Mes bubons (10 avril ?)
J’sais pas comment les appeler, ces abcès énormes qui purulent et pullulent ici.. A côté de ce que je vois, j’entends, mes petites piqures un peu partout mais à peine visibles, c’est de la gnognotte.
Il y a quelques semaines Seinati notre proprio n’osait plus sortir parce qu’elle ne pouvait plus porter de soutien-gorge à cause de cette pustulence de la taille d’une quetsche. C’était pas beau à voir. Sarah dit que c’est lié au diabète. J’ai rassuré Seinati quant au peu d’incidence visuelle d’un manque de soutien gorge sous ses robes traditionnelles ou même sous un Tshirt… Go without it ! 2 jours plus tard elle assistait à la cérémonie officielle de je ne sais plus quoi et se sentait très bien sans soutien gorge mais le bubon était toujours là… 1 mois plus tard à son retour de NY, il avait disparu.
L’expérience de Sarah avec les bubons se mesure en taille d’orange, de poing… C’est ce qu’elle a vu sous le genou de Teu, à Nanumea. Par bonheur Sarah avait ses antibiotiques et les a partagés (et j’en ai renvoyé au bateau suivant). Elle l’a charcuté un peu, moins que moi l’an dernier. Teu n’avait pas envie d’un coup de couteau dans le pus. Il a été partiellement vidé à l’aiguille de seringue que Sarah transporte partout aussi. Un lobby de plus : s’assurer que les cliniques des outer islands sont approvisionnées en antibiotiques. Non wonder le nombre de gens que j’ai vu monter dans l’avion en brancard et l’avion ne pas partir parce qu’ils étaient morts à peine installés dans la carlingue… ou alors ils meurent à l’arrivée à Suva…
La semaine dernière, m’étonnant que Elega n’aille pas à sa workshop artisanat du soir, elle m’a montré un petit truc vert… Une plaie me suis je dit recouvert d’une feuille médicinale. « On regardera tout à l’heure avec Sarah ». J’ai pas vu quand sarah l’a examinée et administré des antibiotiques mais 2 jours plus tard, Elega se promenait sans pansement et j’ai vu la taille : une belle cerise..
La petite fille de Fong, elle démarre un furoncle tsunami du côté du nez.
Et ce matin, j’ai réalisé à quoi j’avais échappé (je croise les doigts) : chickenpox, rubeole ? Loia, responsable du plan PACC et femme de Molipi (le lazy et pas si bien attentionné fonctionnaire de l’énergie, on leave depuis plus d’un mois) se frottait les yeux comme la semaine dernière avant que le lui donne du sérum. « ca va pas mieux ? », « maintenant c’est les deux yeux… et puis surtout tu vois pas ?… » Non, j’avais pas remarqué, de loin, les boutons de rubéole… Je ne sais pas combien de temps c’est contagieux, ni comment, mais je n’ai pas eu envie de lui serrer la main ce matin… Et j’ai assisté à quelques réunions près d’elle toute la semaine.
Tout ça pour dire que j’ai pas à me plaindre.
J’sais pas comment les appeler, ces abcès énormes qui purulent et pullulent ici.. A côté de ce que je vois, j’entends, mes petites piqures un peu partout mais à peine visibles, c’est de la gnognotte.
Il y a quelques semaines Seinati notre proprio n’osait plus sortir parce qu’elle ne pouvait plus porter de soutien-gorge à cause de cette pustulence de la taille d’une quetsche. C’était pas beau à voir. Sarah dit que c’est lié au diabète. J’ai rassuré Seinati quant au peu d’incidence visuelle d’un manque de soutien gorge sous ses robes traditionnelles ou même sous un Tshirt… Go without it ! 2 jours plus tard elle assistait à la cérémonie officielle de je ne sais plus quoi et se sentait très bien sans soutien gorge mais le bubon était toujours là… 1 mois plus tard à son retour de NY, il avait disparu.
L’expérience de Sarah avec les bubons se mesure en taille d’orange, de poing… C’est ce qu’elle a vu sous le genou de Teu, à Nanumea. Par bonheur Sarah avait ses antibiotiques et les a partagés (et j’en ai renvoyé au bateau suivant). Elle l’a charcuté un peu, moins que moi l’an dernier. Teu n’avait pas envie d’un coup de couteau dans le pus. Il a été partiellement vidé à l’aiguille de seringue que Sarah transporte partout aussi. Un lobby de plus : s’assurer que les cliniques des outer islands sont approvisionnées en antibiotiques. Non wonder le nombre de gens que j’ai vu monter dans l’avion en brancard et l’avion ne pas partir parce qu’ils étaient morts à peine installés dans la carlingue… ou alors ils meurent à l’arrivée à Suva…
La semaine dernière, m’étonnant que Elega n’aille pas à sa workshop artisanat du soir, elle m’a montré un petit truc vert… Une plaie me suis je dit recouvert d’une feuille médicinale. « On regardera tout à l’heure avec Sarah ». J’ai pas vu quand sarah l’a examinée et administré des antibiotiques mais 2 jours plus tard, Elega se promenait sans pansement et j’ai vu la taille : une belle cerise..
La petite fille de Fong, elle démarre un furoncle tsunami du côté du nez.
Et ce matin, j’ai réalisé à quoi j’avais échappé (je croise les doigts) : chickenpox, rubeole ? Loia, responsable du plan PACC et femme de Molipi (le lazy et pas si bien attentionné fonctionnaire de l’énergie, on leave depuis plus d’un mois) se frottait les yeux comme la semaine dernière avant que le lui donne du sérum. « ca va pas mieux ? », « maintenant c’est les deux yeux… et puis surtout tu vois pas ?… » Non, j’avais pas remarqué, de loin, les boutons de rubéole… Je ne sais pas combien de temps c’est contagieux, ni comment, mais je n’ai pas eu envie de lui serrer la main ce matin… Et j’ai assisté à quelques réunions près d’elle toute la semaine.
Tout ça pour dire que j’ai pas à me plaindre.
26 / 04 / 10 - 07 : 01
Pâques 2010
Les moustiquons… J’en ai observé un sur la page du « Krach écologique » que je lis depuis avoir tourné la dernière page du Obama….. Dans le faisceau de lumière de ma torche… aussi petits que des moucherons en moins visibles puisque pas noirs. Sans ces traîtres résistants à la B1, maintenant que la maison est alimentée en eau à nouveau, que ma chambre est éclairée, que les grands vents ont cessé et que je ne tousse plus, ma vie serait plutôt agréable. On ne les sent pas se poser sauf quand ils piquent et le temps qu’on regarde ils ont disparu, on ne les entend que quand ils sont dans l’oreille, mais ils laissent un souvenir piquant de chacun de leur passage…
Vendredi de Pâques youkee voit sa fin. Je ne suis pas sortie de la maison. J’ai pu avancer sur le rapport à l’ambassade américaine tout en commençant à digitaliser les trente heures de bandes du King Tides festival. Gros travail en amont pour ne pas me planter plus tard, de numérotation et de marquage des bandes. Apprécié de voir la différence entre l’étiquetage des bandes de Nia et Atabi, qui ont eu les bases d’une formation et déjà approché le montage et le bordel que ça provoque quand les bandes sont mal étiquetées, ou pire pas étiquetées du tout. J’avais dit à tous la nécessité de marquer aussi bien le boîtier que la bande. Eux l’ont fait et sans faute. Inscrivant la tranche du bon coté. Ce ne fut pas le cas d’Halo dont c’était les premiers pas ni même de Fanny qui persiste à inscrire ses étiquettes de tranche à l’envers.
Le rapport des activités de l’an dernier sur lequel nous avions décidé (faute de temps) de ne pas communiquer à mon retour ne peut pas être adossé à un quelconque texte. J’ai pourtant l’impression d’avoir écrit mille fois cette histoire, mais non, à part le blog et le document « from symbol to example », pas grand chose à se mettre sous la dent. Je l’ai donc démarré de manière empirique. En partant de ce que j’avais. Loin d’être terminé mais ça avance doucement. J’en suis à intégrer/ traduire quelques extraits du rapport de Gilles.
Avant, hier, et la semaine passée, sans avoir à réfléchir trop, je me souviens de la dernière journée NAPA mardi et de l’atelier JICA/Foram-création de sable mercredi après midi. Y’a eu un dîner Melton. Jeudi, un peu partout, y compris à la maison où nous recevions Saufatu que Sarah aide à faire un rapport (4 millions à la clé) et 2 des chercheurs japonais qui venaient creuser un peu l’histoire de leur caméra sur la terrasse. Un projet qui me gênait et j’en avais parlé à tout le monde, pour son invasion de la vie privée des gens. S’ils s’en tiennent à saisir une image une fois par semaine, no problem. Je vais devoir faire le tour à nouveau pour faire part de mon point de vue modifié à tous.
