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Dimanche 18 Avril : privées d’internet. Abonnement non renouvelé à l’heure sans relance.

Ravies toutes les deux de la soirée Mariage… Je vais décidément mieux. Non seulement dans cette variété de bouffe, comme la veille, j’ai trouvé de quoi satisfaire mes goûts mais j’ai pris plaisir à filmer la plupart des scènes du mariage comme la traditionnelle décoration des mariés en chapeau, jupe faits de billets ou les défilés de cousines d’abord, puis cousins de l’un et l’autre des époux… Ca fait donc 4 défilés. Mais le clou de la soirée, ce fut les danses de 4 des « transexuels » de l’île. Il a fallu quelques secondes au public pour réaliser qui était sur scène (bon pas de scène mais au centre de la maneapa). J’ai reconnu tout de suite notre pote Tala de la croix rouge et celle/celui qui avait participé au fashion show robe de soirée de l’an dernier, jetant un froid et coupant la chique au MC pourtant loquace).. Je n’avais jamais rencontré les 2 autres. Remarquables dans leur féminité, tellement plus que les nanas (la plupart ici danse sans un sourire, comme contrainte, quelquefois mâchant du chewing gum). Une des Transexuelles de l’île transportée par la musique et cette scène surprenante est allée rejoindre les « filles » jouant, elle les mecs… Ca en a fait rire certains, moins d’autres et une des aspergeuses de parfum aux danseurs, l’entraîne par le bras…


26 / 04 / 10 - 07 : 18

19 avril 2010

Well jeudi se termine sur 3 lapins qui me ravissent car je n’ai pas l’énergie ce soir de
1-donner un premier cours de montage (enfin logging et digit.. pour commencer) à Halo notre stagiaire et Betti du service social qui voulait se joindre à nous… 2 et 3 j’aurais pu faire, indiquer à Henri l’homme de maintenance où installer l’applique extérieure ou donner à Lee la poignée de DVD préparée pour lui (nuages en version 73 mn pour qu’il voit Amatuku en 2003, réfugiés de FR5, Biogas 2006-2009 et 3 copies des biofuels 2009)… Mais bon c’est Tuvalu ! Je suis contente de ma récré et ai l’impression ce soir d’être veille de week end.

Présentation au DCC ce matin (en fait je ne sais pas à quoi l’acronyme correspond, un des C doit signifier coordination puisqu’il s’agit d’une réunion mensuelle des secrétaires permanents et directeurs de département.). Background et survol de nos activités ici et overseas pour commencer, Sarah a enchaîné avec la restitution de l’étude (overwhelming même pour moi, alors les pauvres fonctionnaires de l’éducation, des ressources humaines, de la santé ou des finances étaient, c’est certain dépassés mais ils auront sans doute retenu quelques bribes. J’ai conclu sur la dernière diapo pour rappeler que le CC n’était pas un mythe, que le jour de l’alerte au tsunami, en France, une grande vague surprise faisait 29 morts…

Tuvalu doit penser rapidement à son futur : on reste ici ou on cherche une autre terre où les traditions et culture de Tuvalu pourraient perdurer.. pour petits enfants et au delà... Insisté aussi que, comme dieu qui t’aidera si tu t’aides, les tax payers d’overseas continueront à s’intéresser à Tuvalu si Tuvalu montre qu’il agit aussi, comme avec les énergies renouvelables et qu’il a un plan. Parti un peu en live, tout ça n’était pas prévu. Je dois dire que j’ai rarement été plus décontractée avant une présentation. Animée d’aucuns sentiments, ni appréhension, ni peur de trébucher, ni regrets de n’avoir pas assez préparé. Ca m’était égal.

Avant ca ? comme maintenant chaque semaine, je dois faire un effort pour lire dans le passé.

Lundi c’était l’inauguration de l’aquarium FORAM, j’en ai parlé ailleurs. Workshop sur le thon et une autre de la red cross… Et la télé Taiwanese est passée le soir pour voir les king tides. Longs blabla ou je me suis laissée un peu trop aller au pessimisme et j’ai dit « cette année je suis de mauvaise humeur »… Ils sont revenus 2 jours plus tard avec en cadeau, un thé d’un des nombreux dieu de taiwan qui rend de bonne humeur. ☺

Mardi : l’avion a été annulé, reporté au lendemain. S’y trouvait Eliala, qui dirige le programme NBSAP à qui j’ai parlé immédiatement de regrouper les deux livres (biodiversité terrestre et marine) en un. Nous avons un budget d’impression assez conséquent. Ils ont une partie du contenu et des contacts co-partenaires comme Randy Thaman (chair of education and culture usp fiji) dont j’ai lu les échanges avec Eliala et qui propose son aide et sera à Tuvalu le 6 mai.

Sandrine aura débarqué mais aussitôt réembarqué sur le bateau des pêches (enfin c’est son planning… expédié il y a quelques jours et retouché par rapport au dernier… d’aucun dirait « mon planning idéal », pas sandrine, elle essaie toujours de faire entrer la réalité des autres dans ses désirs. Et qui a, par exemple, refusé de tenir compte des commentaires de Tupu qui proposait la 2e ou 3e semaine de Mai, en toute fin de la période des cyclones. Je sais que la cohabitation risque de faire des étincelles). Je saurai me tenir et à priori c’est pour quelques jours au début, et un gros paquet à la fin d’une donne douzaine de jours. 3 dans leur équipe plus Gilles et moi.. Ca ne le fait pas en terme de place. Je m’étais dit que le jeune photographe pouvait peut être s’installer chez Semese ou que je pouvais aller à l’hôtel, ou mettre Gilles s’ils acceptent de faire à Gilles les tarifs expat et tuvaluens, comme à moi. D’autant que Risasi risque de n’être plus là. Le poste était à repourvoir et il y a plusieurs candidats dont un qui pourrait être soutenu par Enele le secrétaire permanent. La décision devait tomber le 13 mais enele est parti pour une quinzaine de jours et n’a pas traité ce dossier avant son départ.

