20-4-2010 Je pense oui annuler la mission de Gilles
Entre le bordel à TMTI, celui créé par le volcan et les vols capricieux d’air pacific… je le sens mal. Tout comme je n’y vois toujours pas très clair dans le départ de Sarah. A priori elle peut quitter Funcity jeudi... Je lui ai conseillé, m’étonnant qu’elle n’y pense pas, de s’arrêter une journée à Suva pour voir Sikeli qui a répondu au mail que j’avais préparé pour elle, - elle est censée être chargée du projet -, et qu’elle a mis 4 jours à envoyer*… A la question « Any news des plastic manufacturers que tu devais voir avec les modèles qu’on t’avais donnés », Sikeli nous informait qu’il y avait maintenant un fabricant de digesteur plastique à fiji et que ça coûtait 800$ soit quoi ? 300 euros pièce…. On est loin des 2000 livres et plus en UK sans parler des 2500 euros de transport par unité… Ça vaut la peine de s’arrêter non ? C’est un peu le mystère sur le comment et quand elle va pouvoir rentrer sur Londres… *En revanche ce soir, c’est elle qui m’a poussée au cul pour que la lettre à Solomone/Piggarep soit finalisée… Elle sait que je peine sur ces merdes surtout que je veux mettre UNDP et GEF en copie.. L’autre jour elle m’avait dit « mais envoie le comme ça, c’est bon ». J’avais expliqué qu’il fallait que chaque mot soit posé… Ce soir elle m’a dit « tu veux me donner ton truc à revoir ce soir »… J’ai repris sans trop de haut-le-coeur en digitalisant une heure et lui ai passé… Ça fait 2 heures qu’elle est dessus ou… qu’elle dort..
En revanche dans la famille voyage, la mère wheeler dont le silence m’inspirait un petit malaise quant à la disponibilité d’un siège suva/funcity, sauve la mise. C’est toujours compliqué d’assurer un vol vers Funafuti, depuis qu’Air Pacific a repris les activités d’Air Fiji. Et de plus en plus puisque nos actions à tous conjuguées attirent de plus en plus de monde. Même si le flot des touristes est modeste, il est de plus en plus régulier, jusqu’à la quinzaine de japonais d’une maison de retraite...
Dans l’affaire TMTI je lobbye sec. Aujourd’hui avec Diana des média et Willy (qui m’avait appelée pour qu’on parle de Seacology, un projet de replantation de mangroves à Nanumea sur lequel Fanny avait vu passer un article et nous l’avait transmis. Il m’a demandé mon avis sur tout, aussi bien si je pense qu’il faut faire des élections parallèles pour remplacer italeli ou si tuvalu doit créer des relations diplomatiques avec l’Iran… Et entre les deux tout le reste)... La nomination du GG, t’en penses quoi ? « Peu à dire sauf qu’Italeli semble un peu jeune pour prendre une telle retraite », mais dans le genre rumeurs de la rue j’en ai mis un paquet sur TMTI et Utala.. Je remets ça demain. Je vois Polao (du comité d’investigation) pour lui faire un compte-rendu de notre vécu là-bas et celui de Sarah à Nanumea... Bizarrement, à chaque fois que je commence, en disant « je ne dirai pas qui », ils pensent que l’alcolo malveillant c’est Favea… Comme quoi l’équipe de TMTI a déjà fait son boulot de sape.. Car derrière Usu, c’est Lee qu’ils visent...
En fait je me rends compte qu’une partie de ma déprime des derniers mois est due au fait que tout le monde me parle, j’entends tout, je sais tout ce qui se passe, plus que chaque tuvaluen pris individuellement… Et surtout beaucoup plus que les années précédentes.. C’est ça aussi faire partie de la famille de chacun...
À la réunion d’aujourd’hui, je suis intervenue c’est sûr, mais je me mordais les lèvres pour ne pas l’ouvrir trop car je trouve cette initiative imbécile. Eliala en fait a pris tous les thèmes/activités faites (ou prévues) ces dernières années, y compris l’artisanat, le concert, et bien sur le fashion show à partir de waste.. C’est pour ça que j’ai proposé à la place la vidéo de l’an dernier, histoire d’éviter un boulot de fou à tout le monde. Elle a sauté « ah super, on passe la vidéo l’après midi et on fait le show le soir… » « Euh... en ce cas, gardons la vidéo pour la journée de l’environnement… »
Sur ma revendication de payer Kaio un peu quand on le met sur des trucs, dans la mesure où contrairement a tous les autres autour de la table, il n’est payé nulle part… Plutôt qu’un premier prix pour le concours de mon cul sur la commode à 500 euros, on baisse le prix et on rétribue Kaio. Alofa s’est proposée pour les prix du concours de jardins et paiera Kaio…. Ca a laissé la plupart sans voix.. sauf Soseala (qui m’a dit l’autre jour qu’il était membre depuis l’an dernier mais n’était pas sur nos listes… Maintenant il y est), qui m’a regardé comme si j’étais un ange...
Saufatu, lui, rencontré à l’aéroport, m’a expliqué que s’il n’avait pas été nommé GG (alors que le gouvernement, comme on lui avait dit, l’avait en tête) c’est à cause d’un blocus de l’opposition qui proposait Tofiga, le President de l’Eglise… On l’a échappé belle.
Parmi les autres petites nouvelles : après la réunion avec eliala et sem sur le bouquin qui s’est bien passée et on avance bien que Eli fasse toujours 3 pas en avant pendant les discussions puis 2 en arrière en conclusion.. (sem n’avait pas l’air dans son assiette… les yeux bouffis.. sa démission le mine et la mère Annie n’a pas l’air de l’aider et par exemple lui interdit de partir avec ses data…. ) … Après la réunion de ce matin où il était aussi, arrivé en retard, Sarah l’a rencontré à Tango où elle essayait de voir Taukiei pour avoir un retour sur les dossiers préliminaires envoyés sur le biogaz... Il était assis, m’a-t’elle dit, la tête entre les mains et lui a dit qu’il passerait à 6h… J’avais du coup réouvert son contrat… En bon Tuvaluen, il n’est pas venu…
Entre le bordel à TMTI, celui créé par le volcan et les vols capricieux d’air pacific… je le sens mal. Tout comme je n’y vois toujours pas très clair dans le départ de Sarah. A priori elle peut quitter Funcity jeudi... Je lui ai conseillé, m’étonnant qu’elle n’y pense pas, de s’arrêter une journée à Suva pour voir Sikeli qui a répondu au mail que j’avais préparé pour elle, - elle est censée être chargée du projet -, et qu’elle a mis 4 jours à envoyer*… A la question « Any news des plastic manufacturers que tu devais voir avec les modèles qu’on t’avais donnés », Sikeli nous informait qu’il y avait maintenant un fabricant de digesteur plastique à fiji et que ça coûtait 800$ soit quoi ? 300 euros pièce…. On est loin des 2000 livres et plus en UK sans parler des 2500 euros de transport par unité… Ça vaut la peine de s’arrêter non ? C’est un peu le mystère sur le comment et quand elle va pouvoir rentrer sur Londres… *En revanche ce soir, c’est elle qui m’a poussée au cul pour que la lettre à Solomone/Piggarep soit finalisée… Elle sait que je peine sur ces merdes surtout que je veux mettre UNDP et GEF en copie.. L’autre jour elle m’avait dit « mais envoie le comme ça, c’est bon ». J’avais expliqué qu’il fallait que chaque mot soit posé… Ce soir elle m’a dit « tu veux me donner ton truc à revoir ce soir »… J’ai repris sans trop de haut-le-coeur en digitalisant une heure et lui ai passé… Ça fait 2 heures qu’elle est dessus ou… qu’elle dort..
En revanche dans la famille voyage, la mère wheeler dont le silence m’inspirait un petit malaise quant à la disponibilité d’un siège suva/funcity, sauve la mise. C’est toujours compliqué d’assurer un vol vers Funafuti, depuis qu’Air Pacific a repris les activités d’Air Fiji. Et de plus en plus puisque nos actions à tous conjuguées attirent de plus en plus de monde. Même si le flot des touristes est modeste, il est de plus en plus régulier, jusqu’à la quinzaine de japonais d’une maison de retraite...
Dans l’affaire TMTI je lobbye sec. Aujourd’hui avec Diana des média et Willy (qui m’avait appelée pour qu’on parle de Seacology, un projet de replantation de mangroves à Nanumea sur lequel Fanny avait vu passer un article et nous l’avait transmis. Il m’a demandé mon avis sur tout, aussi bien si je pense qu’il faut faire des élections parallèles pour remplacer italeli ou si tuvalu doit créer des relations diplomatiques avec l’Iran… Et entre les deux tout le reste)... La nomination du GG, t’en penses quoi ? « Peu à dire sauf qu’Italeli semble un peu jeune pour prendre une telle retraite », mais dans le genre rumeurs de la rue j’en ai mis un paquet sur TMTI et Utala.. Je remets ça demain. Je vois Polao (du comité d’investigation) pour lui faire un compte-rendu de notre vécu là-bas et celui de Sarah à Nanumea... Bizarrement, à chaque fois que je commence, en disant « je ne dirai pas qui », ils pensent que l’alcolo malveillant c’est Favea… Comme quoi l’équipe de TMTI a déjà fait son boulot de sape.. Car derrière Usu, c’est Lee qu’ils visent...
En fait je me rends compte qu’une partie de ma déprime des derniers mois est due au fait que tout le monde me parle, j’entends tout, je sais tout ce qui se passe, plus que chaque tuvaluen pris individuellement… Et surtout beaucoup plus que les années précédentes.. C’est ça aussi faire partie de la famille de chacun...
À la réunion d’aujourd’hui, je suis intervenue c’est sûr, mais je me mordais les lèvres pour ne pas l’ouvrir trop car je trouve cette initiative imbécile. Eliala en fait a pris tous les thèmes/activités faites (ou prévues) ces dernières années, y compris l’artisanat, le concert, et bien sur le fashion show à partir de waste.. C’est pour ça que j’ai proposé à la place la vidéo de l’an dernier, histoire d’éviter un boulot de fou à tout le monde. Elle a sauté « ah super, on passe la vidéo l’après midi et on fait le show le soir… » « Euh... en ce cas, gardons la vidéo pour la journée de l’environnement… »
Sur ma revendication de payer Kaio un peu quand on le met sur des trucs, dans la mesure où contrairement a tous les autres autour de la table, il n’est payé nulle part… Plutôt qu’un premier prix pour le concours de mon cul sur la commode à 500 euros, on baisse le prix et on rétribue Kaio. Alofa s’est proposée pour les prix du concours de jardins et paiera Kaio…. Ca a laissé la plupart sans voix.. sauf Soseala (qui m’a dit l’autre jour qu’il était membre depuis l’an dernier mais n’était pas sur nos listes… Maintenant il y est), qui m’a regardé comme si j’étais un ange...