Le parlement est en session. Encore un vote de non confidence enfantin. J’espère qu’un jour ils parleront de l’avenir et pas de leurs meurtrissures du passé (particulièrement celles d’égo désappointé d’avoir perdu). Saufatu a le même sentiment. On a parlé du vote de non confidence qu’il a essuyé lui. Son Frère Enele et Taukelina m’ont invitée à partager le déjeuner de la pause parlement . J’ai décliné « je ne fais pas partie de votre réunion, merci. » et suis passée voir Penny qui prenait des notes, comme à chaque session, pour en parler avec Nala et leurs maris.
La cohabitation a retrouvé un équilibre, après une discussion pour percer les abcès et quelques jours à réapprendre à ranger et partager les tâches.. Aujourd’hui, j’ai demandé si je pouvais mettre dans la cuisine les 2 bouteilles plastiques qui traînaient devant la porte de Sarah depuis son retour la semaine dernière. Tout est presque rentré dans l’ordre et on n’est pas loin d’avoir un devis même deux pour le transport du matériel biogas depuis la Grande Bretagne. Sarah avait l’intention de repartir plus tôt pour revenir cet été, le décès de sa grande tante qui remet en question l’équilibre de sa famille et d’un de ses cousins fragiles dont elle s’est occupé confirme cette décision et avance un peu le retour. Sans doute vers la mi avril après notre présentation DCC (secrétaires permanents). J’espère aussi après l’AG, réunion biogaz, RV Mafalu et expo photos hôtel. Mais c’est pas gagné.
Ca facilite l’attribution de logement des 3 « biodiv » sandrine, dani et le jeune photographe dont je ne peux retenir le nom.
Les moustiquons… J’en ai observé un sur la page du « Krach écologique » que je lis depuis avoir tourné la dernière page du Obama….. Dans le faisceau de lumière de ma torche… aussi petits que des moucherons en moins visibles puisque pas noirs. Sans ces traîtres résistants à la B1, maintenant que la maison est alimentée en eau à nouveau, que ma chambre est éclairée, que les grands vents ont cessé et que je ne tousse plus, ma vie serait plutôt agréable. On ne les sent pas se poser sauf quand ils piquent et le temps qu’on regarde ils ont disparu, on ne les entend que quand ils sont dans l’oreille, mais ils laissent un souvenir piquant de chacun de leur passage…
Vendredi de Pâques youkee voit sa fin. Je ne suis pas sortie de la maison. J’ai pu avancer sur le rapport à l’ambassade américaine tout en commençant à digitaliser les trente heures de bandes du King Tides festival. Gros travail en amont pour ne pas me planter plus tard, de numérotation et de marquage des bandes. Apprécié de voir la différence entre l’étiquetage des bandes de Nia et Atabi, qui ont eu les bases d’une formation et déjà approché le montage et le bordel que ça provoque quand les bandes sont mal étiquetées, ou pire pas étiquetées du tout. J’avais dit à tous la nécessité de marquer aussi bien le boîtier que la bande. Eux l’ont fait et sans faute. Inscrivant la tranche du bon coté. Ce ne fut pas le cas d’Halo dont c’était les premiers pas ni même de Fanny qui persiste à inscrire ses étiquettes de tranche à l’envers.
Le rapport des activités de l’an dernier sur lequel nous avions décidé (faute de temps) de ne pas communiquer à mon retour ne peut pas être adossé à un quelconque texte. J’ai pourtant l’impression d’avoir écrit mille fois cette histoire, mais non, à part le blog et le document « from symbol to example », pas grand chose à se mettre sous la dent. Je l’ai donc démarré de manière empirique. En partant de ce que j’avais. Loin d’être terminé mais ça avance doucement. J’en suis à intégrer/ traduire quelques extraits du rapport de Gilles.
Avant, hier, et la semaine passée, sans avoir à réfléchir trop, je me souviens de la dernière journée NAPA mardi et de l’atelier JICA/Foram-création de sable mercredi après midi. Y’a eu un dîner Melton. Jeudi, un peu partout, y compris à la maison où nous recevions Saufatu que Sarah aide à faire un rapport (4 millions à la clé) et 2 des chercheurs japonais qui venaient creuser un peu l’histoire de leur caméra sur la terrasse. Un projet qui me gênait et j’en avais parlé à tout le monde, pour son invasion de la vie privée des gens. S’ils s’en tiennent à saisir une image une fois par semaine, no problem. Je vais devoir faire le tour à nouveau pour faire part de mon point de vue modifié à tous.
Le parlement est en session. Encore un vote de non confidence enfantin. J’espère qu’un jour ils parleront de l’avenir et pas de leurs meurtrissures du passé (particulièrement celles d’égo désappointé d’avoir perdu). Saufatu a le même sentiment. On a parlé du vote de non confidence qu’il a essuyé lui. Son Frère Enele et Taukelina m’ont invitée à partager le déjeuner de la pause parlement . J’ai décliné « je ne fais pas partie de votre réunion, merci. » et suis passée voir Penny qui prenait des notes, comme à chaque session, pour en parler avec Nala et leurs maris.
La cohabitation a retrouvé un équilibre, après une discussion pour percer les abcès et quelques jours à réapprendre à ranger et partager les tâches.. Aujourd’hui, j’ai demandé si je pouvais mettre dans la cuisine les 2 bouteilles plastiques qui traînaient devant la porte de Sarah depuis son retour la semaine dernière. Tout est presque rentré dans l’ordre et on n’est pas loin d’avoir un devis même deux pour le transport du matériel biogas depuis la Grande Bretagne. Sarah avait l’intention de repartir plus tôt pour revenir cet été, le décès de sa grande tante qui remet en question l’équilibre de sa famille et d’un de ses cousins fragiles dont elle s’est occupé confirme cette décision et avance un peu le retour. Sans doute vers la mi avril après notre présentation DCC (secrétaires permanents). J’espère aussi après l’AG, réunion biogaz, RV Mafalu et expo photos hôtel. Mais c’est pas gagné.
Ca facilite l’attribution de logement des 3 « biodiv » sandrine, dani et le jeune photographe dont je ne peux retenir le nom.
23 / 04 / 10 - 13 : 48
Melton’s dinner - 30 mars 2010
Napa au petit matin, avant l’avion. De moins en moins d’invités. Je ne sais même plus de quoi on a parlé, ou plutôt écouté parler. Mais je ne me suis pas ennuyée et je suis allée féliciter Gabor de l’UNDP qui a montré tout du long de ces journées cœur et professionnalisme.
Melton a prévenu en arrivant qu’il avait bu…… que Fong était furieuse.. Ne répondait plus à ses appels. Pendant que Sarah faisait ses pâtes. J’ai passé ¼ d’heure avec Fong au téléphone « mais, Fong, c’est un homme….. » et en rigolant elle a accepté de lui parler. Je passe la voir demain. Et on dîne tous les 4 samedi je pense.
Puis il s’est lancé : « on peut aller droit au but ? » Sur ta question d’hier « j’aimerais qu’on parle du futur d’Alofa à Tuvalu »… en global, « Alofa has to go on in Tuvalu. I want to say that I was very happy to see you sitting there and of our intervention at the napa workshop. I’m very proud to be general secretary. »
In general he kept saying for the Future of Alofa, You do a lot, so much for our country… jusqu’à Copenhagen….
GiGi : « What I loved was the unity and togetherness ». Ensuite, j’ai précisé ma pensée « it seems that each 2 years I ask myself the question « Am I doing the right thing ? should I put my energy, time, money elsewhere ? When I came back with the plan small is beautiful, many told me they needed my motivation… I do need yours too.. »
Melmel : Dans le détail, oui y’a des gens qui essaient de crédibiliser, de mettre des bâtons dans les roues. Faut que je sois honnête. Souvent pour des raisons politiques (Nala) mais aussi parce que lui, elle (parlant d’Annie de Tango), moi… la plupart du temps des gens qui ne font rien, sont jaloux que vous fassiez avancer les choses…. They want the credit… You have the credit.
« je m’en fous du credit, if anyone can take ideas or knowledge it is the goal of our action here.. Take the credit… But tell me How can we do better… What do we do wrong ?
« I can be your mentor when you do things out of social rules, I’ll knock on the table.. Mais y’a des choses que je veux dire à Sarah, devant Sarah. »
Sarah, d’abord il parle « en général » en la regardant puis « je vais regarder Gilliane mais je te parle à toi aussi ».
J’ai saisi bien que ce soit dit en terme général et a priori pas dirigé qu’il fallait que je lâche un peu du mou dans mes moments d’émotion, à savoir que j’insiste moins (par exemple avec le tourisme me semble t’il), puis, direct : une des choses qu’on peut te reprocher c’est que Tu vas trop vite !
J’essaie de me corriger mais je suis workoholic.. Et si je m’arrête, si je passe à autre chose, I’m gone.. Comment je peux faire ?
Avant que j’oublie : Piggarep, Mafalu.. on va lui rentrer dedans. T’es contre ?
Ca l’a amusé. Non..
Episode sur sprep où il a envie de déposer à nouveau son dossier au second de solomone.
Pas au courant de tout était l’une de ses premières réclamations, le matin où rv fut pris… Pas revenu ce soir là mais l’ai mis au courant de la biodiversité et parlé des financements Ademe, total, et sur la région, piggarep un jour peut être..
