Presque barré toutes les lignes du week end. Piggarep, une lettre de 2 pages et un résumé de 6 ( !) sont prêts à partir ; Envoyé un mot en amont à ceux de l’undp que je mettrai en copie pour les prévenir. Répondu aux Brésiliens qui s’étonnaient comme beaucoup de devoir payer des droits pour diffuser des images que nous ne voulons plus diffuser… Les sensationnelles… En revanche, nous sommes obligés de rappeler à chaque fois que toutes les autres images et particulièrement celles des solutions sont mises à disposition gratuitement.
J’vais pas tarder à expédier à Fanny les réponses à ses mails et récaps de la semaine. Me reste Chris qui suit les affaires du matos pour le gazogène et d’autres trucs et à qui je dois une mise à jour de la situation, particulièrement sur la mission de Gilles…
La semaine s’annonce rude… Lundi c’est le début de la workshop de NBSAP et le lancement des jeux olympiques de Tuvalu… Je ferai un saut à l’un et déclarerai probablement forfait pour l’autre. Pas trop bon souvenir de la chaleur y’a deux ans… Sandrine et le photographe arrivent mardi. Mercredi présentation du projet et de NZ Aid à NBSAP workshop et départ de Sarah. Jeudi arrivée de Dani, la compteuse de poissons et présentation par sandrine et elle du projet.. J’espère que Sandrine comprendra l’intérêt de tout faire le mercredi, devant une grande audience qu’en comité restreint (en gros l’équipe de 4 ou 5 tuvaluens qui feront le voyage et l’étude avec elles)… Pour le moment elle veut présenter le jeudi et parler de méthodologie le lendemain… Connaissant Tuvalu, et sachant que ces deux étapes vont prendre max 1h chacune, quand on a les gens sous la main on fait tout… D’autant que la plupart doivent aussi participer à la NBSAP..
Un plaisir le soir de la soirée indienne, Paeniu, un des fisheries qui sera du voyage, nous a rejoint à la table. Il était un peu bourré. Suffisamment pour lui donner le courage de s’exprimer mais pas trop. Il a donc clairement expliqué à Sarah le projet qu’il s’était approprié. Pourquoi les îles les plus éloignées, pourquoi le comptage des espèces et du nombre de poissons par espèce etc. Ne lui manquait que le bouquin... Pourtant il n’avait pas assisté aux réunions de l’an dernier. Tupu a donc bien transmis les informations et il a bien retenu ce que nous avions résumé Fanny et moi lors de notre passage dans leur bureau pour essayer d’apporter des réponses précises aux questions de Sandrine. Ça m’a fait grand plaisir d’entendre tout ça, comme ça… Je disais ma satisfaction à Nickie sans intervenir une fois dans le discours de Paeniu.
PS du 26/4 : J'ai déplacé ce soir le bureau de « la chambre de Fanny, coté lagon », dans le salon... Maintenant le téléphone et le modem trônent sur un vrai bureau à taille humaine et l'imprimante est juste à côté sur le petit pouffe... J'aurais dû y penser avant :). Ça n’a pas été trop facile de faire passer ce gros bureau dans une porte trop petite mais ça l’a fait. Sarah qui m’a dit en arrivant « t’aurais du me le dire, je t’aurais aidée » n’a reproposé son aide le soir en m’entendant de sa chambre tirer, pousser, déménager sofas et étagères depuis une heure que quand elle a été sure qu’il n’y avait plus rien à bouger ! Mdr.
