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Vendredi 19 mars

Je rentre d'une "fonction" avec Fatale Nui/Numea pour célébrer le départ du GG demain matin par bateau spécial, renvoyée dans son ile à 65 ans. ... (Nanumea où Sarah est malade, comme en 2005, piqûre d'insectes, jambe gonflée me dit Kaio qui m'a appelée pour que je cherche ses antibio dans les multiples sacs plastique plein de médocs... J'ai eu du mal à trouver le truc en question, en revanche encore dans son emballage, un détecteur de fumée ou d'incendie (?????))

Croisé les Brésiliens qui filment toutes nos conversations (un peu comme moi quoi). J'avais raconté le film, Alofa, les BD, les actions ce matin alors qu’ils sortaient du lagon ruisselants. On devait se rencontrer ce soir pour qu'ils puissent noter les noms que je leur donnais)... Arrivée à l'hôtel pour les rencontrer 1/2h avant la réunion Année de la Biodiversité (où Eliala a les yeux plus grands que le ventre et fait une quinzaine mais avec des trucs tous les jours). Dehors, y'avait ni chaises ni tables because fin de cyclone. Ils ont demandé une table qu’ils voulaient poser sur le corail de l’autre côté du muret... Là ils m'ont dit qu'ils voulaient filmer avec intro etc... Euh, c’était pas prévu… Tables et chaises y'en avait sur la scène faisant toutes face au lagon..... Ils ont finalement choisi la simplicité et on a blablaté une heure sous l'auvent....

Je ne sais pas depuis combien de temps mes camarades de réunion biodiversité attendaient dans le lobby de l'hotel, je m'attendais à les voir sortir sur la terrasse... anyway j'ai pensé à regarder quand je leur ai dit que plutôt que Tavau qui a accepté une interview lundi (oubliant sans doute que c'était férié) il valait mieux qu'ils croisent Eliala, Melton, Hilia, Tauala, semese arrivé la veille . Tafue m'a autorisée à leur donner son portable et lui et moi nous voyons Mardi pour parler d'un leader pour le pays, sur place, qui porte la parole du long terme (c'est lui qui m'a dit que lundi c'était férié... il verra quand même notre bande de brésiliens ce week end)...

Rendez vous pris demain coucher de soleil pour leur montrer les king tides. Quand je leur ai donné la bd hier, ils m'ont demandé s'ils pouvaient l'imprimer au brésil, j'ai dit qu'ils pouvaient même nous envoyer leur logo et qu'on renvoyait le master mis à jour.

Cet aprem quand je parlais de nos deux soutiens brésiliens connus, ils ont ajouté "vous en avez maintenant 4 autres".. Bref ils sont plutot sympa tous les quatre et je leur fais confiance, tout en leur serinant à chaque fois qu'ils remercient, que c'est vrai que je suis pas aussi avenante avec tout les média. Ca leur semble normal par exemple de filer des copies de leur travail à tous les interviewés.

A propos de trad, Nick et Monica les allemands sont rentrés de Vaitupu, on a parlé un peu tout à l'heure. Ils ont lu la BD allemande et y ont trouvé pas mal de fautes. Elle m'a demandé si ça avait été traduit par un allemand de souche. J'ai répondu qu'en général on faisait lire et relire toujours par des natifs. Et que dans ce cas quelqu'un de l'éducation à Bonn l'avait fait. J'ai aussi dit qu'on restait en contact et que toutes leurs corrections étaient les bienvenues.

28 / 03 / 10 - 18 : 28

Brésil-Jeudi 18 Mars

Trimballé dans mon sac toute la journée une copie du film et une bd pour le responsable du NAPA…. No luck… C’était jour d’avion… et les portes du bureau ont été closes une partie de la journée.

A l’avion, 4 énergumènes clownant. J’étais sure que c’était des brésiliens. Bonne pioche. L’un d’entre eux m’a interpellée un peu plus tard pour me demaner un hotel, la banque etc… Avec leur micro camera ils font, en 5 jours, un sujet pour un magazine pour les jeunes (et moins jeunes). Je me demande s’ils ont payé leur obole.

Passé voir Solofa pour avoir son avis sur une éventuelle présentation des résultats de l’étude de Sarah au DCC (tous les secrétaires permanents) : bonne idée. Pas eu le temps de savoir à quelle aurait lieu leur prochaine réunion. « would you excuse me, I need to go to the small room. J’ai traduit « petits coins » mais je ne connaissais pas l’expression.

