Earth Hour - Samedi 27/3-15h
Un autre truc qui me plombe le moral, c’est que je n’apprécie pas trop la façon, désormais tout à fait familière, dont je suis « traitée » par quelques uns. J’ai parlé de Melton*, de sa manière de me réveiller aux aurores parce qu’il a besoin de scotch double face. Hier, il me demande alors que je quittais la pré-dernière réception napa d’aller lui chercher un paquet de cigarettes d’un coup de bike, « chez nico, y’en a plus que chez lui ». J’ai appris ainsi le shortage de cigarettes après celui de la farine et c’est sans la moindre arrière pensée que j’aurais fait le voyage si le ton ne m’avait pas semblé ressembler à un « t’es assez bête pour en faire autant pour nous... ». D’un côté c’est que je fais vraiment partie de la famille mais mon ressenti de base n’étant pas si rose, je ne l’ai pas pris comme ça. Tout semble expected. Sans doute ma faute, comme avec des enfants qu’on rend capricieux. Ou un mec qu’on rend de plus en plus exigeant.*
Pas mal rayé de lignes ce matin… parmi les mails en retard, une réponse au mails de janvier et février de Marc Beaulieu, un ethnomusicologue, rencontré en 2006 et candidat idéal pour les activités « old songs » sur le festival. Il était en contact avec Alamai, la responsable culturelle, qui était tout à fait pour, mais (voir plus haut) n’a pas mis les pieds à Funafuti, ni donné signe de vie depuis début décembre.. Répondu aussi à ceux du mois de Mars de Stephen, notre contact juriste australien, rencontré à Copenhague qui suit l’histoire du patrimoine mondial et veut nous inviter en juin à un colloque litigation. A Jenny qui avait eu la courtoisie de m’envoyer son commentaire pour relecture. Un mot aussi au syndic de l’immeuble de la colline et un autre à l’ingénieur de Tec à qui j’avais promis le lien de la video earth day de l’an dernier.
Les petites cameras sont quasi prêtes pour le tournage de ce soir, appris à effacer des files sur la petite HD pour faire de la place, mis une bande neuve sur l’autre. Les batteries sont en cours de chargement. La mob, elle, est pleine.
Bien sûr je me suis battue avec la pompe à eau pour prendre une douche… Descendu les escaliers 3 fois… en laissant, en haut, un robinet ouvert au-dessus d’une bassine comme test. Après quelques tapes de plus en plus vigoureuses, la pompe repartait…. Pour une durée de plus en plus courte… la dernière fois, même pas le temps pour moi de remonter les marches. La fille d’Elega m’a proposé d’aller taper.. Caricatural.. mais cette comédie l’air de rien pourrit la vie et ne peut pas être acceptable quand nous serons à nouveau 2 et plus tard 4 ou 5 ! J’ai peur qu’il faille à nouveau changer la pompe défectueuse, payée par le proprio. La seule disponible sur l’île, dont les plombiers connaissent le problème. A Tuvalu, il n’y a pas de garantie. Willy et Seinati risquent de faire la grimace. Direction PWD dès lundi matin pour avoir leur opinion… ou peut être Henri qui a l’air de s’y connaître en électricité. J’ai l’impression que boîtier est scellé, c’est sans doute ça le vrai souci, on ne peut pas accéder…
La tuile du jour : alors que je venais de m’allonger avec l’idée de lire un peu, les paupières lourdes, sentant bien que je pourrai, oui, dormir un peu, le téléphone a sonné : c’était kaio pour m’annoncer que Sarah et lui étaient presqu’au port. Je les attendais demain !
En contrepartie, la bonne nouvelle c’est que Sarah peut aller filmer à ma place. C’est son rêve de faire des bouts de film. Mais comme pour le reste elle met les charrues avant les bœufs et achète 3 cameras avant d’avoir appris ou même de savoir ce qu’elle veut faire. En tout cas en 3 ans, elle a compris, elle, les 10’’ stables. Elle sait aussi éviter les mouvements, genre pano interminables… A priori si tout ça se termine par un montage de l’ensemble de ce qui aura été filmé et pas seulement le turn off power à envoyer cette nuit, y’aura de quoi faire, avec ou sans les plans « mouette ».
*Au sujet de melton, je n’ai pas relaté que pendant notre discussion sur earth day, il était le seul à insister sur le fait que l’hôpital soit coupé aussi… refusant de comprendre qu’ils avaient sans doute des frigos, peut être des gens sous oxygène ou autre appareil qui nécessite une alimentation électrique.. Que le port reste allumé comme l’an dernier me semble plus grave, ai-je tenté… Rien n’y a fait ! Il a décidé d’aller convaincre le directeur de l’hôpital.. Il est probable qu’il n’a pas fait le voyage mais c’est dire son entêtement…
Earth Hour 2010
Sarah a été OK pour filmer à ma place, avec Kaio…. Hmmm pas sur la mob à 2… Donc, nous sommes partis, sarah et moi sur la bike, Kaio sur le vélo, pour un dîner rapide à l’hôtel avant la réunion de 19h30.. Là, l’équipe Tafue, Tataua, Melton et Semese, munis des Talkies walkies de la croix rouge, s’affairait…. « qui doit filmer chez tec ? » me demande Tafue. « Taukiei, you said ». « He is drunk »… « OK Sarah will do it as she did last year »… Nos plans se trouvant modifiés, d’office, vue l’urgence, je me suis préposée à l’enregistrement de scènes de vie… Avant de partir sur la seule mob autorisée cette nuit, j’ai mis en mémoire Semese s’harnachant pour escalader la tour des telecom. Lui ai filé ma lampe frontale bien plus pratique que la torche qui pesait 5 kg.. Elle m’a manquée plus tard pour filmer (en particuler la foule sur le runway) mais elle lui était bien plus utile.. Il était tellement anxieux (quasiment tout l’après-midi m’a t’il dit) qu’il a profité que je cherchais un technicien de telecom, pour démarrer son escalade sans témoin… en quelques secondes il était à mi parcours… Aussi assuré, au cas où, l’extinction du building du gouvernement (tec avait du mal à éteindre, poireauté 20 mn n’osant pas couper pour immortaliser le moment solennel (pour eux)..
J’ai tenté d’expliquer à l’équipe que s’ils tenaient à expédier une séquence aussitôt, il fallait qu’elle soit la plus légère possible et donc la plus courte possible. Cette notion a eu du mal à entrer… Sem m’a répondu « oui tu m’as dit il faut rester au moins 6 secondes sur une image.. ». A Tafue « pour expédier, ils t’ont (les organisateurs) dit exactement comment faire ? » « Non, ils n’ont pas répondu à mon mail »… Ca m’a permis une stance sur ces organisations internationales qui te harcèlent quand ils veulent quelque chose et t’ignorent dès qu’ils ont obtenu ce qu’il le fallait, en oubliant de remercier… La télé des nations unies est la dernières en date.
Parmi les scènes sympathiques : Une famille en face de l’hôtel jouait avec un groupe d’enfants. Apercevant sans doute le rouge de la petite caméra derrière leurs vitres horizontales « ah c’est gilliane… », ils se sont mis à poser. « do as if I was not here ». Ils ont repris leur jeux en se tapant dans les mains en chantant. Un groupe d’adolescents jouaient aux cartes à la lumière de l’ordi portable qui diffusait leur musique préférée, les flics arrêtaient les quelques mobs qui tentaient une sortie. Au moment où je demandais aux flics s’ils avaient stoppé beaucoup de mobs, la lumière est revenue et la vie avec… Des gens aux balcons, devant leur pas de porte, à tous les coins de rue. Alors que je roulais à deux à l’heure prête à m’arrêter pour filmer ci ou ça, de 3 endroits différents j’ai entendu mon nom sans localiser d’où et surtout de qui ça venait : le premier était tetele, l’ancien du Fagogo, reparti à Nui.. la deuxième Patipati et le 3e le plombier.
Zoom à la tour pour voir où en était Sem.. Il descendait lentement… arrivé en bas, le sourire jusqu’aux oreilles : « ça fait du bien de marcher sur la terre ferme » Il était fier de lui et il y avait de quoi.. Il a disparu rapidement et s’en est excusé plus tard « j’avais envie de pisser »..
Retrouvé les autres garçons, toujours à jouer avec leurs talkies walkies pour commander le repas… Ils se prenaient tous tellement au sérieux avec leur « apha 2 a alpha 3 ». Tout ça pour un poulet au riz.
Sarah a pris notre bike, moi j’ai sauté sur celle de Tatua et on a retrouvé tout le monde auTake away, le resto crapoteux près de la maison, fermé à cette heure là mais ils nous ont passé les plats et, finalement les mecs ont mangé sur le « parking » du fusi et nous on a bu un coca...
Tataua a voulu qu’on regarde, lui et moi, les images de sem pour voir ce qu’on envoyait aux organisateurs…. Une fois sur sa tour Sem a oublié les consignes du 6’’ et sans zoom, en bougeant tout le temps (en plus y’avait du vent m’a t’il dit) : rien d’utilisable sur l’extinction… La bonne nouvelle c’est que Tatau a réalisé qu’à Funafuti où rien n’est illuminé, filmer de loin ne paie pas (évident l’an dernier à partir du patrouilleur dans le lagon)… Et, en pouffant il m’a raconté son propre déboire « Y’avait cette scène fantastique à l’hôpital (qui avait éteint les lumières mais conservé tout le reste alimenté) : un groupe de malades chantait ».. Tafue m’avait communiqué l’information reçue par talkies walkies bien sûr… Il n’arrêtait pas de se dire que c’était drôlement sombre dans son viseur… et même les bougies il ne les voyait pas… Il a fini par s’apercevoir à la fin de la chanson qu’il avait oublié d’enlever le capuchon de l’objectif… « pas grave je lui dis au moins t’as la chanson, on pourra l’utiliser en fond musical ».. « ah non, je n’ai pris que des petits morceaux… »
En rentrant, au cas où y’aurait rien d’autre, j’ai ressorti l’image d’extinction de l’an dernier du montage 2009 et tenté de digitaliser l’extinction filmée ce soir. J’ai pu sans problème logger les séquences mais impossible de les capturer à partir de la petite Sony.. pas paramétrée pour. La « grande », que j’utilise habituellement et que je devais tester pour numériser les enregistrements de l’année, n’a rien voulu savoir Ou plutôt si, elle faisait tout comme, la bande avançait, reculait, mais ce qui se digitalisait était ma propre image filmée par la wabcam du mac ! Donc ce plan là ne sera pas pour ce soir mais j’utiliserai la cam du service social.