J’vais pas tarder à expédier à Fanny les réponses à ses mails et récaps de la semaine. Me reste Chris qui suit les affaires du matos pour le gazogène et d’autres trucs et à qui je dois une mise à jour de la situation, particulièrement sur la mission de Gilles…
La semaine s’annonce rude… Lundi c’est le début de la workshop de NBSAP et le lancement des jeux olympiques de Tuvalu… Je ferai un saut à l’un et déclarerai probablement forfait pour l’autre. Pas trop bon souvenir de la chaleur y’a deux ans… Sandrine et le photographe arrivent mardi. Mercredi présentation du projet et de NZ Aid à NBSAP workshop et départ de Sarah. Jeudi arrivée de Dani, la compteuse de poissons et présentation par sandrine et elle du projet.. J’espère que Sandrine comprendra l’intérêt de tout faire le mercredi, devant une grande audience qu’en comité restreint (en gros l’équipe de 4 ou 5 tuvaluens qui feront le voyage et l’étude avec elles)… Pour le moment elle veut présenter le jeudi et parler de méthodologie le lendemain… Connaissant Tuvalu, et sachant que ces deux étapes vont prendre max 1h chacune, quand on a les gens sous la main on fait tout… D’autant que la plupart doivent aussi participer à la NBSAP..
Un plaisir le soir de la soirée indienne, Paeniu, un des fisheries qui sera du voyage, nous a rejoint à la table. Il était un peu bourré. Suffisamment pour lui donner le courage de s’exprimer mais pas trop. Il a donc clairement expliqué à Sarah le projet qu’il s’était approprié. Pourquoi les îles les plus éloignées, pourquoi le comptage des espèces et du nombre de poissons par espèce etc. Ne lui manquait que le bouquin... Pourtant il n’avait pas assisté aux réunions de l’an dernier. Tupu a donc bien transmis les informations et il a bien retenu ce que nous avions résumé Fanny et moi lors de notre passage dans leur bureau pour essayer d’apporter des réponses précises aux questions de Sandrine. Ça m’a fait grand plaisir d’entendre tout ça, comme ça… Je disais ma satisfaction à Nickie sans intervenir une fois dans le discours de Paeniu.
PS du 26/4 : J'ai déplacé ce soir le bureau de « la chambre de Fanny, coté lagon », dans le salon... Maintenant le téléphone et le modem trônent sur un vrai bureau à taille humaine et l'imprimante est juste à côté sur le petit pouffe... J'aurais dû y penser avant :). Ça n’a pas été trop facile de faire passer ce gros bureau dans une porte trop petite mais ça l’a fait. Sarah qui m’a dit en arrivant « t’aurais du me le dire, je t’aurais aidée » n’a reproposé son aide le soir en m’entendant de sa chambre tirer, pousser, déménager sofas et étagères depuis une heure que quand elle a été sure qu’il n’y avait plus rien à bouger ! Mdr.
16 / 05 / 10 - 16 : 36
Surprise du jour en récupérant mon passeport.
Ça me semblait traîner un peu (alors que sarah l’avait eu dans la foulée), ça traînait tellement quand je suis passée ce matin avant l’avion que je commençais à me raconter des histoires et à me dire que ça me ferait bien plaisir qu’ils me fassent des ennuis pour n’avoir pas mis à jour ma situation dans les temps (j’ai près de 3 mois de retard… Et l’année dernière, j’avais même rien fait du tout).. Si je pouvais être obligée de partir pour ce genre de raison, je ne ferais agir personne et je m’envolerai avant la fin de la mission de Sandrine… Comme il y a une dizaine d’années quand un ras-le-bol de L.A. m’avait envahie… Et que j’ai furieusement eu envie d’aller jusqu’au bout de la procédure un peu débile subie à l’aéroport parce que j’avais dit que je n’avais pas 50 dollars en liquide pour qu’ils tamponnent mon visa de travail.. 5 heures sur le gril dans les bureaux de l’immigration… Il m’avait fallu acheter un billet de retour immédiatement etc jusqu’à la 135e question où ils ont compris que je dirigeais une (petite) entreprise, que j’avais une maison etc… « Mais pourquoi vous ne nous l’avez pas dit ? » « vous ne me l’avez pas demandé »… Puis me conseillant d’épouser Chris pour n’avoir plus jamais cette situation…. J’en avais marre de L.A. et si c’était eux qui me renvoyaient c’était mieux… Fatalisme plutôt que décision… Aujourd’hui un peu manque de bol mais sympathique surprise quand même : « Gilliane » me dit l’officier d’immigration, en me montrant un visa qui ne ressemblait pas au tampons habituels, avec une mention manuscrite sous le cachet.. « Tu travailles pour Alofa Tuvalu donc on t’a fait un visa de travail, mais seulement pour Alofa Tuvalu, si ta situation change, tu nous préviens. » J’ai désormais un droit de séjour d’un an. Sans coût. Jamais il ne m’était arrivée aux US d’être exemptée de tout frais y compris de tampon (qui coûte aux professeurs palagis travaillant ici pour l’école religieuse pas loin de 200 dollars il me semble).