Mercredi, hier, avion donc arrivait aussi Anare, ex SOPAC, IUCN venu pour l’inauguration du programme solaire à Vaitupu financé par l’Italie. Il a essayé de me convaincre de faire le voyage. Départ cet après-midi retour samedi. Théoriquement. Il est 6 heures et le bateau qui devait partir à 4h n’est pas de retour au port après un voyage AR à Vaitupu. Anyway je suis ravie d’avoir écarté l’idée, si je m’étais mis dans la tête de partir, je deviendrais folle d’attendre. Déjà, juste pour l’info et pour Anare je suis allée vérifier 4 fois si le Moana folao était au port… depuis que risasi m’a fait remarquer vers 13h qu’il n’y était pas…

Hier soir Fiafia night prévue avec Anare. Il n’arrivera que bien tard, ayant attendu le mec de tec qui devait le prendre à son motel au bout de la piste… Mais comble de bonheur Cat & Tala y faisait leur sortie hebdomadaire. Semese lui est resté au bar, avec une poignée d’autres, Annie sa bientôt ex boss puisqu’il m’avait dit démissionner lundi prochain était attablée avec son mari et Steve un palagi du ministère des finances marié à une tuvaluenne, une table recevait 4 autres palagis, d’un truc de tourisme, un institut ou deux des filles de l’hôtel avait fait un scholarship (cf Yoka racontant le directeur de l’institut lui demandant combien d’étoiles l’hôtel de Funafuti ou leur nuit a apprendre comment fonctionnait la machine à cappucino parce que le prof avait suggéré que tous les étudiants présents savaient faire un capuccino). Et, délice, une longue table était réservée aux 16 vieux, très vieux japonais descendus eux aussi de l’avion du jour.. Une maison de retraite à n’en pas douter. Avec eux, un accompagnateur et la nouvelle jeune recrue de tuvalu overview, japonaise elle aussi.. Bien sûr, tous ou presque ont tout filmé depuis leur descente d’avion, la plupart survolant tout au hasard de leurs panos parkinsoniens. Ils sont repartis aujourd’hui, jeudi, 24 heures plus tard. Même si l’avion du mardi n’avait pas eu 24 h de retard, en 48 heures qu’auraient ils pu faire ? Pas de bus pour ce nombre, impossible vu leur âge de les monter dans une barque ou de faire trempette… Ce fut donc parfait.. un dîner pas si mauvais, un fiafia des filles de l’hôtel, une belle vue de leur chambre… et un magnifique coucher de soleil que j’ai admiré quelques secondes. Inhabituel, aux reflets orangers très haut dans le ciel comme pour dépasser les petits nuages noirs..

Deuxième fiafia night des 2 mois et demi que je suis là.. Même la variété de la bouffe ne m’attirait plus. Hier je me suis régalée d’un potage de mais. Il faut que je sache qui l’a confectionné. Et miracle… de la purée.. après ça poisson, porc, poulet, taro comme d’hab.

Il n’y a à nouveau plus de papates sur l’île après nos 4 kgs trouvés dans un des 3 magasins de l’île qui avait pu en décharger du Mona Roy, un petit cargo kiribatien qui ne sert qu’à ces 3 magasins. Tous les autres se ravitaillent, en même temps que l’importateur principal, TCS et tout arrive sur le Southern Pacific de Pacific direct Lines.. Le prochain bateau ? le mois prochain. Pourquoi ? Ca fait 2 mois que ce cargo n’a pas fait le voyage… « peut être que tcs ne peux pas payer.. » Ou peut être que TCS veut faire crever les petits concurrents souvent mieux achalandés que la coopérative. Et depuis 2 mois, toujours des carottes. Toujours pas de beurre non plus. La margarine touche à sa fin et y’a plus de beurre en conserve depuis longtemps (j’ai jamais essayé encore mais John m’a convaincue que c’était meilleur que la margarine.. peut être le mois prochain)… . En revanche le Mona roy a déchargé de la farine et pour le moment y’a du pain… faut que je fasse une réserve.

Que dit le planning des autres rendez vous de la semaine passée ?

Ah oui, on a vu le directeur de Tuvalu Electricity pour essayer de régler le problème piggarep. Bien sûr il renvoie sur Solomone, Sprep mais nous assure qu’on est prévu dans le workplan de l’année pour demo biodiesel et gazo, le programme de 2008 ! Quand Solomone écrivait que les projets/actions ne peuvent pas avoir commencé avant un OK officiel du Comité piggarep… Préparé sous le coup de l’émotion un mot à Sprep que je vais reprendre ce week end.

Contrairement à l’affaire piggarep, le rapport a été expédié à l’ambassade américaine, provoquant une réaction plus que sympathique de Norman, le responsable qui suit le fonds qu’ils avaient attribué au projet: « What a fantastic activity! Thank you for the excellent project report of your activity ». Ca fait du bien au réveil.

Ce qui fait moins du bien au coucher avant hier, c’est de lire le montant des honoraires « consultants » prévus sur le programme d’adaptation financé par le gef (fonds mondial pour l’environnement, Plus du tiers. Si on y ajoute les salaires de l’équipe de management et ceux qui seraient censé faire le travail terrain, je ne vois pas où sera le concret : quelques mangroves ? Un autre aspect qui ne met pas de bonne humeur, c’est que soudain les honoraires tarif tuvaluen s’envolent. 6 fois plus qu’une instit, 3 fois plus que le premier ministre, pour des pseudo experts de pseudo champs d’expertise comme (ça c’est attribué à un palagi) : knowledge management. Encore un domaine, le monétaire « social », qui n’avait pas besoin de cette nouvelle fracture entre des nouveaux riches (merci le réchauffement climatique) et les pauvres comme ailleurs de plus en plus pauvres… Sans parler des jalousies, des envies que ça va provoquer.. Une vrai déséquilibre, une réelle injustice au niveau national.
.
Je ne suis bien entendu pas contre que des tuvaluens gagnent plus d’argent (en plus c’est toujours toujours moins que la moitié d’un expert palagi) mais c’est indécent, l’un comme l’autre sont indécents..