Faut qu’alofa continue et prospère a t’il ajouté. Vous êtes complémentaires du département de l’environnement. Ils ont besoin de vous et on peut tous vous aider à trouver de l’argent.
Ayant de plus en plus de mal à contrôler ses yeux. « Faudrait que je rentre… Vous avez d’autres questions ? »
D’abord promets que tu ne va pas voir Fong dans cet état.. Et puis 2 questions oui : qui on met comme président (puisque Susie est d’accord pour être remplacée) ? Et là il est parti sur risasi dont il espérait qu’elle serait virée de l’hôtel car l’hôtel était mort… La politique etc etc et on a oublié la présidente..
Et toi si tu es fier d’être secrétaire général, tu peux pas nous représenter quand on n’est pas là, aux réunions de Tucan par exemple ?
Si…
J’en oublie un tas bien sûr, mais il a su me remotiver… un peu. Pas dans ses arguments car finalement y’avait peu de fonds et peu de réponse à mes questions mais par l’expression de sa volonté d’aider, consistant à conserver coûte que coûte sa dignité et les yeux ouverts.
Je suis descendue devant lui dans l’escalier pour être sûr qu’il ne tombe pas. Il marchait droit, mais l’escalier est raide et les marches petites. Je suis contente de l’avoir vu un peu pompette et tel qu’il est : gentil et honnête sur lui même, manquant d’assurance d’où le coté macho. Au début, il n’arrêtait pas de dévaloriser ce qu’ils font tous, les responsables de programme GEF, « nous on ne fait que des rapports, vous vous mettez en place… »
Une des meilleures nouvelles de la journée, et je ne l’attendais plus c’est, qu’alleluia, l’eau coule à nouveau au 1er étage… plus besoin de bassines… pour le moment. En rentrant d’un de mes déplacements de fin d’après-midi, j’ai tourné machinalement le robinet, un réflexe et là s’est produit le miracle… PWD était passé pendant mon absence, malheureusement Sarah a oublié de descendre pour voir ce qu’ils faisaient. Next time ☺
Napa au petit matin, avant l’avion. De moins en moins d’invités. Je ne sais même plus de quoi on a parlé, ou plutôt écouté parler. Mais je ne me suis pas ennuyée et je suis allée féliciter Gabor de l’UNDP qui a montré tout du long de ces journées cœur et professionnalisme.
Melton a prévenu en arrivant qu’il avait bu…… que Fong était furieuse.. Ne répondait plus à ses appels. Pendant que Sarah faisait ses pâtes. J’ai passé ¼ d’heure avec Fong au téléphone « mais, Fong, c’est un homme….. » et en rigolant elle a accepté de lui parler. Je passe la voir demain. Et on dîne tous les 4 samedi je pense.
Puis il s’est lancé : « on peut aller droit au but ? » Sur ta question d’hier « j’aimerais qu’on parle du futur d’Alofa à Tuvalu »… en global, « Alofa has to go on in Tuvalu. I want to say that I was very happy to see you sitting there and of our intervention at the napa workshop. I’m very proud to be general secretary. »
In general he kept saying for the Future of Alofa, You do a lot, so much for our country… jusqu’à Copenhagen….
GiGi : « What I loved was the unity and togetherness ». Ensuite, j’ai précisé ma pensée « it seems that each 2 years I ask myself the question « Am I doing the right thing ? should I put my energy, time, money elsewhere ? When I came back with the plan small is beautiful, many told me they needed my motivation… I do need yours too.. »
Melmel : Dans le détail, oui y’a des gens qui essaient de crédibiliser, de mettre des bâtons dans les roues. Faut que je sois honnête. Souvent pour des raisons politiques (Nala) mais aussi parce que lui, elle (parlant d’Annie de Tango), moi… la plupart du temps des gens qui ne font rien, sont jaloux que vous fassiez avancer les choses…. They want the credit… You have the credit.
« je m’en fous du credit, if anyone can take ideas or knowledge it is the goal of our action here.. Take the credit… But tell me How can we do better… What do we do wrong ?
« I can be your mentor when you do things out of social rules, I’ll knock on the table.. Mais y’a des choses que je veux dire à Sarah, devant Sarah. »
Sarah, d’abord il parle « en général » en la regardant puis « je vais regarder Gilliane mais je te parle à toi aussi ».
J’ai saisi bien que ce soit dit en terme général et a priori pas dirigé qu’il fallait que je lâche un peu du mou dans mes moments d’émotion, à savoir que j’insiste moins (par exemple avec le tourisme me semble t’il), puis, direct : une des choses qu’on peut te reprocher c’est que Tu vas trop vite !
J’essaie de me corriger mais je suis workoholic.. Et si je m’arrête, si je passe à autre chose, I’m gone.. Comment je peux faire ?
Avant que j’oublie : Piggarep, Mafalu.. on va lui rentrer dedans. T’es contre ?
Ca l’a amusé. Non..
Episode sur sprep où il a envie de déposer à nouveau son dossier au second de solomone.
Pas au courant de tout était l’une de ses premières réclamations, le matin où rv fut pris… Pas revenu ce soir là mais l’ai mis au courant de la biodiversité et parlé des financements Ademe, total, et sur la région, piggarep un jour peut être..
Faut qu’alofa continue et prospère a t’il ajouté. Vous êtes complémentaires du département de l’environnement. Ils ont besoin de vous et on peut tous vous aider à trouver de l’argent.
Ayant de plus en plus de mal à contrôler ses yeux. « Faudrait que je rentre… Vous avez d’autres questions ? »
D’abord promets que tu ne va pas voir Fong dans cet état.. Et puis 2 questions oui : qui on met comme président (puisque Susie est d’accord pour être remplacée) ? Et là il est parti sur risasi dont il espérait qu’elle serait virée de l’hôtel car l’hôtel était mort… La politique etc etc et on a oublié la présidente..
Et toi si tu es fier d’être secrétaire général, tu peux pas nous représenter quand on n’est pas là, aux réunions de Tucan par exemple ?
Si…
J’en oublie un tas bien sûr, mais il a su me remotiver… un peu. Pas dans ses arguments car finalement y’avait peu de fonds et peu de réponse à mes questions mais par l’expression de sa volonté d’aider, consistant à conserver coûte que coûte sa dignité et les yeux ouverts.
Je suis descendue devant lui dans l’escalier pour être sûr qu’il ne tombe pas. Il marchait droit, mais l’escalier est raide et les marches petites. Je suis contente de l’avoir vu un peu pompette et tel qu’il est : gentil et honnête sur lui même, manquant d’assurance d’où le coté macho. Au début, il n’arrêtait pas de dévaloriser ce qu’ils font tous, les responsables de programme GEF, « nous on ne fait que des rapports, vous vous mettez en place… »
Une des meilleures nouvelles de la journée, et je ne l’attendais plus c’est, qu’alleluia, l’eau coule à nouveau au 1er étage… plus besoin de bassines… pour le moment. En rentrant d’un de mes déplacements de fin d’après-midi, j’ai tourné machinalement le robinet, un réflexe et là s’est produit le miracle… PWD était passé pendant mon absence, malheureusement Sarah a oublié de descendre pour voir ce qu’ils faisaient. Next time ☺
23 / 04 / 10 - 13 : 47
Earth Hour - Samedi 27/3-15h
Un autre truc qui me plombe le moral, c’est que je n’apprécie pas trop la façon, désormais tout à fait familière, dont je suis « traitée » par quelques uns. J’ai parlé de Melton*, de sa manière de me réveiller aux aurores parce qu’il a besoin de scotch double face. Hier, il me demande alors que je quittais la pré-dernière réception napa d’aller lui chercher un paquet de cigarettes d’un coup de bike, « chez nico, y’en a plus que chez lui ». J’ai appris ainsi le shortage de cigarettes après celui de la farine et c’est sans la moindre arrière pensée que j’aurais fait le voyage si le ton ne m’avait pas semblé ressembler à un « t’es assez bête pour en faire autant pour nous... ». D’un côté c’est que je fais vraiment partie de la famille mais mon ressenti de base n’étant pas si rose, je ne l’ai pas pris comme ça. Tout semble expected. Sans doute ma faute, comme avec des enfants qu’on rend capricieux. Ou un mec qu’on rend de plus en plus exigeant.*
Pas mal rayé de lignes ce matin… parmi les mails en retard, une réponse au mails de janvier et février de Marc Beaulieu, un ethnomusicologue, rencontré en 2006 et candidat idéal pour les activités « old songs » sur le festival. Il était en contact avec Alamai, la responsable culturelle, qui était tout à fait pour, mais (voir plus haut) n’a pas mis les pieds à Funafuti, ni donné signe de vie depuis début décembre.. Répondu aussi à ceux du mois de Mars de Stephen, notre contact juriste australien, rencontré à Copenhague qui suit l’histoire du patrimoine mondial et veut nous inviter en juin à un colloque litigation. A Jenny qui avait eu la courtoisie de m’envoyer son commentaire pour relecture. Un mot aussi au syndic de l’immeuble de la colline et un autre à l’ingénieur de Tec à qui j’avais promis le lien de la video earth day de l’an dernier.