Long blablabla avec Sarah où comme avant son départ, j’avais vraiment envie de la laisser parler toute seule tellement si on ne dit pas exactement comme elle, elle se fait fort de nous convaincre du bien fondé de ses connaissances et opinions contraires. Mais ce fut plutôt sympa même s’il est de plus en plus clair qu’elle n’a, malgré ses dires, aucune notion de l’organisation du travail. Quand je lui dis que puisqu’elle était revenue, elle pouvait suivre et répondre au dernier mail de son fournisseur favori, le britannique, avec qui j’ai correspondu en son absence, elle a répondu « si tu veux, mais je me disais que j’allais repartir un peu plus tôt que prévu, que j’irai les voir pour m’assurer de tout ». Ce qu’elle aurait dû faire avant de partir puisque nous avions décidé qu’elle ne ferait le voyage que si le matos était en route… « euh, tu ne partiras pas d’ici tant qu’on n’a pas une estimation du coût du transport et qu’on puise soumettre une facture pro forma au GEF… Et je te donnerai les coordonnées de nos contacts à Fiji. Ils peuvent aider et donner des pistes à ton fournisseur. »
Blabla sur mes troubles quant à la viabilité du projet, surtout après qu’elle m’a dit que le conseil des vieux, contre toute la population et le kaupule, avait, y’a quelques mois, voté contre la mise en place d’enclos à cochons, préférant les laisser gambader sur l’île. (A raison d’une douzaine de cochons par maisonnée/famille, ça fait du monde !) Elle ne voit pas du tout où est le problème et évidemment je ne suis pas assez spécifique et ne mets pas encore les points sur les i.
Endormie à 3h sur le bouquin d’Obama sans parvenir à pousser jusqu’au bout des 30 pages qui restaient.. Ce dimanche, réveillée à 9 heures par les voix du lagoon. Un peu courte la nuit mais l’interruption intervenant dans un cycle, ça le fait. Sarah elle s’est réveillée à 11h. A 11h30 elle a demandé, en préparant son petit déjeuner après deux épisodes infructueux avec la pompe à eau, si on allait déjeuner à l’hôtel. Tandis que je faisais les dernières corrections au contrat de Sandrine, elle s’est recouchée. 12h30 : elle dort. 13h30 : elle se dirige vers l’hôtel. 15h30, elle en revient après avoir regardé un match de rugby. 16h30 : elle dort. Il est maintenant bientôt 18h. J’ai pas tout rayé de ma liste, ce serait trop beau, mais j’en suis pas loin (Sandrine et contrats, annie wheeler et workshop de fin avril, Chris réponse du mois, Fanny réponse de la semaine, blog des derniers jours et démarré sur rapport ambassade US). J’ai mérité une douche tiède chez John. Après 2 ou 3 mails perso et pré press release earth hour.
L’histoire du press release et les responsables désignés de la communication.
Contente d’avoir pu leur envoyer ce soir là à tous un premier draft de press release, j’ai été douchée le matin par un mail de Tataua me disant en substance que Tafue et Melton avaient été désignés, à ce meeting où je n’avais pas été conviée, responsables de la communication. Je lisais entre ces lignes que je n’avais pas à me mêler de ça. « Désolée, n’en tenez pas compte ou utilisez le draft comme vous l’entendez. »
Dans le même temps, Semese, Taukiei, et d’autres me renvoyaient leurs suggestions de corrections ou leur OK…
Aperçu Tataua le jour même à l’hôtel. « Désolée… Juste dis moi quand tu as besoin de moi ». « Euh, on attend la réponse de Tafue et on corrige »… Dans la foulée, un peu remontée, un saut chez Melton « faut qu’on se voit pour parler de l’avenir d’Alofa »… « Mardi soir ? » « OK »… Au retour, je croise Tafue « j’ai pas eu le temps de lire… ». Depuis je me tiens à distance, heureuse de pouvoir occuper mon temps à autre chose, attendant qu’ils se réveillent..
Update : Alors que la nuit précédente, je m’interrogeais : avaient ils après la montée d’adrénaline et l’urgence d’envoyer en quasi direct leurs images, décidé de laisser tout tomber ?… le matin du lundi de Pâques, surprise, un message de Tataua me demandait si j’avais corrigé et quand on pouvait envoyer mes séquences de l’extinction …
Un autre truc qui me plombe le moral, c’est que je n’apprécie pas trop la façon, désormais tout à fait familière, dont je suis « traitée » par quelques uns. J’ai parlé de Melton*, de sa manière de me réveiller aux aurores parce qu’il a besoin de scotch double face. Hier, il me demande alors que je quittais la pré-dernière réception napa d’aller lui chercher un paquet de cigarettes d’un coup de bike, « chez nico, y’en a plus que chez lui ». J’ai appris ainsi le shortage de cigarettes après celui de la farine et c’est sans la moindre arrière pensée que j’aurais fait le voyage si le ton ne m’avait pas semblé ressembler à un « t’es assez bête pour en faire autant pour nous... ». D’un côté c’est que je fais vraiment partie de la famille mais mon ressenti de base n’étant pas si rose, je ne l’ai pas pris comme ça. Tout semble expected. Sans doute ma faute, comme avec des enfants qu’on rend capricieux. Ou un mec qu’on rend de plus en plus exigeant.*
Pas mal rayé de lignes ce matin… parmi les mails en retard, une réponse au mails de janvier et février de Marc Beaulieu, un ethnomusicologue, rencontré en 2006 et candidat idéal pour les activités « old songs » sur le festival. Il était en contact avec Alamai, la responsable culturelle, qui était tout à fait pour, mais (voir plus haut) n’a pas mis les pieds à Funafuti, ni donné signe de vie depuis début décembre.. Répondu aussi à ceux du mois de Mars de Stephen, notre contact juriste australien, rencontré à Copenhague qui suit l’histoire du patrimoine mondial et veut nous inviter en juin à un colloque litigation. A Jenny qui avait eu la courtoisie de m’envoyer son commentaire pour relecture. Un mot aussi au syndic de l’immeuble de la colline et un autre à l’ingénieur de Tec à qui j’avais promis le lien de la video earth day de l’an dernier.
Les petites cameras sont quasi prêtes pour le tournage de ce soir, appris à effacer des files sur la petite HD pour faire de la place, mis une bande neuve sur l’autre. Les batteries sont en cours de chargement. La mob, elle, est pleine.
Bien sûr je me suis battue avec la pompe à eau pour prendre une douche… Descendu les escaliers 3 fois… en laissant, en haut, un robinet ouvert au-dessus d’une bassine comme test. Après quelques tapes de plus en plus vigoureuses, la pompe repartait…. Pour une durée de plus en plus courte… la dernière fois, même pas le temps pour moi de remonter les marches. La fille d’Elega m’a proposé d’aller taper.. Caricatural.. mais cette comédie l’air de rien pourrit la vie et ne peut pas être acceptable quand nous serons à nouveau 2 et plus tard 4 ou 5 ! J’ai peur qu’il faille à nouveau changer la pompe défectueuse, payée par le proprio. La seule disponible sur l’île, dont les plombiers connaissent le problème. A Tuvalu, il n’y a pas de garantie. Willy et Seinati risquent de faire la grimace. Direction PWD dès lundi matin pour avoir leur opinion… ou peut être Henri qui a l’air de s’y connaître en électricité. J’ai l’impression que boîtier est scellé, c’est sans doute ça le vrai souci, on ne peut pas accéder…
La tuile du jour : alors que je venais de m’allonger avec l’idée de lire un peu, les paupières lourdes, sentant bien que je pourrai, oui, dormir un peu, le téléphone a sonné : c’était kaio pour m’annoncer que Sarah et lui étaient presqu’au port. Je les attendais demain !
En contrepartie, la bonne nouvelle c’est que Sarah peut aller filmer à ma place. C’est son rêve de faire des bouts de film. Mais comme pour le reste elle met les charrues avant les bœufs et achète 3 cameras avant d’avoir appris ou même de savoir ce qu’elle veut faire. En tout cas en 3 ans, elle a compris, elle, les 10’’ stables. Elle sait aussi éviter les mouvements, genre pano interminables… A priori si tout ça se termine par un montage de l’ensemble de ce qui aura été filmé et pas seulement le turn off power à envoyer cette nuit, y’aura de quoi faire, avec ou sans les plans « mouette ».