Autre sujet de mécontentement d’hier soir : Usu, le capitaine, pas toujours très pro actif c’est vrai, avait à peine décollé la semaine dernière que le personnel déposait une plainte auprès du bureau du Premier ministre et du cabinet. D’après John qui m’a donné l’info, ce serait basé sur des petits trucs du genre « il n’a pas dit bonjour à ma femme » ou « il nous a demandé de mieux nous occuper de nos cochons »… Tout semble dirigé contre Lee, notre biogasman, qu’ils accusent d’influencer le capitaine… Si je suis d’accord qu’il faut un capitaine avec plus de poigne pour redresser l’institut, la manière dont c’est fait et les raisons invoquées sont à pleurer.. Je me demande qui est derrière cette action et ne peux m’empêcher de penser que le poivrot que l’équipe s’obstine à protéger tout en en faisant la risée de l’école est encore une fois derrière.

Une bonne partie de la semaine a été consacrée, donc, à la suite du dépôt US embassy, GEF/repro biogaz et préparation du powerpoint pour la présentation de ce matin.

Sarah qui avait prévu y’a trois semaines de repartir plus tôt pour aller voir le fabricant de biodigesteur plastique directement avant de commander a fait tellement traîner l’histoire, il a fallu tellement que je la pousse pour aller changer son billet, qu’elle me dit ce soir qu’il n’y a plus de place jusqu’à mi mai.. Son projet est déjà sérieusement en danger par rapport aux deadlines, mais si elle ne part pas maintenant, le matos ne sera pas livré cet été et elle risque encore une fois de venir pour rien ou presque… Ces cours reprennent en septembre… Elle invoque « je veux le jouer à l’urgence, leur dire qu’il faut que je parte… » sous entendant qu’il y a trois semaines y’avait déjà plus de place sans doute…

Je me suis souvent mordu la langue cette semaine, ce soir encore j’ai préféré aller faire un tour sur la terrasse voir si le Moana Folao, qu’attendait Anare, était arrivé… Ce matin déjà j’ai fait un gros gros effort « t’es allée à l’agence » « oui ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de place la semaine prochaine » « et la semaine suivante ? » « j’ai pas demandé »…. Me plaçant déjà le coup de l’urgence… Ceci dit et encore une fois, elle a aussi de bons côtés : son bon caractère et sa bonne humeur. Son côté (trop) positif et (trop) ssuré je m’en passerai volontiers, c’et vrai… Hier j’ai arrêté la conversation, tellement j’en avais marre d’entendtre « yaka »… ou « si »…. Quand je parlais de la fracture sociale due à cette augmentation phénoménale des rémunérations des consultats locaux et de mon trouble quant à la situation générale de Tuvalu qui sombre… , « oui mais si le gouvernement décidait de… ça rétablirait la situation.. » . Certes. Elle est tout de même convenue que l’esprit communautaire et la vie traditionnelle, car c’est sur cette ancré-là que reposera le remise à l’équilibre, ne pourrait reprendre pied qu’une fois le fond touché …

Quelques jolis moments de la semaine : A la recherche de patates, à un croisement, j’entends piailler en l’air… des piapiatements d’oiseaux que je ne reconnaissais pas. Je lève la tête et là dans un frangipanier, une famille : un petit cop, une poule, et un tas de poussins… Ca m’a rappelé les chèvres dans les arganiers de la région d’Essaouira. J’avais déjà vu devant nos fenêtres des poules dans un de nos arbres mais pas toute une famille.

Les deux petits voisins de 2 ou 3 ans, rapportant chacun dans ses bras les deux petits chats d’Elega… (qu’elle a tendance a oublier dans la maison quand elle part quelquefois toute une après midi et en retour eux s’oublient souvent, l’autre jour le rdc sentait vraiment très mauvais. Je lui ai réexpliqué, montré aussi comment « leur mettre le nez dedans » puis dehors.. )

Tous les petits, des tout petits comme plus haut aux plus grands de 7 ou 8 ans, sont encore un plaisir même si quelquefois quand c’est sur le chemin du départ, je regrette de ne pas pouvoir me laver les mains après une série d’une dizaine de « hi5 ».

J’en oublie beaucoup de ces moments où je regrette d’avoir perdu l’habitude/l’envie de transporter un 3e œil. Ces moments qui font que je suis encore ici. Un autre élément important m’a permis de passer de la mauvaise humeur genre déprime à un genre fatalisme amusé : le livre que m’a filé Cat et dont elle et Sarah parlait comme d’un classic… Une folie à la britannique, en effet… Douglas Adams.. The guide qui mène nos héros d’une planète à l’autre à observer les habitudes surprenantes, inconnues des habitants.. Je fais comme eux j’observe, j’enregistre, je digère et finalement suis moins émotionnelle… Et puis le fait de pouvoir suivre cette année l’actualité française et internationale me fait c’est sûr relativiser. On n’est vraiment pas mieux gouvernés ailleurs. Pire : on est manipulé à grand échelle par toutes les grandes institutions international du FMI à la FAO.. Et les pays plus développés que Tuvalu sont plus perméables à l’intoxication des dirigeants de la planète via les média qu’ils utilisent comme des marionnetistes.