Saufatu, lui, rencontré à l’aéroport, m’a expliqué que s’il n’avait pas été nommé GG (alors que le gouvernement, comme on lui avait dit, l’avait en tête) c’est à cause d’un blocus de l’opposition qui proposait Tofiga, le President de l’Eglise… On l’a échappé belle.
Parmi les autres petites nouvelles : après la réunion avec eliala et sem sur le bouquin qui s’est bien passée et on avance bien que Eli fasse toujours 3 pas en avant pendant les discussions puis 2 en arrière en conclusion.. (sem n’avait pas l’air dans son assiette… les yeux bouffis.. sa démission le mine et la mère Annie n’a pas l’air de l’aider et par exemple lui interdit de partir avec ses data…. ) … Après la réunion de ce matin où il était aussi, arrivé en retard, Sarah l’a rencontré à Tango où elle essayait de voir Taukiei pour avoir un retour sur les dossiers préliminaires envoyés sur le biogaz... Il était assis, m’a-t’elle dit, la tête entre les mains et lui a dit qu’il passerait à 6h… J’avais du coup réouvert son contrat… En bon Tuvaluen, il n’est pas venu…
16 / 05 / 10 - 16 : 34
21 avril 2010 - Le festin
La grande, l’excellente surprise du jour : une livraison de légumes dans la petite boutique dont on m’avait dit, à mon arrivée, qu’ils en importaient. Rien depuis 3 mois. Et puis ce soir en passant devant, j’ai vu des cartons devant la porte. J’ai vu des sacs de carottes. « vous avez quoi d’autres ? « des tomates » déjà je sautais de joie. J’allais pouvoir confectionner pour le dîner (prévu avec Cat son époux, semese et qui s’est terminé sans son époux ni semese mais avec John… une vraie salade de tomates avec la mozzarelle transportée depuis L.A. et le basilic de Pati… Ce soir, alleluia je n’aurais pas à ouvrir une boite de petits pois et de mais pour faire comme ci avec la mozzarelle et le basilic ! Enfin, bon, quand ils ont ouvert le carton, j’ai cru que c’était des prunes jaunes, tellement elles n’étaient pas mûres et tellement elles étaient petites… « et quoi d’autres » « chou, concombres, gingembre… » et dans le frigo je vois du raisin, des oranges, des pommes, des poires… Du raisin, du type que j’achète pas à Paris, à gros grains pleins de pépins et sans goût, mais même pas bon, la consistance trimballe sa nostalgie.. Toute la tablée (d’origine britannique) a adoré et ne fait pas la différence entre une bonne tomate et une qui s’est baladée des mois et pourra durer encore deux, sans goût, et ne connaît bien sûr pas le muscat..
J’avais donné des sous à Cat pour acheter le thon à une des femmes le long de la route. C’est elle qui avait pensé y’a des semaines a essayer de cuisiner un poisson, à la tuvaluenne. Tala son époux s’était proposé pour le nettoyer.. Elle est arrivé avec les filets… les a fait mariner dans le chili et le citron vert que j’avais récupéré à l’hôtel. J’avais sorti la purée du freezer et Sarah l’a allongée au beurre et garlic… John est arrivé avec le vin.
Ah oui, j’ai dû abandonner la lutte passive et nettoyer la paillasse de l’évier des déchets de Sarah… 10 jours… rien n’y a fait… Elle ne voit pas, elle n’entend pas, elle ne bouge pas. En fait c’est un mode de vie, il suffit de voir sa chambre. Idem pour la vaisselle du dîner… comme d’hab, la même préposée : cosette. Elle justifie son inaction post dînatoire parce qu’elle a coupé une gousse d’ail avant..
Dans l’après-midi, retrouvé Lee par hasard à l’hôtel, alors que je voulais déposer des pain killers à Yoka qui m’avait cueilli les derniers citrons verts de l’arbre de l’hôtel.. Il avait clairement envie de s’épancher et m’a traduit la lettre de complainte du staff contre le captain et contre lui et m’a montré sa réponse en anglais.. C’est d’une petitesse à faire pleurer. Il est passé prendre les dvd de nuages (longue version pour voir Amatuku en 2003), du sujet de FR5 en français et de nos dvd biogas et biodiesel… 3 copies : une pour Utala, une autre pour Léota, s’il veut quand même leur faire plaisir. Pour lui et sa femme un petit modèle de parfum. Il a dit son soulagement qu’on le soutienne.
Continuer le lobbying. Sarah a déjeuné avec Nala et Apisai et a fait le tour de la question y compris d’Utala.. J’ai fait la même chose hier avec Willy, idem demain avec Polao et faut que j’aille voir Falesa le ministre de l’éducation, dont dépend TMTI, pour lui dire mon sentiment.
La grande, l’excellente surprise du jour : une livraison de légumes dans la petite boutique dont on m’avait dit, à mon arrivée, qu’ils en importaient. Rien depuis 3 mois. Et puis ce soir en passant devant, j’ai vu des cartons devant la porte. J’ai vu des sacs de carottes. « vous avez quoi d’autres ? « des tomates » déjà je sautais de joie. J’allais pouvoir confectionner pour le dîner (prévu avec Cat son époux, semese et qui s’est terminé sans son époux ni semese mais avec John… une vraie salade de tomates avec la mozzarelle transportée depuis L.A. et le basilic de Pati… Ce soir, alleluia je n’aurais pas à ouvrir une boite de petits pois et de mais pour faire comme ci avec la mozzarelle et le basilic ! Enfin, bon, quand ils ont ouvert le carton, j’ai cru que c’était des prunes jaunes, tellement elles n’étaient pas mûres et tellement elles étaient petites… « et quoi d’autres » « chou, concombres, gingembre… » et dans le frigo je vois du raisin, des oranges, des pommes, des poires… Du raisin, du type que j’achète pas à Paris, à gros grains pleins de pépins et sans goût, mais même pas bon, la consistance trimballe sa nostalgie.. Toute la tablée (d’origine britannique) a adoré et ne fait pas la différence entre une bonne tomate et une qui s’est baladée des mois et pourra durer encore deux, sans goût, et ne connaît bien sûr pas le muscat..
J’avais donné des sous à Cat pour acheter le thon à une des femmes le long de la route. C’est elle qui avait pensé y’a des semaines a essayer de cuisiner un poisson, à la tuvaluenne. Tala son époux s’était proposé pour le nettoyer.. Elle est arrivé avec les filets… les a fait mariner dans le chili et le citron vert que j’avais récupéré à l’hôtel. J’avais sorti la purée du freezer et Sarah l’a allongée au beurre et garlic… John est arrivé avec le vin.
Ah oui, j’ai dû abandonner la lutte passive et nettoyer la paillasse de l’évier des déchets de Sarah… 10 jours… rien n’y a fait… Elle ne voit pas, elle n’entend pas, elle ne bouge pas. En fait c’est un mode de vie, il suffit de voir sa chambre. Idem pour la vaisselle du dîner… comme d’hab, la même préposée : cosette. Elle justifie son inaction post dînatoire parce qu’elle a coupé une gousse d’ail avant..
Dans l’après-midi, retrouvé Lee par hasard à l’hôtel, alors que je voulais déposer des pain killers à Yoka qui m’avait cueilli les derniers citrons verts de l’arbre de l’hôtel.. Il avait clairement envie de s’épancher et m’a traduit la lettre de complainte du staff contre le captain et contre lui et m’a montré sa réponse en anglais.. C’est d’une petitesse à faire pleurer. Il est passé prendre les dvd de nuages (longue version pour voir Amatuku en 2003), du sujet de FR5 en français et de nos dvd biogas et biodiesel… 3 copies : une pour Utala, une autre pour Léota, s’il veut quand même leur faire plaisir. Pour lui et sa femme un petit modèle de parfum. Il a dit son soulagement qu’on le soutienne.
Continuer le lobbying. Sarah a déjeuné avec Nala et Apisai et a fait le tour de la question y compris d’Utala.. J’ai fait la même chose hier avec Willy, idem demain avec Polao et faut que j’aille voir Falesa le ministre de l’éducation, dont dépend TMTI, pour lui dire mon sentiment.
26 / 04 / 10 - 07 : 21
20 avril 2010 : Un mystère résolu !
Je nage encore en pleine incompréhension sur le comment du pourquoi les tuvaluens réagissent, agissent, pensent comme ils le font. La dernier acte de TMTI confirme cette impression : très courageusement, l’équipe qui a déposé une plainte contre le capitaine dès qu’il a eu mis le pied dans l’avion, a envoyé aujourd’hui le N° 2 pour passer le message qu’ils ne veulent pas le voir sur l’îlot à son retour. C’est sûr qu’ils n’avaient pas réalisé qu’ils auraient à lui faire face à son retour. Courageux mais pas téméraires.