Autre satisfaction du jour : d’avoir pu exprimer mon opinion et ressenti dans l’oreille très amicale de Falesa, le Ministre de l’Education et celle de Polao, du comité d’investigation sur la mutinerie TMTI. Je l’avais loupé hier et pas vu de la journée, c’est lui au retour de la réunion du comité d’investigation qui est venu me trouver. Je ne sais pas ce qu’ils en retiendront et ce qu’ils en feront mais en tout cas, ils ont entendu et avec Polao on a élargi aux problèmes plus généraux de Tuvalu. Ce qui m’embête dans cette affaire c’est que je me mets dans le camp des opposants à Leota… Il semble porter les revendications avec le chief officer (qui se révèle violent avec Lee) alors que je serai ravie qu’il devienne capitaine si c’était possible. Sinon il ne serait que acting capitaine et peut être même pas puisque ça reviendrait à Puga le chief officer. Je regrette que Leota ne nous ait pas informé de leurs intentions et surtout qu’ils aient attendu que le capitaine soit dans l’avion pour sortir du bois... Sous tendu, sous-entendu et clairement exprimé dans une douzaine de récriminations, une guerre contre Lee, le comptable et notre biogaz en chef depuis qu’on a viré l’alcolo l’an dernier. Lee est beaucoup plus détendu depuis qu’on a parlé hier. Il avait l’impression qu’il avait tout le monde contre lui et n’osait parler à personne… En tout cas, il a une maîtrise incroyable et j’espère que ça va durer malgré les provocations quotidiennes qu’il a à subir à Amatuku (cf Puga qui veut le poursuivre en justice pour avoir coupé, après qu’Utala lui ait dit que c’était du leftover, un bout de grillage)… Je ne sais pas si je suis claire mais la réaction de Sarah l’est : « s’ils font ça, nous on poursuivra Utala pour vol et sabotage ». Ambiance !
L’arrivée des étudiantes journalistes en provenance de Norvège s’est passée en douceur. L’une est blonde, l’autre brune. Elles sont sympathiques, mais n’avaient pas réservé de chambre… Et comptaient en trouver à 30 dollars dans une des « nombreuses loges », tout comme un neuneu blond atterri de je ne sais quel pays qui n’avait pas réservé non plus et est venu me demander une chambre à 30 $... Le hide away c’est loin, si vous trouvez un taxi, après faut un transport quotidien comme une bicyclette ou une mob… J’ai emmené les filles. Vase puis Penni leur ont fait une chambre double au 1/3 du prix… Vase m’a confié qu’ils ne prenaient plus personne because problème d’eau... Le neuneu nous a rejoint et à l’annonce du prix normal a commencé à sortir ces papiers… Ressortant le hide away. A Penni qui lui redisait qu’il lui fallait un transport… Est-ce qu’il voulait qu’on lui trouve un taxi ? « et une voiture ? ». « 40 $ par jour ». Penni a été gentille et lui a donné la dernière chambre à la moitié du prix sans climat’. En fait elle devrait faire l’inverse, des chambres un peu moins chères et un forfait aircon à un tarif élevé. Je les ai laissés là car le neuneu me tapait vraiment sur les nerfs et j’avais autre chose à faire.
