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Gruyère de souvenirs de la semaine passée (10 avril)

Je viens de voir sur mon cahier en remontant les pages de listes de « à faire » que j’avais noté la visite surprise de Siuila dimanche dernier, échange de cadeaux. Elle venait nous offrir les sacs que Island Care a fait confectionner pour le projet tortues. Elle est repartie avec un Tshirt Alofa et, comme tous les ans, 2 parfums et des graines, cette année non bio, rapportées dans les bagages de Sarah.

Hier soir avant que nous ne partions rejoindre Lee et John à l’Hotel, c’est Tetele qui s’est annoncé. Je lui avais dit de passer quand il allait au Fagogo pour prendre le dvd que Fanny avait pu faire à partir du master de la soirée fagogo farewell 2005, trouvée sur mon disk dur.

Aujourd’hui, Samedi 10 Avril, nous avons eu la visite programmée de Cat et informalisée mais prévue de Martha, la jeune étudiante néerlandaise venue elle aussi prendre un dvd, celui de Trouble qu’elle n’avait pas encore vu.

Entre ces jours de visite, y’a eu quoi ?

Avant hier soir, à 21h, invitation surprise déposée par Kaio, à participer à la workshop de la red cross sur le climat, la vulnérabilité, à 8h30 le lendemain matin… Sarah y fut à l’heure moi bien sûr pas, d’abord c’est pas des heures pour moi surtout prévenue la veille au soir… D’autant que… ça me revient.. cette semaine a été principalement consacrée à rédiger et ficeler les rapports dus à Tango/GEF et à l’ambassade américaine à Suva. L’idée étant de cliquer le premier vendredi comme demandé par Tango et le 2e avant la fin du week end.

L’atelier de la Croix Rouge se poursuivait aujourd’hui, j’ai passé mon tour, et se termine lundi. Je ne pourrai pas y être non plus because invitation reçue celle-là de longue date, de JICA pour l’inauguration de leur aquarium FORAM. En revanche j’ai particpé activement à l’atelier assessment ou des equipes de 3 ou 4 avaient a lister les impacts du cc dans tel ou tel thème. Le nôtre : la maison. Bien sur on a fait un tour complet y compris du jardin et du lagon : des infrastructures aux énergies aux déchets en passant par l’érosion sans oublier de mentionner bien sûr l’impact humain, l’ile artificielle etc

Fardeau de devoir pousser Sarah à faire les choses qu’elle doit faire, qu’elle dit qu’elle va faire et reporte à l’envie. A l’instant, parlant de l’aquarium, je me suis souvenue qu’en partant ce matin, ou hier soir, elle m’avait dit quelle passerait confirmer le RV avec le PM organisée par Nala. Le PM voudrait en effet faire pousser du riz à Tuvalu. Une idée, à ne pas trop creuser va t’elle lui dire, mais sans doute née pour répondre aux questions de ravitaillement de riz à Tuvalu. Le riz est devenu l’aliment principal sur la capitale et capital aussi sur les îles lointaines, mais quand même… quelle idée. Anyway, y repensant ce soir, j’interpelle Sarah qui joue au solitaire dans sa chambre « Kess kelle a dit Nala ? ». « Euh je passerai demain… ». Sarah a eu mes derniers éléments jeudi soir et il était décidé qu’elle enverrait vendredi, deadline pour Tango/Gef un dossier sans les justifs encore et avec quelques trous de dates… Ni elle ni moi n’avions accusé réception de sa demande de la semaine précédente adressée à Sarah. C’était la moindre des choses d’être réglo. D’accord avait elle dit… Il a fallu bien sûr que je relance. Et bien entendu ça n’était toujours pas fait, alors que les bureaux étaient maintenant fermés depuis une paire d’heures… Elle a cliqué à 20h et, quand j’ai ouvert ce matin, elle n’avait pas rempli les 4 lignes financières en entrée de doc.

Moi j’avançais pour lundi en achetant un carnet de reçus, pour faire signer lee, kaio et autres justificatifs de paiement nécessaires. D’où le diner avec Lee et John d’hier soir à l’hotel. RV avait été pris avec Lee pour signer et diner/blablater de TMTI, de Tuvalu, du monde… avec John qui a suivi de près ces derniers jours le sort de TMTI et particulièrement des travaux de simulateurs de mise à l’eau du bateau de sauvetage, inscrits dans le cadre du contrat de soft prêt d’ADB qui n’en finit pas d’en finir. A tel point qu’ADB a fini par jeter l’éponge y’a quelques semaines après la visite d’Alain, qui a remplacé Sirpa a la direction des opérations de la banque à Fiji et région. Personne pour l’accueillir, le ministre était à un truc de sport avec la fifa avec la secrétaire permanente, Oli, présidente du board de TMTI était à Vaitupu… La décision de stopper le dernier paiement a remué un peu la fourmillière endormie au point que Loto a demandé à John un rapport d’une page sur son point de vue de la saga TMTI/Rénovations.