Mais au moins, l’autre soir, en rentrant du mariage, nous avons découvert d’où venait le bruit sec répété de 9h à Minuit, comme un bout de bois qu’on coupe à la hache.. En fait passant devant une hutte du voisinage, on a entendu le même bruit : un groupe qui jouait aux dominos et qui écrasait pesamment leur domino sur le sol en bois…
Après des discussions avec Eliala hier soir, sa mère à déjeuner, eliala again et semese cet aprèm puis Polao qui se trouve faire partie du comité d’investigation sur le cas du capitaine (je repasserai demain pour lui dire un ou deux trucs) cat et john ce soir, je suis de plus en plus convaincue que Tuvalu est sur une autre planète, hors réalité, des aliens, comme une comédie science fictionnelle live. De plus en plus envie d’envoyer Amatuku balader. Surtout depuis la mutinerie couarde… Je regrette que John ne fasse pas une communication de ce qu’il me dit, à savoir, que l’éducation de l’école est lamentable et que de toute façon, son agence et l’autre sur l’île ne recrute plus parmi les trainees sortis de l’institut, et tournent avec un pool régulier.. D’autant que les recrutements sont plus rares et les Tuvaluens pas toujours bien notés… 11 débarqués depuis le début de l’année.. A peu près 10% des marins employés… Alors reviendrai je ou pas à Tuvalu ? Oui, sans doute, mais plus pour les aider comme nous avons commencé à le faire je ne crois pas… Trop d’énergie, trop de frustrations, trop entrer dans le jeu de l’assistance, qui fait qu’eux ne font rien mais attendent qu’on fasse pour eux… Je reviendrai sans doute pour faire le film dont je ne dirais rien dans ce blog et sans doute pour affiner un livre comique mais plutôt gentil sur notre expérience. Hier j’en étais encore à préparer un réquisitoire, mes observations de ce qui foire et à le délivrer au conseil des ministres l’an prochain… Décidément je vais mieux…
Deuxième découverte de la journée : à ma liste déjà longue de responsables probables de mes piqûres et rougeurs, soleil, transpiration et insectes variés, je peux ajouter les puces des 3 chats d’Elega… Si mes bras on retrouvé leur apparence presque sans tache, les parasites se sont concentrés sur mes jambes ces dernières semaines. Des rougeurs par petits paquets, en ligne ou en carré, c’est selon l’humeur de la puce…
Ma revanche : dans la nuit, dans le faisceau de lumière de ma torche, découvert un gecko avec, dans la gueule, un gros insecte pas piqueur, genre gros cockroach de 5 ou 6 cm, happé assez bruyamment pour que je me lève pour voir ce que c’était.
Je me suis affublée aujourd’hui d’un nouveau surnom : Cosette. Je remplis les bouteilles d’eau bouillie, Sarah les vide. Je vide les cendriers elle les remplit.. Je fais la vaisselle, elle la salit… Si je ne lui demande pas d’emporter son verre qui traîne depuis 24h, elle ne le prendra pas… Depuis une semaine, j’ai laissé sur la paillasse de l’évier le sac de cornflakes et la boite de milo vidés par ses soins et laissés là sous le prétexte que ça peut servir.. Certes… une fois nettoyés et rangés… Ce qui n’est toujours pas le cas.
Je ne parlerai pas ce soir de la frustration continue sur l’histoire du changement de billets qui aujourd’hui va nous coûter quelques bonbons ou plus simplement parce que c’est plus dans les délais… enfin si un peu, mais c’est tout.
Je nage encore en pleine incompréhension sur le comment du pourquoi les tuvaluens réagissent, agissent, pensent comme ils le font. La dernier acte de TMTI confirme cette impression : très courageusement, l’équipe qui a déposé une plainte contre le capitaine dès qu’il a eu mis le pied dans l’avion, a envoyé aujourd’hui le N° 2 pour passer le message qu’ils ne veulent pas le voir sur l’îlot à son retour. C’est sûr qu’ils n’avaient pas réalisé qu’ils auraient à lui faire face à son retour. Courageux mais pas téméraires.
Mais au moins, l’autre soir, en rentrant du mariage, nous avons découvert d’où venait le bruit sec répété de 9h à Minuit, comme un bout de bois qu’on coupe à la hache.. En fait passant devant une hutte du voisinage, on a entendu le même bruit : un groupe qui jouait aux dominos et qui écrasait pesamment leur domino sur le sol en bois…
Après des discussions avec Eliala hier soir, sa mère à déjeuner, eliala again et semese cet aprèm puis Polao qui se trouve faire partie du comité d’investigation sur le cas du capitaine (je repasserai demain pour lui dire un ou deux trucs) cat et john ce soir, je suis de plus en plus convaincue que Tuvalu est sur une autre planète, hors réalité, des aliens, comme une comédie science fictionnelle live. De plus en plus envie d’envoyer Amatuku balader. Surtout depuis la mutinerie couarde… Je regrette que John ne fasse pas une communication de ce qu’il me dit, à savoir, que l’éducation de l’école est lamentable et que de toute façon, son agence et l’autre sur l’île ne recrute plus parmi les trainees sortis de l’institut, et tournent avec un pool régulier.. D’autant que les recrutements sont plus rares et les Tuvaluens pas toujours bien notés… 11 débarqués depuis le début de l’année.. A peu près 10% des marins employés… Alors reviendrai je ou pas à Tuvalu ? Oui, sans doute, mais plus pour les aider comme nous avons commencé à le faire je ne crois pas… Trop d’énergie, trop de frustrations, trop entrer dans le jeu de l’assistance, qui fait qu’eux ne font rien mais attendent qu’on fasse pour eux… Je reviendrai sans doute pour faire le film dont je ne dirais rien dans ce blog et sans doute pour affiner un livre comique mais plutôt gentil sur notre expérience. Hier j’en étais encore à préparer un réquisitoire, mes observations de ce qui foire et à le délivrer au conseil des ministres l’an prochain… Décidément je vais mieux…
Deuxième découverte de la journée : à ma liste déjà longue de responsables probables de mes piqûres et rougeurs, soleil, transpiration et insectes variés, je peux ajouter les puces des 3 chats d’Elega… Si mes bras on retrouvé leur apparence presque sans tache, les parasites se sont concentrés sur mes jambes ces dernières semaines. Des rougeurs par petits paquets, en ligne ou en carré, c’est selon l’humeur de la puce…
Ma revanche : dans la nuit, dans le faisceau de lumière de ma torche, découvert un gecko avec, dans la gueule, un gros insecte pas piqueur, genre gros cockroach de 5 ou 6 cm, happé assez bruyamment pour que je me lève pour voir ce que c’était.
Je me suis affublée aujourd’hui d’un nouveau surnom : Cosette. Je remplis les bouteilles d’eau bouillie, Sarah les vide. Je vide les cendriers elle les remplit.. Je fais la vaisselle, elle la salit… Si je ne lui demande pas d’emporter son verre qui traîne depuis 24h, elle ne le prendra pas… Depuis une semaine, j’ai laissé sur la paillasse de l’évier le sac de cornflakes et la boite de milo vidés par ses soins et laissés là sous le prétexte que ça peut servir.. Certes… une fois nettoyés et rangés… Ce qui n’est toujours pas le cas.
Je ne parlerai pas ce soir de la frustration continue sur l’histoire du changement de billets qui aujourd’hui va nous coûter quelques bonbons ou plus simplement parce que c’est plus dans les délais… enfin si un peu, mais c’est tout.
26 / 04 / 10 - 07 : 19
Dimanche 18 Avril : privées d’internet. Abonnement non renouvelé à l’heure sans relance.
Ravies toutes les deux de la soirée Mariage… Je vais décidément mieux. Non seulement dans cette variété de bouffe, comme la veille, j’ai trouvé de quoi satisfaire mes goûts mais j’ai pris plaisir à filmer la plupart des scènes du mariage comme la traditionnelle décoration des mariés en chapeau, jupe faits de billets ou les défilés de cousines d’abord, puis cousins de l’un et l’autre des époux… Ca fait donc 4 défilés. Mais le clou de la soirée, ce fut les danses de 4 des « transexuels » de l’île. Il a fallu quelques secondes au public pour réaliser qui était sur scène (bon pas de scène mais au centre de la maneapa). J’ai reconnu tout de suite notre pote Tala de la croix rouge et celle/celui qui avait participé au fashion show robe de soirée de l’an dernier, jetant un froid et coupant la chique au MC pourtant loquace).. Je n’avais jamais rencontré les 2 autres. Remarquables dans leur féminité, tellement plus que les nanas (la plupart ici danse sans un sourire, comme contrainte, quelquefois mâchant du chewing gum). Une des Transexuelles de l’île transportée par la musique et cette scène surprenante est allée rejoindre les « filles » jouant, elle les mecs… Ca en a fait rire certains, moins d’autres et une des aspergeuses de parfum aux danseurs, l’entraîne par le bras…
Ravies toutes les deux de la soirée Mariage… Je vais décidément mieux. Non seulement dans cette variété de bouffe, comme la veille, j’ai trouvé de quoi satisfaire mes goûts mais j’ai pris plaisir à filmer la plupart des scènes du mariage comme la traditionnelle décoration des mariés en chapeau, jupe faits de billets ou les défilés de cousines d’abord, puis cousins de l’un et l’autre des époux… Ca fait donc 4 défilés. Mais le clou de la soirée, ce fut les danses de 4 des « transexuels » de l’île. Il a fallu quelques secondes au public pour réaliser qui était sur scène (bon pas de scène mais au centre de la maneapa). J’ai reconnu tout de suite notre pote Tala de la croix rouge et celle/celui qui avait participé au fashion show robe de soirée de l’an dernier, jetant un froid et coupant la chique au MC pourtant loquace).. Je n’avais jamais rencontré les 2 autres. Remarquables dans leur féminité, tellement plus que les nanas (la plupart ici danse sans un sourire, comme contrainte, quelquefois mâchant du chewing gum). Une des Transexuelles de l’île transportée par la musique et cette scène surprenante est allée rejoindre les « filles » jouant, elle les mecs… Ca en a fait rire certains, moins d’autres et une des aspergeuses de parfum aux danseurs, l’entraîne par le bras…
26 / 04 / 10 - 07 : 18
19 avril 2010
Well jeudi se termine sur 3 lapins qui me ravissent car je n’ai pas l’énergie ce soir de
1-donner un premier cours de montage (enfin logging et digit.. pour commencer) à Halo notre stagiaire et Betti du service social qui voulait se joindre à nous… 2 et 3 j’aurais pu faire, indiquer à Henri l’homme de maintenance où installer l’applique extérieure ou donner à Lee la poignée de DVD préparée pour lui (nuages en version 73 mn pour qu’il voit Amatuku en 2003, réfugiés de FR5, Biogas 2006-2009 et 3 copies des biofuels 2009)… Mais bon c’est Tuvalu ! Je suis contente de ma récré et ai l’impression ce soir d’être veille de week end.