*Au sujet de melton, je n’ai pas relaté que pendant notre discussion sur earth day, il était le seul à insister sur le fait que l’hôpital soit coupé aussi… refusant de comprendre qu’ils avaient sans doute des frigos, peut être des gens sous oxygène ou autre appareil qui nécessite une alimentation électrique.. Que le port reste allumé comme l’an dernier me semble plus grave, ai-je tenté… Rien n’y a fait ! Il a décidé d’aller convaincre le directeur de l’hôpital.. Il est probable qu’il n’a pas fait le voyage mais c’est dire son entêtement…
Earth Hour 2010
Sarah a été OK pour filmer à ma place, avec Kaio…. Hmmm pas sur la mob à 2… Donc, nous sommes partis, sarah et moi sur la bike, Kaio sur le vélo, pour un dîner rapide à l’hôtel avant la réunion de 19h30.. Là, l’équipe Tafue, Tataua, Melton et Semese, munis des Talkies walkies de la croix rouge, s’affairait…. « qui doit filmer chez tec ? » me demande Tafue. « Taukiei, you said ». « He is drunk »… « OK Sarah will do it as she did last year »… Nos plans se trouvant modifiés, d’office, vue l’urgence, je me suis préposée à l’enregistrement de scènes de vie… Avant de partir sur la seule mob autorisée cette nuit, j’ai mis en mémoire Semese s’harnachant pour escalader la tour des telecom. Lui ai filé ma lampe frontale bien plus pratique que la torche qui pesait 5 kg.. Elle m’a manquée plus tard pour filmer (en particuler la foule sur le runway) mais elle lui était bien plus utile.. Il était tellement anxieux (quasiment tout l’après-midi m’a t’il dit) qu’il a profité que je cherchais un technicien de telecom, pour démarrer son escalade sans témoin… en quelques secondes il était à mi parcours… Aussi assuré, au cas où, l’extinction du building du gouvernement (tec avait du mal à éteindre, poireauté 20 mn n’osant pas couper pour immortaliser le moment solennel (pour eux)..
J’ai tenté d’expliquer à l’équipe que s’ils tenaient à expédier une séquence aussitôt, il fallait qu’elle soit la plus légère possible et donc la plus courte possible. Cette notion a eu du mal à entrer… Sem m’a répondu « oui tu m’as dit il faut rester au moins 6 secondes sur une image.. ». A Tafue « pour expédier, ils t’ont (les organisateurs) dit exactement comment faire ? » « Non, ils n’ont pas répondu à mon mail »… Ca m’a permis une stance sur ces organisations internationales qui te harcèlent quand ils veulent quelque chose et t’ignorent dès qu’ils ont obtenu ce qu’il le fallait, en oubliant de remercier… La télé des nations unies est la dernières en date.
Parmi les scènes sympathiques : Une famille en face de l’hôtel jouait avec un groupe d’enfants. Apercevant sans doute le rouge de la petite caméra derrière leurs vitres horizontales « ah c’est gilliane… », ils se sont mis à poser. « do as if I was not here ». Ils ont repris leur jeux en se tapant dans les mains en chantant. Un groupe d’adolescents jouaient aux cartes à la lumière de l’ordi portable qui diffusait leur musique préférée, les flics arrêtaient les quelques mobs qui tentaient une sortie. Au moment où je demandais aux flics s’ils avaient stoppé beaucoup de mobs, la lumière est revenue et la vie avec… Des gens aux balcons, devant leur pas de porte, à tous les coins de rue. Alors que je roulais à deux à l’heure prête à m’arrêter pour filmer ci ou ça, de 3 endroits différents j’ai entendu mon nom sans localiser d’où et surtout de qui ça venait : le premier était tetele, l’ancien du Fagogo, reparti à Nui.. la deuxième Patipati et le 3e le plombier.
Zoom à la tour pour voir où en était Sem.. Il descendait lentement… arrivé en bas, le sourire jusqu’aux oreilles : « ça fait du bien de marcher sur la terre ferme » Il était fier de lui et il y avait de quoi.. Il a disparu rapidement et s’en est excusé plus tard « j’avais envie de pisser »..
Retrouvé les autres garçons, toujours à jouer avec leurs talkies walkies pour commander le repas… Ils se prenaient tous tellement au sérieux avec leur « apha 2 a alpha 3 ». Tout ça pour un poulet au riz.
Sarah a pris notre bike, moi j’ai sauté sur celle de Tatua et on a retrouvé tout le monde auTake away, le resto crapoteux près de la maison, fermé à cette heure là mais ils nous ont passé les plats et, finalement les mecs ont mangé sur le « parking » du fusi et nous on a bu un coca...
Tataua a voulu qu’on regarde, lui et moi, les images de sem pour voir ce qu’on envoyait aux organisateurs…. Une fois sur sa tour Sem a oublié les consignes du 6’’ et sans zoom, en bougeant tout le temps (en plus y’avait du vent m’a t’il dit) : rien d’utilisable sur l’extinction… La bonne nouvelle c’est que Tatau a réalisé qu’à Funafuti où rien n’est illuminé, filmer de loin ne paie pas (évident l’an dernier à partir du patrouilleur dans le lagon)… Et, en pouffant il m’a raconté son propre déboire « Y’avait cette scène fantastique à l’hôpital (qui avait éteint les lumières mais conservé tout le reste alimenté) : un groupe de malades chantait ».. Tafue m’avait communiqué l’information reçue par talkies walkies bien sûr… Il n’arrêtait pas de se dire que c’était drôlement sombre dans son viseur… et même les bougies il ne les voyait pas… Il a fini par s’apercevoir à la fin de la chanson qu’il avait oublié d’enlever le capuchon de l’objectif… « pas grave je lui dis au moins t’as la chanson, on pourra l’utiliser en fond musical ».. « ah non, je n’ai pris que des petits morceaux… »
En rentrant, au cas où y’aurait rien d’autre, j’ai ressorti l’image d’extinction de l’an dernier du montage 2009 et tenté de digitaliser l’extinction filmée ce soir. J’ai pu sans problème logger les séquences mais impossible de les capturer à partir de la petite Sony.. pas paramétrée pour. La « grande », que j’utilise habituellement et que je devais tester pour numériser les enregistrements de l’année, n’a rien voulu savoir Ou plutôt si, elle faisait tout comme, la bande avançait, reculait, mais ce qui se digitalisait était ma propre image filmée par la wabcam du mac ! Donc ce plan là ne sera pas pour ce soir mais j’utiliserai la cam du service social.
Long blablabla avec Sarah où comme avant son départ, j’avais vraiment envie de la laisser parler toute seule tellement si on ne dit pas exactement comme elle, elle se fait fort de nous convaincre du bien fondé de ses connaissances et opinions contraires. Mais ce fut plutôt sympa même s’il est de plus en plus clair qu’elle n’a, malgré ses dires, aucune notion de l’organisation du travail. Quand je lui dis que puisqu’elle était revenue, elle pouvait suivre et répondre au dernier mail de son fournisseur favori, le britannique, avec qui j’ai correspondu en son absence, elle a répondu « si tu veux, mais je me disais que j’allais repartir un peu plus tôt que prévu, que j’irai les voir pour m’assurer de tout ». Ce qu’elle aurait dû faire avant de partir puisque nous avions décidé qu’elle ne ferait le voyage que si le matos était en route… « euh, tu ne partiras pas d’ici tant qu’on n’a pas une estimation du coût du transport et qu’on puise soumettre une facture pro forma au GEF… Et je te donnerai les coordonnées de nos contacts à Fiji. Ils peuvent aider et donner des pistes à ton fournisseur. »
Blabla sur mes troubles quant à la viabilité du projet, surtout après qu’elle m’a dit que le conseil des vieux, contre toute la population et le kaupule, avait, y’a quelques mois, voté contre la mise en place d’enclos à cochons, préférant les laisser gambader sur l’île. (A raison d’une douzaine de cochons par maisonnée/famille, ça fait du monde !) Elle ne voit pas du tout où est le problème et évidemment je ne suis pas assez spécifique et ne mets pas encore les points sur les i.
Endormie à 3h sur le bouquin d’Obama sans parvenir à pousser jusqu’au bout des 30 pages qui restaient.. Ce dimanche, réveillée à 9 heures par les voix du lagoon. Un peu courte la nuit mais l’interruption intervenant dans un cycle, ça le fait. Sarah elle s’est réveillée à 11h. A 11h30 elle a demandé, en préparant son petit déjeuner après deux épisodes infructueux avec la pompe à eau, si on allait déjeuner à l’hôtel. Tandis que je faisais les dernières corrections au contrat de Sandrine, elle s’est recouchée. 12h30 : elle dort. 13h30 : elle se dirige vers l’hôtel. 15h30, elle en revient après avoir regardé un match de rugby. 16h30 : elle dort. Il est maintenant bientôt 18h. J’ai pas tout rayé de ma liste, ce serait trop beau, mais j’en suis pas loin (Sandrine et contrats, annie wheeler et workshop de fin avril, Chris réponse du mois, Fanny réponse de la semaine, blog des derniers jours et démarré sur rapport ambassade US). J’ai mérité une douche tiède chez John. Après 2 ou 3 mails perso et pré press release earth hour.
L’histoire du press release et les responsables désignés de la communication.
Contente d’avoir pu leur envoyer ce soir là à tous un premier draft de press release, j’ai été douchée le matin par un mail de Tataua me disant en substance que Tafue et Melton avaient été désignés, à ce meeting où je n’avais pas été conviée, responsables de la communication. Je lisais entre ces lignes que je n’avais pas à me mêler de ça. « Désolée, n’en tenez pas compte ou utilisez le draft comme vous l’entendez. »
Dans le même temps, Semese, Taukiei, et d’autres me renvoyaient leurs suggestions de corrections ou leur OK…
Aperçu Tataua le jour même à l’hôtel. « Désolée… Juste dis moi quand tu as besoin de moi ». « Euh, on attend la réponse de Tafue et on corrige »… Dans la foulée, un peu remontée, un saut chez Melton « faut qu’on se voit pour parler de l’avenir d’Alofa »… « Mardi soir ? » « OK »… Au retour, je croise Tafue « j’ai pas eu le temps de lire… ». Depuis je me tiens à distance, heureuse de pouvoir occuper mon temps à autre chose, attendant qu’ils se réveillent..
Update : Alors que la nuit précédente, je m’interrogeais : avaient ils après la montée d’adrénaline et l’urgence d’envoyer en quasi direct leurs images, décidé de laisser tout tomber ?… le matin du lundi de Pâques, surprise, un message de Tataua me demandait si j’avais corrigé et quand on pouvait envoyer mes séquences de l’extinction …
23 / 04 / 10 - 13 : 45
NAPA Fin- Vendredi 22h22 Comment ça va me demandais-je à moi même puisque je suis toute seule ?