Les petites cameras sont quasi prêtes pour le tournage de ce soir, appris à effacer des files sur la petite HD pour faire de la place, mis une bande neuve sur l’autre. Les batteries sont en cours de chargement. La mob, elle, est pleine.
Bien sûr je me suis battue avec la pompe à eau pour prendre une douche… Descendu les escaliers 3 fois… en laissant, en haut, un robinet ouvert au-dessus d’une bassine comme test. Après quelques tapes de plus en plus vigoureuses, la pompe repartait…. Pour une durée de plus en plus courte… la dernière fois, même pas le temps pour moi de remonter les marches. La fille d’Elega m’a proposé d’aller taper.. Caricatural.. mais cette comédie l’air de rien pourrit la vie et ne peut pas être acceptable quand nous serons à nouveau 2 et plus tard 4 ou 5 ! J’ai peur qu’il faille à nouveau changer la pompe défectueuse, payée par le proprio. La seule disponible sur l’île, dont les plombiers connaissent le problème. A Tuvalu, il n’y a pas de garantie. Willy et Seinati risquent de faire la grimace. Direction PWD dès lundi matin pour avoir leur opinion… ou peut être Henri qui a l’air de s’y connaître en électricité. J’ai l’impression que boîtier est scellé, c’est sans doute ça le vrai souci, on ne peut pas accéder…
La tuile du jour : alors que je venais de m’allonger avec l’idée de lire un peu, les paupières lourdes, sentant bien que je pourrai, oui, dormir un peu, le téléphone a sonné : c’était kaio pour m’annoncer que Sarah et lui étaient presqu’au port. Je les attendais demain !
En contrepartie, la bonne nouvelle c’est que Sarah peut aller filmer à ma place. C’est son rêve de faire des bouts de film. Mais comme pour le reste elle met les charrues avant les bœufs et achète 3 cameras avant d’avoir appris ou même de savoir ce qu’elle veut faire. En tout cas en 3 ans, elle a compris, elle, les 10’’ stables. Elle sait aussi éviter les mouvements, genre pano interminables… A priori si tout ça se termine par un montage de l’ensemble de ce qui aura été filmé et pas seulement le turn off power à envoyer cette nuit, y’aura de quoi faire, avec ou sans les plans « mouette ».
*Au sujet de melton, je n’ai pas relaté que pendant notre discussion sur earth day, il était le seul à insister sur le fait que l’hôpital soit coupé aussi… refusant de comprendre qu’ils avaient sans doute des frigos, peut être des gens sous oxygène ou autre appareil qui nécessite une alimentation électrique.. Que le port reste allumé comme l’an dernier me semble plus grave, ai-je tenté… Rien n’y a fait ! Il a décidé d’aller convaincre le directeur de l’hôpital.. Il est probable qu’il n’a pas fait le voyage mais c’est dire son entêtement…
Earth Hour 2010
Sarah a été OK pour filmer à ma place, avec Kaio…. Hmmm pas sur la mob à 2… Donc, nous sommes partis, sarah et moi sur la bike, Kaio sur le vélo, pour un dîner rapide à l’hôtel avant la réunion de 19h30.. Là, l’équipe Tafue, Tataua, Melton et Semese, munis des Talkies walkies de la croix rouge, s’affairait…. « qui doit filmer chez tec ? » me demande Tafue. « Taukiei, you said ». « He is drunk »… « OK Sarah will do it as she did last year »… Nos plans se trouvant modifiés, d’office, vue l’urgence, je me suis préposée à l’enregistrement de scènes de vie… Avant de partir sur la seule mob autorisée cette nuit, j’ai mis en mémoire Semese s’harnachant pour escalader la tour des telecom. Lui ai filé ma lampe frontale bien plus pratique que la torche qui pesait 5 kg.. Elle m’a manquée plus tard pour filmer (en particuler la foule sur le runway) mais elle lui était bien plus utile.. Il était tellement anxieux (quasiment tout l’après-midi m’a t’il dit) qu’il a profité que je cherchais un technicien de telecom, pour démarrer son escalade sans témoin… en quelques secondes il était à mi parcours… Aussi assuré, au cas où, l’extinction du building du gouvernement (tec avait du mal à éteindre, poireauté 20 mn n’osant pas couper pour immortaliser le moment solennel (pour eux)..
J’ai tenté d’expliquer à l’équipe que s’ils tenaient à expédier une séquence aussitôt, il fallait qu’elle soit la plus légère possible et donc la plus courte possible. Cette notion a eu du mal à entrer… Sem m’a répondu « oui tu m’as dit il faut rester au moins 6 secondes sur une image.. ». A Tafue « pour expédier, ils t’ont (les organisateurs) dit exactement comment faire ? » « Non, ils n’ont pas répondu à mon mail »… Ca m’a permis une stance sur ces organisations internationales qui te harcèlent quand ils veulent quelque chose et t’ignorent dès qu’ils ont obtenu ce qu’il le fallait, en oubliant de remercier… La télé des nations unies est la dernières en date.
Parmi les scènes sympathiques : Une famille en face de l’hôtel jouait avec un groupe d’enfants. Apercevant sans doute le rouge de la petite caméra derrière leurs vitres horizontales « ah c’est gilliane… », ils se sont mis à poser. « do as if I was not here ». Ils ont repris leur jeux en se tapant dans les mains en chantant. Un groupe d’adolescents jouaient aux cartes à la lumière de l’ordi portable qui diffusait leur musique préférée, les flics arrêtaient les quelques mobs qui tentaient une sortie. Au moment où je demandais aux flics s’ils avaient stoppé beaucoup de mobs, la lumière est revenue et la vie avec… Des gens aux balcons, devant leur pas de porte, à tous les coins de rue. Alors que je roulais à deux à l’heure prête à m’arrêter pour filmer ci ou ça, de 3 endroits différents j’ai entendu mon nom sans localiser d’où et surtout de qui ça venait : le premier était tetele, l’ancien du Fagogo, reparti à Nui.. la deuxième Patipati et le 3e le plombier.
Zoom à la tour pour voir où en était Sem.. Il descendait lentement… arrivé en bas, le sourire jusqu’aux oreilles : « ça fait du bien de marcher sur la terre ferme » Il était fier de lui et il y avait de quoi.. Il a disparu rapidement et s’en est excusé plus tard « j’avais envie de pisser »..
Retrouvé les autres garçons, toujours à jouer avec leurs talkies walkies pour commander le repas… Ils se prenaient tous tellement au sérieux avec leur « apha 2 a alpha 3 ». Tout ça pour un poulet au riz.
Sarah a pris notre bike, moi j’ai sauté sur celle de Tatua et on a retrouvé tout le monde auTake away, le resto crapoteux près de la maison, fermé à cette heure là mais ils nous ont passé les plats et, finalement les mecs ont mangé sur le « parking » du fusi et nous on a bu un coca...
Tataua a voulu qu’on regarde, lui et moi, les images de sem pour voir ce qu’on envoyait aux organisateurs…. Une fois sur sa tour Sem a oublié les consignes du 6’’ et sans zoom, en bougeant tout le temps (en plus y’avait du vent m’a t’il dit) : rien d’utilisable sur l’extinction… La bonne nouvelle c’est que Tatau a réalisé qu’à Funafuti où rien n’est illuminé, filmer de loin ne paie pas (évident l’an dernier à partir du patrouilleur dans le lagon)… Et, en pouffant il m’a raconté son propre déboire « Y’avait cette scène fantastique à l’hôpital (qui avait éteint les lumières mais conservé tout le reste alimenté) : un groupe de malades chantait ».. Tafue m’avait communiqué l’information reçue par talkies walkies bien sûr… Il n’arrêtait pas de se dire que c’était drôlement sombre dans son viseur… et même les bougies il ne les voyait pas… Il a fini par s’apercevoir à la fin de la chanson qu’il avait oublié d’enlever le capuchon de l’objectif… « pas grave je lui dis au moins t’as la chanson, on pourra l’utiliser en fond musical ».. « ah non, je n’ai pris que des petits morceaux… »
En rentrant, au cas où y’aurait rien d’autre, j’ai ressorti l’image d’extinction de l’an dernier du montage 2009 et tenté de digitaliser l’extinction filmée ce soir. J’ai pu sans problème logger les séquences mais impossible de les capturer à partir de la petite Sony.. pas paramétrée pour. La « grande », que j’utilise habituellement et que je devais tester pour numériser les enregistrements de l’année, n’a rien voulu savoir Ou plutôt si, elle faisait tout comme, la bande avançait, reculait, mais ce qui se digitalisait était ma propre image filmée par la wabcam du mac ! Donc ce plan là ne sera pas pour ce soir mais j’utiliserai la cam du service social.