Présentation au DCC ce matin (en fait je ne sais pas à quoi l’acronyme correspond, un des C doit signifier coordination puisqu’il s’agit d’une réunion mensuelle des secrétaires permanents et directeurs de département.). Background et survol de nos activités ici et overseas pour commencer, Sarah a enchaîné avec la restitution de l’étude (overwhelming même pour moi, alors les pauvres fonctionnaires de l’éducation, des ressources humaines, de la santé ou des finances étaient, c’est certain dépassés mais ils auront sans doute retenu quelques bribes. J’ai conclu sur la dernière diapo pour rappeler que le CC n’était pas un mythe, que le jour de l’alerte au tsunami, en France, une grande vague surprise faisait 29 morts…
Tuvalu doit penser rapidement à son futur : on reste ici ou on cherche une autre terre où les traditions et culture de Tuvalu pourraient perdurer.. pour petits enfants et au delà... Insisté aussi que, comme dieu qui t’aidera si tu t’aides, les tax payers d’overseas continueront à s’intéresser à Tuvalu si Tuvalu montre qu’il agit aussi, comme avec les énergies renouvelables et qu’il a un plan. Parti un peu en live, tout ça n’était pas prévu. Je dois dire que j’ai rarement été plus décontractée avant une présentation. Animée d’aucuns sentiments, ni appréhension, ni peur de trébucher, ni regrets de n’avoir pas assez préparé. Ca m’était égal.
Avant ca ? comme maintenant chaque semaine, je dois faire un effort pour lire dans le passé.
Lundi c’était l’inauguration de l’aquarium FORAM, j’en ai parlé ailleurs. Workshop sur le thon et une autre de la red cross… Et la télé Taiwanese est passée le soir pour voir les king tides. Longs blabla ou je me suis laissée un peu trop aller au pessimisme et j’ai dit « cette année je suis de mauvaise humeur »… Ils sont revenus 2 jours plus tard avec en cadeau, un thé d’un des nombreux dieu de taiwan qui rend de bonne humeur. ☺
Mardi : l’avion a été annulé, reporté au lendemain. S’y trouvait Eliala, qui dirige le programme NBSAP à qui j’ai parlé immédiatement de regrouper les deux livres (biodiversité terrestre et marine) en un. Nous avons un budget d’impression assez conséquent. Ils ont une partie du contenu et des contacts co-partenaires comme Randy Thaman (chair of education and culture usp fiji) dont j’ai lu les échanges avec Eliala et qui propose son aide et sera à Tuvalu le 6 mai.
Sandrine aura débarqué mais aussitôt réembarqué sur le bateau des pêches (enfin c’est son planning… expédié il y a quelques jours et retouché par rapport au dernier… d’aucun dirait « mon planning idéal », pas sandrine, elle essaie toujours de faire entrer la réalité des autres dans ses désirs. Et qui a, par exemple, refusé de tenir compte des commentaires de Tupu qui proposait la 2e ou 3e semaine de Mai, en toute fin de la période des cyclones. Je sais que la cohabitation risque de faire des étincelles). Je saurai me tenir et à priori c’est pour quelques jours au début, et un gros paquet à la fin d’une donne douzaine de jours. 3 dans leur équipe plus Gilles et moi.. Ca ne le fait pas en terme de place. Je m’étais dit que le jeune photographe pouvait peut être s’installer chez Semese ou que je pouvais aller à l’hôtel, ou mettre Gilles s’ils acceptent de faire à Gilles les tarifs expat et tuvaluens, comme à moi. D’autant que Risasi risque de n’être plus là. Le poste était à repourvoir et il y a plusieurs candidats dont un qui pourrait être soutenu par Enele le secrétaire permanent. La décision devait tomber le 13 mais enele est parti pour une quinzaine de jours et n’a pas traité ce dossier avant son départ.
Mercredi, hier, avion donc arrivait aussi Anare, ex SOPAC, IUCN venu pour l’inauguration du programme solaire à Vaitupu financé par l’Italie. Il a essayé de me convaincre de faire le voyage. Départ cet après-midi retour samedi. Théoriquement. Il est 6 heures et le bateau qui devait partir à 4h n’est pas de retour au port après un voyage AR à Vaitupu. Anyway je suis ravie d’avoir écarté l’idée, si je m’étais mis dans la tête de partir, je deviendrais folle d’attendre. Déjà, juste pour l’info et pour Anare je suis allée vérifier 4 fois si le Moana folao était au port… depuis que risasi m’a fait remarquer vers 13h qu’il n’y était pas…
Hier soir Fiafia night prévue avec Anare. Il n’arrivera que bien tard, ayant attendu le mec de tec qui devait le prendre à son motel au bout de la piste… Mais comble de bonheur Cat & Tala y faisait leur sortie hebdomadaire. Semese lui est resté au bar, avec une poignée d’autres, Annie sa bientôt ex boss puisqu’il m’avait dit démissionner lundi prochain était attablée avec son mari et Steve un palagi du ministère des finances marié à une tuvaluenne, une table recevait 4 autres palagis, d’un truc de tourisme, un institut ou deux des filles de l’hôtel avait fait un scholarship (cf Yoka racontant le directeur de l’institut lui demandant combien d’étoiles l’hôtel de Funafuti ou leur nuit a apprendre comment fonctionnait la machine à cappucino parce que le prof avait suggéré que tous les étudiants présents savaient faire un capuccino). Et, délice, une longue table était réservée aux 16 vieux, très vieux japonais descendus eux aussi de l’avion du jour.. Une maison de retraite à n’en pas douter. Avec eux, un accompagnateur et la nouvelle jeune recrue de tuvalu overview, japonaise elle aussi.. Bien sûr, tous ou presque ont tout filmé depuis leur descente d’avion, la plupart survolant tout au hasard de leurs panos parkinsoniens. Ils sont repartis aujourd’hui, jeudi, 24 heures plus tard. Même si l’avion du mardi n’avait pas eu 24 h de retard, en 48 heures qu’auraient ils pu faire ? Pas de bus pour ce nombre, impossible vu leur âge de les monter dans une barque ou de faire trempette… Ce fut donc parfait.. un dîner pas si mauvais, un fiafia des filles de l’hôtel, une belle vue de leur chambre… et un magnifique coucher de soleil que j’ai admiré quelques secondes. Inhabituel, aux reflets orangers très haut dans le ciel comme pour dépasser les petits nuages noirs..
Deuxième fiafia night des 2 mois et demi que je suis là.. Même la variété de la bouffe ne m’attirait plus. Hier je me suis régalée d’un potage de mais. Il faut que je sache qui l’a confectionné. Et miracle… de la purée.. après ça poisson, porc, poulet, taro comme d’hab.
Il n’y a à nouveau plus de papates sur l’île après nos 4 kgs trouvés dans un des 3 magasins de l’île qui avait pu en décharger du Mona Roy, un petit cargo kiribatien qui ne sert qu’à ces 3 magasins. Tous les autres se ravitaillent, en même temps que l’importateur principal, TCS et tout arrive sur le Southern Pacific de Pacific direct Lines.. Le prochain bateau ? le mois prochain. Pourquoi ? Ca fait 2 mois que ce cargo n’a pas fait le voyage… « peut être que tcs ne peux pas payer.. » Ou peut être que TCS veut faire crever les petits concurrents souvent mieux achalandés que la coopérative. Et depuis 2 mois, toujours des carottes. Toujours pas de beurre non plus. La margarine touche à sa fin et y’a plus de beurre en conserve depuis longtemps (j’ai jamais essayé encore mais John m’a convaincue que c’était meilleur que la margarine.. peut être le mois prochain)… . En revanche le Mona roy a déchargé de la farine et pour le moment y’a du pain… faut que je fasse une réserve.
Que dit le planning des autres rendez vous de la semaine passée ?
Ah oui, on a vu le directeur de Tuvalu Electricity pour essayer de régler le problème piggarep. Bien sûr il renvoie sur Solomone, Sprep mais nous assure qu’on est prévu dans le workplan de l’année pour demo biodiesel et gazo, le programme de 2008 ! Quand Solomone écrivait que les projets/actions ne peuvent pas avoir commencé avant un OK officiel du Comité piggarep… Préparé sous le coup de l’émotion un mot à Sprep que je vais reprendre ce week end.
Contrairement à l’affaire piggarep, le rapport a été expédié à l’ambassade américaine, provoquant une réaction plus que sympathique de Norman, le responsable qui suit le fonds qu’ils avaient attribué au projet: « What a fantastic activity! Thank you for the excellent project report of your activity ». Ca fait du bien au réveil.
Ce qui fait moins du bien au coucher avant hier, c’est de lire le montant des honoraires « consultants » prévus sur le programme d’adaptation financé par le gef (fonds mondial pour l’environnement, Plus du tiers. Si on y ajoute les salaires de l’équipe de management et ceux qui seraient censé faire le travail terrain, je ne vois pas où sera le concret : quelques mangroves ? Un autre aspect qui ne met pas de bonne humeur, c’est que soudain les honoraires tarif tuvaluen s’envolent. 6 fois plus qu’une instit, 3 fois plus que le premier ministre, pour des pseudo experts de pseudo champs d’expertise comme (ça c’est attribué à un palagi) : knowledge management. Encore un domaine, le monétaire « social », qui n’avait pas besoin de cette nouvelle fracture entre des nouveaux riches (merci le réchauffement climatique) et les pauvres comme ailleurs de plus en plus pauvres… Sans parler des jalousies, des envies que ça va provoquer.. Une vrai déséquilibre, une réelle injustice au niveau national.
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Je ne suis bien entendu pas contre que des tuvaluens gagnent plus d’argent (en plus c’est toujours toujours moins que la moitié d’un expert palagi) mais c’est indécent, l’un comme l’autre sont indécents..
Autre sujet de mécontentement d’hier soir : Usu, le capitaine, pas toujours très pro actif c’est vrai, avait à peine décollé la semaine dernière que le personnel déposait une plainte auprès du bureau du Premier ministre et du cabinet. D’après John qui m’a donné l’info, ce serait basé sur des petits trucs du genre « il n’a pas dit bonjour à ma femme » ou « il nous a demandé de mieux nous occuper de nos cochons »… Tout semble dirigé contre Lee, notre biogasman, qu’ils accusent d’influencer le capitaine… Si je suis d’accord qu’il faut un capitaine avec plus de poigne pour redresser l’institut, la manière dont c’est fait et les raisons invoquées sont à pleurer.. Je me demande qui est derrière cette action et ne peux m’empêcher de penser que le poivrot que l’équipe s’obstine à protéger tout en en faisant la risée de l’école est encore une fois derrière.