Pas pire. En fait, il est clair que je trimballe avec moi depuis l’arrivée mes questionnements d’avant le départ, comme il y a 2 ou 3 ans : est ce que ça sert à quelque chose tout ça, sommes nous vraiment les bienvenus, sommes nous vraiment soutenus ici ? suis-je heureuse de le faire ? Donc quand on me lève du mauvais pied, je ne vois que les trucs que je veux voir, les négatifs. Ceux qui me feront pencher du côté « j’abandonne ».
L’atelier NAPA (National Adaptation Plan) s’est finalement terminé (enfin c’est ce que je croyais) en fin d’aprem, avec une vraie journée de retard. Je comprends mal comment ils ont pu imaginer un seul instant être capables d’analyser autant de données et obtenir l’assentiment des participants sur 50 pages en deux jours et sans avoir fait passer les documents avant.
Une de mes contrariétés de la première journée de l’atelier, c’est que personne du Ministère des Home Affairs ne soit présent. Ca commençait à faire beaucoup d’absence importante, la première étant le festival culturel des King Tides.. (Rencontré Alamai de retour de Vaitupu après 2 mois « ca y est t’as fini de te cacher ? » lui ai je demandé en plaisantant…) En fait ce ministère me semble ne rien faire et son ministre, proprio et a priori ami, toujours en voyage, pas beaucoup plus. Depuis il a été représenté par Lopati qui a fait une présentation assez pathétique des activités (ou du manque d’activités) des kaupule, puis par, comme je le disais hier, le jeune buveur de notre gin qui n’a pas dit un mot et aujourd’hui, près de moi, une Saini, qui représentait l’assemblée des femmes. Sympathique.
SEVE PAENIU*, émigré au Sprep depuis que le gouvernement l’a ousté de son poste de Haut Commissaire à Fidji, dirigeait la présentation au galop. Sautant des pages et demandant à GABOR, undp Thailande, de reprendre les docs sur le champ, prévenant à l’avance aujourd’hui « il nous reste 10 pages et 10 minutes… » A la limite de l’absurde. *En 2004, Seve fut celui qui m’a le plus prévenue « on est avec toi mais on a besoin de ta motivation ».
Est ce que j’ai appris des choses ces derniers 3 jours, certainement. Mais ce qui m’est apparu clairement c’est que même si je devenais experte es-langage institutionnel et dans ce cas GEF-jargon, ça ne m’amuserait pas de formater nos projets dans ces mots. Après tant d’années, je demeure hermétique à leur vocabulaire. On perd le fil du projet et de ses objectifs tellement c’est décortiqué et phrasé comme pour rendre opaque. Ca me conforte dans l’envie d’arrêter si on ne trouve pas quelqu’un qui s’intéresse à ça et ne fasse que ça.
C’était indispensable que je sois assise avec tout le monde. Ce fut une reconnaissance certaine par tous les participants et l’undp du rôle d’Alofa. Je ne nous ai placés que dans les soutiens techniques en communication, j’ai hésité sur les poissons, mais s’ils n’y avaient pas pensé eux-mêmes… J’avais ouvert ma gueule à plusieurs reprises déjà aujourd’hui, plus que la plupart des participants. Sans doute ferais-je un rajout dans la version finale qu’ils doivent nous faire parvenir.. si je la reçois.
Gabor a fait quelques interviews sur son portable, il a poursuivi Fong et moi pour nous avoir ensemble… Notre point de vue des effets du climat ici.. des programmes d’adaptation… Là j’ai avoué que, plus radicale que Fong (qui parlait du programme japonais sensé recréer du sable à partir du corail mangé par le starfish….et inclus now dans le NAPA), j’attendais NAPA II ou NAPA III pour commencer à étudier les solutions sérieuses à long terme.
Après le pot de fin d’aprem (le Nième avec nourriture bien sûr que j’ai décidé d’ignorer), tous, ou presque, s’apprêtaient à se retrouver au Mataligali où la communauté de Nukufetau organisait un fund raising. Ce sera sans moi.
Parmi les douceurs de la journée :
Oyda, une adhérente des débuts, de retour d’un séjour overseas : « qui t’aide ici ? Si t’as besoin de n’importe quoi, tu me demandes. »
Une femme du ministère des finances, jamais rencontrée, qui participait a l’atelier NAPA : je voulais te remercier pour la video des funérailles de mon père, celle que tu as donnée à Eti et ma mère… en 2006 ou 2007. Je n’étais pas là et ça nous touche d’avoir des copies.
Emma de UNDP qui a renouvelé sa volonté d’aider à y voir clair dans nos cacas piggarep.
Et Gabor qui a insisté pour faire un tour de l’Alofa Bike en nous congratulant pour ce qu’on fait, même s’il n’a eu qu’un aperçu succinct et n’en retiendra que la bike.
Lama* qui se trouvait chez Grace quand je suis passée pour mon problème de phare, l’a réglé sans même regarder la mob. Un de ses collègues commençait à démonter le parephare.. « et le switch ? », moi fanfaronne, « oui il me semble que ça peut venir du swiitch puisque les 2 phares sont nazes ».. Il parlait d’un autre switch, que je n’avais jamais utilisé mais que sans doute les enfants avaient touché. Et hop, la lumière fut.
Ca me rassure pour demain soir Earth Hour mais je ne suis quand même toujours pas très fière de devoir affronter seule les meutes de chiens errants que j’entends hurler le soir (en tout cas hier soir). S’ils ont fait un ramassage des chiens y’a pas longtemps, dans les cages on a vu quelques chiens à colliers et quelqu’un, peut être sarah, m’a dit que bien sûr ils n’avaient pas envie d’attraper les chiens les plus agressifs qui continuent donc à traîner dans les rues). *Lama… le nom s’était posé sur les lèvres de Jenny, elle l’avait interviewé, le fils de Kamuta… Ca ne me disait pas grand chose mais un peu. Quand j’ai acheté les bouteilles de vin pour Nanumea, mises dans le paquet bateau pour sarah, c’est aussi lui qu’il fallait que je voie pour un reçu. J’ai pensé que ce pouvait être le mécanicien que je voyais les années précédentes. Il m’a semble l’apercevoir sur une mob un jour mais la personne à côté de moi à qui j’ai posé la question m’a dit que ce n’était pas lui. En fait si, je ne lui ai pas directement posé la question à lui, à mon long time no see, il a répondu qu’il était overseas. Pensait il à émigrer ? Sourire… « Ton pays a besoin de toi.. ». En tout cas merci pour la lumière… Update : finalement ce n’était pas Lama que j’ai rencontré plus tard (et qui avait participé à l’atelier biomass de sarah en2003) et à qui, bien sûr, j’ai tenu le même discours.
Dernière gâterie de la journée : Henri , l’homme de la maintenance de l’hôtel, est passé voir la situation de mon néon et l’a réglée. Et la lumière fut une seconde fois aujourd’hui. Il en a profité pour jeter un œil sur les 2 néons du rez de chaussée qui ont rendu l’âme y’a longtemps et reviendra poser 2 longues consos à la place.
Parmi les (rares) contrariétés, d’ailleurs je n’en retiens qu’une : Qu’Eliala tienne une réunion biodiv, à deux pas du dernier pot GEF avec sem et les fisheries, sans m’avoir conviée alors que je me tape toutes ses autres réunions.. Le matin, elle m’avait donné le programme pour ses ateliers de fin avril où elle nous laisse effectivement une journée complète pour que Sandrine présente le programme de la mission et qu’Annie Wheeler restitue les findings de ses missions « cetaces » et nous donne aussi le cas échéant, les photos de poissons qu’elle disait avoir.
Update du soir : j’allais envoyer ces lignes à Fanny quand dans ma boite y’avait un message de Eliala à une série de gens… à la recherche de financement pour les bouquins biodiversité y inclus le nôtre ou elle dit texto « je mets gilliane et semese en copie car ils travaillent ensemble sur un livre sur les poissons.. ». J’imagine qu’ils en ont parlé à leur réunion de fin d’aprem et que tout est OK avec sem… (que j’avais inclus bien sûr, ainsi que Tupu dans la micro présentation du projet à Napa…. En leur demandant à la fin si j’avais oublié quelque chose…)
That’s it for today. Ah mince, j’ai oublié Cat j’avais promis de passer la voir sur le chemin du retour. A la place j’ai passé quelques minutes à donner quelques notions de video à Fong qui veut faire un clip d’une chanson gospel qu’elle interprète avec 4 autres personnes.
Pas pire. En fait, il est clair que je trimballe avec moi depuis l’arrivée mes questionnements d’avant le départ, comme il y a 2 ou 3 ans : est ce que ça sert à quelque chose tout ça, sommes nous vraiment les bienvenus, sommes nous vraiment soutenus ici ? suis-je heureuse de le faire ? Donc quand on me lève du mauvais pied, je ne vois que les trucs que je veux voir, les négatifs. Ceux qui me feront pencher du côté « j’abandonne ».
L’atelier NAPA (National Adaptation Plan) s’est finalement terminé (enfin c’est ce que je croyais) en fin d’aprem, avec une vraie journée de retard. Je comprends mal comment ils ont pu imaginer un seul instant être capables d’analyser autant de données et obtenir l’assentiment des participants sur 50 pages en deux jours et sans avoir fait passer les documents avant.
Une de mes contrariétés de la première journée de l’atelier, c’est que personne du Ministère des Home Affairs ne soit présent. Ca commençait à faire beaucoup d’absence importante, la première étant le festival culturel des King Tides.. (Rencontré Alamai de retour de Vaitupu après 2 mois « ca y est t’as fini de te cacher ? » lui ai je demandé en plaisantant…) En fait ce ministère me semble ne rien faire et son ministre, proprio et a priori ami, toujours en voyage, pas beaucoup plus. Depuis il a été représenté par Lopati qui a fait une présentation assez pathétique des activités (ou du manque d’activités) des kaupule, puis par, comme je le disais hier, le jeune buveur de notre gin qui n’a pas dit un mot et aujourd’hui, près de moi, une Saini, qui représentait l’assemblée des femmes. Sympathique.