Rencontré Semese qui avait atterri le mercredi (l’avion du mardi étant reporté because cyclone sur fiji). Il a d’emblée gommé mon (tout petit) mal à l’aise en me prenant dans ses bras en un gros hug. Je l’ai laissé avec ses potes sans avoir pris un rendez vous, mais a priori il sera à la réunion de ce soir sur l’année internationale de la biodiversité, pour laquelle Eliala, répondant à ma suggestion de lier biodiv et journée de l’environnement, a fait un programme de 15 jours ! Je me demande si quelqu’un se rend compte du temps que leur demande ces journées de ci ou de ça… Et arrive aussi earth hour.. Du coup Fanny a mis en ligne le montage de l’an dernier et suggéré aux organisateurs que dans le noir, chaque année se ressemble.

Je me suis mise au lit avec une dernière frustration au fond de la gorge : Leota et Utala me harcèlent (un peu pas autant que Sandrine) pour que nous changions le responsable du biogaz (sikeli leur aurait promis de nous en parler). C’est-à-dire virer Faeva pour remettre Utala. Ce qui me fout les boules bien sûr … Le biogaz est produit, mais rien n’a encore été fait pour l’utiliser et avant même que ce soit pérenne, il faudrait faire des chèques à nouveau à Utala. Je vais leur rappeler que l’intention n’était pas de payer à vie quelqu’un pour qu’ils aient le privilège de bénéficier de gaz gratuit.

Même type d’humeur ce matin. Réveillée avant 7 heures par le bruit d’une machine à tondre les rares touffes d’herbe…. Ces engins coupent l’herbe et dégagent les déchets qui s’y cachaient…. Ma colère contre les déchets se double d’un jugement sur la stupidité (sans parler de l’irrespect pour les voisins… Ca aussi m’évoque une histoire biblique à la Nauru… Tuvalu est en train de mourir de sa propre stupidité et je ne sais pas par quel bout le prendre. C’et tout le schéma de la société qui est à reprendre et comment gommer le syndrome colonisés qui attendent du grand blanc les solutions financières à leur survie. Ils n’ont aucune idée d’à quel point ils sont assistés.)

Autre frustration de la veille : Tataua m’a dit que Tafue avait été mis au ban de l’église et remplacé comme porte parole du climat pour l’église par quelqu’un qui ne connaît rien.


28 / 03 / 10 - 18 : 27

Mercredi bientôt fini.

Réveillée ce matin à une heure dominicale. Rarissime que les enfants du voisinage n’interrompent pas mon sommeil. Ils sont ma musique quotidienne, du matin au soir, leurs rires, leurs chansons et bien sur leur « hi five » à chaque fois que je passe ou repasse. Une des petites filles qui n’était pas là les années précédentes persiste à m’appeler Fanny comme si, pour elle, ça voulait dire bonjour. En tout cas, ils m’ont tous inspiré ce matin l’étincelle qui me manquait pour faire un 2e vrai film sur Tuvalu : Les enfants de Tuvalu. A commencer par ceux du voisinage que je vois vivre et grandir.

Ce matin donc ils ne m’ont pas poussée hors du lit, mais dès le pied posé dans le salon, la porte de la terrasse ouverte m’a signifié que soit j’avais oublié de la fermer hier soir, ce qui est gravissime pour une trouillarde comme moi, ou que quelqu’un était sur la terrasse. En effet, Elega s’y trouvait et en giggling, elle l’a dit en me montrant un appareil photo : « hihihi le japonais en bas veut que je prenne des photos de chaque coté. » Me penchant sur la balustrade j’aperçois, oui, un des japonais que j’ai croisés à plusieurs reprises et qui commençait depuis peu à me dire bonjour… En Français dans le texte « Ah bonjour Gilliane… Je voulais savoir si je pouvais prendre des photos des rives »… J’avais pas encore dit oui qu’il débarquait au premier étage. « c’est pour quoi ces photos » « pour des collègues à moi qui font une étude » « l’équipe de Fumiko » « oui, j’en fais partie… Et on voudrait installer des caméras, c’est possible ? » « Euh, ça dépend de la taille ».. « on demandera aussi bien sur aux propriétaires. C’est qui déjà ? »… Depuis ça me turlupine. Il était très sympathique mais sa requête tombait mal. Outre le fait que je venais d’ouvrir l’œil et n’était pas habillée, je suis en train de terminer le cahier spécial du Canard « je te vois », ou comment nous sommes tous fichés, fliqués, filés… Un de leurs titres contrepétés donne quelque chose comme « le cafteur sonne toujours 2 fois ». Si je peux voir le bénéfice à avoir des images des mouvements des cotes, je n’ai pas envie de faire partie du système de caftage.