Une bonne partie de la semaine a été consacrée, donc, à la suite du dépôt US embassy, GEF/repro biogaz et préparation du powerpoint pour la présentation de ce matin.
Sarah qui avait prévu y’a trois semaines de repartir plus tôt pour aller voir le fabricant de biodigesteur plastique directement avant de commander a fait tellement traîner l’histoire, il a fallu tellement que je la pousse pour aller changer son billet, qu’elle me dit ce soir qu’il n’y a plus de place jusqu’à mi mai.. Son projet est déjà sérieusement en danger par rapport aux deadlines, mais si elle ne part pas maintenant, le matos ne sera pas livré cet été et elle risque encore une fois de venir pour rien ou presque… Ces cours reprennent en septembre… Elle invoque « je veux le jouer à l’urgence, leur dire qu’il faut que je parte… » sous entendant qu’il y a trois semaines y’avait déjà plus de place sans doute…
Je me suis souvent mordu la langue cette semaine, ce soir encore j’ai préféré aller faire un tour sur la terrasse voir si le Moana Folao, qu’attendait Anare, était arrivé… Ce matin déjà j’ai fait un gros gros effort « t’es allée à l’agence » « oui ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de place la semaine prochaine » « et la semaine suivante ? » « j’ai pas demandé »…. Me plaçant déjà le coup de l’urgence… Ceci dit et encore une fois, elle a aussi de bons côtés : son bon caractère et sa bonne humeur. Son côté (trop) positif et (trop) ssuré je m’en passerai volontiers, c’et vrai… Hier j’ai arrêté la conversation, tellement j’en avais marre d’entendtre « yaka »… ou « si »…. Quand je parlais de la fracture sociale due à cette augmentation phénoménale des rémunérations des consultats locaux et de mon trouble quant à la situation générale de Tuvalu qui sombre… , « oui mais si le gouvernement décidait de… ça rétablirait la situation.. » . Certes. Elle est tout de même convenue que l’esprit communautaire et la vie traditionnelle, car c’est sur cette ancré-là que reposera le remise à l’équilibre, ne pourrait reprendre pied qu’une fois le fond touché …
Quelques jolis moments de la semaine : A la recherche de patates, à un croisement, j’entends piailler en l’air… des piapiatements d’oiseaux que je ne reconnaissais pas. Je lève la tête et là dans un frangipanier, une famille : un petit cop, une poule, et un tas de poussins… Ca m’a rappelé les chèvres dans les arganiers de la région d’Essaouira. J’avais déjà vu devant nos fenêtres des poules dans un de nos arbres mais pas toute une famille.
Les deux petits voisins de 2 ou 3 ans, rapportant chacun dans ses bras les deux petits chats d’Elega… (qu’elle a tendance a oublier dans la maison quand elle part quelquefois toute une après midi et en retour eux s’oublient souvent, l’autre jour le rdc sentait vraiment très mauvais. Je lui ai réexpliqué, montré aussi comment « leur mettre le nez dedans » puis dehors.. )
Tous les petits, des tout petits comme plus haut aux plus grands de 7 ou 8 ans, sont encore un plaisir même si quelquefois quand c’est sur le chemin du départ, je regrette de ne pas pouvoir me laver les mains après une série d’une dizaine de « hi5 ».
J’en oublie beaucoup de ces moments où je regrette d’avoir perdu l’habitude/l’envie de transporter un 3e œil. Ces moments qui font que je suis encore ici. Un autre élément important m’a permis de passer de la mauvaise humeur genre déprime à un genre fatalisme amusé : le livre que m’a filé Cat et dont elle et Sarah parlait comme d’un classic… Une folie à la britannique, en effet… Douglas Adams.. The guide qui mène nos héros d’une planète à l’autre à observer les habitudes surprenantes, inconnues des habitants.. Je fais comme eux j’observe, j’enregistre, je digère et finalement suis moins émotionnelle… Et puis le fait de pouvoir suivre cette année l’actualité française et internationale me fait c’est sûr relativiser. On n’est vraiment pas mieux gouvernés ailleurs. Pire : on est manipulé à grand échelle par toutes les grandes institutions international du FMI à la FAO.. Et les pays plus développés que Tuvalu sont plus perméables à l’intoxication des dirigeants de la planète via les média qu’ils utilisent comme des marionnetistes.
Ah oui, me revient ce qui m’a comme éblouie ce matin : j’observais les petits poissons. Ceux du soir au nord, sont d’assez bonne taille et transparents, ceux du matin au sud sont en général noir, ce matin ils étaient au rendez vous mais avec eux se baladait une colonie de ces petits poissons bleus/verts lagon et tout à coup, une petite raie juste là, au pied de la maison.
Sarah rentre d’une réunion de cours de premier secours à la croix rouge. Elle a décidé que ma méthode pour recharger la bike pendant la nuit en la couvrant d’un grand imper et en recouvrant batterie et plug électrique d’un plastique était dangereuse pour la batterie. Sa méthode c’est de couvrir d’un seul imper et si elle entend la pluie d’éteindre la charge. Ce soir elle décide de laisser la bike toute la nuit, recouverte seulement du grand couvre tout qui ne descend pas jusqu’à la batterie… « t’es sure qu’elle ne sera pas mouillée ? » bein si la pluie est plus importante qu’un crachin et si y a du vent, on ne sait jamais ». «kess qu’est le plus dangereux pour la mob que le chargeur de batterie soit mouillé ou qu’il ait un peu chaud ? ». « Ca peut exploser d’une manière ou d’une autre » « sauf que recouverte d’une 2e couche, elle a survécu 1 mois et demi.. et que je ne voudrai pas prendre le risque de la voir exploser sous la pluie… » Ca a porté… un peu, elle est redescendue et a poser deux pierres je ne sais où mais sans autre plastique… Je l’ai remerciée…. « mais s’il pleut fort ou qu’il vente, réveille moi » dit elle…. « Euh… il pleut toutes les nuits très fort… non seulement je l’entends souvent mais en plus la terrasse est pleine d’eau le matin » « ca c’est la condensation de l’eau du toit dans la gouttière qui goutte… « Je n’ai rien ajouté.. je ne sais pas..
En revanche, hier j’ai tenu un peu sur le thème des SDF. Pour elle, qui vit à la campagne mais pense pour la ville, tous sont là par choix, genre hippies des années 60…. D’ailleurs, y’a eu une étude…. « faite par qui ? » « par un étudiant y’a une dizaine d’années »…… Moi j’ai fait des sujets sur les SDF de L.A. et discuté beaucoup avec les français et je préfère croire ce que j’ai entendu d’eux que ton étudiant qui de Tuvalu dirait « personne à tuvalu ne croit aux changements climatiques parce que dieu a dit ». Si l’étudiant en question enquête aussi sérieusement qu’elle (sur sa dernière étude, pour des enuculeuses comme Fanny et moi, c’est choquant souvent… Extrapolations, extension, manipulation, tout ça par manque de sens du travail bien fait et par paresse.)…
Vendredi c’était aujourd’hui. Au lever pas de flaque de pluie sur la terrasse. Petite humidité sous les deux fuites de la gouttière.
Dossier terminé avec l’ambassade américaine et la courtoisie et l’enthousiasme des relations e-epistolaires sont réconfortantes.
Ce matin, impression et scan, visite à Risasi pour lui remettre son parfum que je traînais dans mon sac depuis plusieurs jours, puis à Eliala pour convenir d’un rendez vous pour parler du livre biodiv. J’ai dû m’y prendre à 3 fois, occupée qu’elle était à répondre à une loooongue interview de la radio locale par la productrice de l’antenne.
Pince-fesses cet après midi à l’occasion de l’intronisation » du nouveau GG qui soulève des controverses liées à son âge trop vert ((42 ans)* enquête faite, il a 55 ans)) pour mériter ce titre, comme avait fait jaser dans le chaumières le « renvoi » du précédent atteint par la limite d’âge. Pas invitée officiellement mais par Nala et les copines. Rencontré hier une fille des affaires étrangères à qui j’avais demandé si c’était normal de n’être pas sur leur liste. « non, justement on est en train de mettre à jour les palagis. » « « merci de t’en occuper »… Aucune invit n’a été déposée (comme c’est la tradition ici, on dépose des papiers, oui… puisqu’il n’y a pas de distribution postale). Ce n’est pas grave je suis de tous les évènements quand je choisis d’y être. Juste une question de principes. Dans la manapea, je tombe bien sûr sur la même fille des affaires étrangères. « Tu m’as oubliée ? » « Non je l’ai dit mais on n’a pas voulu ». « C’est qui « on » ».. « pas Pasuna, (le acting directeur) s’emprsse t’elle de répondre, la fille à l’ordi, elle dit qu’elle a pris la liste de Solofa. »… A la fin de la cérémonie, Solofa m’a comme à son habitude dit combien il avait apprécié que je sois là… « encore une fois Solofa c’est pas par la liste officielle… » « Ou est corina, (la fille des A E).. » elle était juste là… « assures toi stp que gilliane soit sur toutes les listes »… On va voir ce que son ordre donne. Je suis allée le remercier et lui dire qu’il était un des meilleurs de l’île… Je le pense sincèrement honnête et gentil. Et membre de longue date d’Alofa.
Il a été un des rares orateurs (4 y compris la prière)… Je n’écoutais pas vraiment mais mes oreilles ont accroché sur les 2 mots en anglais « climate change »… Y repensant j’espère que ma petite envolée d’hier au DCC et l’urgence à décider du futur des petits enfants y aura été pour quelque chose et qu’il est allé au-delà des constats automatiques pour institutions et palagis..
Sarah me dit aujourd’hui qu’elle n’est réservée sur aucun vol même à la date de son billet. Elle devait repasser aujourd’hui avant 3 heures mais a zappé. J’en reste sans voix.
Vendredi s’est terminée sur un Fatele, le plus long jamais vu ici. C’est vrai que l’occasion étant l’intronisation du GG ça n’est pas si fréquent. 1 fois tous les 4 ans je pense. Pour ça j’ai un peu regretté que les 2 cam tombent en rade de batteries avant même les agapes alimentaires préparées par la communauté de Nui (avec légumes importés des potagers individuels auxquels nous avons contribués avec nos graines ou plutôt celle de la ferme Ste Marthe et Kokopelli)… Lobster pas trop cuite et caramel mou de kaleve et crème de coco entre autres délices. En revanche, j’ai remercié les cieux de cette panne de batteries au fil des fatele qui s’enchaînaient entre la communauté de Vaitupu et celle de Nanumea qui officiaient ce soir encore. Réalisé que c’était la première fois que j’étais assise pour ce genre de spectacle. D’habitude je cours d’un côté à l’autre avec la caméra. Et à vrai dire je crois qu’on a assez de fatele en boite cette année pour faire l’impasse sur tous les prochains (dont la soirée King Tides à 4 caméras, s’il vous plait)..