Autre bonne nouvelle requalifiée de mauvaise : john avait appris que l’équipe venue pour finir l’appareillage pour le bateau de sauvetage (pour formation des marins) devait aussi faire, enfin, les derniers travaux qui permettraient aux étudiants de dormir dans un dortoir (plutôt chambrette genre cabine dans laquelle pour le moment ils ne peuvent pas s’allonger car trop courte). Ils dorment donc depuis deux ans sous la manéapa.. C’est aussi là qu’ils étudient puisque le 2e gros problème des rénovations c’est que la poutre maîtresse du petit bâtiment d’un étage destiné aux salles de classes, est trop faible (ou même inexistante) d’où danger. Je ne vais pas entrer dans les détails des problèmes objets d’une action en justice contre le maître-d’œuvre (enfin un truc comme ça), un australien installé à Fiji qui compte bien faire agir ses assurances pour indemniser ses bévues diverses. TMTI a lassé trainer depuis le début, à la tuvaluenne, s’est fait avoir par un entrepreneur indélicat et depuis ils relaissent trainer aussi peut être pour attendre les résultats de l’ hypothétique procès.. Ca peut donc durer des décennies…C’est donc une triste et longue histoire que celle de ce prêt et des rénovations et de TMTI… En plus de ça (et en partie responsable de) un management transparent, indolent, la peur de déplaire aux pairs/concitoyens ou con-iles a fait perdre toute la tenue de l’école, discipline et entretien en premier chef. Lee n° 2 administratif de TMTI comme nous tous souhaiterait un leadership plus à poigne, qui prend des décisions et ne laissent pas tout pourrir, comme l’histoire d’Utala qui devrait être viré depuis bien longtemps avant qu’on nous l’ait mis dans les pattes pour le biogaz. Il a certainement des connaissances et, quelque part une bonne volonté, mais son alcoolisme dévoile aussi un être méprisable et méchant. A part les sabotages qui ne peuvent être attribués qu’à lui (comme couper nos tuyaux d’alimentation du gaz au foyer)… Sa dernière frasque alcoolisée : exiger parce qu’il ne trouvait pas d’alcool sur l’île, que le bateau inter-îles quitte plus tôt Nanumea, sans avoir fait ce qu’il était venu y faire, c’est à dire une pré sélection de candidats étudiants, en s’étant mis toute la population de l’île à dos, qui avait préparé l’événement pour le lendemain. A Niutao, il était sûr d’avoir un stock de Kao, l’alcool local. Un personnage comme ça fait du tort à tous, à l’école, à nous, à Tuvalu.. Leur manière de s’en débarrasser, avec le même raisonnement que quand ils ont nommé l’ambassadeur à NY en 2006, est d’essayer de l’envoyer en formation à Suva 18 mois, tous frais payés ! Comme il avait été promu au lieu de démis quand nous avions dû le remplacer pour les opérations biogaz.

Et 11 marins tuvaluens ont été démis depuis le début de l’année. 2 x 4, soit 8 d’entre eux se remplissaient la panse sur le freight : de l’éthanol… Les 3 autres également pour des histoires d’alcool.

J’ai l’impression de vivre dans le livre que je lis en ce moment où tout est burlesque, anachronique, caricatural, tout permis.. ou dans la vieille série « le fugitif » enfermé dans une bulle, enfin une île dont il ne peut pas s’échapper, poursuivi par cette énorme ballon/bulle mais où tous les habitants/marionnettes ne voient que la vie en rose. J’ai toujours beaucoup de mal à exprimer, verbaliser les sentiments de découragement qui m’étreignent depuis plus de 2 mois.. Trop à « rénover » Partout… En plus, j’ai l’impression que plus je connais Tuvalu moins je connais les Tuvaluens … Et plus je comprends ceux qui sont partis, comme les 2 titos, un ancien capitaine de TMTI justement et celui qui travaillait pour le bureau du 1er Ministre, envolé avant que je n’arrive pour de bon semble t’il.

Je reviendrai sur tout ça c’est sûr, j’ai entamé une liste de domaines où ça déconne, pour être honnête je ne vois pas un domaine qui marche à part l’énergie communautaire quand il se passe un événement, comme la mort aujourd’hui d’une jeune femme retrouvée pendue. Il semblerait qu’elle aurait bu elle aussi et qu’un des mobiles de son geste ait été que sa belle mère ait emporté son deuxième enfant, un bébé de quelques mois, avec elle à Fidji. Nous parlions y’a pas longtemps de cette espèce de tradition qui fait que tout le monde peut demander à adopter ou prendre (quand la mère y est opposée) un ou deux enfants d’une famille pour le transplanter dans une autre. Quand l’accord date d’avant la naissance, l’enfant ne verra pas la différence et aura l’avantage d’avoir 4 parents, souvent ça se passe bien après. Comme le petit fils un peu dérangé (et j’imagine le désarroi) adopté à 4 ou 5 ans. Ou comme la fille de Fong, la plus âgée, emportée par sa sœur, à 13 ans. L’enfant semblait consentante mais quand même. On est venu lui voler son enfant.. C’est donc très répandu.