Long blablabla avec Sarah où comme avant son départ, j’avais vraiment envie de la laisser parler toute seule tellement si on ne dit pas exactement comme elle, elle se fait fort de nous convaincre du bien fondé de ses connaissances et opinions contraires. Mais ce fut plutôt sympa même s’il est de plus en plus clair qu’elle n’a, malgré ses dires, aucune notion de l’organisation du travail. Quand je lui dis que puisqu’elle était revenue, elle pouvait suivre et répondre au dernier mail de son fournisseur favori, le britannique, avec qui j’ai correspondu en son absence, elle a répondu « si tu veux, mais je me disais que j’allais repartir un peu plus tôt que prévu, que j’irai les voir pour m’assurer de tout ». Ce qu’elle aurait dû faire avant de partir puisque nous avions décidé qu’elle ne ferait le voyage que si le matos était en route… « euh, tu ne partiras pas d’ici tant qu’on n’a pas une estimation du coût du transport et qu’on puise soumettre une facture pro forma au GEF… Et je te donnerai les coordonnées de nos contacts à Fiji. Ils peuvent aider et donner des pistes à ton fournisseur. »
Blabla sur mes troubles quant à la viabilité du projet, surtout après qu’elle m’a dit que le conseil des vieux, contre toute la population et le kaupule, avait, y’a quelques mois, voté contre la mise en place d’enclos à cochons, préférant les laisser gambader sur l’île. (A raison d’une douzaine de cochons par maisonnée/famille, ça fait du monde !) Elle ne voit pas du tout où est le problème et évidemment je ne suis pas assez spécifique et ne mets pas encore les points sur les i.
Endormie à 3h sur le bouquin d’Obama sans parvenir à pousser jusqu’au bout des 30 pages qui restaient.. Ce dimanche, réveillée à 9 heures par les voix du lagoon. Un peu courte la nuit mais l’interruption intervenant dans un cycle, ça le fait. Sarah elle s’est réveillée à 11h. A 11h30 elle a demandé, en préparant son petit déjeuner après deux épisodes infructueux avec la pompe à eau, si on allait déjeuner à l’hôtel. Tandis que je faisais les dernières corrections au contrat de Sandrine, elle s’est recouchée. 12h30 : elle dort. 13h30 : elle se dirige vers l’hôtel. 15h30, elle en revient après avoir regardé un match de rugby. 16h30 : elle dort. Il est maintenant bientôt 18h. J’ai pas tout rayé de ma liste, ce serait trop beau, mais j’en suis pas loin (Sandrine et contrats, annie wheeler et workshop de fin avril, Chris réponse du mois, Fanny réponse de la semaine, blog des derniers jours et démarré sur rapport ambassade US). J’ai mérité une douche tiède chez John. Après 2 ou 3 mails perso et pré press release earth hour.
L’histoire du press release et les responsables désignés de la communication.
Contente d’avoir pu leur envoyer ce soir là à tous un premier draft de press release, j’ai été douchée le matin par un mail de Tataua me disant en substance que Tafue et Melton avaient été désignés, à ce meeting où je n’avais pas été conviée, responsables de la communication. Je lisais entre ces lignes que je n’avais pas à me mêler de ça. « Désolée, n’en tenez pas compte ou utilisez le draft comme vous l’entendez. »
Dans le même temps, Semese, Taukiei, et d’autres me renvoyaient leurs suggestions de corrections ou leur OK…
Aperçu Tataua le jour même à l’hôtel. « Désolée… Juste dis moi quand tu as besoin de moi ». « Euh, on attend la réponse de Tafue et on corrige »… Dans la foulée, un peu remontée, un saut chez Melton « faut qu’on se voit pour parler de l’avenir d’Alofa »… « Mardi soir ? » « OK »… Au retour, je croise Tafue « j’ai pas eu le temps de lire… ». Depuis je me tiens à distance, heureuse de pouvoir occuper mon temps à autre chose, attendant qu’ils se réveillent..
Update : Alors que la nuit précédente, je m’interrogeais : avaient ils après la montée d’adrénaline et l’urgence d’envoyer en quasi direct leurs images, décidé de laisser tout tomber ?… le matin du lundi de Pâques, surprise, un message de Tataua me demandait si j’avais corrigé et quand on pouvait envoyer mes séquences de l’extinction …
Un autre truc qui me plombe le moral, c’est que je n’apprécie pas trop la façon, désormais tout à fait familière, dont je suis « traitée » par quelques uns. J’ai parlé de Melton*, de sa manière de me réveiller aux aurores parce qu’il a besoin de scotch double face. Hier, il me demande alors que je quittais la pré-dernière réception napa d’aller lui chercher un paquet de cigarettes d’un coup de bike, « chez nico, y’en a plus que chez lui ». J’ai appris ainsi le shortage de cigarettes après celui de la farine et c’est sans la moindre arrière pensée que j’aurais fait le voyage si le ton ne m’avait pas semblé ressembler à un « t’es assez bête pour en faire autant pour nous... ». D’un côté c’est que je fais vraiment partie de la famille mais mon ressenti de base n’étant pas si rose, je ne l’ai pas pris comme ça. Tout semble expected. Sans doute ma faute, comme avec des enfants qu’on rend capricieux. Ou un mec qu’on rend de plus en plus exigeant.*
Pas mal rayé de lignes ce matin… parmi les mails en retard, une réponse au mails de janvier et février de Marc Beaulieu, un ethnomusicologue, rencontré en 2006 et candidat idéal pour les activités « old songs » sur le festival. Il était en contact avec Alamai, la responsable culturelle, qui était tout à fait pour, mais (voir plus haut) n’a pas mis les pieds à Funafuti, ni donné signe de vie depuis début décembre.. Répondu aussi à ceux du mois de Mars de Stephen, notre contact juriste australien, rencontré à Copenhague qui suit l’histoire du patrimoine mondial et veut nous inviter en juin à un colloque litigation. A Jenny qui avait eu la courtoisie de m’envoyer son commentaire pour relecture. Un mot aussi au syndic de l’immeuble de la colline et un autre à l’ingénieur de Tec à qui j’avais promis le lien de la video earth day de l’an dernier.
Les petites cameras sont quasi prêtes pour le tournage de ce soir, appris à effacer des files sur la petite HD pour faire de la place, mis une bande neuve sur l’autre. Les batteries sont en cours de chargement. La mob, elle, est pleine.
Bien sûr je me suis battue avec la pompe à eau pour prendre une douche… Descendu les escaliers 3 fois… en laissant, en haut, un robinet ouvert au-dessus d’une bassine comme test. Après quelques tapes de plus en plus vigoureuses, la pompe repartait…. Pour une durée de plus en plus courte… la dernière fois, même pas le temps pour moi de remonter les marches. La fille d’Elega m’a proposé d’aller taper.. Caricatural.. mais cette comédie l’air de rien pourrit la vie et ne peut pas être acceptable quand nous serons à nouveau 2 et plus tard 4 ou 5 ! J’ai peur qu’il faille à nouveau changer la pompe défectueuse, payée par le proprio. La seule disponible sur l’île, dont les plombiers connaissent le problème. A Tuvalu, il n’y a pas de garantie. Willy et Seinati risquent de faire la grimace. Direction PWD dès lundi matin pour avoir leur opinion… ou peut être Henri qui a l’air de s’y connaître en électricité. J’ai l’impression que boîtier est scellé, c’est sans doute ça le vrai souci, on ne peut pas accéder…
La tuile du jour : alors que je venais de m’allonger avec l’idée de lire un peu, les paupières lourdes, sentant bien que je pourrai, oui, dormir un peu, le téléphone a sonné : c’était kaio pour m’annoncer que Sarah et lui étaient presqu’au port. Je les attendais demain !
En contrepartie, la bonne nouvelle c’est que Sarah peut aller filmer à ma place. C’est son rêve de faire des bouts de film. Mais comme pour le reste elle met les charrues avant les bœufs et achète 3 cameras avant d’avoir appris ou même de savoir ce qu’elle veut faire. En tout cas en 3 ans, elle a compris, elle, les 10’’ stables. Elle sait aussi éviter les mouvements, genre pano interminables… A priori si tout ça se termine par un montage de l’ensemble de ce qui aura été filmé et pas seulement le turn off power à envoyer cette nuit, y’aura de quoi faire, avec ou sans les plans « mouette ».