Ah oui, me revient ce qui m’a comme éblouie ce matin : j’observais les petits poissons. Ceux du soir au nord, sont d’assez bonne taille et transparents, ceux du matin au sud sont en général noir, ce matin ils étaient au rendez vous mais avec eux se baladait une colonie de ces petits poissons bleus/verts lagon et tout à coup, une petite raie juste là, au pied de la maison.

Sarah rentre d’une réunion de cours de premier secours à la croix rouge. Elle a décidé que ma méthode pour recharger la bike pendant la nuit en la couvrant d’un grand imper et en recouvrant batterie et plug électrique d’un plastique était dangereuse pour la batterie. Sa méthode c’est de couvrir d’un seul imper et si elle entend la pluie d’éteindre la charge. Ce soir elle décide de laisser la bike toute la nuit, recouverte seulement du grand couvre tout qui ne descend pas jusqu’à la batterie… « t’es sure qu’elle ne sera pas mouillée ? » bein si la pluie est plus importante qu’un crachin et si y a du vent, on ne sait jamais ». «kess qu’est le plus dangereux pour la mob que le chargeur de batterie soit mouillé ou qu’il ait un peu chaud ? ». « Ca peut exploser d’une manière ou d’une autre » « sauf que recouverte d’une 2e couche, elle a survécu 1 mois et demi.. et que je ne voudrai pas prendre le risque de la voir exploser sous la pluie… » Ca a porté… un peu, elle est redescendue et a poser deux pierres je ne sais où mais sans autre plastique… Je l’ai remerciée…. « mais s’il pleut fort ou qu’il vente, réveille moi » dit elle…. « Euh… il pleut toutes les nuits très fort… non seulement je l’entends souvent mais en plus la terrasse est pleine d’eau le matin » « ca c’est la condensation de l’eau du toit dans la gouttière qui goutte… « Je n’ai rien ajouté.. je ne sais pas..

En revanche, hier j’ai tenu un peu sur le thème des SDF. Pour elle, qui vit à la campagne mais pense pour la ville, tous sont là par choix, genre hippies des années 60…. D’ailleurs, y’a eu une étude…. « faite par qui ? » « par un étudiant y’a une dizaine d’années »…… Moi j’ai fait des sujets sur les SDF de L.A. et discuté beaucoup avec les français et je préfère croire ce que j’ai entendu d’eux que ton étudiant qui de Tuvalu dirait « personne à tuvalu ne croit aux changements climatiques parce que dieu a dit ». Si l’étudiant en question enquête aussi sérieusement qu’elle (sur sa dernière étude, pour des enuculeuses comme Fanny et moi, c’est choquant souvent… Extrapolations, extension, manipulation, tout ça par manque de sens du travail bien fait et par paresse.)…

Vendredi c’était aujourd’hui. Au lever pas de flaque de pluie sur la terrasse. Petite humidité sous les deux fuites de la gouttière.

Dossier terminé avec l’ambassade américaine et la courtoisie et l’enthousiasme des relations e-epistolaires sont réconfortantes.

Ce matin, impression et scan, visite à Risasi pour lui remettre son parfum que je traînais dans mon sac depuis plusieurs jours, puis à Eliala pour convenir d’un rendez vous pour parler du livre biodiv. J’ai dû m’y prendre à 3 fois, occupée qu’elle était à répondre à une loooongue interview de la radio locale par la productrice de l’antenne.

Pince-fesses cet après midi à l’occasion de l’intronisation » du nouveau GG qui soulève des controverses liées à son âge trop vert ((42 ans)* enquête faite, il a 55 ans)) pour mériter ce titre, comme avait fait jaser dans le chaumières le « renvoi » du précédent atteint par la limite d’âge. Pas invitée officiellement mais par Nala et les copines. Rencontré hier une fille des affaires étrangères à qui j’avais demandé si c’était normal de n’être pas sur leur liste. « non, justement on est en train de mettre à jour les palagis. » « « merci de t’en occuper »… Aucune invit n’a été déposée (comme c’est la tradition ici, on dépose des papiers, oui… puisqu’il n’y a pas de distribution postale). Ce n’est pas grave je suis de tous les évènements quand je choisis d’y être. Juste une question de principes. Dans la manapea, je tombe bien sûr sur la même fille des affaires étrangères. « Tu m’as oubliée ? » « Non je l’ai dit mais on n’a pas voulu ». « C’est qui « on » ».. « pas Pasuna, (le acting directeur) s’emprsse t’elle de répondre, la fille à l’ordi, elle dit qu’elle a pris la liste de Solofa. »… A la fin de la cérémonie, Solofa m’a comme à son habitude dit combien il avait apprécié que je sois là… « encore une fois Solofa c’est pas par la liste officielle… » « Ou est corina, (la fille des A E).. » elle était juste là… « assures toi stp que gilliane soit sur toutes les listes »… On va voir ce que son ordre donne. Je suis allée le remercier et lui dire qu’il était un des meilleurs de l’île… Je le pense sincèrement honnête et gentil. Et membre de longue date d’Alofa.

Il a été un des rares orateurs (4 y compris la prière)… Je n’écoutais pas vraiment mais mes oreilles ont accroché sur les 2 mots en anglais « climate change »… Y repensant j’espère que ma petite envolée d’hier au DCC et l’urgence à décider du futur des petits enfants y aura été pour quelque chose et qu’il est allé au-delà des constats automatiques pour institutions et palagis..

Sarah me dit aujourd’hui qu’elle n’est réservée sur aucun vol même à la date de son billet. Elle devait repasser aujourd’hui avant 3 heures mais a zappé. J’en reste sans voix.