Mais bon, récré terminée pour ce soir. Un œil sur la présentation à faire aux Secrétaires Permanents mardi, si Solofa confirme… J’avais zappé qu’il était de « parlement » y’a une dizaine de jours quand j’ai envoyé ma requête (dont nous avions parlée y’a quelques semaines). Le Parlement est terminé depuis hier. Un week-end pour qu’il se remette et je vais le voir lundi..


26 / 04 / 10 - 07 : 04

Mes bubons (10 avril ?)

J’sais pas comment les appeler, ces abcès énormes qui purulent et pullulent ici.. A côté de ce que je vois, j’entends, mes petites piqures un peu partout mais à peine visibles, c’est de la gnognotte.

Il y a quelques semaines Seinati notre proprio n’osait plus sortir parce qu’elle ne pouvait plus porter de soutien-gorge à cause de cette pustulence de la taille d’une quetsche. C’était pas beau à voir. Sarah dit que c’est lié au diabète. J’ai rassuré Seinati quant au peu d’incidence visuelle d’un manque de soutien gorge sous ses robes traditionnelles ou même sous un Tshirt… Go without it ! 2 jours plus tard elle assistait à la cérémonie officielle de je ne sais plus quoi et se sentait très bien sans soutien gorge mais le bubon était toujours là… 1 mois plus tard à son retour de NY, il avait disparu.

L’expérience de Sarah avec les bubons se mesure en taille d’orange, de poing… C’est ce qu’elle a vu sous le genou de Teu, à Nanumea. Par bonheur Sarah avait ses antibiotiques et les a partagés (et j’en ai renvoyé au bateau suivant). Elle l’a charcuté un peu, moins que moi l’an dernier. Teu n’avait pas envie d’un coup de couteau dans le pus. Il a été partiellement vidé à l’aiguille de seringue que Sarah transporte partout aussi. Un lobby de plus : s’assurer que les cliniques des outer islands sont approvisionnées en antibiotiques. Non wonder le nombre de gens que j’ai vu monter dans l’avion en brancard et l’avion ne pas partir parce qu’ils étaient morts à peine installés dans la carlingue… ou alors ils meurent à l’arrivée à Suva…

La semaine dernière, m’étonnant que Elega n’aille pas à sa workshop artisanat du soir, elle m’a montré un petit truc vert… Une plaie me suis je dit recouvert d’une feuille médicinale. « On regardera tout à l’heure avec Sarah ». J’ai pas vu quand sarah l’a examinée et administré des antibiotiques mais 2 jours plus tard, Elega se promenait sans pansement et j’ai vu la taille : une belle cerise..

La petite fille de Fong, elle démarre un furoncle tsunami du côté du nez.

Et ce matin, j’ai réalisé à quoi j’avais échappé (je croise les doigts) : chickenpox, rubeole ? Loia, responsable du plan PACC et femme de Molipi (le lazy et pas si bien attentionné fonctionnaire de l’énergie, on leave depuis plus d’un mois) se frottait les yeux comme la semaine dernière avant que le lui donne du sérum. « ca va pas mieux ? », « maintenant c’est les deux yeux… et puis surtout tu vois pas ?… » Non, j’avais pas remarqué, de loin, les boutons de rubéole… Je ne sais pas combien de temps c’est contagieux, ni comment, mais je n’ai pas eu envie de lui serrer la main ce matin… Et j’ai assisté à quelques réunions près d’elle toute la semaine.

Tout ça pour dire que j’ai pas à me plaindre.


26 / 04 / 10 - 07 : 01

Pâques 2010

Les moustiquons… J’en ai observé un sur la page du « Krach écologique » que je lis depuis avoir tourné la dernière page du Obama….. Dans le faisceau de lumière de ma torche… aussi petits que des moucherons en moins visibles puisque pas noirs. Sans ces traîtres résistants à la B1, maintenant que la maison est alimentée en eau à nouveau, que ma chambre est éclairée, que les grands vents ont cessé et que je ne tousse plus, ma vie serait plutôt agréable. On ne les sent pas se poser sauf quand ils piquent et le temps qu’on regarde ils ont disparu, on ne les entend que quand ils sont dans l’oreille, mais ils laissent un souvenir piquant de chacun de leur passage…

Vendredi de Pâques youkee voit sa fin. Je ne suis pas sortie de la maison. J’ai pu avancer sur le rapport à l’ambassade américaine tout en commençant à digitaliser les trente heures de bandes du King Tides festival. Gros travail en amont pour ne pas me planter plus tard, de numérotation et de marquage des bandes. Apprécié de voir la différence entre l’étiquetage des bandes de Nia et Atabi, qui ont eu les bases d’une formation et déjà approché le montage et le bordel que ça provoque quand les bandes sont mal étiquetées, ou pire pas étiquetées du tout. J’avais dit à tous la nécessité de marquer aussi bien le boîtier que la bande. Eux l’ont fait et sans faute. Inscrivant la tranche du bon coté. Ce ne fut pas le cas d’Halo dont c’était les premiers pas ni même de Fanny qui persiste à inscrire ses étiquettes de tranche à l’envers.