A l’aéroport croisé la moitié de la ville comme d’hab dont Salilo, la femme de Enele, Maatia, l’ex PM à qui j’ai forwardé cet aprem l’info seacology-cruise ship à Nanumea. Il est avec Willy, élu de cette île... Tala de la croix rouge qui essaie de m’apprendre un mot tuvaluen à chaque rencontre, Vasa ex office du Premier ministre qui venait de rentrer après 1 an à Fidji, Sem à qui je ne dis rien… juste échanges de sourires.. Mettre la pression ne sert à rien ici… Donc j’attends qu’il passe comme il le dit tous les jours à Sarah sans qu’on lui demande rien. Vu les filles du service social qui passeront, elles, samedi pour leur première leçon de montage. Peut-être…
Les Norvégiennes elles sont passées ce soir. Elles ne restent qu’une semaine et je voulais d’emblée leur montrer les king tides, et leur donner quelques pistes comme le fait que les tuvaluens répondent toujours par oui à une question qui comporte une formule négative, leur rappeler que c’était payday, de faire attention aux pochetrons… Je leur avais déjà indiqué qu’il valait mieux ne pas se baigner en maillots de bain... Bref je pensais en avoir pour une demi-heure et avoir fait ma BA auprès de la fille de UNDP qui me les avait envoyées.. En fait ça s’est terminé en interview fleuve mais sympathique … Elles m’avaient demandé si j’étais d’accord qu’elles enregistrent en audio et qu’elles en utilisent des extraits… Au cas où elles trouveraient où placer leur article. Quand elles ont demandé à prendre une photo, je leur ai montré l’angle pour le coucher de soleil… Non, c’était mon portrait qu’elle voulait « mais pour quoi faire » « pour notre reportage ? » « J’espère que vous trouverez mieux comme illustr ». Elles ont demandé si elles pouvaient avoir une BD. « Oui, à condition que vous la traduisiez ? » « Avec plaisir... ». Le Norvégien manque à la collection. Le mail de ce matin de Taiwan Environmental protection Union encensant la bd reçue à Copenhague et demandant s’ils pouvaient faire la traduction était sympathique aussi... On leur enverra la première trad faite par William, l’ex de l’ambassade à Funafuti. C’est super d’avoir encore une relecture dans un langage qu’on ne maîtrise pas du tout… Et quelqu’un qui imprime et utilise.
Y’a donc eu un tas de petites sympathiques nouvelles ce jeudi, veille d’un Nième vendredi férié (bomb day, du jour où les japonais ont envoyé un obus sur l’église). La dernière : Nous avons enfin une lampe extérieure digne de ce nom sur la terrasse, compacte mais lumineuse, un peu trop même. Et Henri/Enele, l’homme à tout réparer de l’hôtel m’a dit que les 30 dollars que je lui tendais c’était beaucoup trop. Il est venu 3 ou 4 fois et va aussi installer une petite planche dans le « dressing » pour que j’ai deux étagères et pas seulement une… je rêvais depuis 4 ans de pouvoir ranger mes affaires correctement. J’ai commencé à rêver d’installer la chambre/bureau côté lagon, mais là faut créer le placard.. En angle : 3 hautes planches, un manche à balai d’un côté pour suspendre, quelques étagères de l’autre… Pas compliqué, mais trop pour m’assurer que ca sera fait pour l’an prochain, d’autant que je ne suis pas sûre d’avoir envie de revenir après 2011.. Et puis un lit de camp pour plusieurs mois, ça ne le fait pas pour moi qui ai besoin d’aises, il faut donc un grand lit.