Vendredi s’est terminée sur un Fatele, le plus long jamais vu ici. C’est vrai que l’occasion étant l’intronisation du GG ça n’est pas si fréquent. 1 fois tous les 4 ans je pense. Pour ça j’ai un peu regretté que les 2 cam tombent en rade de batteries avant même les agapes alimentaires préparées par la communauté de Nui (avec légumes importés des potagers individuels auxquels nous avons contribués avec nos graines ou plutôt celle de la ferme Ste Marthe et Kokopelli)… Lobster pas trop cuite et caramel mou de kaleve et crème de coco entre autres délices. En revanche, j’ai remercié les cieux de cette panne de batteries au fil des fatele qui s’enchaînaient entre la communauté de Vaitupu et celle de Nanumea qui officiaient ce soir encore. Réalisé que c’était la première fois que j’étais assise pour ce genre de spectacle. D’habitude je cours d’un côté à l’autre avec la caméra. Et à vrai dire je crois qu’on a assez de fatele en boite cette année pour faire l’impasse sur tous les prochains (dont la soirée King Tides à 4 caméras, s’il vous plait)..

Ce soir, samedi 17 Avril, invitation au mariage de la famille de Seinati et Willy. Je viens de faire un saut au Filamona pour demander à Eliala si on pouvait reporter notre réunion à demain. No problem. She keeps saying avec un sourire « I’m married but available » signifiant que sa famille étant restée à Suva, où elle habite après avoir épousé un Fijien, à Tuvalu, pendant toute la durée du contrat qui la lie à NBSAP, elle est libre comme l’air. C’est en plus, comme Cat, une apprentie workoholic. La nuit dernière elle m’a expédiée la liste des poissons de tuvalu établi par Randy Thurman à partir de laquelle Semese était parti pour son rapport en devenir pour Unesco, celui qui est dû depuis 2005 je crois. Avec les noms tuvaluens quand ils ont été retrouvés et les noms scientifiques et communs anglais.

Déposé des Aleve à Sue qui semble souffrir de sciatique et à Luisa qui elle semble victime d’un coincement de nerf dans le dos. En échange Sue m’a donné une boite d’ananas en tranches et Luisa avait eu la gentillesse de me déposer hier soir au retour du Fatele. J’avais envie d’être à l’unisson de la fête en portant une jupe.. Or c’est impossible avec la bicyclette -j’ai déjà essayé : une fois sur deux la jupe se coince dans les rayons … Il était trop tard pour y aller à pied. Alors, nous avions, Sarah et moi, pour la deuxième fois, opté pour une « ride » à deux. Tout doucement, en vérifiant la suspension tout du long. Je ne sais pas combien elle pèse mais pas loin des 100… Je pèse mon poids aussi… et si la mob est de bonne composition il ne faut quand même pas trop pousser la mécanique qui commence à rouiller… Y’a deux ans, une mob s’est écrasée sous le poids de Sarah seule… J’avais donc accepté la proposition de Luisa et Popo (Bob sauf qu’il n’y a pas de B dans l’alphabet tuvaluen).

Sur le planning du week end : l’activité qui me fait vomir depuis maintenant près de 3 ans: un énième récap au project manager de Piggarep pour essayer de dénouer les nœuds dans notre dossier… Nœuds qui a lié lui-même après une année et demi d’euphorie sur nos projets, tant qu’il en a eu besoin. Nos co-funders sont inscrits dans les documents d’origine, notre budget aussi.. et tout à coup on s’est évaporés… D’abord sous des prétextes d’incompatibilité de nos deux boites… sont intervenus alors Sarah et Chris… jusqu’à il y a quelques mois des mails « effacés » de sa boite qui me prévient automatiquement gentiment. C’est un vrai dossier caca car basée sur la roublardise et sans doute l’appât du gain d’un ou deux mecs dont le manager. Je sais que j’ai tendance à dramatiser, mais il n’y a pas d’explication logique à la situation. On a déjà passé en revue le millier de documents du dossier pour faire des chronologies, des résumés etc que personne ne lit… A chaque fois une énorme prise de tête. Et je préfèrerais n’avoir rien à faire (ce qui pour une workoholique est difficile) qu’avoir à me taper CA.

Essayer de préparer l’AG pour la tenir avant le départ de Sarah si possible.. et peut être quand Susie est de retour… la semaine prochaine semble t’il. Idéalement, il faut que Sarah soit partie le 27 à l’arrivée de l’équipe Biodiv marine.

Réfléchir un peu au livre. Dommage que je n’aie pas ici les quelques exemples du type de livres que nous voulons faire.. En plus gros, en plus épais, en plus complets, en plus humains… Comme celui que Douglas de l’Unesco a fait sur le Vanuatu ? Si tout se passe bien cette union de connaissances, d’expertises, de finances, d’une partie du Pacifique et les nôtres, le résultat devrait tous nous satisfaire. Pour montrer/expliquer à Eliala, j’ai trouvé : le dictionnaire Tuvaluen/anglais à la couverture très rigide en format US letter. En A4, un ouvrage publié avec l’Ademe « the new waver » par je ne sais plus qui mais dont le découpage photo s’apparente à ce que je vois. Et enfin un petit bouquin publié par l’afd sur les « fish stock », pas du tout le format mais dans le sujet.

26 / 04 / 10 - 07 : 16

Gruyère de souvenirs de la semaine passée (10 avril)

Je viens de voir sur mon cahier en remontant les pages de listes de « à faire » que j’avais noté la visite surprise de Siuila dimanche dernier, échange de cadeaux. Elle venait nous offrir les sacs que Island Care a fait confectionner pour le projet tortues. Elle est repartie avec un Tshirt Alofa et, comme tous les ans, 2 parfums et des graines, cette année non bio, rapportées dans les bagages de Sarah.

Hier soir avant que nous ne partions rejoindre Lee et John à l’Hotel, c’est Tetele qui s’est annoncé. Je lui avais dit de passer quand il allait au Fagogo pour prendre le dvd que Fanny avait pu faire à partir du master de la soirée fagogo farewell 2005, trouvée sur mon disk dur.