Le rapport des activités de l’an dernier sur lequel nous avions décidé (faute de temps) de ne pas communiquer à mon retour ne peut pas être adossé à un quelconque texte. J’ai pourtant l’impression d’avoir écrit mille fois cette histoire, mais non, à part le blog et le document « from symbol to example », pas grand chose à se mettre sous la dent. Je l’ai donc démarré de manière empirique. En partant de ce que j’avais. Loin d’être terminé mais ça avance doucement. J’en suis à intégrer/ traduire quelques extraits du rapport de Gilles.

Avant, hier, et la semaine passée, sans avoir à réfléchir trop, je me souviens de la dernière journée NAPA mardi et de l’atelier JICA/Foram-création de sable mercredi après midi. Y’a eu un dîner Melton. Jeudi, un peu partout, y compris à la maison où nous recevions Saufatu que Sarah aide à faire un rapport (4 millions à la clé) et 2 des chercheurs japonais qui venaient creuser un peu l’histoire de leur caméra sur la terrasse. Un projet qui me gênait et j’en avais parlé à tout le monde, pour son invasion de la vie privée des gens. S’ils s’en tiennent à saisir une image une fois par semaine, no problem. Je vais devoir faire le tour à nouveau pour faire part de mon point de vue modifié à tous.

Le parlement est en session. Encore un vote de non confidence enfantin. J’espère qu’un jour ils parleront de l’avenir et pas de leurs meurtrissures du passé (particulièrement celles d’égo désappointé d’avoir perdu). Saufatu a le même sentiment. On a parlé du vote de non confidence qu’il a essuyé lui. Son Frère Enele et Taukelina m’ont invitée à partager le déjeuner de la pause parlement . J’ai décliné « je ne fais pas partie de votre réunion, merci. » et suis passée voir Penny qui prenait des notes, comme à chaque session, pour en parler avec Nala et leurs maris.

La cohabitation a retrouvé un équilibre, après une discussion pour percer les abcès et quelques jours à réapprendre à ranger et partager les tâches.. Aujourd’hui, j’ai demandé si je pouvais mettre dans la cuisine les 2 bouteilles plastiques qui traînaient devant la porte de Sarah depuis son retour la semaine dernière. Tout est presque rentré dans l’ordre et on n’est pas loin d’avoir un devis même deux pour le transport du matériel biogas depuis la Grande Bretagne. Sarah avait l’intention de repartir plus tôt pour revenir cet été, le décès de sa grande tante qui remet en question l’équilibre de sa famille et d’un de ses cousins fragiles dont elle s’est occupé confirme cette décision et avance un peu le retour. Sans doute vers la mi avril après notre présentation DCC (secrétaires permanents). J’espère aussi après l’AG, réunion biogaz, RV Mafalu et expo photos hôtel. Mais c’est pas gagné.

Ca facilite l’attribution de logement des 3 « biodiv » sandrine, dani et le jeune photographe dont je ne peux retenir le nom.

23 / 04 / 10 - 13 : 48

Melton’s dinner - 30 mars 2010

Napa au petit matin, avant l’avion. De moins en moins d’invités. Je ne sais même plus de quoi on a parlé, ou plutôt écouté parler. Mais je ne me suis pas ennuyée et je suis allée féliciter Gabor de l’UNDP qui a montré tout du long de ces journées cœur et professionnalisme.

Melton a prévenu en arrivant qu’il avait bu…… que Fong était furieuse.. Ne répondait plus à ses appels. Pendant que Sarah faisait ses pâtes. J’ai passé ¼ d’heure avec Fong au téléphone « mais, Fong, c’est un homme….. » et en rigolant elle a accepté de lui parler. Je passe la voir demain. Et on dîne tous les 4 samedi je pense.

Puis il s’est lancé : « on peut aller droit au but ? » Sur ta question d’hier « j’aimerais qu’on parle du futur d’Alofa à Tuvalu »… en global, « Alofa has to go on in Tuvalu. I want to say that I was very happy to see you sitting there and of our intervention at the napa workshop. I’m very proud to be general secretary. »

In general he kept saying for the Future of Alofa, You do a lot, so much for our country… jusqu’à Copenhagen….