Dernier plaisir : Fong m’a confié que ses 3 plus grandes filles (de 7 à 15 ans) me trouvaient toujours bien mise... Mes tenues plus que décontractées plaisent donc aux ados… De quoi faire bisquer Sandrine qui avait regardé un jour l’an dernier d’un air dégoûté une jupe achetée à Fiji y’a quelques années… Me trouvait mal fagotée « ah ben oui ça se voit que ça date »… Bien sûr je m’en fous, s’il y a bien un endroit où je ne me pose pas ce genre de questions c’est bien ici… Une seule question en fait : trouver un modèle de robe traditionnelle qui ne fasse pas trop bécassine. D’autant que le tissu doit, traditionnellement, comporter des fleurs… Ça tasse !
Au lit… bientôt Minuit… Je termine mon dernier Canard. Si nous annulons la mission de gilles because tensions à tmti, je n’aurai pas ma cargaison de canards en retard... Et j’en suis à la 520ième page du Douglas Adams « the hitchhiker guide to the galaxy » qui en fait 764… À déguster avec modération…. J’ai commencé à me fatiguer avant la 500ième mais par petites touches, on retrouve le plaisir de la créativité déliée et la satire des sociétés humaines. Ce livre est tellement riche que je réalise combien est grande mon ignorance de l’Anglais et je m’étonne de réussir à m’exprimer sans connaître tous ces termes. Sans doute beaucoup de paraphrases. Comme en français d’ailleurs.
Fakasoa de retour de je ne sais quel voyage rencontré au centre des femmes : « t’as vu l’article de business news pacific ? « tu veux dire celui que tu nous as envoyé y’a un mois ou deux ? » celui où pour seule illustration figurait sa photo….. « euh , je ne sais pas mais à l’aéroport y’a des gens qui sont venus me voir en me demandant si c’était moi sur la photo. » Il était, bien sûr, ravi, confirmant une nouvelle fois combien tout le monde est avide de gloire.
La thèse de Nickie : « Tiens » me dit elle « Regarde j’ai fait comme toi en 2004, je me suis postée à l’aéroport à chaque avion pour faire un sondage sur le nombre, non pas de touristes, mais de représentants d’institutions ». Son papier, « power, participation & development : a case study of theoritical doctrines & international agency practice in Tuvalu », un résumé ou un extrait de la thèse qu’elle a en tête depuis 2004, indique qu’en 3 semaines, au moins 34 personnes d’au moins 25 institutions de développement ont débarqué à Funafuti… Sa conclusion : proportionnellement c’est comme si 2 millions de personnes débarquaient à Canberra (capitale australienne) pour discuter d’affaires de développement… Et, bien entendu, les maigres ressources humaines de Tuvalu ne peuvent suivre. Ceci ayant un impact négatif majeur sur leur capacité à faire leur boulot.
Un restau indien qui va ouvrir nous dit-on bientôt fait une semi-ouverture ce vendredi soir à l’hôtel. A priori nous devons y retrouver Nickie et Cat, si tant est qu’il ne fallait pas réserver 3 jours à l’avance. Quoi qu’il en soit, je doute que ce soit un indien comme on en trouve à fidji avec lentilles, épinards etc mais comme ici toutes les viandes cuites au curry et riz…
A l’aéroport, alors que je vérifie comme à chaque avion si les femmes ont réalisé de nouveaux colliers que nous n’aurions pas dans notre collection, une des femmes m’a dit « t’as vu j’ai des éventails Alofa »… J’en ai mis un de côté bien que les couleurs laissent à désirer.
La bicyclette : un plaisir depuis que John l’a huilée, en quelques coups de pédales je suis là où je veux être… Auparavant, malgré la main autoproclamée spécialiste de sarah, je commençais à m’inquiéter de ma capacité à pédaler, avec l’impression que Tuvalu était un pays de montagne..