Aujourd’hui, Samedi 10 Avril, nous avons eu la visite programmée de Cat et informalisée mais prévue de Martha, la jeune étudiante néerlandaise venue elle aussi prendre un dvd, celui de Trouble qu’elle n’avait pas encore vu.

Entre ces jours de visite, y’a eu quoi ?

Avant hier soir, à 21h, invitation surprise déposée par Kaio, à participer à la workshop de la red cross sur le climat, la vulnérabilité, à 8h30 le lendemain matin… Sarah y fut à l’heure moi bien sûr pas, d’abord c’est pas des heures pour moi surtout prévenue la veille au soir… D’autant que… ça me revient.. cette semaine a été principalement consacrée à rédiger et ficeler les rapports dus à Tango/GEF et à l’ambassade américaine à Suva. L’idée étant de cliquer le premier vendredi comme demandé par Tango et le 2e avant la fin du week end.

L’atelier de la Croix Rouge se poursuivait aujourd’hui, j’ai passé mon tour, et se termine lundi. Je ne pourrai pas y être non plus because invitation reçue celle-là de longue date, de JICA pour l’inauguration de leur aquarium FORAM. En revanche j’ai particpé activement à l’atelier assessment ou des equipes de 3 ou 4 avaient a lister les impacts du cc dans tel ou tel thème. Le nôtre : la maison. Bien sur on a fait un tour complet y compris du jardin et du lagon : des infrastructures aux énergies aux déchets en passant par l’érosion sans oublier de mentionner bien sûr l’impact humain, l’ile artificielle etc

Fardeau de devoir pousser Sarah à faire les choses qu’elle doit faire, qu’elle dit qu’elle va faire et reporte à l’envie. A l’instant, parlant de l’aquarium, je me suis souvenue qu’en partant ce matin, ou hier soir, elle m’avait dit quelle passerait confirmer le RV avec le PM organisée par Nala. Le PM voudrait en effet faire pousser du riz à Tuvalu. Une idée, à ne pas trop creuser va t’elle lui dire, mais sans doute née pour répondre aux questions de ravitaillement de riz à Tuvalu. Le riz est devenu l’aliment principal sur la capitale et capital aussi sur les îles lointaines, mais quand même… quelle idée. Anyway, y repensant ce soir, j’interpelle Sarah qui joue au solitaire dans sa chambre « Kess kelle a dit Nala ? ». « Euh je passerai demain… ». Sarah a eu mes derniers éléments jeudi soir et il était décidé qu’elle enverrait vendredi, deadline pour Tango/Gef un dossier sans les justifs encore et avec quelques trous de dates… Ni elle ni moi n’avions accusé réception de sa demande de la semaine précédente adressée à Sarah. C’était la moindre des choses d’être réglo. D’accord avait elle dit… Il a fallu bien sûr que je relance. Et bien entendu ça n’était toujours pas fait, alors que les bureaux étaient maintenant fermés depuis une paire d’heures… Elle a cliqué à 20h et, quand j’ai ouvert ce matin, elle n’avait pas rempli les 4 lignes financières en entrée de doc.

Moi j’avançais pour lundi en achetant un carnet de reçus, pour faire signer lee, kaio et autres justificatifs de paiement nécessaires. D’où le diner avec Lee et John d’hier soir à l’hotel. RV avait été pris avec Lee pour signer et diner/blablater de TMTI, de Tuvalu, du monde… avec John qui a suivi de près ces derniers jours le sort de TMTI et particulièrement des travaux de simulateurs de mise à l’eau du bateau de sauvetage, inscrits dans le cadre du contrat de soft prêt d’ADB qui n’en finit pas d’en finir. A tel point qu’ADB a fini par jeter l’éponge y’a quelques semaines après la visite d’Alain, qui a remplacé Sirpa a la direction des opérations de la banque à Fiji et région. Personne pour l’accueillir, le ministre était à un truc de sport avec la fifa avec la secrétaire permanente, Oli, présidente du board de TMTI était à Vaitupu… La décision de stopper le dernier paiement a remué un peu la fourmillière endormie au point que Loto a demandé à John un rapport d’une page sur son point de vue de la saga TMTI/Rénovations.

Autre bonne nouvelle requalifiée de mauvaise : john avait appris que l’équipe venue pour finir l’appareillage pour le bateau de sauvetage (pour formation des marins) devait aussi faire, enfin, les derniers travaux qui permettraient aux étudiants de dormir dans un dortoir (plutôt chambrette genre cabine dans laquelle pour le moment ils ne peuvent pas s’allonger car trop courte). Ils dorment donc depuis deux ans sous la manéapa.. C’est aussi là qu’ils étudient puisque le 2e gros problème des rénovations c’est que la poutre maîtresse du petit bâtiment d’un étage destiné aux salles de classes, est trop faible (ou même inexistante) d’où danger. Je ne vais pas entrer dans les détails des problèmes objets d’une action en justice contre le maître-d’œuvre (enfin un truc comme ça), un australien installé à Fiji qui compte bien faire agir ses assurances pour indemniser ses bévues diverses. TMTI a lassé trainer depuis le début, à la tuvaluenne, s’est fait avoir par un entrepreneur indélicat et depuis ils relaissent trainer aussi peut être pour attendre les résultats de l’ hypothétique procès.. Ca peut donc durer des décennies…C’est donc une triste et longue histoire que celle de ce prêt et des rénovations et de TMTI… En plus de ça (et en partie responsable de) un management transparent, indolent, la peur de déplaire aux pairs/concitoyens ou con-iles a fait perdre toute la tenue de l’école, discipline et entretien en premier chef. Lee n° 2 administratif de TMTI comme nous tous souhaiterait un leadership plus à poigne, qui prend des décisions et ne laissent pas tout pourrir, comme l’histoire d’Utala qui devrait être viré depuis bien longtemps avant qu’on nous l’ait mis dans les pattes pour le biogaz. Il a certainement des connaissances et, quelque part une bonne volonté, mais son alcoolisme dévoile aussi un être méprisable et méchant. A part les sabotages qui ne peuvent être attribués qu’à lui (comme couper nos tuyaux d’alimentation du gaz au foyer)… Sa dernière frasque alcoolisée : exiger parce qu’il ne trouvait pas d’alcool sur l’île, que le bateau inter-îles quitte plus tôt Nanumea, sans avoir fait ce qu’il était venu y faire, c’est à dire une pré sélection de candidats étudiants, en s’étant mis toute la population de l’île à dos, qui avait préparé l’événement pour le lendemain. A Niutao, il était sûr d’avoir un stock de Kao, l’alcool local. Un personnage comme ça fait du tort à tous, à l’école, à nous, à Tuvalu.. Leur manière de s’en débarrasser, avec le même raisonnement que quand ils ont nommé l’ambassadeur à NY en 2006, est d’essayer de l’envoyer en formation à Suva 18 mois, tous frais payés ! Comme il avait été promu au lieu de démis quand nous avions dû le remplacer pour les opérations biogaz.