GiGi : « What I loved was the unity and togetherness ». Ensuite, j’ai précisé ma pensée « it seems that each 2 years I ask myself the question « Am I doing the right thing ? should I put my energy, time, money elsewhere ? When I came back with the plan small is beautiful, many told me they needed my motivation… I do need yours too.. »

Melmel : Dans le détail, oui y’a des gens qui essaient de crédibiliser, de mettre des bâtons dans les roues. Faut que je sois honnête. Souvent pour des raisons politiques (Nala) mais aussi parce que lui, elle (parlant d’Annie de Tango), moi… la plupart du temps des gens qui ne font rien, sont jaloux que vous fassiez avancer les choses…. They want the credit… You have the credit.

« je m’en fous du credit, if anyone can take ideas or knowledge it is the goal of our action here.. Take the credit… But tell me How can we do better… What do we do wrong ?

« I can be your mentor when you do things out of social rules, I’ll knock on the table.. Mais y’a des choses que je veux dire à Sarah, devant Sarah. »

Sarah, d’abord il parle « en général » en la regardant puis « je vais regarder Gilliane mais je te parle à toi aussi ».

J’ai saisi bien que ce soit dit en terme général et a priori pas dirigé qu’il fallait que je lâche un peu du mou dans mes moments d’émotion, à savoir que j’insiste moins (par exemple avec le tourisme me semble t’il), puis, direct : une des choses qu’on peut te reprocher c’est que Tu vas trop vite !

J’essaie de me corriger mais je suis workoholic.. Et si je m’arrête, si je passe à autre chose, I’m gone.. Comment je peux faire ?

Avant que j’oublie : Piggarep, Mafalu.. on va lui rentrer dedans. T’es contre ?

Ca l’a amusé. Non..

Episode sur sprep où il a envie de déposer à nouveau son dossier au second de solomone.

Pas au courant de tout était l’une de ses premières réclamations, le matin où rv fut pris… Pas revenu ce soir là mais l’ai mis au courant de la biodiversité et parlé des financements Ademe, total, et sur la région, piggarep un jour peut être..

Faut qu’alofa continue et prospère a t’il ajouté. Vous êtes complémentaires du département de l’environnement. Ils ont besoin de vous et on peut tous vous aider à trouver de l’argent.

Ayant de plus en plus de mal à contrôler ses yeux. « Faudrait que je rentre… Vous avez d’autres questions ? »

D’abord promets que tu ne va pas voir Fong dans cet état.. Et puis 2 questions oui : qui on met comme président (puisque Susie est d’accord pour être remplacée) ? Et là il est parti sur risasi dont il espérait qu’elle serait virée de l’hôtel car l’hôtel était mort… La politique etc etc et on a oublié la présidente..

Et toi si tu es fier d’être secrétaire général, tu peux pas nous représenter quand on n’est pas là, aux réunions de Tucan par exemple ?

Si…

J’en oublie un tas bien sûr, mais il a su me remotiver… un peu. Pas dans ses arguments car finalement y’avait peu de fonds et peu de réponse à mes questions mais par l’expression de sa volonté d’aider, consistant à conserver coûte que coûte sa dignité et les yeux ouverts.

Je suis descendue devant lui dans l’escalier pour être sûr qu’il ne tombe pas. Il marchait droit, mais l’escalier est raide et les marches petites. Je suis contente de l’avoir vu un peu pompette et tel qu’il est : gentil et honnête sur lui même, manquant d’assurance d’où le coté macho. Au début, il n’arrêtait pas de dévaloriser ce qu’ils font tous, les responsables de programme GEF, « nous on ne fait que des rapports, vous vous mettez en place… »

Une des meilleures nouvelles de la journée, et je ne l’attendais plus c’est, qu’alleluia, l’eau coule à nouveau au 1er étage… plus besoin de bassines… pour le moment. En rentrant d’un de mes déplacements de fin d’après-midi, j’ai tourné machinalement le robinet, un réflexe et là s’est produit le miracle… PWD était passé pendant mon absence, malheureusement Sarah a oublié de descendre pour voir ce qu’ils faisaient. Next time ☺



23 / 04 / 10 - 13 : 47

Earth Hour - Samedi 27/3-15h

Un autre truc qui me plombe le moral, c’est que je n’apprécie pas trop la façon, désormais tout à fait familière, dont je suis « traitée » par quelques uns. J’ai parlé de Melton*, de sa manière de me réveiller aux aurores parce qu’il a besoin de scotch double face. Hier, il me demande alors que je quittais la pré-dernière réception napa d’aller lui chercher un paquet de cigarettes d’un coup de bike, « chez nico, y’en a plus que chez lui ». J’ai appris ainsi le shortage de cigarettes après celui de la farine et c’est sans la moindre arrière pensée que j’aurais fait le voyage si le ton ne m’avait pas semblé ressembler à un « t’es assez bête pour en faire autant pour nous... ». D’un côté c’est que je fais vraiment partie de la famille mais mon ressenti de base n’étant pas si rose, je ne l’ai pas pris comme ça. Tout semble expected. Sans doute ma faute, comme avec des enfants qu’on rend capricieux. Ou un mec qu’on rend de plus en plus exigeant.*