*Au sujet de melton, je n’ai pas relaté que pendant notre discussion sur earth day, il était le seul à insister sur le fait que l’hôpital soit coupé aussi… refusant de comprendre qu’ils avaient sans doute des frigos, peut être des gens sous oxygène ou autre appareil qui nécessite une alimentation électrique.. Que le port reste allumé comme l’an dernier me semble plus grave, ai-je tenté… Rien n’y a fait ! Il a décidé d’aller convaincre le directeur de l’hôpital.. Il est probable qu’il n’a pas fait le voyage mais c’est dire son entêtement…
Earth Hour 2010
Sarah a été OK pour filmer à ma place, avec Kaio…. Hmmm pas sur la mob à 2… Donc, nous sommes partis, sarah et moi sur la bike, Kaio sur le vélo, pour un dîner rapide à l’hôtel avant la réunion de 19h30.. Là, l’équipe Tafue, Tataua, Melton et Semese, munis des Talkies walkies de la croix rouge, s’affairait…. « qui doit filmer chez tec ? » me demande Tafue. « Taukiei, you said ». « He is drunk »… « OK Sarah will do it as she did last year »… Nos plans se trouvant modifiés, d’office, vue l’urgence, je me suis préposée à l’enregistrement de scènes de vie… Avant de partir sur la seule mob autorisée cette nuit, j’ai mis en mémoire Semese s’harnachant pour escalader la tour des telecom. Lui ai filé ma lampe frontale bien plus pratique que la torche qui pesait 5 kg.. Elle m’a manquée plus tard pour filmer (en particuler la foule sur le runway) mais elle lui était bien plus utile.. Il était tellement anxieux (quasiment tout l’après-midi m’a t’il dit) qu’il a profité que je cherchais un technicien de telecom, pour démarrer son escalade sans témoin… en quelques secondes il était à mi parcours… Aussi assuré, au cas où, l’extinction du building du gouvernement (tec avait du mal à éteindre, poireauté 20 mn n’osant pas couper pour immortaliser le moment solennel (pour eux)..
J’ai tenté d’expliquer à l’équipe que s’ils tenaient à expédier une séquence aussitôt, il fallait qu’elle soit la plus légère possible et donc la plus courte possible. Cette notion a eu du mal à entrer… Sem m’a répondu « oui tu m’as dit il faut rester au moins 6 secondes sur une image.. ». A Tafue « pour expédier, ils t’ont (les organisateurs) dit exactement comment faire ? » « Non, ils n’ont pas répondu à mon mail »… Ca m’a permis une stance sur ces organisations internationales qui te harcèlent quand ils veulent quelque chose et t’ignorent dès qu’ils ont obtenu ce qu’il le fallait, en oubliant de remercier… La télé des nations unies est la dernières en date.
Parmi les scènes sympathiques : Une famille en face de l’hôtel jouait avec un groupe d’enfants. Apercevant sans doute le rouge de la petite caméra derrière leurs vitres horizontales « ah c’est gilliane… », ils se sont mis à poser. « do as if I was not here ». Ils ont repris leur jeux en se tapant dans les mains en chantant. Un groupe d’adolescents jouaient aux cartes à la lumière de l’ordi portable qui diffusait leur musique préférée, les flics arrêtaient les quelques mobs qui tentaient une sortie. Au moment où je demandais aux flics s’ils avaient stoppé beaucoup de mobs, la lumière est revenue et la vie avec… Des gens aux balcons, devant leur pas de porte, à tous les coins de rue. Alors que je roulais à deux à l’heure prête à m’arrêter pour filmer ci ou ça, de 3 endroits différents j’ai entendu mon nom sans localiser d’où et surtout de qui ça venait : le premier était tetele, l’ancien du Fagogo, reparti à Nui.. la deuxième Patipati et le 3e le plombier.
Zoom à la tour pour voir où en était Sem.. Il descendait lentement… arrivé en bas, le sourire jusqu’aux oreilles : « ça fait du bien de marcher sur la terre ferme » Il était fier de lui et il y avait de quoi.. Il a disparu rapidement et s’en est excusé plus tard « j’avais envie de pisser »..
Retrouvé les autres garçons, toujours à jouer avec leurs talkies walkies pour commander le repas… Ils se prenaient tous tellement au sérieux avec leur « apha 2 a alpha 3 ». Tout ça pour un poulet au riz.
Sarah a pris notre bike, moi j’ai sauté sur celle de Tatua et on a retrouvé tout le monde auTake away, le resto crapoteux près de la maison, fermé à cette heure là mais ils nous ont passé les plats et, finalement les mecs ont mangé sur le « parking » du fusi et nous on a bu un coca...
Tataua a voulu qu’on regarde, lui et moi, les images de sem pour voir ce qu’on envoyait aux organisateurs…. Une fois sur sa tour Sem a oublié les consignes du 6’’ et sans zoom, en bougeant tout le temps (en plus y’avait du vent m’a t’il dit) : rien d’utilisable sur l’extinction… La bonne nouvelle c’est que Tatau a réalisé qu’à Funafuti où rien n’est illuminé, filmer de loin ne paie pas (évident l’an dernier à partir du patrouilleur dans le lagon)… Et, en pouffant il m’a raconté son propre déboire « Y’avait cette scène fantastique à l’hôpital (qui avait éteint les lumières mais conservé tout le reste alimenté) : un groupe de malades chantait ».. Tafue m’avait communiqué l’information reçue par talkies walkies bien sûr… Il n’arrêtait pas de se dire que c’était drôlement sombre dans son viseur… et même les bougies il ne les voyait pas… Il a fini par s’apercevoir à la fin de la chanson qu’il avait oublié d’enlever le capuchon de l’objectif… « pas grave je lui dis au moins t’as la chanson, on pourra l’utiliser en fond musical ».. « ah non, je n’ai pris que des petits morceaux… »
En rentrant, au cas où y’aurait rien d’autre, j’ai ressorti l’image d’extinction de l’an dernier du montage 2009 et tenté de digitaliser l’extinction filmée ce soir. J’ai pu sans problème logger les séquences mais impossible de les capturer à partir de la petite Sony.. pas paramétrée pour. La « grande », que j’utilise habituellement et que je devais tester pour numériser les enregistrements de l’année, n’a rien voulu savoir Ou plutôt si, elle faisait tout comme, la bande avançait, reculait, mais ce qui se digitalisait était ma propre image filmée par la wabcam du mac ! Donc ce plan là ne sera pas pour ce soir mais j’utiliserai la cam du service social.
Long blablabla avec Sarah où comme avant son départ, j’avais vraiment envie de la laisser parler toute seule tellement si on ne dit pas exactement comme elle, elle se fait fort de nous convaincre du bien fondé de ses connaissances et opinions contraires. Mais ce fut plutôt sympa même s’il est de plus en plus clair qu’elle n’a, malgré ses dires, aucune notion de l’organisation du travail. Quand je lui dis que puisqu’elle était revenue, elle pouvait suivre et répondre au dernier mail de son fournisseur favori, le britannique, avec qui j’ai correspondu en son absence, elle a répondu « si tu veux, mais je me disais que j’allais repartir un peu plus tôt que prévu, que j’irai les voir pour m’assurer de tout ». Ce qu’elle aurait dû faire avant de partir puisque nous avions décidé qu’elle ne ferait le voyage que si le matos était en route… « euh, tu ne partiras pas d’ici tant qu’on n’a pas une estimation du coût du transport et qu’on puise soumettre une facture pro forma au GEF… Et je te donnerai les coordonnées de nos contacts à Fiji. Ils peuvent aider et donner des pistes à ton fournisseur. »
Blabla sur mes troubles quant à la viabilité du projet, surtout après qu’elle m’a dit que le conseil des vieux, contre toute la population et le kaupule, avait, y’a quelques mois, voté contre la mise en place d’enclos à cochons, préférant les laisser gambader sur l’île. (A raison d’une douzaine de cochons par maisonnée/famille, ça fait du monde !) Elle ne voit pas du tout où est le problème et évidemment je ne suis pas assez spécifique et ne mets pas encore les points sur les i.
Endormie à 3h sur le bouquin d’Obama sans parvenir à pousser jusqu’au bout des 30 pages qui restaient.. Ce dimanche, réveillée à 9 heures par les voix du lagoon. Un peu courte la nuit mais l’interruption intervenant dans un cycle, ça le fait. Sarah elle s’est réveillée à 11h. A 11h30 elle a demandé, en préparant son petit déjeuner après deux épisodes infructueux avec la pompe à eau, si on allait déjeuner à l’hôtel. Tandis que je faisais les dernières corrections au contrat de Sandrine, elle s’est recouchée. 12h30 : elle dort. 13h30 : elle se dirige vers l’hôtel. 15h30, elle en revient après avoir regardé un match de rugby. 16h30 : elle dort. Il est maintenant bientôt 18h. J’ai pas tout rayé de ma liste, ce serait trop beau, mais j’en suis pas loin (Sandrine et contrats, annie wheeler et workshop de fin avril, Chris réponse du mois, Fanny réponse de la semaine, blog des derniers jours et démarré sur rapport ambassade US). J’ai mérité une douche tiède chez John. Après 2 ou 3 mails perso et pré press release earth hour.
L’histoire du press release et les responsables désignés de la communication.