Depuis je me prends la tête pour essayer de retrouver mes petits entre les différents budgets biodiversité, les différents taux, les différentes étapes et options. Mais il semble bien que les contrats expédiés par Sandrine, au moins celui de Dani, la spécialiste poisson, soit bien plus élevé que ce qui était prévu. Je me suis pris au réveil aussi une relance de Sandrine à propos des contrats qu’il faudrait signer les yeux fermés dans l’immédiat quand dans ces courriers et contrats elle donne mi avril comme date limite. A ma réponde : les sommes sont élevées faut que je vérifie, un mail en boomerang où elle se fâche un peu… mais se dit prête à baisser ses tarifs sans que j’ai rien demandé encore. Ce qu’il m’apparaît en outre c’est que les tarifs quotidiens qu’elles appliquent devraient, comme pour n’importe quel service rendu en intermittent, être ramenés à un tarif mensuel sur toute la partie récupération des datas puisque qu’il s’agit de 5 semaines consécutives.

Ce soir dîner pizza chez Cat avec John. Je l’ai bluffée en m’annonçant avec le basilic frais !

28 / 03 / 10 - 18 : 26

Potron minet du mercredi 17.

Enfin pas tout à fait puisque le soleil (s’il est au rendez-vous) ne montrera son nez que dans quelques heures, mais il est bientôt 2 h du matin, bientôt l’heure de m’allonger et à la flash light de décorner la dernière page du bouquin d’Obama pour en déchiffrer quelques autres à la lueur jaunâtre souvent animée d’ombres chinoises d’insecte énormes en ombre portée sur la page mais minuscules sur le verre… de la torche.

Faut à nouveau que je me débriefe seule sur les étapes de la semaine, les avancées de mes journées.. Me suis dite ce soir que je passais trop de temps à blablater et à écrire et pas assez à réfléchir. Ce rendez vous Napa par exemple qui devrait être porteur de partenariats fructueux, mais lents, mérite réflexion. Nakata gère ce fond d’adaptation de 9 millions de $ US pour 7 projets d’adaptation dont 2 au moins sont déjà en cours 3 fois (Australie, EU + IRW et autre PACC… et 3 sur la biodiversité. Je m’étais un peu préparée au RV pour finalement décider de lui laisser porter la conversation plutôt que d’asséner mes commentaires et mes principes. Il m’a posé des tas de questions. La première : j’imagine que tu suis NAPA depuis un moment et que tu sais tout ? ». Ca a donné le ton et m’a permis de rayer dès l’entrée mes premières lignes « Depuis longtemps oui, mais j’sais pas tout… Ce qu’il me semble c’est que depuis que Poni a commencé l’écriture en 2003 et aujourd’hui, il y a des tas de choses obsolètes. Je regrette qu’on n’aille pas plus loin dans la vision d’essayer de permettre aux tuvaluans de rester sur leur terre. J’ai rappelé IPCC et autres infos de plus en plus pessimistes. Glissé qu’une étude sur île artificielle ou remblaiement pourrait être de la prochaine édition du NAPA (car oui ca se poursuivra). Je plante cette idée dans tous les cerveaux que je croise et pense à un programme radio update sur la situation. Après une heure où on a parlé de tout, mais surtout de nous, Alofa, du film, de la BD, de Copenhague, des actions, des renouvelables, de Nanumea. Pourquoi pas Nuitao ? et de la biodiv bien sûr et du corail qu’il serait bien de faire en plus. Entre autres choses, en presque conclusion, il m’a dit qu’Alofa ferait partie des NGO qui implémenterait des activités. Il a bien retenu que Sarah était aussi spécialiste des Changements climatiques et sandrine des poisssons/corails. J’avais noté d’avancer un peu plus loin dans leur investissement dans nos projets, comme financer au moins les workshops, dont celle avec NZAid et si possible leurs billets. Mais c’était trop a bâtons rompus et familial pour que je sois, moi, capable d’entrer dans cette sphère. Petesa, la fille de risasi, l’assistante, a reçu l’oscar du meilleur thé sucré au lait. Et je suis une connaisseuse puisque je n’aime pas le thé. Le rendez vous a duré 1h30. C’est Petesa qui a rappelé que ça faisait une demi heure que le bureau aurait du être fermé. Nouveau soutien d’Alofa, je suis repartie avec son mail pour lui expédier notre newsletter COP15.