Et 11 marins tuvaluens ont été démis depuis le début de l’année. 2 x 4, soit 8 d’entre eux se remplissaient la panse sur le freight : de l’éthanol… Les 3 autres également pour des histoires d’alcool.

J’ai l’impression de vivre dans le livre que je lis en ce moment où tout est burlesque, anachronique, caricatural, tout permis.. ou dans la vieille série « le fugitif » enfermé dans une bulle, enfin une île dont il ne peut pas s’échapper, poursuivi par cette énorme ballon/bulle mais où tous les habitants/marionnettes ne voient que la vie en rose. J’ai toujours beaucoup de mal à exprimer, verbaliser les sentiments de découragement qui m’étreignent depuis plus de 2 mois.. Trop à « rénover » Partout… En plus, j’ai l’impression que plus je connais Tuvalu moins je connais les Tuvaluens … Et plus je comprends ceux qui sont partis, comme les 2 titos, un ancien capitaine de TMTI justement et celui qui travaillait pour le bureau du 1er Ministre, envolé avant que je n’arrive pour de bon semble t’il.

Je reviendrai sur tout ça c’est sûr, j’ai entamé une liste de domaines où ça déconne, pour être honnête je ne vois pas un domaine qui marche à part l’énergie communautaire quand il se passe un événement, comme la mort aujourd’hui d’une jeune femme retrouvée pendue. Il semblerait qu’elle aurait bu elle aussi et qu’un des mobiles de son geste ait été que sa belle mère ait emporté son deuxième enfant, un bébé de quelques mois, avec elle à Fidji. Nous parlions y’a pas longtemps de cette espèce de tradition qui fait que tout le monde peut demander à adopter ou prendre (quand la mère y est opposée) un ou deux enfants d’une famille pour le transplanter dans une autre. Quand l’accord date d’avant la naissance, l’enfant ne verra pas la différence et aura l’avantage d’avoir 4 parents, souvent ça se passe bien après. Comme le petit fils un peu dérangé (et j’imagine le désarroi) adopté à 4 ou 5 ans. Ou comme la fille de Fong, la plus âgée, emportée par sa sœur, à 13 ans. L’enfant semblait consentante mais quand même. On est venu lui voler son enfant.. C’est donc très répandu.

Mais bon, récré terminée pour ce soir. Un œil sur la présentation à faire aux Secrétaires Permanents mardi, si Solofa confirme… J’avais zappé qu’il était de « parlement » y’a une dizaine de jours quand j’ai envoyé ma requête (dont nous avions parlée y’a quelques semaines). Le Parlement est terminé depuis hier. Un week-end pour qu’il se remette et je vais le voir lundi..


26 / 04 / 10 - 07 : 04

Mes bubons (10 avril ?)

J’sais pas comment les appeler, ces abcès énormes qui purulent et pullulent ici.. A côté de ce que je vois, j’entends, mes petites piqures un peu partout mais à peine visibles, c’est de la gnognotte.

Il y a quelques semaines Seinati notre proprio n’osait plus sortir parce qu’elle ne pouvait plus porter de soutien-gorge à cause de cette pustulence de la taille d’une quetsche. C’était pas beau à voir. Sarah dit que c’est lié au diabète. J’ai rassuré Seinati quant au peu d’incidence visuelle d’un manque de soutien gorge sous ses robes traditionnelles ou même sous un Tshirt… Go without it ! 2 jours plus tard elle assistait à la cérémonie officielle de je ne sais plus quoi et se sentait très bien sans soutien gorge mais le bubon était toujours là… 1 mois plus tard à son retour de NY, il avait disparu.

L’expérience de Sarah avec les bubons se mesure en taille d’orange, de poing… C’est ce qu’elle a vu sous le genou de Teu, à Nanumea. Par bonheur Sarah avait ses antibiotiques et les a partagés (et j’en ai renvoyé au bateau suivant). Elle l’a charcuté un peu, moins que moi l’an dernier. Teu n’avait pas envie d’un coup de couteau dans le pus. Il a été partiellement vidé à l’aiguille de seringue que Sarah transporte partout aussi. Un lobby de plus : s’assurer que les cliniques des outer islands sont approvisionnées en antibiotiques. Non wonder le nombre de gens que j’ai vu monter dans l’avion en brancard et l’avion ne pas partir parce qu’ils étaient morts à peine installés dans la carlingue… ou alors ils meurent à l’arrivée à Suva…

La semaine dernière, m’étonnant que Elega n’aille pas à sa workshop artisanat du soir, elle m’a montré un petit truc vert… Une plaie me suis je dit recouvert d’une feuille médicinale. « On regardera tout à l’heure avec Sarah ». J’ai pas vu quand sarah l’a examinée et administré des antibiotiques mais 2 jours plus tard, Elega se promenait sans pansement et j’ai vu la taille : une belle cerise..