Contente d’avoir pu leur envoyer ce soir là à tous un premier draft de press release, j’ai été douchée le matin par un mail de Tataua me disant en substance que Tafue et Melton avaient été désignés, à ce meeting où je n’avais pas été conviée, responsables de la communication. Je lisais entre ces lignes que je n’avais pas à me mêler de ça. « Désolée, n’en tenez pas compte ou utilisez le draft comme vous l’entendez. »
Dans le même temps, Semese, Taukiei, et d’autres me renvoyaient leurs suggestions de corrections ou leur OK…
Aperçu Tataua le jour même à l’hôtel. « Désolée… Juste dis moi quand tu as besoin de moi ». « Euh, on attend la réponse de Tafue et on corrige »… Dans la foulée, un peu remontée, un saut chez Melton « faut qu’on se voit pour parler de l’avenir d’Alofa »… « Mardi soir ? » « OK »… Au retour, je croise Tafue « j’ai pas eu le temps de lire… ». Depuis je me tiens à distance, heureuse de pouvoir occuper mon temps à autre chose, attendant qu’ils se réveillent..
Update : Alors que la nuit précédente, je m’interrogeais : avaient ils après la montée d’adrénaline et l’urgence d’envoyer en quasi direct leurs images, décidé de laisser tout tomber ?… le matin du lundi de Pâques, surprise, un message de Tataua me demandait si j’avais corrigé et quand on pouvait envoyer mes séquences de l’extinction …
23 / 04 / 10 - 13 : 45
NAPA Fin- Vendredi 22h22 Comment ça va me demandais-je à moi même puisque je suis toute seule ?
Pas pire. En fait, il est clair que je trimballe avec moi depuis l’arrivée mes questionnements d’avant le départ, comme il y a 2 ou 3 ans : est ce que ça sert à quelque chose tout ça, sommes nous vraiment les bienvenus, sommes nous vraiment soutenus ici ? suis-je heureuse de le faire ? Donc quand on me lève du mauvais pied, je ne vois que les trucs que je veux voir, les négatifs. Ceux qui me feront pencher du côté « j’abandonne ».
L’atelier NAPA (National Adaptation Plan) s’est finalement terminé (enfin c’est ce que je croyais) en fin d’aprem, avec une vraie journée de retard. Je comprends mal comment ils ont pu imaginer un seul instant être capables d’analyser autant de données et obtenir l’assentiment des participants sur 50 pages en deux jours et sans avoir fait passer les documents avant.
Une de mes contrariétés de la première journée de l’atelier, c’est que personne du Ministère des Home Affairs ne soit présent. Ca commençait à faire beaucoup d’absence importante, la première étant le festival culturel des King Tides.. (Rencontré Alamai de retour de Vaitupu après 2 mois « ca y est t’as fini de te cacher ? » lui ai je demandé en plaisantant…) En fait ce ministère me semble ne rien faire et son ministre, proprio et a priori ami, toujours en voyage, pas beaucoup plus. Depuis il a été représenté par Lopati qui a fait une présentation assez pathétique des activités (ou du manque d’activités) des kaupule, puis par, comme je le disais hier, le jeune buveur de notre gin qui n’a pas dit un mot et aujourd’hui, près de moi, une Saini, qui représentait l’assemblée des femmes. Sympathique.
SEVE PAENIU*, émigré au Sprep depuis que le gouvernement l’a ousté de son poste de Haut Commissaire à Fidji, dirigeait la présentation au galop. Sautant des pages et demandant à GABOR, undp Thailande, de reprendre les docs sur le champ, prévenant à l’avance aujourd’hui « il nous reste 10 pages et 10 minutes… » A la limite de l’absurde. *En 2004, Seve fut celui qui m’a le plus prévenue « on est avec toi mais on a besoin de ta motivation ».
Est ce que j’ai appris des choses ces derniers 3 jours, certainement. Mais ce qui m’est apparu clairement c’est que même si je devenais experte es-langage institutionnel et dans ce cas GEF-jargon, ça ne m’amuserait pas de formater nos projets dans ces mots. Après tant d’années, je demeure hermétique à leur vocabulaire. On perd le fil du projet et de ses objectifs tellement c’est décortiqué et phrasé comme pour rendre opaque. Ca me conforte dans l’envie d’arrêter si on ne trouve pas quelqu’un qui s’intéresse à ça et ne fasse que ça.
C’était indispensable que je sois assise avec tout le monde. Ce fut une reconnaissance certaine par tous les participants et l’undp du rôle d’Alofa. Je ne nous ai placés que dans les soutiens techniques en communication, j’ai hésité sur les poissons, mais s’ils n’y avaient pas pensé eux-mêmes… J’avais ouvert ma gueule à plusieurs reprises déjà aujourd’hui, plus que la plupart des participants. Sans doute ferais-je un rajout dans la version finale qu’ils doivent nous faire parvenir.. si je la reçois.
Gabor a fait quelques interviews sur son portable, il a poursuivi Fong et moi pour nous avoir ensemble… Notre point de vue des effets du climat ici.. des programmes d’adaptation… Là j’ai avoué que, plus radicale que Fong (qui parlait du programme japonais sensé recréer du sable à partir du corail mangé par le starfish….et inclus now dans le NAPA), j’attendais NAPA II ou NAPA III pour commencer à étudier les solutions sérieuses à long terme.
Après le pot de fin d’aprem (le Nième avec nourriture bien sûr que j’ai décidé d’ignorer), tous, ou presque, s’apprêtaient à se retrouver au Mataligali où la communauté de Nukufetau organisait un fund raising. Ce sera sans moi.
Parmi les douceurs de la journée :
Oyda, une adhérente des débuts, de retour d’un séjour overseas : « qui t’aide ici ? Si t’as besoin de n’importe quoi, tu me demandes. »
Une femme du ministère des finances, jamais rencontrée, qui participait a l’atelier NAPA : je voulais te remercier pour la video des funérailles de mon père, celle que tu as donnée à Eti et ma mère… en 2006 ou 2007. Je n’étais pas là et ça nous touche d’avoir des copies.
Emma de UNDP qui a renouvelé sa volonté d’aider à y voir clair dans nos cacas piggarep.
Et Gabor qui a insisté pour faire un tour de l’Alofa Bike en nous congratulant pour ce qu’on fait, même s’il n’a eu qu’un aperçu succinct et n’en retiendra que la bike.
Lama* qui se trouvait chez Grace quand je suis passée pour mon problème de phare, l’a réglé sans même regarder la mob. Un de ses collègues commençait à démonter le parephare.. « et le switch ? », moi fanfaronne, « oui il me semble que ça peut venir du swiitch puisque les 2 phares sont nazes ».. Il parlait d’un autre switch, que je n’avais jamais utilisé mais que sans doute les enfants avaient touché. Et hop, la lumière fut.
Ca me rassure pour demain soir Earth Hour mais je ne suis quand même toujours pas très fière de devoir affronter seule les meutes de chiens errants que j’entends hurler le soir (en tout cas hier soir). S’ils ont fait un ramassage des chiens y’a pas longtemps, dans les cages on a vu quelques chiens à colliers et quelqu’un, peut être sarah, m’a dit que bien sûr ils n’avaient pas envie d’attraper les chiens les plus agressifs qui continuent donc à traîner dans les rues). *Lama… le nom s’était posé sur les lèvres de Jenny, elle l’avait interviewé, le fils de Kamuta… Ca ne me disait pas grand chose mais un peu. Quand j’ai acheté les bouteilles de vin pour Nanumea, mises dans le paquet bateau pour sarah, c’est aussi lui qu’il fallait que je voie pour un reçu. J’ai pensé que ce pouvait être le mécanicien que je voyais les années précédentes. Il m’a semble l’apercevoir sur une mob un jour mais la personne à côté de moi à qui j’ai posé la question m’a dit que ce n’était pas lui. En fait si, je ne lui ai pas directement posé la question à lui, à mon long time no see, il a répondu qu’il était overseas. Pensait il à émigrer ? Sourire… « Ton pays a besoin de toi.. ». En tout cas merci pour la lumière… Update : finalement ce n’était pas Lama que j’ai rencontré plus tard (et qui avait participé à l’atelier biomass de sarah en2003) et à qui, bien sûr, j’ai tenu le même discours.
Dernière gâterie de la journée : Henri , l’homme de la maintenance de l’hôtel, est passé voir la situation de mon néon et l’a réglée. Et la lumière fut une seconde fois aujourd’hui. Il en a profité pour jeter un œil sur les 2 néons du rez de chaussée qui ont rendu l’âme y’a longtemps et reviendra poser 2 longues consos à la place.
Parmi les (rares) contrariétés, d’ailleurs je n’en retiens qu’une : Qu’Eliala tienne une réunion biodiv, à deux pas du dernier pot GEF avec sem et les fisheries, sans m’avoir conviée alors que je me tape toutes ses autres réunions.. Le matin, elle m’avait donné le programme pour ses ateliers de fin avril où elle nous laisse effectivement une journée complète pour que Sandrine présente le programme de la mission et qu’Annie Wheeler restitue les findings de ses missions « cetaces » et nous donne aussi le cas échéant, les photos de poissons qu’elle disait avoir.