SEVE PAENIU*, émigré au Sprep depuis que le gouvernement l’a ousté de son poste de Haut Commissaire à Fidji, dirigeait la présentation au galop. Sautant des pages et demandant à GABOR, undp Thailande, de reprendre les docs sur le champ, prévenant à l’avance aujourd’hui « il nous reste 10 pages et 10 minutes… » A la limite de l’absurde. *En 2004, Seve fut celui qui m’a le plus prévenue « on est avec toi mais on a besoin de ta motivation ».
Est ce que j’ai appris des choses ces derniers 3 jours, certainement. Mais ce qui m’est apparu clairement c’est que même si je devenais experte es-langage institutionnel et dans ce cas GEF-jargon, ça ne m’amuserait pas de formater nos projets dans ces mots. Après tant d’années, je demeure hermétique à leur vocabulaire. On perd le fil du projet et de ses objectifs tellement c’est décortiqué et phrasé comme pour rendre opaque. Ca me conforte dans l’envie d’arrêter si on ne trouve pas quelqu’un qui s’intéresse à ça et ne fasse que ça.
C’était indispensable que je sois assise avec tout le monde. Ce fut une reconnaissance certaine par tous les participants et l’undp du rôle d’Alofa. Je ne nous ai placés que dans les soutiens techniques en communication, j’ai hésité sur les poissons, mais s’ils n’y avaient pas pensé eux-mêmes… J’avais ouvert ma gueule à plusieurs reprises déjà aujourd’hui, plus que la plupart des participants. Sans doute ferais-je un rajout dans la version finale qu’ils doivent nous faire parvenir.. si je la reçois.
Gabor a fait quelques interviews sur son portable, il a poursuivi Fong et moi pour nous avoir ensemble… Notre point de vue des effets du climat ici.. des programmes d’adaptation… Là j’ai avoué que, plus radicale que Fong (qui parlait du programme japonais sensé recréer du sable à partir du corail mangé par le starfish….et inclus now dans le NAPA), j’attendais NAPA II ou NAPA III pour commencer à étudier les solutions sérieuses à long terme.
Après le pot de fin d’aprem (le Nième avec nourriture bien sûr que j’ai décidé d’ignorer), tous, ou presque, s’apprêtaient à se retrouver au Mataligali où la communauté de Nukufetau organisait un fund raising. Ce sera sans moi.
Parmi les douceurs de la journée :
Oyda, une adhérente des débuts, de retour d’un séjour overseas : « qui t’aide ici ? Si t’as besoin de n’importe quoi, tu me demandes. »
Une femme du ministère des finances, jamais rencontrée, qui participait a l’atelier NAPA : je voulais te remercier pour la video des funérailles de mon père, celle que tu as donnée à Eti et ma mère… en 2006 ou 2007. Je n’étais pas là et ça nous touche d’avoir des copies.
Emma de UNDP qui a renouvelé sa volonté d’aider à y voir clair dans nos cacas piggarep.
Et Gabor qui a insisté pour faire un tour de l’Alofa Bike en nous congratulant pour ce qu’on fait, même s’il n’a eu qu’un aperçu succinct et n’en retiendra que la bike.
Lama* qui se trouvait chez Grace quand je suis passée pour mon problème de phare, l’a réglé sans même regarder la mob. Un de ses collègues commençait à démonter le parephare.. « et le switch ? », moi fanfaronne, « oui il me semble que ça peut venir du swiitch puisque les 2 phares sont nazes ».. Il parlait d’un autre switch, que je n’avais jamais utilisé mais que sans doute les enfants avaient touché. Et hop, la lumière fut.
Ca me rassure pour demain soir Earth Hour mais je ne suis quand même toujours pas très fière de devoir affronter seule les meutes de chiens errants que j’entends hurler le soir (en tout cas hier soir). S’ils ont fait un ramassage des chiens y’a pas longtemps, dans les cages on a vu quelques chiens à colliers et quelqu’un, peut être sarah, m’a dit que bien sûr ils n’avaient pas envie d’attraper les chiens les plus agressifs qui continuent donc à traîner dans les rues). *Lama… le nom s’était posé sur les lèvres de Jenny, elle l’avait interviewé, le fils de Kamuta… Ca ne me disait pas grand chose mais un peu. Quand j’ai acheté les bouteilles de vin pour Nanumea, mises dans le paquet bateau pour sarah, c’est aussi lui qu’il fallait que je voie pour un reçu. J’ai pensé que ce pouvait être le mécanicien que je voyais les années précédentes. Il m’a semble l’apercevoir sur une mob un jour mais la personne à côté de moi à qui j’ai posé la question m’a dit que ce n’était pas lui. En fait si, je ne lui ai pas directement posé la question à lui, à mon long time no see, il a répondu qu’il était overseas. Pensait il à émigrer ? Sourire… « Ton pays a besoin de toi.. ». En tout cas merci pour la lumière… Update : finalement ce n’était pas Lama que j’ai rencontré plus tard (et qui avait participé à l’atelier biomass de sarah en2003) et à qui, bien sûr, j’ai tenu le même discours.
Dernière gâterie de la journée : Henri , l’homme de la maintenance de l’hôtel, est passé voir la situation de mon néon et l’a réglée. Et la lumière fut une seconde fois aujourd’hui. Il en a profité pour jeter un œil sur les 2 néons du rez de chaussée qui ont rendu l’âme y’a longtemps et reviendra poser 2 longues consos à la place.
Parmi les (rares) contrariétés, d’ailleurs je n’en retiens qu’une : Qu’Eliala tienne une réunion biodiv, à deux pas du dernier pot GEF avec sem et les fisheries, sans m’avoir conviée alors que je me tape toutes ses autres réunions.. Le matin, elle m’avait donné le programme pour ses ateliers de fin avril où elle nous laisse effectivement une journée complète pour que Sandrine présente le programme de la mission et qu’Annie Wheeler restitue les findings de ses missions « cetaces » et nous donne aussi le cas échéant, les photos de poissons qu’elle disait avoir.
Update du soir : j’allais envoyer ces lignes à Fanny quand dans ma boite y’avait un message de Eliala à une série de gens… à la recherche de financement pour les bouquins biodiversité y inclus le nôtre ou elle dit texto « je mets gilliane et semese en copie car ils travaillent ensemble sur un livre sur les poissons.. ». J’imagine qu’ils en ont parlé à leur réunion de fin d’aprem et que tout est OK avec sem… (que j’avais inclus bien sûr, ainsi que Tupu dans la micro présentation du projet à Napa…. En leur demandant à la fin si j’avais oublié quelque chose…)
That’s it for today. Ah mince, j’ai oublié Cat j’avais promis de passer la voir sur le chemin du retour. A la place j’ai passé quelques minutes à donner quelques notions de video à Fong qui veut faire un clip d’une chanson gospel qu’elle interprète avec 4 autres personnes.
23 / 04 / 10 - 13 : 42
jeudi 25 mars 2010
Je me sens triste depuis plusieurs jours… pour ne pas dire depuis mon arrivée. Tout me frustre. Je n’ai plus envie de faire des efforts de diplomatie, plus non plus la patience des années précédentes. Tout est tellement lent, chaotique, tellement un peu n’importe quoi que je ne vois plus comment faire avancer les choses.
Toujours pas fait la task force communication. Pas envie. Ni celle de la stratégie. Pas envie non plus. Le facteur manque de temps y est pour quelque chose aussi bien sûr.
Depuis 48 h nous sommes en workshop sur le plan d’adaptation national. Certes je peux constater que mes petites phrases ont porté mais le nombre de stupidités, comme la multiplication des réservoirs d’eau… dans tous les plans financés par GEF… et sur laquelle personne ne voulait m’entendre à l’atelier sur le même thème l’an dernier. Stupidité qui fait son retour dans l’énoncé devant public de tous les plans en cours… Des comme ça en mon absence, y’en a tous les jours j’en suis certaine. On fait deux pas en avant et trois en arrière. Je devrais être contente qu’ils nous intègrent dans le plan d’adaptation mais je n’y parviens pas. Je devrais l’être aussi que le programme biodiversité national consacre une journée complète fin avril à ce que nous voulons faire, avec Sandrine et Annie de NZ Aid.. Je devrais être contente que UNDP me propose ce soir de parler à Mafalu du problème Piggarep. (j’ai refusé préférant tenter une dernière fois quand Sarah revient de percer l’abcès directement)… Je devrais… mais y’a trop de trucs négatifs par ailleurs.
Pendant de l’UNDP : le trou du cul qui a détourné notre argent Piggarep. Nous nous sommes accrochés à l’heure du déjeuner quand il affirmait que dans le plan 100% fossil fuel free y’aurait que du solaire… « tu connais mon point de vue, ce ne peut être qu’une combinaison de technologies… et il faudra du biodiesel »… Là il attaque « montre nous d’abord que ça marche ».. « Ah bon tu ne l’as pas vu l’an dernier ».. « Oui à petite échelle »…. « la machine d’Amatuku peut remplacer tous tes panneaux solaires sur la plupart des îles.. mais ce n’est pas l’objectif »… Il s’est fait ensuite gentiment rembarrer par la fille de l’UNDP qui lui a demandé ce qu’il faisait avec les voitures, le gaz etc… « oh on ne parle que d’électricité ».. « Si tout le reste demeure diesel ou essence, le pays ne sera pas 100% fossil fuel free… »… Il était très inquiet de la présentation qu’on m’avait demandé de faire pour le début de l’après-midi. Il ne pouvait être présent et ça l’emmerdait de ne pas pouvoir m’agresser… « tu vas présenter quoi ? ». « Un tour général mais plutôt l’inventaire biodiversité marine ». Lui à la fille de l’UNDP « y’a pas d’énergies renouvelables dans votre plan ? » « Non ça c’est de la mitigation, le plan se consacre à l’adaptation. ». En fait il est jaloux comme un pou de tout ce qu’on peut faire et récupère jusqu’à nos phrases, celle du plan small is beautiful, celles de nos workplan pour piggarep.. Je disais à John l’autre jour que je savais bien que, plus Tuvalu est dans la lumière, plus ils seront nombreux, les requins, à récupérer notre travail. Que dans la prod, j’avais réussi à me défrustrer quand on me piquait mes idées : « au moins, j’en ai plus qu’eux, des idées ». Ici, ces jours-ci j’ai un peu plus de mal.