La petite fille de Fong, elle démarre un furoncle tsunami du côté du nez.

Et ce matin, j’ai réalisé à quoi j’avais échappé (je croise les doigts) : chickenpox, rubeole ? Loia, responsable du plan PACC et femme de Molipi (le lazy et pas si bien attentionné fonctionnaire de l’énergie, on leave depuis plus d’un mois) se frottait les yeux comme la semaine dernière avant que le lui donne du sérum. « ca va pas mieux ? », « maintenant c’est les deux yeux… et puis surtout tu vois pas ?… » Non, j’avais pas remarqué, de loin, les boutons de rubéole… Je ne sais pas combien de temps c’est contagieux, ni comment, mais je n’ai pas eu envie de lui serrer la main ce matin… Et j’ai assisté à quelques réunions près d’elle toute la semaine.

Tout ça pour dire que j’ai pas à me plaindre.


26 / 04 / 10 - 07 : 01

Pâques 2010

Les moustiquons… J’en ai observé un sur la page du « Krach écologique » que je lis depuis avoir tourné la dernière page du Obama….. Dans le faisceau de lumière de ma torche… aussi petits que des moucherons en moins visibles puisque pas noirs. Sans ces traîtres résistants à la B1, maintenant que la maison est alimentée en eau à nouveau, que ma chambre est éclairée, que les grands vents ont cessé et que je ne tousse plus, ma vie serait plutôt agréable. On ne les sent pas se poser sauf quand ils piquent et le temps qu’on regarde ils ont disparu, on ne les entend que quand ils sont dans l’oreille, mais ils laissent un souvenir piquant de chacun de leur passage…

Vendredi de Pâques youkee voit sa fin. Je ne suis pas sortie de la maison. J’ai pu avancer sur le rapport à l’ambassade américaine tout en commençant à digitaliser les trente heures de bandes du King Tides festival. Gros travail en amont pour ne pas me planter plus tard, de numérotation et de marquage des bandes. Apprécié de voir la différence entre l’étiquetage des bandes de Nia et Atabi, qui ont eu les bases d’une formation et déjà approché le montage et le bordel que ça provoque quand les bandes sont mal étiquetées, ou pire pas étiquetées du tout. J’avais dit à tous la nécessité de marquer aussi bien le boîtier que la bande. Eux l’ont fait et sans faute. Inscrivant la tranche du bon coté. Ce ne fut pas le cas d’Halo dont c’était les premiers pas ni même de Fanny qui persiste à inscrire ses étiquettes de tranche à l’envers.

Le rapport des activités de l’an dernier sur lequel nous avions décidé (faute de temps) de ne pas communiquer à mon retour ne peut pas être adossé à un quelconque texte. J’ai pourtant l’impression d’avoir écrit mille fois cette histoire, mais non, à part le blog et le document « from symbol to example », pas grand chose à se mettre sous la dent. Je l’ai donc démarré de manière empirique. En partant de ce que j’avais. Loin d’être terminé mais ça avance doucement. J’en suis à intégrer/ traduire quelques extraits du rapport de Gilles.

Avant, hier, et la semaine passée, sans avoir à réfléchir trop, je me souviens de la dernière journée NAPA mardi et de l’atelier JICA/Foram-création de sable mercredi après midi. Y’a eu un dîner Melton. Jeudi, un peu partout, y compris à la maison où nous recevions Saufatu que Sarah aide à faire un rapport (4 millions à la clé) et 2 des chercheurs japonais qui venaient creuser un peu l’histoire de leur caméra sur la terrasse. Un projet qui me gênait et j’en avais parlé à tout le monde, pour son invasion de la vie privée des gens. S’ils s’en tiennent à saisir une image une fois par semaine, no problem. Je vais devoir faire le tour à nouveau pour faire part de mon point de vue modifié à tous.

Le parlement est en session. Encore un vote de non confidence enfantin. J’espère qu’un jour ils parleront de l’avenir et pas de leurs meurtrissures du passé (particulièrement celles d’égo désappointé d’avoir perdu). Saufatu a le même sentiment. On a parlé du vote de non confidence qu’il a essuyé lui. Son Frère Enele et Taukelina m’ont invitée à partager le déjeuner de la pause parlement . J’ai décliné « je ne fais pas partie de votre réunion, merci. » et suis passée voir Penny qui prenait des notes, comme à chaque session, pour en parler avec Nala et leurs maris.

La cohabitation a retrouvé un équilibre, après une discussion pour percer les abcès et quelques jours à réapprendre à ranger et partager les tâches.. Aujourd’hui, j’ai demandé si je pouvais mettre dans la cuisine les 2 bouteilles plastiques qui traînaient devant la porte de Sarah depuis son retour la semaine dernière. Tout est presque rentré dans l’ordre et on n’est pas loin d’avoir un devis même deux pour le transport du matériel biogas depuis la Grande Bretagne. Sarah avait l’intention de repartir plus tôt pour revenir cet été, le décès de sa grande tante qui remet en question l’équilibre de sa famille et d’un de ses cousins fragiles dont elle s’est occupé confirme cette décision et avance un peu le retour. Sans doute vers la mi avril après notre présentation DCC (secrétaires permanents). J’espère aussi après l’AG, réunion biogaz, RV Mafalu et expo photos hôtel. Mais c’est pas gagné.

Ca facilite l’attribution de logement des 3 « biodiv » sandrine, dani et le jeune photographe dont je ne peux retenir le nom.

23 / 04 / 10 - 13 : 48


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