Ce soir, samedi 17 Avril, invitation au mariage de la famille de Seinati et Willy. Je viens de faire un saut au Filamona pour demander à Eliala si on pouvait reporter notre réunion à demain. No problem. She keeps saying avec un sourire « I’m married but available » signifiant que sa famille étant restée à Suva, où elle habite après avoir épousé un Fijien, à Tuvalu, pendant toute la durée du contrat qui la lie à NBSAP, elle est libre comme l’air. C’est en plus, comme Cat, une apprentie workoholic. La nuit dernière elle m’a expédiée la liste des poissons de tuvalu établi par Randy Thurman à partir de laquelle Semese était parti pour son rapport en devenir pour Unesco, celui qui est dû depuis 2005 je crois. Avec les noms tuvaluens quand ils ont été retrouvés et les noms scientifiques et communs anglais.
Déposé des Aleve à Sue qui semble souffrir de sciatique et à Luisa qui elle semble victime d’un coincement de nerf dans le dos. En échange Sue m’a donné une boite d’ananas en tranches et Luisa avait eu la gentillesse de me déposer hier soir au retour du Fatele. J’avais envie d’être à l’unisson de la fête en portant une jupe.. Or c’est impossible avec la bicyclette -j’ai déjà essayé : une fois sur deux la jupe se coince dans les rayons … Il était trop tard pour y aller à pied. Alors, nous avions, Sarah et moi, pour la deuxième fois, opté pour une « ride » à deux. Tout doucement, en vérifiant la suspension tout du long. Je ne sais pas combien elle pèse mais pas loin des 100… Je pèse mon poids aussi… et si la mob est de bonne composition il ne faut quand même pas trop pousser la mécanique qui commence à rouiller… Y’a deux ans, une mob s’est écrasée sous le poids de Sarah seule… J’avais donc accepté la proposition de Luisa et Popo (Bob sauf qu’il n’y a pas de B dans l’alphabet tuvaluen).
Sur le planning du week end : l’activité qui me fait vomir depuis maintenant près de 3 ans: un énième récap au project manager de Piggarep pour essayer de dénouer les nœuds dans notre dossier… Nœuds qui a lié lui-même après une année et demi d’euphorie sur nos projets, tant qu’il en a eu besoin. Nos co-funders sont inscrits dans les documents d’origine, notre budget aussi.. et tout à coup on s’est évaporés… D’abord sous des prétextes d’incompatibilité de nos deux boites… sont intervenus alors Sarah et Chris… jusqu’à il y a quelques mois des mails « effacés » de sa boite qui me prévient automatiquement gentiment. C’est un vrai dossier caca car basée sur la roublardise et sans doute l’appât du gain d’un ou deux mecs dont le manager. Je sais que j’ai tendance à dramatiser, mais il n’y a pas d’explication logique à la situation. On a déjà passé en revue le millier de documents du dossier pour faire des chronologies, des résumés etc que personne ne lit… A chaque fois une énorme prise de tête. Et je préfèrerais n’avoir rien à faire (ce qui pour une workoholique est difficile) qu’avoir à me taper CA.
Essayer de préparer l’AG pour la tenir avant le départ de Sarah si possible.. et peut être quand Susie est de retour… la semaine prochaine semble t’il. Idéalement, il faut que Sarah soit partie le 27 à l’arrivée de l’équipe Biodiv marine.
Réfléchir un peu au livre. Dommage que je n’aie pas ici les quelques exemples du type de livres que nous voulons faire.. En plus gros, en plus épais, en plus complets, en plus humains… Comme celui que Douglas de l’Unesco a fait sur le Vanuatu ? Si tout se passe bien cette union de connaissances, d’expertises, de finances, d’une partie du Pacifique et les nôtres, le résultat devrait tous nous satisfaire. Pour montrer/expliquer à Eliala, j’ai trouvé : le dictionnaire Tuvaluen/anglais à la couverture très rigide en format US letter. En A4, un ouvrage publié avec l’Ademe « the new waver » par je ne sais plus qui mais dont le découpage photo s’apparente à ce que je vois. Et enfin un petit bouquin publié par l’afd sur les « fish stock », pas du tout le format mais dans le sujet.
Well jeudi se termine sur 3 lapins qui me ravissent car je n’ai pas l’énergie ce soir de
1-donner un premier cours de montage (enfin logging et digit.. pour commencer) à Halo notre stagiaire et Betti du service social qui voulait se joindre à nous… 2 et 3 j’aurais pu faire, indiquer à Henri l’homme de maintenance où installer l’applique extérieure ou donner à Lee la poignée de DVD préparée pour lui (nuages en version 73 mn pour qu’il voit Amatuku en 2003, réfugiés de FR5, Biogas 2006-2009 et 3 copies des biofuels 2009)… Mais bon c’est Tuvalu ! Je suis contente de ma récré et ai l’impression ce soir d’être veille de week end.
Présentation au DCC ce matin (en fait je ne sais pas à quoi l’acronyme correspond, un des C doit signifier coordination puisqu’il s’agit d’une réunion mensuelle des secrétaires permanents et directeurs de département.). Background et survol de nos activités ici et overseas pour commencer, Sarah a enchaîné avec la restitution de l’étude (overwhelming même pour moi, alors les pauvres fonctionnaires de l’éducation, des ressources humaines, de la santé ou des finances étaient, c’est certain dépassés mais ils auront sans doute retenu quelques bribes. J’ai conclu sur la dernière diapo pour rappeler que le CC n’était pas un mythe, que le jour de l’alerte au tsunami, en France, une grande vague surprise faisait 29 morts…
Tuvalu doit penser rapidement à son futur : on reste ici ou on cherche une autre terre où les traditions et culture de Tuvalu pourraient perdurer.. pour petits enfants et au delà... Insisté aussi que, comme dieu qui t’aidera si tu t’aides, les tax payers d’overseas continueront à s’intéresser à Tuvalu si Tuvalu montre qu’il agit aussi, comme avec les énergies renouvelables et qu’il a un plan. Parti un peu en live, tout ça n’était pas prévu. Je dois dire que j’ai rarement été plus décontractée avant une présentation. Animée d’aucuns sentiments, ni appréhension, ni peur de trébucher, ni regrets de n’avoir pas assez préparé. Ca m’était égal.
Avant ca ? comme maintenant chaque semaine, je dois faire un effort pour lire dans le passé.
Lundi c’était l’inauguration de l’aquarium FORAM, j’en ai parlé ailleurs. Workshop sur le thon et une autre de la red cross… Et la télé Taiwanese est passée le soir pour voir les king tides. Longs blabla ou je me suis laissée un peu trop aller au pessimisme et j’ai dit « cette année je suis de mauvaise humeur »… Ils sont revenus 2 jours plus tard avec en cadeau, un thé d’un des nombreux dieu de taiwan qui rend de bonne humeur. ☺
Mardi : l’avion a été annulé, reporté au lendemain. S’y trouvait Eliala, qui dirige le programme NBSAP à qui j’ai parlé immédiatement de regrouper les deux livres (biodiversité terrestre et marine) en un. Nous avons un budget d’impression assez conséquent. Ils ont une partie du contenu et des contacts co-partenaires comme Randy Thaman (chair of education and culture usp fiji) dont j’ai lu les échanges avec Eliala et qui propose son aide et sera à Tuvalu le 6 mai.
Sandrine aura débarqué mais aussitôt réembarqué sur le bateau des pêches (enfin c’est son planning… expédié il y a quelques jours et retouché par rapport au dernier… d’aucun dirait « mon planning idéal », pas sandrine, elle essaie toujours de faire entrer la réalité des autres dans ses désirs. Et qui a, par exemple, refusé de tenir compte des commentaires de Tupu qui proposait la 2e ou 3e semaine de Mai, en toute fin de la période des cyclones. Je sais que la cohabitation risque de faire des étincelles). Je saurai me tenir et à priori c’est pour quelques jours au début, et un gros paquet à la fin d’une donne douzaine de jours. 3 dans leur équipe plus Gilles et moi.. Ca ne le fait pas en terme de place. Je m’étais dit que le jeune photographe pouvait peut être s’installer chez Semese ou que je pouvais aller à l’hôtel, ou mettre Gilles s’ils acceptent de faire à Gilles les tarifs expat et tuvaluens, comme à moi. D’autant que Risasi risque de n’être plus là. Le poste était à repourvoir et il y a plusieurs candidats dont un qui pourrait être soutenu par Enele le secrétaire permanent. La décision devait tomber le 13 mais enele est parti pour une quinzaine de jours et n’a pas traité ce dossier avant son départ.