Impression depuis que je suis là, 2 mois presque, que tout ce que nous avons planté au fil de ces années me boomerangue au visage, du PM qui ne veut plus d’études alors que pour l’île artificielle il est impossible de faire l’impasse … à ce matin la réunion TuCAN pour Earth Hour de samedi…
Dans la mesure où j’ai donné des clés l’an dernier, je ne peux plus me faire entendre… J’avais prévenu qu’il me semblait que tourner dans le noir sans caméra infrarouge, n’avait pas de sens et qu’on avait qu’à utiliser le film de l’an dernier… que personne n’a vu… Sauf la poignée concernée et qui a adoré…
J’ai appris qu’ils s’étaient réunis au sujet du film de cette année et que Tataua avait été chargé de la production. 4 caméras. Ils avaient bien sûr pensé depuis qu’ils l’ont vu au festival des king tides, à demander à Halo, notre stagiaire… mais n’était pas allé jusqu’à la contacter… Ce qui m’épate c’est qu’il ne leur est pas venu à l’esprit de demander à Solomona et Patsy qui avaient vraiment bien assuré l’an dernier. Question de jalousie sans doute (Melton n’en est pas exempt… nous faisons aussi il me semble partie de ses cibles même s’il est notre secrétaire général. Non seulement il ne se présente jamais comme tel mais il ne fait rien que ce qu’un sec gen devrait faire. En plus il était le seul à s’être opposé à notre dossier repro biogaz… Mais bon a priori on est potes. )
Pour earth day video, j’ai tenté à nouveau d’expliquer mon point de vue, tenté aussi de me mettre en retrait pour ne pas avoir à faire et puis j’ai fini par baisser les bras et… aidé… Ils sont tous plus bretons que moi.. Je vais filmer ce que je peux (eux s’occupent de filmer la coupure : Semese du haut de la tour pour laquelle nous n’avions pas eu l’autorisation l’an dernier -surtout il fallait payer un technicien de telecom, personne ne s’en souvenait- melton de son bateau… Obtenu quand même de ne pas passer, comme l’an dernier, une heure dans le bateau à attendre que ça s’éteigne… Taukiei, de tango, est préposé à Tec puisque Sarah ne sera pas de retour pour faire comme l’an dernier).
Dans la mesure où cette année, le gouvernement a accepté d’imposer une heure sans véhicule essence, c’est bibi qui se tapera de faire le tour de l’île sur la mob electrique* pour attraper des scènes… J’essaierai aussi d’expédier dans la foulée alors que je n’y connais rien (c’est la spécialité de Fanny) l’image de quelques secondes ou l’on voit la lumière s’éteindre sur l’immeuble du gouvernement, clone de l’an dernier… Tafue, le président de Tucan, le pasteur réformiste, l’interlocuteur cette année de l’équipe earthhour, s’est engagé à faire tout ce qu’on leur demandait… Comment peut-il, peuvent ils constamment accepter de se mettre (et donc ici de me mettre) ces contraintes absurdes simplement parce qu’une organisation importante leur demande, ignorant les conditions de vie et bien sûr sans payer quoi ni qui que ce soit..
Même chose avec l’année de la biodiv, la journée de l’environnement, et tous les autres jours qu’ils se laissent imposer. Aujourd’hui, en rêvassant pendant la workshop, je me posais à nouveau la question de « mais quand ont ils le temps de faire leur travail ? ». La plupart des participants sont les mêmes pour tous ces jours imposés. Si je n’arrive pas à faire quoi que ce soit dans la journée, j’en fais un peu le soir. Eux je ne pense pas, sauf peut-être Tataua et quelques autres exceptions. Le problème majeur bien sûr est qu’ils sont peu nombreux, habitants, fonctionnaires, mains, actifs. Ils ne peuvent pas se cloner … Mais pourquoi alors se prêter tant aux jeux des institutions de la région et des autres ?…
Dans le genre trou du cul que je ne lâcherai pas, le jeune fonctionnaire des Home affairs qui nous doit la bouteille de gin que Fanny à son arrivée avait oubliée dans la camionnette… et qu’ils ont bue, son pote et lui sur le champ. Nous ne connaissions ni l’un ni l’autre.. Depuis on harcèle celui dont j’ai déniché le bureau. Harceler s’entend à la tuvaluenne, depuis le départ de Fanny j’ai passé la tête une fois sur le chemin du bureau de Betty… Le gin sera remplacé par du rhum, moins cher, avait-il prévenu. Aujourd’hui, l’atmosphère s’est détendue… J’ai juste dit « alors » avec un sourire et il a répondu « j’ai pas été payé cette semaine »… Encore une tentative et ça devrait le faire… Mais ça ne m’amuse pas. Ca fait même partie des choses qui me chagrinent. Comme la volonté de Leota, poussé par son ingénieur Utala, de remplacer l’actuel responsable du biogaz, par Utala que nous avions dû virer après 2 ans sans résultats et que des problèmes. Leota l’a promu responsable du biodiesel et il s’en est bien tiré l’an dernier, mais depuis rien n’a avancé. Alors que le biogaz a priori (re)produit du gaz maintenant. BBQ la semaine prochaine sans doute. TMTI est dans une mauvaise passe. 2 des bâtiments dont la rénovation est couverte par un soft prêt d’ADB, ne sont toujours pas terminés (la faute en partie à l’entrepreneur de Fiji mais aussi beaucoup à l’indolence ambiante.). Du coup ADB interrompt les paiements. John et surtout Alain (un belge) d’ADB avait laissé entrevoir cette solution ultime si le gouvernement ne mettait pas la main au pot pour payer à une autre entreprise les derniers travaux (coût 50000 $). L’école est un des pivots de l’économie tuvaluenne. S’ils ne font pas l’effort, tout un pan de la société va souffrir. A commencer par le personnel de l’école. Et les familles élargies des apprentis marins qui ramènent les meilleures payes du pays, exemptées d’impôts, quand ils partent sur un cargo.
*autre emmerdement à régler vite : les phares de la mob ne fonctionnent plus… Et je me vois mal circuler sans lumière, étant donné l’état des routes (la chute dans le gros trou, j’veux pas refaire), le mode de vie des chiens, chats, enfants sur le basalte. Je me dis que ce ne sont peut être pas les ampoules mais un court circuit dans le switch de la poignée. J’espère que le mécanicien de chez Grace saura réparer.
Et je ne parle pas de la pompe à eau qui, tapotée, dure la moitié du temps d’une douche courte ni du néon de ma chambre qui refuse de s’allumer malgré les tapes sur le régulateur…
Quoi d’autres parmi les choses pas drôles ?
Ah oui… J’en oublie, mais celle-ci c’est la dernière de la soirée : je m’étais engagée à aider Tataua dont l’imprimante ne marche plus à imprimer des stickers à coller sur la douzaine d’affichettes reçues de Fiji pour Earthour et qu’il voulait déposer ce soir. Il me semblait avoir des feuilles adhésives imprimables. A la fin de la workshop et avant le pot de fin (pour ce genre de trucs les tuvaluens sont toujours en avance, ça ne se termine que demain et encore la fin était même prévue à leur retour de Vaitupu lundi. Finalement ils ne font pas le voyage,) j’ai cherché Tataua pour avoir le texte en tuvaluen… Il avait une nouvelle urgence et décision fut prise qu’on se voyait vers huit heures. Alors que j’allais quitter le pot de fin où je m’emmerdais comme une souris morte, il est arrivé et s’est installé à la table où Sem et d’autres venaient de se poser. Avant de partir j’ai récupéré son texte, bien trop long à mon sens pour ne recouvrir que ce qu’il fallait recouvrir, mais ce n’est pas grave ici. C’est là que ça s’est corsé. Formaté le texte sur word pour en imprimer 4 par pages. Tout était impeccable sauf que word et l’imprimante sont devenus incompatibles et le « print » jette word. Impossible de copier en pdf non plus puisque c’est la fonction imprimer qui le permet.
Textedit a été mon recours depuis que ce phénomène est apparu. Et là, impossible de trouver une fonction pour réduire les marges…. … En plus textedit imprime en bien plus petit que l’affichage. Il faut doubler à chaque fois la taille des lettres… Le tout m’a pris plus d’une heure. La bonne nouvelle c’est que c’est imprimé et livré.
Je me sens triste depuis plusieurs jours… pour ne pas dire depuis mon arrivée. Tout me frustre. Je n’ai plus envie de faire des efforts de diplomatie, plus non plus la patience des années précédentes. Tout est tellement lent, chaotique, tellement un peu n’importe quoi que je ne vois plus comment faire avancer les choses.
Toujours pas fait la task force communication. Pas envie. Ni celle de la stratégie. Pas envie non plus. Le facteur manque de temps y est pour quelque chose aussi bien sûr.