Update du soir : j’allais envoyer ces lignes à Fanny quand dans ma boite y’avait un message de Eliala à une série de gens… à la recherche de financement pour les bouquins biodiversité y inclus le nôtre ou elle dit texto « je mets gilliane et semese en copie car ils travaillent ensemble sur un livre sur les poissons.. ». J’imagine qu’ils en ont parlé à leur réunion de fin d’aprem et que tout est OK avec sem… (que j’avais inclus bien sûr, ainsi que Tupu dans la micro présentation du projet à Napa…. En leur demandant à la fin si j’avais oublié quelque chose…)
That’s it for today. Ah mince, j’ai oublié Cat j’avais promis de passer la voir sur le chemin du retour. A la place j’ai passé quelques minutes à donner quelques notions de video à Fong qui veut faire un clip d’une chanson gospel qu’elle interprète avec 4 autres personnes.
Pas pire. En fait, il est clair que je trimballe avec moi depuis l’arrivée mes questionnements d’avant le départ, comme il y a 2 ou 3 ans : est ce que ça sert à quelque chose tout ça, sommes nous vraiment les bienvenus, sommes nous vraiment soutenus ici ? suis-je heureuse de le faire ? Donc quand on me lève du mauvais pied, je ne vois que les trucs que je veux voir, les négatifs. Ceux qui me feront pencher du côté « j’abandonne ».
L’atelier NAPA (National Adaptation Plan) s’est finalement terminé (enfin c’est ce que je croyais) en fin d’aprem, avec une vraie journée de retard. Je comprends mal comment ils ont pu imaginer un seul instant être capables d’analyser autant de données et obtenir l’assentiment des participants sur 50 pages en deux jours et sans avoir fait passer les documents avant.
Une de mes contrariétés de la première journée de l’atelier, c’est que personne du Ministère des Home Affairs ne soit présent. Ca commençait à faire beaucoup d’absence importante, la première étant le festival culturel des King Tides.. (Rencontré Alamai de retour de Vaitupu après 2 mois « ca y est t’as fini de te cacher ? » lui ai je demandé en plaisantant…) En fait ce ministère me semble ne rien faire et son ministre, proprio et a priori ami, toujours en voyage, pas beaucoup plus. Depuis il a été représenté par Lopati qui a fait une présentation assez pathétique des activités (ou du manque d’activités) des kaupule, puis par, comme je le disais hier, le jeune buveur de notre gin qui n’a pas dit un mot et aujourd’hui, près de moi, une Saini, qui représentait l’assemblée des femmes. Sympathique.
SEVE PAENIU*, émigré au Sprep depuis que le gouvernement l’a ousté de son poste de Haut Commissaire à Fidji, dirigeait la présentation au galop. Sautant des pages et demandant à GABOR, undp Thailande, de reprendre les docs sur le champ, prévenant à l’avance aujourd’hui « il nous reste 10 pages et 10 minutes… » A la limite de l’absurde. *En 2004, Seve fut celui qui m’a le plus prévenue « on est avec toi mais on a besoin de ta motivation ».
Est ce que j’ai appris des choses ces derniers 3 jours, certainement. Mais ce qui m’est apparu clairement c’est que même si je devenais experte es-langage institutionnel et dans ce cas GEF-jargon, ça ne m’amuserait pas de formater nos projets dans ces mots. Après tant d’années, je demeure hermétique à leur vocabulaire. On perd le fil du projet et de ses objectifs tellement c’est décortiqué et phrasé comme pour rendre opaque. Ca me conforte dans l’envie d’arrêter si on ne trouve pas quelqu’un qui s’intéresse à ça et ne fasse que ça.
C’était indispensable que je sois assise avec tout le monde. Ce fut une reconnaissance certaine par tous les participants et l’undp du rôle d’Alofa. Je ne nous ai placés que dans les soutiens techniques en communication, j’ai hésité sur les poissons, mais s’ils n’y avaient pas pensé eux-mêmes… J’avais ouvert ma gueule à plusieurs reprises déjà aujourd’hui, plus que la plupart des participants. Sans doute ferais-je un rajout dans la version finale qu’ils doivent nous faire parvenir.. si je la reçois.
Gabor a fait quelques interviews sur son portable, il a poursuivi Fong et moi pour nous avoir ensemble… Notre point de vue des effets du climat ici.. des programmes d’adaptation… Là j’ai avoué que, plus radicale que Fong (qui parlait du programme japonais sensé recréer du sable à partir du corail mangé par le starfish….et inclus now dans le NAPA), j’attendais NAPA II ou NAPA III pour commencer à étudier les solutions sérieuses à long terme.
Après le pot de fin d’aprem (le Nième avec nourriture bien sûr que j’ai décidé d’ignorer), tous, ou presque, s’apprêtaient à se retrouver au Mataligali où la communauté de Nukufetau organisait un fund raising. Ce sera sans moi.
Parmi les douceurs de la journée :
Oyda, une adhérente des débuts, de retour d’un séjour overseas : « qui t’aide ici ? Si t’as besoin de n’importe quoi, tu me demandes. »
Une femme du ministère des finances, jamais rencontrée, qui participait a l’atelier NAPA : je voulais te remercier pour la video des funérailles de mon père, celle que tu as donnée à Eti et ma mère… en 2006 ou 2007. Je n’étais pas là et ça nous touche d’avoir des copies.
Emma de UNDP qui a renouvelé sa volonté d’aider à y voir clair dans nos cacas piggarep.
Et Gabor qui a insisté pour faire un tour de l’Alofa Bike en nous congratulant pour ce qu’on fait, même s’il n’a eu qu’un aperçu succinct et n’en retiendra que la bike.
Lama* qui se trouvait chez Grace quand je suis passée pour mon problème de phare, l’a réglé sans même regarder la mob. Un de ses collègues commençait à démonter le parephare.. « et le switch ? », moi fanfaronne, « oui il me semble que ça peut venir du swiitch puisque les 2 phares sont nazes ».. Il parlait d’un autre switch, que je n’avais jamais utilisé mais que sans doute les enfants avaient touché. Et hop, la lumière fut.
Ca me rassure pour demain soir Earth Hour mais je ne suis quand même toujours pas très fière de devoir affronter seule les meutes de chiens errants que j’entends hurler le soir (en tout cas hier soir). S’ils ont fait un ramassage des chiens y’a pas longtemps, dans les cages on a vu quelques chiens à colliers et quelqu’un, peut être sarah, m’a dit que bien sûr ils n’avaient pas envie d’attraper les chiens les plus agressifs qui continuent donc à traîner dans les rues). *Lama… le nom s’était posé sur les lèvres de Jenny, elle l’avait interviewé, le fils de Kamuta… Ca ne me disait pas grand chose mais un peu. Quand j’ai acheté les bouteilles de vin pour Nanumea, mises dans le paquet bateau pour sarah, c’est aussi lui qu’il fallait que je voie pour un reçu. J’ai pensé que ce pouvait être le mécanicien que je voyais les années précédentes. Il m’a semble l’apercevoir sur une mob un jour mais la personne à côté de moi à qui j’ai posé la question m’a dit que ce n’était pas lui. En fait si, je ne lui ai pas directement posé la question à lui, à mon long time no see, il a répondu qu’il était overseas. Pensait il à émigrer ? Sourire… « Ton pays a besoin de toi.. ». En tout cas merci pour la lumière… Update : finalement ce n’était pas Lama que j’ai rencontré plus tard (et qui avait participé à l’atelier biomass de sarah en2003) et à qui, bien sûr, j’ai tenu le même discours.
Dernière gâterie de la journée : Henri , l’homme de la maintenance de l’hôtel, est passé voir la situation de mon néon et l’a réglée. Et la lumière fut une seconde fois aujourd’hui. Il en a profité pour jeter un œil sur les 2 néons du rez de chaussée qui ont rendu l’âme y’a longtemps et reviendra poser 2 longues consos à la place.
Parmi les (rares) contrariétés, d’ailleurs je n’en retiens qu’une : Qu’Eliala tienne une réunion biodiv, à deux pas du dernier pot GEF avec sem et les fisheries, sans m’avoir conviée alors que je me tape toutes ses autres réunions.. Le matin, elle m’avait donné le programme pour ses ateliers de fin avril où elle nous laisse effectivement une journée complète pour que Sandrine présente le programme de la mission et qu’Annie Wheeler restitue les findings de ses missions « cetaces » et nous donne aussi le cas échéant, les photos de poissons qu’elle disait avoir.
Update du soir : j’allais envoyer ces lignes à Fanny quand dans ma boite y’avait un message de Eliala à une série de gens… à la recherche de financement pour les bouquins biodiversité y inclus le nôtre ou elle dit texto « je mets gilliane et semese en copie car ils travaillent ensemble sur un livre sur les poissons.. ». J’imagine qu’ils en ont parlé à leur réunion de fin d’aprem et que tout est OK avec sem… (que j’avais inclus bien sûr, ainsi que Tupu dans la micro présentation du projet à Napa…. En leur demandant à la fin si j’avais oublié quelque chose…)
That’s it for today. Ah mince, j’ai oublié Cat j’avais promis de passer la voir sur le chemin du retour. A la place j’ai passé quelques minutes à donner quelques notions de video à Fong qui veut faire un clip d’une chanson gospel qu’elle interprète avec 4 autres personnes.
23 / 04 / 10 - 13 : 42
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