Pas mal rayé de lignes ce matin… parmi les mails en retard, une réponse au mails de janvier et février de Marc Beaulieu, un ethnomusicologue, rencontré en 2006 et candidat idéal pour les activités « old songs » sur le festival. Il était en contact avec Alamai, la responsable culturelle, qui était tout à fait pour, mais (voir plus haut) n’a pas mis les pieds à Funafuti, ni donné signe de vie depuis début décembre.. Répondu aussi à ceux du mois de Mars de Stephen, notre contact juriste australien, rencontré à Copenhague qui suit l’histoire du patrimoine mondial et veut nous inviter en juin à un colloque litigation. A Jenny qui avait eu la courtoisie de m’envoyer son commentaire pour relecture. Un mot aussi au syndic de l’immeuble de la colline et un autre à l’ingénieur de Tec à qui j’avais promis le lien de la video earth day de l’an dernier.

Les petites cameras sont quasi prêtes pour le tournage de ce soir, appris à effacer des files sur la petite HD pour faire de la place, mis une bande neuve sur l’autre. Les batteries sont en cours de chargement. La mob, elle, est pleine.

Bien sûr je me suis battue avec la pompe à eau pour prendre une douche… Descendu les escaliers 3 fois… en laissant, en haut, un robinet ouvert au-dessus d’une bassine comme test. Après quelques tapes de plus en plus vigoureuses, la pompe repartait…. Pour une durée de plus en plus courte… la dernière fois, même pas le temps pour moi de remonter les marches. La fille d’Elega m’a proposé d’aller taper.. Caricatural.. mais cette comédie l’air de rien pourrit la vie et ne peut pas être acceptable quand nous serons à nouveau 2 et plus tard 4 ou 5 ! J’ai peur qu’il faille à nouveau changer la pompe défectueuse, payée par le proprio. La seule disponible sur l’île, dont les plombiers connaissent le problème. A Tuvalu, il n’y a pas de garantie. Willy et Seinati risquent de faire la grimace. Direction PWD dès lundi matin pour avoir leur opinion… ou peut être Henri qui a l’air de s’y connaître en électricité. J’ai l’impression que boîtier est scellé, c’est sans doute ça le vrai souci, on ne peut pas accéder…

La tuile du jour : alors que je venais de m’allonger avec l’idée de lire un peu, les paupières lourdes, sentant bien que je pourrai, oui, dormir un peu, le téléphone a sonné : c’était kaio pour m’annoncer que Sarah et lui étaient presqu’au port. Je les attendais demain !

En contrepartie, la bonne nouvelle c’est que Sarah peut aller filmer à ma place. C’est son rêve de faire des bouts de film. Mais comme pour le reste elle met les charrues avant les bœufs et achète 3 cameras avant d’avoir appris ou même de savoir ce qu’elle veut faire. En tout cas en 3 ans, elle a compris, elle, les 10’’ stables. Elle sait aussi éviter les mouvements, genre pano interminables… A priori si tout ça se termine par un montage de l’ensemble de ce qui aura été filmé et pas seulement le turn off power à envoyer cette nuit, y’aura de quoi faire, avec ou sans les plans « mouette ».

*Au sujet de melton, je n’ai pas relaté que pendant notre discussion sur earth day, il était le seul à insister sur le fait que l’hôpital soit coupé aussi… refusant de comprendre qu’ils avaient sans doute des frigos, peut être des gens sous oxygène ou autre appareil qui nécessite une alimentation électrique.. Que le port reste allumé comme l’an dernier me semble plus grave, ai-je tenté… Rien n’y a fait ! Il a décidé d’aller convaincre le directeur de l’hôpital.. Il est probable qu’il n’a pas fait le voyage mais c’est dire son entêtement…