Mercredi, hier, avion donc arrivait aussi Anare, ex SOPAC, IUCN venu pour l’inauguration du programme solaire à Vaitupu financé par l’Italie. Il a essayé de me convaincre de faire le voyage. Départ cet après-midi retour samedi. Théoriquement. Il est 6 heures et le bateau qui devait partir à 4h n’est pas de retour au port après un voyage AR à Vaitupu. Anyway je suis ravie d’avoir écarté l’idée, si je m’étais mis dans la tête de partir, je deviendrais folle d’attendre. Déjà, juste pour l’info et pour Anare je suis allée vérifier 4 fois si le Moana folao était au port… depuis que risasi m’a fait remarquer vers 13h qu’il n’y était pas…
Hier soir Fiafia night prévue avec Anare. Il n’arrivera que bien tard, ayant attendu le mec de tec qui devait le prendre à son motel au bout de la piste… Mais comble de bonheur Cat & Tala y faisait leur sortie hebdomadaire. Semese lui est resté au bar, avec une poignée d’autres, Annie sa bientôt ex boss puisqu’il m’avait dit démissionner lundi prochain était attablée avec son mari et Steve un palagi du ministère des finances marié à une tuvaluenne, une table recevait 4 autres palagis, d’un truc de tourisme, un institut ou deux des filles de l’hôtel avait fait un scholarship (cf Yoka racontant le directeur de l’institut lui demandant combien d’étoiles l’hôtel de Funafuti ou leur nuit a apprendre comment fonctionnait la machine à cappucino parce que le prof avait suggéré que tous les étudiants présents savaient faire un capuccino). Et, délice, une longue table était réservée aux 16 vieux, très vieux japonais descendus eux aussi de l’avion du jour.. Une maison de retraite à n’en pas douter. Avec eux, un accompagnateur et la nouvelle jeune recrue de tuvalu overview, japonaise elle aussi.. Bien sûr, tous ou presque ont tout filmé depuis leur descente d’avion, la plupart survolant tout au hasard de leurs panos parkinsoniens. Ils sont repartis aujourd’hui, jeudi, 24 heures plus tard. Même si l’avion du mardi n’avait pas eu 24 h de retard, en 48 heures qu’auraient ils pu faire ? Pas de bus pour ce nombre, impossible vu leur âge de les monter dans une barque ou de faire trempette… Ce fut donc parfait.. un dîner pas si mauvais, un fiafia des filles de l’hôtel, une belle vue de leur chambre… et un magnifique coucher de soleil que j’ai admiré quelques secondes. Inhabituel, aux reflets orangers très haut dans le ciel comme pour dépasser les petits nuages noirs..
Deuxième fiafia night des 2 mois et demi que je suis là.. Même la variété de la bouffe ne m’attirait plus. Hier je me suis régalée d’un potage de mais. Il faut que je sache qui l’a confectionné. Et miracle… de la purée.. après ça poisson, porc, poulet, taro comme d’hab.
Il n’y a à nouveau plus de papates sur l’île après nos 4 kgs trouvés dans un des 3 magasins de l’île qui avait pu en décharger du Mona Roy, un petit cargo kiribatien qui ne sert qu’à ces 3 magasins. Tous les autres se ravitaillent, en même temps que l’importateur principal, TCS et tout arrive sur le Southern Pacific de Pacific direct Lines.. Le prochain bateau ? le mois prochain. Pourquoi ? Ca fait 2 mois que ce cargo n’a pas fait le voyage… « peut être que tcs ne peux pas payer.. » Ou peut être que TCS veut faire crever les petits concurrents souvent mieux achalandés que la coopérative. Et depuis 2 mois, toujours des carottes. Toujours pas de beurre non plus. La margarine touche à sa fin et y’a plus de beurre en conserve depuis longtemps (j’ai jamais essayé encore mais John m’a convaincue que c’était meilleur que la margarine.. peut être le mois prochain)… . En revanche le Mona roy a déchargé de la farine et pour le moment y’a du pain… faut que je fasse une réserve.
Que dit le planning des autres rendez vous de la semaine passée ?
Ah oui, on a vu le directeur de Tuvalu Electricity pour essayer de régler le problème piggarep. Bien sûr il renvoie sur Solomone, Sprep mais nous assure qu’on est prévu dans le workplan de l’année pour demo biodiesel et gazo, le programme de 2008 ! Quand Solomone écrivait que les projets/actions ne peuvent pas avoir commencé avant un OK officiel du Comité piggarep… Préparé sous le coup de l’émotion un mot à Sprep que je vais reprendre ce week end.
Contrairement à l’affaire piggarep, le rapport a été expédié à l’ambassade américaine, provoquant une réaction plus que sympathique de Norman, le responsable qui suit le fonds qu’ils avaient attribué au projet: « What a fantastic activity! Thank you for the excellent project report of your activity ». Ca fait du bien au réveil.
Ce qui fait moins du bien au coucher avant hier, c’est de lire le montant des honoraires « consultants » prévus sur le programme d’adaptation financé par le gef (fonds mondial pour l’environnement, Plus du tiers. Si on y ajoute les salaires de l’équipe de management et ceux qui seraient censé faire le travail terrain, je ne vois pas où sera le concret : quelques mangroves ? Un autre aspect qui ne met pas de bonne humeur, c’est que soudain les honoraires tarif tuvaluen s’envolent. 6 fois plus qu’une instit, 3 fois plus que le premier ministre, pour des pseudo experts de pseudo champs d’expertise comme (ça c’est attribué à un palagi) : knowledge management. Encore un domaine, le monétaire « social », qui n’avait pas besoin de cette nouvelle fracture entre des nouveaux riches (merci le réchauffement climatique) et les pauvres comme ailleurs de plus en plus pauvres… Sans parler des jalousies, des envies que ça va provoquer.. Une vrai déséquilibre, une réelle injustice au niveau national.
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Je ne suis bien entendu pas contre que des tuvaluens gagnent plus d’argent (en plus c’est toujours toujours moins que la moitié d’un expert palagi) mais c’est indécent, l’un comme l’autre sont indécents..
Autre sujet de mécontentement d’hier soir : Usu, le capitaine, pas toujours très pro actif c’est vrai, avait à peine décollé la semaine dernière que le personnel déposait une plainte auprès du bureau du Premier ministre et du cabinet. D’après John qui m’a donné l’info, ce serait basé sur des petits trucs du genre « il n’a pas dit bonjour à ma femme » ou « il nous a demandé de mieux nous occuper de nos cochons »… Tout semble dirigé contre Lee, notre biogasman, qu’ils accusent d’influencer le capitaine… Si je suis d’accord qu’il faut un capitaine avec plus de poigne pour redresser l’institut, la manière dont c’est fait et les raisons invoquées sont à pleurer.. Je me demande qui est derrière cette action et ne peux m’empêcher de penser que le poivrot que l’équipe s’obstine à protéger tout en en faisant la risée de l’école est encore une fois derrière.
Une bonne partie de la semaine a été consacrée, donc, à la suite du dépôt US embassy, GEF/repro biogaz et préparation du powerpoint pour la présentation de ce matin.
Sarah qui avait prévu y’a trois semaines de repartir plus tôt pour aller voir le fabricant de biodigesteur plastique directement avant de commander a fait tellement traîner l’histoire, il a fallu tellement que je la pousse pour aller changer son billet, qu’elle me dit ce soir qu’il n’y a plus de place jusqu’à mi mai.. Son projet est déjà sérieusement en danger par rapport aux deadlines, mais si elle ne part pas maintenant, le matos ne sera pas livré cet été et elle risque encore une fois de venir pour rien ou presque… Ces cours reprennent en septembre… Elle invoque « je veux le jouer à l’urgence, leur dire qu’il faut que je parte… » sous entendant qu’il y a trois semaines y’avait déjà plus de place sans doute…
Je me suis souvent mordu la langue cette semaine, ce soir encore j’ai préféré aller faire un tour sur la terrasse voir si le Moana Folao, qu’attendait Anare, était arrivé… Ce matin déjà j’ai fait un gros gros effort « t’es allée à l’agence » « oui ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de place la semaine prochaine » « et la semaine suivante ? » « j’ai pas demandé »…. Me plaçant déjà le coup de l’urgence… Ceci dit et encore une fois, elle a aussi de bons côtés : son bon caractère et sa bonne humeur. Son côté (trop) positif et (trop) ssuré je m’en passerai volontiers, c’et vrai… Hier j’ai arrêté la conversation, tellement j’en avais marre d’entendtre « yaka »… ou « si »…. Quand je parlais de la fracture sociale due à cette augmentation phénoménale des rémunérations des consultats locaux et de mon trouble quant à la situation générale de Tuvalu qui sombre… , « oui mais si le gouvernement décidait de… ça rétablirait la situation.. » . Certes. Elle est tout de même convenue que l’esprit communautaire et la vie traditionnelle, car c’est sur cette ancré-là que reposera le remise à l’équilibre, ne pourrait reprendre pied qu’une fois le fond touché …
Quelques jolis moments de la semaine : A la recherche de patates, à un croisement, j’entends piailler en l’air… des piapiatements d’oiseaux que je ne reconnaissais pas. Je lève la tête et là dans un frangipanier, une famille : un petit cop, une poule, et un tas de poussins… Ca m’a rappelé les chèvres dans les arganiers de la région d’Essaouira. J’avais déjà vu devant nos fenêtres des poules dans un de nos arbres mais pas toute une famille.
Les deux petits voisins de 2 ou 3 ans, rapportant chacun dans ses bras les deux petits chats d’Elega… (qu’elle a tendance a oublier dans la maison quand elle part quelquefois toute une après midi et en retour eux s’oublient souvent, l’autre jour le rdc sentait vraiment très mauvais. Je lui ai réexpliqué, montré aussi comment « leur mettre le nez dedans » puis dehors.. )
Tous les petits, des tout petits comme plus haut aux plus grands de 7 ou 8 ans, sont encore un plaisir même si quelquefois quand c’est sur le chemin du départ, je regrette de ne pas pouvoir me laver les mains après une série d’une dizaine de « hi5 ».
J’en oublie beaucoup de ces moments où je regrette d’avoir perdu l’habitude/l’envie de transporter un 3e œil. Ces moments qui font que je suis encore ici. Un autre élément important m’a permis de passer de la mauvaise humeur genre déprime à un genre fatalisme amusé : le livre que m’a filé Cat et dont elle et Sarah parlait comme d’un classic… Une folie à la britannique, en effet… Douglas Adams.. The guide qui mène nos héros d’une planète à l’autre à observer les habitudes surprenantes, inconnues des habitants.. Je fais comme eux j’observe, j’enregistre, je digère et finalement suis moins émotionnelle… Et puis le fait de pouvoir suivre cette année l’actualité française et internationale me fait c’est sûr relativiser. On n’est vraiment pas mieux gouvernés ailleurs. Pire : on est manipulé à grand échelle par toutes les grandes institutions international du FMI à la FAO.. Et les pays plus développés que Tuvalu sont plus perméables à l’intoxication des dirigeants de la planète via les média qu’ils utilisent comme des marionnetistes.
Ah oui, me revient ce qui m’a comme éblouie ce matin : j’observais les petits poissons. Ceux du soir au nord, sont d’assez bonne taille et transparents, ceux du matin au sud sont en général noir, ce matin ils étaient au rendez vous mais avec eux se baladait une colonie de ces petits poissons bleus/verts lagon et tout à coup, une petite raie juste là, au pied de la maison.
