résister à la violence des vents. Ce matin, en sirotant mon café devant la fenêtre de la cuisine, j’ai vu un jet d’eau passer devant mon nez. Le tuyau qui joint la gouttière à la cuve d’eau s’était envolé… Quand ? il y a une dizaine de jours quand tout fut inondé au rez de chaussée ?… Rapide tour du jardin, des panneaux de placo détachés du mur de la cuisine derrière la cuve. J’avais jamais remarqué que des bouts de la maison était recouverts de placo.. Protections des Climatiseurs (que nous n’utilisons jamais) arrachées ; Deux grosses branches cassées avaient traversé le jardin, protégeant l’autre rive… Un autre coup de vent les à jetées dans le lagon.

Cette maison de la péninsule est en fait aussi peu isolée des éléments que le bateau parisien qui se tient droit, résistant aux éléments seul sans murs mitoyens avec les voisins. Ici : devant, le lagon, à droite, le lagon, à gauche, le lagon, derrière : une maison que nous protégeons mais qui, plus fragile, se détériore plus rapidement. Je n’ose imaginer les dégâts de ces vents et pluies sur les baraques rafistolées de bouts de placo ici, de bouts de lino là. La plupart des habitations, même celles qui retapées un peu ont pimpante allure quelques mois, sont en placo. Il n’est pas rare de voir un mur traversé par un coup de poing, en général homme ou ado alcoolisé.

Ce qui est vraiment pénible, une fois qu’on s’est fait aux décibels des vents la nuit, aux rafales de pluie qui transpercent les os le jour, à l’absence de soleil qui devrait revigorer, c’est la moiteur ambiante permanente. On ne peut rien laver puisque rien ne sèche. Tout est toujours humide, cheveux compris. Entre le soupçon de fièvre dû à la crève, et l’humidité environnante, impossible de garder quoi que ce soit à commencer par soi au sec. A la sensation de moiteur s’ajoute celle du petit coup de frais des courants d’airs dont seule ma chambre est préservée.. Même sensation de frisson au retrait de la seule couche que supporte le corps. Les années précédentes, nous faisions notre lessive chez John/Alpha et avons toujours refusé d’utiliser le séchoir. Cette année non seulement nous allons être contraintes d’en faire usage mais en plus peut être vais je devoir demander à John si je peux prendre une douche tiède chez lui. A Tuvalu, seuls les Australiens « expats » ou assimilés comme les 3 représentants de la marine ont accès à l’eau chaude.

Parmi les petites tâches accomplies aujourd’hui :
- l’oeil jeté à la « grosse » caméra qui depuis quelques douches successives montrait elle aussi des symptômes de coup de froid, n’est pas de bon augure : si le sautement de l’image a disparu, y’a plus de contrôle du menu, aucune icône en vue, et, à priori, plus de son. Aucun des positionnements des paramètres du micro n’a donné le moindre décibel en retour des enregistrements test. J’espère encore que du son s’enregistre sur les bandes. Je vais essayer de lire une bande à priori bonne en son pour checker le monitoring et haut parleur. Après un des 3 disks durs qui lâche en ayant eu l’amabilité de tenir jusqu’à la fin du montage des drama de l’environnement mais m’interdit le montage d’autres séquences 2009 comme Fagogo, la cam remet en question de futurs tournages. OK, y’a toujours la mini dv, la première sony, qui malgré quelquefois des signes de faiblesse, je touche du bois, fonctionne toujours. Et puis y’a la petite HD trop légère pour être stable. Pour la digit des KTF prévue bientôt, je ferai un essai et l’utilisation de la camera du service social dont je formerai la jeune Halo à l’exercice m’est déjà acquise.
- Répondu en vitesse à quelques mails dont Gilles via un forward aux ingénieurs TMTI sur une question de bouton orange défectueux ou pas. Et au KTF committee member, Niuone (celui qui veut absolument devenir membre d’Alofa), sur l’offre d’une fille, de nos contacts, d’UCLA qui veut faire venir des musiciens et des danseurs
- Quasi terminé la mise à jour des documents « biogas history » et « from symbol to example » pour Melton
- Repris rapidement le document Ademe com proposition 2010 que m’avait laissé, imprimé, Fanny.. Demain je mets à jour sur Mac et j’envoie.

La liste prévue pour le week-end étant encore longue, je culpabilisais d’avoir passé du temps à ces recherches météo. Il m’était passé par la tête qu’à la prochaine alerte tsunami, je n’aurais pas la chance, comme il y a 15 jours d’avoir la nouvelle avant tout le monde. Peut être même qu’ils oublieraient de prévenir la maison de la péninsule (et quid de Kathryn, la citoyenne US enfermée dans son catamaran depuis la mort de son mari)… L’explication de cette tempête de 3 jours par la montée en puissance de deux cyclones pas loin m’a rassurée. C’est vraiment moins facile de fanfaronner quand on est seule. Cette recherche a aussi servi à rassurer la jeune femme du magasin de tissus de la coopérative. Profitant d’une courte accalmie, j’ai mis le nez dehors, à pied car l’équilibre sur la mob était aléatoire, à la recherche d’un oreiller. Histoire de m’assurer que les acariens étaient responsables d’une partie de mes rougeurs… Y’en avait pas mais la caissière, regardant en l’air, montrant le ciel déchaîné. « vous avez des nouvelles ? » « Euh, 2 cyclones alentour… ils sont sur la fin… le climat change hein ? ce sont les 19e et 20e cyclones de la saison… ». « Oui ça change me dit elle d’un ton apeuré ».. Du coup, après lui avoir rappelé que les cyclones c’est une chose mais que l’élévation progressive du niveau de la mer semble moins effrayante mais inéluctable… elle a eu droit à « il faut que vous vous positionniez tous sur la solution que vous voulez voir mettre en place : île artificielle ou départ ailleurs… Mais pour ce week-end soyez rassurée ». Elle le fut.

28 / 03 / 10 - 18 : 21


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