Earth Hour 2010

Sarah a été OK pour filmer à ma place, avec Kaio…. Hmmm pas sur la mob à 2… Donc, nous sommes partis, sarah et moi sur la bike, Kaio sur le vélo, pour un dîner rapide à l’hôtel avant la réunion de 19h30.. Là, l’équipe Tafue, Tataua, Melton et Semese, munis des Talkies walkies de la croix rouge, s’affairait…. « qui doit filmer chez tec ? » me demande Tafue. « Taukiei, you said ». « He is drunk »… « OK Sarah will do it as she did last year »… Nos plans se trouvant modifiés, d’office, vue l’urgence, je me suis préposée à l’enregistrement de scènes de vie… Avant de partir sur la seule mob autorisée cette nuit, j’ai mis en mémoire Semese s’harnachant pour escalader la tour des telecom. Lui ai filé ma lampe frontale bien plus pratique que la torche qui pesait 5 kg.. Elle m’a manquée plus tard pour filmer (en particuler la foule sur le runway) mais elle lui était bien plus utile.. Il était tellement anxieux (quasiment tout l’après-midi m’a t’il dit) qu’il a profité que je cherchais un technicien de telecom, pour démarrer son escalade sans témoin… en quelques secondes il était à mi parcours… Aussi assuré, au cas où, l’extinction du building du gouvernement (tec avait du mal à éteindre, poireauté 20 mn n’osant pas couper pour immortaliser le moment solennel (pour eux)..

J’ai tenté d’expliquer à l’équipe que s’ils tenaient à expédier une séquence aussitôt, il fallait qu’elle soit la plus légère possible et donc la plus courte possible. Cette notion a eu du mal à entrer… Sem m’a répondu « oui tu m’as dit il faut rester au moins 6 secondes sur une image.. ». A Tafue « pour expédier, ils t’ont (les organisateurs) dit exactement comment faire ? » « Non, ils n’ont pas répondu à mon mail »… Ca m’a permis une stance sur ces organisations internationales qui te harcèlent quand ils veulent quelque chose et t’ignorent dès qu’ils ont obtenu ce qu’il le fallait, en oubliant de remercier… La télé des nations unies est la dernières en date.

Parmi les scènes sympathiques : Une famille en face de l’hôtel jouait avec un groupe d’enfants. Apercevant sans doute le rouge de la petite caméra derrière leurs vitres horizontales « ah c’est gilliane… », ils se sont mis à poser. « do as if I was not here ». Ils ont repris leur jeux en se tapant dans les mains en chantant. Un groupe d’adolescents jouaient aux cartes à la lumière de l’ordi portable qui diffusait leur musique préférée, les flics arrêtaient les quelques mobs qui tentaient une sortie. Au moment où je demandais aux flics s’ils avaient stoppé beaucoup de mobs, la lumière est revenue et la vie avec… Des gens aux balcons, devant leur pas de porte, à tous les coins de rue. Alors que je roulais à deux à l’heure prête à m’arrêter pour filmer ci ou ça, de 3 endroits différents j’ai entendu mon nom sans localiser d’où et surtout de qui ça venait : le premier était tetele, l’ancien du Fagogo, reparti à Nui.. la deuxième Patipati et le 3e le plombier.

Zoom à la tour pour voir où en était Sem.. Il descendait lentement… arrivé en bas, le sourire jusqu’aux oreilles : « ça fait du bien de marcher sur la terre ferme » Il était fier de lui et il y avait de quoi.. Il a disparu rapidement et s’en est excusé plus tard « j’avais envie de pisser »..

Retrouvé les autres garçons, toujours à jouer avec leurs talkies walkies pour commander le repas… Ils se prenaient tous tellement au sérieux avec leur « apha 2 a alpha 3 ». Tout ça pour un poulet au riz.

Sarah a pris notre bike, moi j’ai sauté sur celle de Tatua et on a retrouvé tout le monde auTake away, le resto crapoteux près de la maison, fermé à cette heure là mais ils nous ont passé les plats et, finalement les mecs ont mangé sur le « parking » du fusi et nous on a bu un coca...

Tataua a voulu qu’on regarde, lui et moi, les images de sem pour voir ce qu’on envoyait aux organisateurs…. Une fois sur sa tour Sem a oublié les consignes du 6’’ et sans zoom, en bougeant tout le temps (en plus y’avait du vent m’a t’il dit) : rien d’utilisable sur l’extinction… La bonne nouvelle c’est que Tatau a réalisé qu’à Funafuti où rien n’est illuminé, filmer de loin ne paie pas (évident l’an dernier à partir du patrouilleur dans le lagon)… Et, en pouffant il m’a raconté son propre déboire « Y’avait cette scène fantastique à l’hôpital (qui avait éteint les lumières mais conservé tout le reste alimenté) : un groupe de malades chantait ».. Tafue m’avait communiqué l’information reçue par talkies walkies bien sûr… Il n’arrêtait pas de se dire que c’était drôlement sombre dans son viseur… et même les bougies il ne les voyait pas… Il a fini par s’apercevoir à la fin de la chanson qu’il avait oublié d’enlever le capuchon de l’objectif… « pas grave je lui dis au moins t’as la chanson, on pourra l’utiliser en fond musical ».. « ah non, je n’ai pris que des petits morceaux… »

En rentrant, au cas où y’aurait rien d’autre, j’ai ressorti l’image d’extinction de l’an dernier du montage 2009 et tenté de digitaliser l’extinction filmée ce soir. J’ai pu sans problème logger les séquences mais impossible de les capturer à partir de la petite Sony.. pas paramétrée pour. La « grande », que j’utilise habituellement et que je devais tester pour numériser les enregistrements de l’année, n’a rien voulu savoir Ou plutôt si, elle faisait tout comme, la bande avançait, reculait, mais ce qui se digitalisait était ma propre image filmée par la wabcam du mac ! Donc ce plan là ne sera pas pour ce soir mais j’utiliserai la cam du service social.