Sarah rentre d’une réunion de cours de premier secours à la croix rouge. Elle a décidé que ma méthode pour recharger la bike pendant la nuit en la couvrant d’un grand imper et en recouvrant batterie et plug électrique d’un plastique était dangereuse pour la batterie. Sa méthode c’est de couvrir d’un seul imper et si elle entend la pluie d’éteindre la charge. Ce soir elle décide de laisser la bike toute la nuit, recouverte seulement du grand couvre tout qui ne descend pas jusqu’à la batterie… « t’es sure qu’elle ne sera pas mouillée ? » bein si la pluie est plus importante qu’un crachin et si y a du vent, on ne sait jamais ». «kess qu’est le plus dangereux pour la mob que le chargeur de batterie soit mouillé ou qu’il ait un peu chaud ? ». « Ca peut exploser d’une manière ou d’une autre » « sauf que recouverte d’une 2e couche, elle a survécu 1 mois et demi.. et que je ne voudrai pas prendre le risque de la voir exploser sous la pluie… » Ca a porté… un peu, elle est redescendue et a poser deux pierres je ne sais où mais sans autre plastique… Je l’ai remerciée…. « mais s’il pleut fort ou qu’il vente, réveille moi » dit elle…. « Euh… il pleut toutes les nuits très fort… non seulement je l’entends souvent mais en plus la terrasse est pleine d’eau le matin » « ca c’est la condensation de l’eau du toit dans la gouttière qui goutte… « Je n’ai rien ajouté.. je ne sais pas..
En revanche, hier j’ai tenu un peu sur le thème des SDF. Pour elle, qui vit à la campagne mais pense pour la ville, tous sont là par choix, genre hippies des années 60…. D’ailleurs, y’a eu une étude…. « faite par qui ? » « par un étudiant y’a une dizaine d’années »…… Moi j’ai fait des sujets sur les SDF de L.A. et discuté beaucoup avec les français et je préfère croire ce que j’ai entendu d’eux que ton étudiant qui de Tuvalu dirait « personne à tuvalu ne croit aux changements climatiques parce que dieu a dit ». Si l’étudiant en question enquête aussi sérieusement qu’elle (sur sa dernière étude, pour des enuculeuses comme Fanny et moi, c’est choquant souvent… Extrapolations, extension, manipulation, tout ça par manque de sens du travail bien fait et par paresse.)…
Vendredi c’était aujourd’hui. Au lever pas de flaque de pluie sur la terrasse. Petite humidité sous les deux fuites de la gouttière.
Dossier terminé avec l’ambassade américaine et la courtoisie et l’enthousiasme des relations e-epistolaires sont réconfortantes.
Ce matin, impression et scan, visite à Risasi pour lui remettre son parfum que je traînais dans mon sac depuis plusieurs jours, puis à Eliala pour convenir d’un rendez vous pour parler du livre biodiv. J’ai dû m’y prendre à 3 fois, occupée qu’elle était à répondre à une loooongue interview de la radio locale par la productrice de l’antenne.
Pince-fesses cet après midi à l’occasion de l’intronisation » du nouveau GG qui soulève des controverses liées à son âge trop vert ((42 ans)* enquête faite, il a 55 ans)) pour mériter ce titre, comme avait fait jaser dans le chaumières le « renvoi » du précédent atteint par la limite d’âge. Pas invitée officiellement mais par Nala et les copines. Rencontré hier une fille des affaires étrangères à qui j’avais demandé si c’était normal de n’être pas sur leur liste. « non, justement on est en train de mettre à jour les palagis. » « « merci de t’en occuper »… Aucune invit n’a été déposée (comme c’est la tradition ici, on dépose des papiers, oui… puisqu’il n’y a pas de distribution postale). Ce n’est pas grave je suis de tous les évènements quand je choisis d’y être. Juste une question de principes. Dans la manapea, je tombe bien sûr sur la même fille des affaires étrangères. « Tu m’as oubliée ? » « Non je l’ai dit mais on n’a pas voulu ». « C’est qui « on » ».. « pas Pasuna, (le acting directeur) s’emprsse t’elle de répondre, la fille à l’ordi, elle dit qu’elle a pris la liste de Solofa. »… A la fin de la cérémonie, Solofa m’a comme à son habitude dit combien il avait apprécié que je sois là… « encore une fois Solofa c’est pas par la liste officielle… » « Ou est corina, (la fille des A E).. » elle était juste là… « assures toi stp que gilliane soit sur toutes les listes »… On va voir ce que son ordre donne. Je suis allée le remercier et lui dire qu’il était un des meilleurs de l’île… Je le pense sincèrement honnête et gentil. Et membre de longue date d’Alofa.
Il a été un des rares orateurs (4 y compris la prière)… Je n’écoutais pas vraiment mais mes oreilles ont accroché sur les 2 mots en anglais « climate change »… Y repensant j’espère que ma petite envolée d’hier au DCC et l’urgence à décider du futur des petits enfants y aura été pour quelque chose et qu’il est allé au-delà des constats automatiques pour institutions et palagis..
Sarah me dit aujourd’hui qu’elle n’est réservée sur aucun vol même à la date de son billet. Elle devait repasser aujourd’hui avant 3 heures mais a zappé. J’en reste sans voix.
Vendredi s’est terminée sur un Fatele, le plus long jamais vu ici. C’est vrai que l’occasion étant l’intronisation du GG ça n’est pas si fréquent. 1 fois tous les 4 ans je pense. Pour ça j’ai un peu regretté que les 2 cam tombent en rade de batteries avant même les agapes alimentaires préparées par la communauté de Nui (avec légumes importés des potagers individuels auxquels nous avons contribués avec nos graines ou plutôt celle de la ferme Ste Marthe et Kokopelli)… Lobster pas trop cuite et caramel mou de kaleve et crème de coco entre autres délices. En revanche, j’ai remercié les cieux de cette panne de batteries au fil des fatele qui s’enchaînaient entre la communauté de Vaitupu et celle de Nanumea qui officiaient ce soir encore. Réalisé que c’était la première fois que j’étais assise pour ce genre de spectacle. D’habitude je cours d’un côté à l’autre avec la caméra. Et à vrai dire je crois qu’on a assez de fatele en boite cette année pour faire l’impasse sur tous les prochains (dont la soirée King Tides à 4 caméras, s’il vous plait)..
Ce soir, samedi 17 Avril, invitation au mariage de la famille de Seinati et Willy. Je viens de faire un saut au Filamona pour demander à Eliala si on pouvait reporter notre réunion à demain. No problem. She keeps saying avec un sourire « I’m married but available » signifiant que sa famille étant restée à Suva, où elle habite après avoir épousé un Fijien, à Tuvalu, pendant toute la durée du contrat qui la lie à NBSAP, elle est libre comme l’air. C’est en plus, comme Cat, une apprentie workoholic. La nuit dernière elle m’a expédiée la liste des poissons de tuvalu établi par Randy Thurman à partir de laquelle Semese était parti pour son rapport en devenir pour Unesco, celui qui est dû depuis 2005 je crois. Avec les noms tuvaluens quand ils ont été retrouvés et les noms scientifiques et communs anglais.
Déposé des Aleve à Sue qui semble souffrir de sciatique et à Luisa qui elle semble victime d’un coincement de nerf dans le dos. En échange Sue m’a donné une boite d’ananas en tranches et Luisa avait eu la gentillesse de me déposer hier soir au retour du Fatele. J’avais envie d’être à l’unisson de la fête en portant une jupe.. Or c’est impossible avec la bicyclette -j’ai déjà essayé : une fois sur deux la jupe se coince dans les rayons … Il était trop tard pour y aller à pied. Alors, nous avions, Sarah et moi, pour la deuxième fois, opté pour une « ride » à deux. Tout doucement, en vérifiant la suspension tout du long. Je ne sais pas combien elle pèse mais pas loin des 100… Je pèse mon poids aussi… et si la mob est de bonne composition il ne faut quand même pas trop pousser la mécanique qui commence à rouiller… Y’a deux ans, une mob s’est écrasée sous le poids de Sarah seule… J’avais donc accepté la proposition de Luisa et Popo (Bob sauf qu’il n’y a pas de B dans l’alphabet tuvaluen).
Sur le planning du week end : l’activité qui me fait vomir depuis maintenant près de 3 ans: un énième récap au project manager de Piggarep pour essayer de dénouer les nœuds dans notre dossier… Nœuds qui a lié lui-même après une année et demi d’euphorie sur nos projets, tant qu’il en a eu besoin. Nos co-funders sont inscrits dans les documents d’origine, notre budget aussi.. et tout à coup on s’est évaporés… D’abord sous des prétextes d’incompatibilité de nos deux boites… sont intervenus alors Sarah et Chris… jusqu’à il y a quelques mois des mails « effacés » de sa boite qui me prévient automatiquement gentiment. C’est un vrai dossier caca car basée sur la roublardise et sans doute l’appât du gain d’un ou deux mecs dont le manager. Je sais que j’ai tendance à dramatiser, mais il n’y a pas d’explication logique à la situation. On a déjà passé en revue le millier de documents du dossier pour faire des chronologies, des résumés etc que personne ne lit… A chaque fois une énorme prise de tête. Et je préfèrerais n’avoir rien à faire (ce qui pour une workoholique est difficile) qu’avoir à me taper CA.
Essayer de préparer l’AG pour la tenir avant le départ de Sarah si possible.. et peut être quand Susie est de retour… la semaine prochaine semble t’il. Idéalement, il faut que Sarah soit partie le 27 à l’arrivée de l’équipe Biodiv marine.
Réfléchir un peu au livre. Dommage que je n’aie pas ici les quelques exemples du type de livres que nous voulons faire.. En plus gros, en plus épais, en plus complets, en plus humains… Comme celui que Douglas de l’Unesco a fait sur le Vanuatu ? Si tout se passe bien cette union de connaissances, d’expertises, de finances, d’une partie du Pacifique et les nôtres, le résultat devrait tous nous satisfaire. Pour montrer/expliquer à Eliala, j’ai trouvé : le dictionnaire Tuvaluen/anglais à la couverture très rigide en format US letter. En A4, un ouvrage publié avec l’Ademe « the new waver » par je ne sais plus qui mais dont le découpage photo s’apparente à ce que je vois. Et enfin un petit bouquin publié par l’afd sur les « fish stock », pas du tout le format mais dans le sujet.
26 / 04 / 10 - 07 : 16
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