Depuis 48 h nous sommes en workshop sur le plan d’adaptation national. Certes je peux constater que mes petites phrases ont porté mais le nombre de stupidités, comme la multiplication des réservoirs d’eau… dans tous les plans financés par GEF… et sur laquelle personne ne voulait m’entendre à l’atelier sur le même thème l’an dernier. Stupidité qui fait son retour dans l’énoncé devant public de tous les plans en cours… Des comme ça en mon absence, y’en a tous les jours j’en suis certaine. On fait deux pas en avant et trois en arrière. Je devrais être contente qu’ils nous intègrent dans le plan d’adaptation mais je n’y parviens pas. Je devrais l’être aussi que le programme biodiversité national consacre une journée complète fin avril à ce que nous voulons faire, avec Sandrine et Annie de NZ Aid.. Je devrais être contente que UNDP me propose ce soir de parler à Mafalu du problème Piggarep. (j’ai refusé préférant tenter une dernière fois quand Sarah revient de percer l’abcès directement)… Je devrais… mais y’a trop de trucs négatifs par ailleurs.
Pendant de l’UNDP : le trou du cul qui a détourné notre argent Piggarep. Nous nous sommes accrochés à l’heure du déjeuner quand il affirmait que dans le plan 100% fossil fuel free y’aurait que du solaire… « tu connais mon point de vue, ce ne peut être qu’une combinaison de technologies… et il faudra du biodiesel »… Là il attaque « montre nous d’abord que ça marche ».. « Ah bon tu ne l’as pas vu l’an dernier ».. « Oui à petite échelle »…. « la machine d’Amatuku peut remplacer tous tes panneaux solaires sur la plupart des îles.. mais ce n’est pas l’objectif »… Il s’est fait ensuite gentiment rembarrer par la fille de l’UNDP qui lui a demandé ce qu’il faisait avec les voitures, le gaz etc… « oh on ne parle que d’électricité ».. « Si tout le reste demeure diesel ou essence, le pays ne sera pas 100% fossil fuel free… »… Il était très inquiet de la présentation qu’on m’avait demandé de faire pour le début de l’après-midi. Il ne pouvait être présent et ça l’emmerdait de ne pas pouvoir m’agresser… « tu vas présenter quoi ? ». « Un tour général mais plutôt l’inventaire biodiversité marine ». Lui à la fille de l’UNDP « y’a pas d’énergies renouvelables dans votre plan ? » « Non ça c’est de la mitigation, le plan se consacre à l’adaptation. ». En fait il est jaloux comme un pou de tout ce qu’on peut faire et récupère jusqu’à nos phrases, celle du plan small is beautiful, celles de nos workplan pour piggarep.. Je disais à John l’autre jour que je savais bien que, plus Tuvalu est dans la lumière, plus ils seront nombreux, les requins, à récupérer notre travail. Que dans la prod, j’avais réussi à me défrustrer quand on me piquait mes idées : « au moins, j’en ai plus qu’eux, des idées ». Ici, ces jours-ci j’ai un peu plus de mal.
Impression depuis que je suis là, 2 mois presque, que tout ce que nous avons planté au fil de ces années me boomerangue au visage, du PM qui ne veut plus d’études alors que pour l’île artificielle il est impossible de faire l’impasse … à ce matin la réunion TuCAN pour Earth Hour de samedi…
Dans la mesure où j’ai donné des clés l’an dernier, je ne peux plus me faire entendre… J’avais prévenu qu’il me semblait que tourner dans le noir sans caméra infrarouge, n’avait pas de sens et qu’on avait qu’à utiliser le film de l’an dernier… que personne n’a vu… Sauf la poignée concernée et qui a adoré…
J’ai appris qu’ils s’étaient réunis au sujet du film de cette année et que Tataua avait été chargé de la production. 4 caméras. Ils avaient bien sûr pensé depuis qu’ils l’ont vu au festival des king tides, à demander à Halo, notre stagiaire… mais n’était pas allé jusqu’à la contacter… Ce qui m’épate c’est qu’il ne leur est pas venu à l’esprit de demander à Solomona et Patsy qui avaient vraiment bien assuré l’an dernier. Question de jalousie sans doute (Melton n’en est pas exempt… nous faisons aussi il me semble partie de ses cibles même s’il est notre secrétaire général. Non seulement il ne se présente jamais comme tel mais il ne fait rien que ce qu’un sec gen devrait faire. En plus il était le seul à s’être opposé à notre dossier repro biogaz… Mais bon a priori on est potes. )
Pour earth day video, j’ai tenté à nouveau d’expliquer mon point de vue, tenté aussi de me mettre en retrait pour ne pas avoir à faire et puis j’ai fini par baisser les bras et… aidé… Ils sont tous plus bretons que moi.. Je vais filmer ce que je peux (eux s’occupent de filmer la coupure : Semese du haut de la tour pour laquelle nous n’avions pas eu l’autorisation l’an dernier -surtout il fallait payer un technicien de telecom, personne ne s’en souvenait- melton de son bateau… Obtenu quand même de ne pas passer, comme l’an dernier, une heure dans le bateau à attendre que ça s’éteigne… Taukiei, de tango, est préposé à Tec puisque Sarah ne sera pas de retour pour faire comme l’an dernier).
Dans la mesure où cette année, le gouvernement a accepté d’imposer une heure sans véhicule essence, c’est bibi qui se tapera de faire le tour de l’île sur la mob electrique* pour attraper des scènes… J’essaierai aussi d’expédier dans la foulée alors que je n’y connais rien (c’est la spécialité de Fanny) l’image de quelques secondes ou l’on voit la lumière s’éteindre sur l’immeuble du gouvernement, clone de l’an dernier… Tafue, le président de Tucan, le pasteur réformiste, l’interlocuteur cette année de l’équipe earthhour, s’est engagé à faire tout ce qu’on leur demandait… Comment peut-il, peuvent ils constamment accepter de se mettre (et donc ici de me mettre) ces contraintes absurdes simplement parce qu’une organisation importante leur demande, ignorant les conditions de vie et bien sûr sans payer quoi ni qui que ce soit..
Même chose avec l’année de la biodiv, la journée de l’environnement, et tous les autres jours qu’ils se laissent imposer. Aujourd’hui, en rêvassant pendant la workshop, je me posais à nouveau la question de « mais quand ont ils le temps de faire leur travail ? ». La plupart des participants sont les mêmes pour tous ces jours imposés. Si je n’arrive pas à faire quoi que ce soit dans la journée, j’en fais un peu le soir. Eux je ne pense pas, sauf peut-être Tataua et quelques autres exceptions. Le problème majeur bien sûr est qu’ils sont peu nombreux, habitants, fonctionnaires, mains, actifs. Ils ne peuvent pas se cloner … Mais pourquoi alors se prêter tant aux jeux des institutions de la région et des autres ?…
Dans le genre trou du cul que je ne lâcherai pas, le jeune fonctionnaire des Home affairs qui nous doit la bouteille de gin que Fanny à son arrivée avait oubliée dans la camionnette… et qu’ils ont bue, son pote et lui sur le champ. Nous ne connaissions ni l’un ni l’autre.. Depuis on harcèle celui dont j’ai déniché le bureau. Harceler s’entend à la tuvaluenne, depuis le départ de Fanny j’ai passé la tête une fois sur le chemin du bureau de Betty… Le gin sera remplacé par du rhum, moins cher, avait-il prévenu. Aujourd’hui, l’atmosphère s’est détendue… J’ai juste dit « alors » avec un sourire et il a répondu « j’ai pas été payé cette semaine »… Encore une tentative et ça devrait le faire… Mais ça ne m’amuse pas. Ca fait même partie des choses qui me chagrinent. Comme la volonté de Leota, poussé par son ingénieur Utala, de remplacer l’actuel responsable du biogaz, par Utala que nous avions dû virer après 2 ans sans résultats et que des problèmes. Leota l’a promu responsable du biodiesel et il s’en est bien tiré l’an dernier, mais depuis rien n’a avancé. Alors que le biogaz a priori (re)produit du gaz maintenant. BBQ la semaine prochaine sans doute. TMTI est dans une mauvaise passe. 2 des bâtiments dont la rénovation est couverte par un soft prêt d’ADB, ne sont toujours pas terminés (la faute en partie à l’entrepreneur de Fiji mais aussi beaucoup à l’indolence ambiante.). Du coup ADB interrompt les paiements. John et surtout Alain (un belge) d’ADB avait laissé entrevoir cette solution ultime si le gouvernement ne mettait pas la main au pot pour payer à une autre entreprise les derniers travaux (coût 50000 $). L’école est un des pivots de l’économie tuvaluenne. S’ils ne font pas l’effort, tout un pan de la société va souffrir. A commencer par le personnel de l’école. Et les familles élargies des apprentis marins qui ramènent les meilleures payes du pays, exemptées d’impôts, quand ils partent sur un cargo.
*autre emmerdement à régler vite : les phares de la mob ne fonctionnent plus… Et je me vois mal circuler sans lumière, étant donné l’état des routes (la chute dans le gros trou, j’veux pas refaire), le mode de vie des chiens, chats, enfants sur le basalte. Je me dis que ce ne sont peut être pas les ampoules mais un court circuit dans le switch de la poignée. J’espère que le mécanicien de chez Grace saura réparer.
Et je ne parle pas de la pompe à eau qui, tapotée, dure la moitié du temps d’une douche courte ni du néon de ma chambre qui refuse de s’allumer malgré les tapes sur le régulateur…
Quoi d’autres parmi les choses pas drôles ?
Ah oui… J’en oublie, mais celle-ci c’est la dernière de la soirée : je m’étais engagée à aider Tataua dont l’imprimante ne marche plus à imprimer des stickers à coller sur la douzaine d’affichettes reçues de Fiji pour Earthour et qu’il voulait déposer ce soir. Il me semblait avoir des feuilles adhésives imprimables. A la fin de la workshop et avant le pot de fin (pour ce genre de trucs les tuvaluens sont toujours en avance, ça ne se termine que demain et encore la fin était même prévue à leur retour de Vaitupu lundi. Finalement ils ne font pas le voyage,) j’ai cherché Tataua pour avoir le texte en tuvaluen… Il avait une nouvelle urgence et décision fut prise qu’on se voyait vers huit heures. Alors que j’allais quitter le pot de fin où je m’emmerdais comme une souris morte, il est arrivé et s’est installé à la table où Sem et d’autres venaient de se poser. Avant de partir j’ai récupéré son texte, bien trop long à mon sens pour ne recouvrir que ce qu’il fallait recouvrir, mais ce n’est pas grave ici. C’est là que ça s’est corsé. Formaté le texte sur word pour en imprimer 4 par pages. Tout était impeccable sauf que word et l’imprimante sont devenus incompatibles et le « print » jette word. Impossible de copier en pdf non plus puisque c’est la fonction imprimer qui le permet.