Long blablabla avec Sarah où comme avant son départ, j’avais vraiment envie de la laisser parler toute seule tellement si on ne dit pas exactement comme elle, elle se fait fort de nous convaincre du bien fondé de ses connaissances et opinions contraires. Mais ce fut plutôt sympa même s’il est de plus en plus clair qu’elle n’a, malgré ses dires, aucune notion de l’organisation du travail. Quand je lui dis que puisqu’elle était revenue, elle pouvait suivre et répondre au dernier mail de son fournisseur favori, le britannique, avec qui j’ai correspondu en son absence, elle a répondu « si tu veux, mais je me disais que j’allais repartir un peu plus tôt que prévu, que j’irai les voir pour m’assurer de tout ». Ce qu’elle aurait dû faire avant de partir puisque nous avions décidé qu’elle ne ferait le voyage que si le matos était en route… « euh, tu ne partiras pas d’ici tant qu’on n’a pas une estimation du coût du transport et qu’on puise soumettre une facture pro forma au GEF… Et je te donnerai les coordonnées de nos contacts à Fiji. Ils peuvent aider et donner des pistes à ton fournisseur. »

Blabla sur mes troubles quant à la viabilité du projet, surtout après qu’elle m’a dit que le conseil des vieux, contre toute la population et le kaupule, avait, y’a quelques mois, voté contre la mise en place d’enclos à cochons, préférant les laisser gambader sur l’île. (A raison d’une douzaine de cochons par maisonnée/famille, ça fait du monde !) Elle ne voit pas du tout où est le problème et évidemment je ne suis pas assez spécifique et ne mets pas encore les points sur les i.

Endormie à 3h sur le bouquin d’Obama sans parvenir à pousser jusqu’au bout des 30 pages qui restaient.. Ce dimanche, réveillée à 9 heures par les voix du lagoon. Un peu courte la nuit mais l’interruption intervenant dans un cycle, ça le fait. Sarah elle s’est réveillée à 11h. A 11h30 elle a demandé, en préparant son petit déjeuner après deux épisodes infructueux avec la pompe à eau, si on allait déjeuner à l’hôtel. Tandis que je faisais les dernières corrections au contrat de Sandrine, elle s’est recouchée. 12h30 : elle dort. 13h30 : elle se dirige vers l’hôtel. 15h30, elle en revient après avoir regardé un match de rugby. 16h30 : elle dort. Il est maintenant bientôt 18h. J’ai pas tout rayé de ma liste, ce serait trop beau, mais j’en suis pas loin (Sandrine et contrats, annie wheeler et workshop de fin avril, Chris réponse du mois, Fanny réponse de la semaine, blog des derniers jours et démarré sur rapport ambassade US). J’ai mérité une douche tiède chez John. Après 2 ou 3 mails perso et pré press release earth hour.

L’histoire du press release et les responsables désignés de la communication.
Contente d’avoir pu leur envoyer ce soir là à tous un premier draft de press release, j’ai été douchée le matin par un mail de Tataua me disant en substance que Tafue et Melton avaient été désignés, à ce meeting où je n’avais pas été conviée, responsables de la communication. Je lisais entre ces lignes que je n’avais pas à me mêler de ça. « Désolée, n’en tenez pas compte ou utilisez le draft comme vous l’entendez. »
Dans le même temps, Semese, Taukiei, et d’autres me renvoyaient leurs suggestions de corrections ou leur OK…
Aperçu Tataua le jour même à l’hôtel. « Désolée… Juste dis moi quand tu as besoin de moi ». « Euh, on attend la réponse de Tafue et on corrige »… Dans la foulée, un peu remontée, un saut chez Melton « faut qu’on se voit pour parler de l’avenir d’Alofa »… « Mardi soir ? » « OK »… Au retour, je croise Tafue « j’ai pas eu le temps de lire… ». Depuis je me tiens à distance, heureuse de pouvoir occuper mon temps à autre chose, attendant qu’ils se réveillent..
Update : Alors que la nuit précédente, je m’interrogeais : avaient ils après la montée d’adrénaline et l’urgence d’envoyer en quasi direct leurs images, décidé de laisser tout tomber ?… le matin du lundi de Pâques, surprise, un message de Tataua me demandait si j’avais corrigé et quand on pouvait envoyer mes séquences de l’extinction …

23 / 04 / 10 - 13 : 45


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