La porte d’à côté c’est le bureau d’Eliala. J’avais passé une tête à l’aller pour la remercier de son petit mot de soutien dans l’histoire du press release (tu ne peux pas abandonner l’an prochain). Elle y était, elle, bien sûr encore malgré l’heure et avait l’intention de travailler quelques heures encore. En fait blablabla encore une fois sur tout y compris religion et climat, l’impact de l’éducation sur les enfants, les habitants de nukufetau, l’île de son père, qu’elle trouve arrivistes, dirigés par le blé bien que son père ne soit pas comme ça. Nous parlions de l’ambassadeur à l’ONU, et elle a ajouté une liste en commençant par…. Fakasoa. Elle aussi a souvent l’impression de ne pas avancer même si elle en fait beaucoup. « Je me demande si ce que je fais sert à quelque chose.. » Je la remotive tout en lui disant que je me pose les mêmes questions chaque matin en me brossant les dents sur la terrasse (quand les vents le permettent) en trouvant dans mon champ de vision, les déchets alentour. Sur les sceptiques, je lui ai glissé l’argument de Sam sur la Shoah aussi ça se savait mais personne ne voulait y croire…. Aujourd’hui encore il y a des négationistes.

John avec qui on a partagé une demi portion de sashimi et une demie de thon à la poele à l’hôtel, me semble n’être toujours pas convaincu… Alors qu’on rentrait en marchant, quand je lui ai dit que Tomas était le 19e et celui du Vanuatu le 20 de la saison et que c’était beaucoup plus que la normale, il a fait la moue… Même s’il n’a jamais vu autant de tempêtes à Tuvalu. Pas voulu entrer dans la discussion avec lui. Mais un jour je lui sortirai l’argument shoah.

28 / 03 / 10 - 18 : 25

Mardi Midi

Il faisait soleil quand j’ai ouvert les yeux. Le ciel s’est couvert depuis mais le vent désormais Nord-Est souffle en brise agréable. John pourtant endurci des conditions atmosphériques au fil de ses voyages au long cours en tant que Capitaine et hyper actif incontrôlable m’a rassurée en me confessant que le temps de samedi dernier l’incitait plutôt à rester au pieu. Je culpabilisais du peu de lignes rayées sur ma liste de samedi.

Sur les dossiers biodiversités depuis le réveil. Pour préparer au mieux le RV de cet aprem avec le tout nouveau directeur de NAPA, Nakala, le père de Nia notre cadreur volontaire. Et aussi pour comprendre et digérer les sommes qui m’ont semblé hallucinantes des projets de contrats expédiés par Sandrine et Dani. Près de 80000 $ australiens ça interpelle et incite à plonger son nez dans les derniers budgets échangés avec Sandrine. Imprimé comme les documents excel comme j’ai pu . Microsoft ne semble plus vouloir répondre, ni en word ni en excel, en fonction impression. L’une comme l’autre de ces applications quitte d’elle-même dès que j’appuie sur « imprimer ». La seule parade trouvée pour le moment : copier sur un document text, qui bien sûr ne respecte plus les paramètres mais permet au moins d’avoir tout sous les yeux. C’est imprimé en tellement petit que je ne suis pas sûre de pouvoir lire.

Parlé aussi à Sarah qui appelait de Nanumea. Tout semble bien se passer. Ils ont eu aussi des grands vent (mais vu le déplacement du cyclone, certainement moitié moindre). C’est ce jour là qu’elle est allé pécher avec Kaio. Elle réside avec notre ami Teu et ‘it’s very nice’. RV avec le kaupule demain et avec l’école jeudi.

Bon je retourne à la biodiv…


28 / 03 / 10 - 18 : 24


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