Textedit a été mon recours depuis que ce phénomène est apparu. Et là, impossible de trouver une fonction pour réduire les marges…. … En plus textedit imprime en bien plus petit que l’affichage. Il faut doubler à chaque fois la taille des lettres… Le tout m’a pris plus d’une heure. La bonne nouvelle c’est que c’est imprimé et livré.
23 / 04 / 10 - 13 : 41
EARTH HOUR 2010 : TUVALU STRIKES AGAIN !
In 2009, Tuvalu, the tiniest nation on earth, was the only country to cut off the power from the source. In 2010, the Earth Hour committee, composed of members of TuCAN achieved even more than powering down the 9 islands of the archipelago : the Governement decided to limit road traffic to non fossil fuel vehicles as well.
48 hours prior to Earth Hour, placards were posted on the capital islands and radio announcements informed the population on all islands.
On March 27th, At 7h30pm the committee members met for last preparations. Were present : Tafue Lusama, president of Tuvalu Climate action network, Tataua Pese (Red cross), Semese Alefaio and Taukiei Kitara (Tango), Melton Taueia (SNC, Island Care), Apinelu Tili (island townhall), Fatoga Talama (tuvalu electricity corporation), Gilliane Le Gallic and sarah hemstock (Alofa Tuvalu).
Semese harnessed himself to climb to the top of the telecom tower to catch a view of the turning off and on lights, while other members went around to film whatever could be seen in the dark.
The hospital personal turned off the light but for the safety of patients, the building was not cut off as last year. Patients took the opportunity to organize a choir. The police went around stopping the few bikers who had not been informed, while a telecom team was on site to check the climbing of their tower. Tuvalu Electricity Corporation’s personnel were on duty as well to insure smooth cutting off operations.
This year as previous years, people dealt with the lack of electricity in a variety of ways : candles, torch lights, computers on battery, but many of them were enjoying the moon outside their home and many met on the runway.
Over 600 kg of carbon dioxide were saved on electricity and this does not include the saving from stopped vehicles.
Tuvalu Earthour 2009 on Youtube "clic here"
In 2009, Tuvalu, the tiniest nation on earth, was the only country to cut off the power from the source. In 2010, the Earth Hour committee, composed of members of TuCAN achieved even more than powering down the 9 islands of the archipelago : the Governement decided to limit road traffic to non fossil fuel vehicles as well.
48 hours prior to Earth Hour, placards were posted on the capital islands and radio announcements informed the population on all islands.
On March 27th, At 7h30pm the committee members met for last preparations. Were present : Tafue Lusama, president of Tuvalu Climate action network, Tataua Pese (Red cross), Semese Alefaio and Taukiei Kitara (Tango), Melton Taueia (SNC, Island Care), Apinelu Tili (island townhall), Fatoga Talama (tuvalu electricity corporation), Gilliane Le Gallic and sarah hemstock (Alofa Tuvalu).
Semese harnessed himself to climb to the top of the telecom tower to catch a view of the turning off and on lights, while other members went around to film whatever could be seen in the dark.
The hospital personal turned off the light but for the safety of patients, the building was not cut off as last year. Patients took the opportunity to organize a choir. The police went around stopping the few bikers who had not been informed, while a telecom team was on site to check the climbing of their tower. Tuvalu Electricity Corporation’s personnel were on duty as well to insure smooth cutting off operations.
This year as previous years, people dealt with the lack of electricity in a variety of ways : candles, torch lights, computers on battery, but many of them were enjoying the moon outside their home and many met on the runway.
Over 600 kg of carbon dioxide were saved on electricity and this does not include the saving from stopped vehicles.
Tuvalu Earthour 2009 on Youtube "clic here"
13 / 04 / 10 - 11 : 46
Mardi 23 mars :
La journée a commencé en fanfare avec des « gigi » sonores sous mes fenêtres. Il était 7 heures. J’ai cru à une nouvelle alerte Tsunami, non. C’était juste Melton. il avait besoin de scotch double face pour la présentation de Mataio. Même pas demandé laquelle. Ce soir, je me dis que la présentation de Mataio avait à voir avec la pré-inception workshop (en interne) pour le NAPA qui démarrait cet aprèm. Petesa m’a donné à midi l’invit qu’elle devait me remettre depuis plusieurs jours… j’ai compris que nous étions supposés démarrer demain (en externe) et ce pour 4 jours !
L’urgence, l’événement du jour, c’était bien sûr la visite du président Taiwanais. Filmé un peu sans m’installer nulle part, pressée que j’étais.
Au tournage du Quizz, Cat a paru affolée quand je suggérais qu’il serait bien de rembourser le taxi de Halo, notre apprentie video, (que j’ai failli ne pas trouver ce matin. Ni elle ni Betty n’était dans le bureau et j’ai bien cru que le petit tournage prévu l’aprem était à l’eau.. Finalement miracle entre quelques images du président taiwanais et sa suite, un saut à l’hôtel pour voir si nos fours y étaient toujours, au guichet, fermé, des bateaux, au bureau des transports, le mec vraiment sympa des Home affairs me cherchait : il avait trouvé Betty et qui a bien sur trouvé Halo). Presque à l’heure au rendez vous et de toute facon bien avant l’événement lui même qui a commencé après 14h.. J’ai quand même loupé le couple allemand-autrichien qui m’avait indiqué qu’ils avaient vu des erreurs dans la version allemande de la BD.
La réaction de trouille de Cat que son boss ne puisse pas rembourser 5 dollars en a provoqué une autre de ma part qui a fait que sans m’en parler, Cat est allé vérifier auprès de son boss, et a dit à Halo qu’elle serait payée 50 $,. …. On est passé de non pour 5$ a plus de 100 si on compte le parfum promis par moi… Halo doit se demander pourquoi cette manne qui lui tombe sur la tête, pour 2 heures de tournage !
Y’a eu ça et ensuite, alors que tout le panel (les têtes de PWD et des projets de Cat et Loia, la sono, les panels des mômes)… sirotaient leur boisson… J’ai demandé une bouteille d’eau, j’avais une soif d’enfer…. « la fille qui fait les sirops n’est pas arrivée »… Ca commençait à bien faire dans le genre faut tout faire à l’œil, sans aucune considération alors que ces projets ont beaucoup de pognon .
Pour couronner l’après-midi, Cat qui ne se sentait pas trop bien a voulu s’assurer qu’au moins nous pourrions manger quelque chose à la fin. Manque de bol, les enfants ont tout bouffé le temps que Halo et moi rangions le matos…. J’ai dit pas contente que je ne ferai plus gratos pour ce genre de projets. Facile à dire.
La journée a commencé en fanfare avec des « gigi » sonores sous mes fenêtres. Il était 7 heures. J’ai cru à une nouvelle alerte Tsunami, non. C’était juste Melton. il avait besoin de scotch double face pour la présentation de Mataio. Même pas demandé laquelle. Ce soir, je me dis que la présentation de Mataio avait à voir avec la pré-inception workshop (en interne) pour le NAPA qui démarrait cet aprèm. Petesa m’a donné à midi l’invit qu’elle devait me remettre depuis plusieurs jours… j’ai compris que nous étions supposés démarrer demain (en externe) et ce pour 4 jours !
L’urgence, l’événement du jour, c’était bien sûr la visite du président Taiwanais. Filmé un peu sans m’installer nulle part, pressée que j’étais.
Au tournage du Quizz, Cat a paru affolée quand je suggérais qu’il serait bien de rembourser le taxi de Halo, notre apprentie video, (que j’ai failli ne pas trouver ce matin. Ni elle ni Betty n’était dans le bureau et j’ai bien cru que le petit tournage prévu l’aprem était à l’eau.. Finalement miracle entre quelques images du président taiwanais et sa suite, un saut à l’hôtel pour voir si nos fours y étaient toujours, au guichet, fermé, des bateaux, au bureau des transports, le mec vraiment sympa des Home affairs me cherchait : il avait trouvé Betty et qui a bien sur trouvé Halo). Presque à l’heure au rendez vous et de toute facon bien avant l’événement lui même qui a commencé après 14h.. J’ai quand même loupé le couple allemand-autrichien qui m’avait indiqué qu’ils avaient vu des erreurs dans la version allemande de la BD.
La réaction de trouille de Cat que son boss ne puisse pas rembourser 5 dollars en a provoqué une autre de ma part qui a fait que sans m’en parler, Cat est allé vérifier auprès de son boss, et a dit à Halo qu’elle serait payée 50 $,. …. On est passé de non pour 5$ a plus de 100 si on compte le parfum promis par moi… Halo doit se demander pourquoi cette manne qui lui tombe sur la tête, pour 2 heures de tournage !
Y’a eu ça et ensuite, alors que tout le panel (les têtes de PWD et des projets de Cat et Loia, la sono, les panels des mômes)… sirotaient leur boisson… J’ai demandé une bouteille d’eau, j’avais une soif d’enfer…. « la fille qui fait les sirops n’est pas arrivée »… Ca commençait à bien faire dans le genre faut tout faire à l’œil, sans aucune considération alors que ces projets ont beaucoup de pognon .
Pour couronner l’après-midi, Cat qui ne se sentait pas trop bien a voulu s’assurer qu’au moins nous pourrions manger quelque chose à la fin. Manque de bol, les enfants ont tout bouffé le temps que Halo et moi rangions le matos…. J’ai dit pas contente que je ne ferai plus gratos pour ce genre de projets. Facile à dire.
28 / 03 / 10 - 18 : 35
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