Tous les enfants tuvaluens sont arrivés sur la capitale des 8 îles lointaines, les uns parce que c’est les vacances, les autres pour participer à la compétition sportive inter-îles qui a lieu tous les deux ans… Bruit assuré du matin au soir. Ce matin, à 7 h, un groupe d’une vingtaine d’étudiants s’ébattait dans le lagon au son d’un sifflet strident… Encore une incompréhension de la société tuvaluenne qui ne prend pas en compte le respect des voisins. Il faut dire que vivre dans la même pièce habitue l’oubli des bruits alentour dès la plus tendre enfance… C’est vrai pour la musique, le bruit ambiant, mais c’est la même chose pour les déchets. Euh… « Tuvalu we love it or we leave it » pourrait me dire le gouvernement s’il ressemblait un peu à notre président.
La chaleur depuis quelques jours est difficilement supportable. Respiration malaisée, transpiration même sous le ventilateur. Ca m’a rassurée que Sarah, de retour de l’hôtel où elle va déjeuner tous les jours, me dise avoir des difficultés à respirer elle aussi. Pour tout arranger, nos voisins brûlent les déchets qui s’accumulent en un monticule... Ça pue. Et nous on fait pareil (avec beaucoup moins de déchets puisqu’on composte, on conserve tous les conteneurs et rapportons toujours les recyclables et toxiques dans nos valises).
Ça me semblait traîner un peu (alors que sarah l’avait eu dans la foulée), ça traînait tellement quand je suis passée ce matin avant l’avion que je commençais à me raconter des histoires et à me dire que ça me ferait bien plaisir qu’ils me fassent des ennuis pour n’avoir pas mis à jour ma situation dans les temps (j’ai près de 3 mois de retard… Et l’année dernière, j’avais même rien fait du tout).. Si je pouvais être obligée de partir pour ce genre de raison, je ne ferais agir personne et je m’envolerai avant la fin de la mission de Sandrine… Comme il y a une dizaine d’années quand un ras-le-bol de L.A. m’avait envahie… Et que j’ai furieusement eu envie d’aller jusqu’au bout de la procédure un peu débile subie à l’aéroport parce que j’avais dit que je n’avais pas 50 dollars en liquide pour qu’ils tamponnent mon visa de travail.. 5 heures sur le gril dans les bureaux de l’immigration… Il m’avait fallu acheter un billet de retour immédiatement etc jusqu’à la 135e question où ils ont compris que je dirigeais une (petite) entreprise, que j’avais une maison etc… « Mais pourquoi vous ne nous l’avez pas dit ? » « vous ne me l’avez pas demandé »… Puis me conseillant d’épouser Chris pour n’avoir plus jamais cette situation…. J’en avais marre de L.A. et si c’était eux qui me renvoyaient c’était mieux… Fatalisme plutôt que décision… Aujourd’hui un peu manque de bol mais sympathique surprise quand même : « Gilliane » me dit l’officier d’immigration, en me montrant un visa qui ne ressemblait pas au tampons habituels, avec une mention manuscrite sous le cachet.. « Tu travailles pour Alofa Tuvalu donc on t’a fait un visa de travail, mais seulement pour Alofa Tuvalu, si ta situation change, tu nous préviens. » J’ai désormais un droit de séjour d’un an. Sans coût. Jamais il ne m’était arrivée aux US d’être exemptée de tout frais y compris de tampon (qui coûte aux professeurs palagis travaillant ici pour l’école religieuse pas loin de 200 dollars il me semble).
Autre satisfaction du jour : d’avoir pu exprimer mon opinion et ressenti dans l’oreille très amicale de Falesa, le Ministre de l’Education et celle de Polao, du comité d’investigation sur la mutinerie TMTI. Je l’avais loupé hier et pas vu de la journée, c’est lui au retour de la réunion du comité d’investigation qui est venu me trouver. Je ne sais pas ce qu’ils en retiendront et ce qu’ils en feront mais en tout cas, ils ont entendu et avec Polao on a élargi aux problèmes plus généraux de Tuvalu. Ce qui m’embête dans cette affaire c’est que je me mets dans le camp des opposants à Leota… Il semble porter les revendications avec le chief officer (qui se révèle violent avec Lee) alors que je serai ravie qu’il devienne capitaine si c’était possible. Sinon il ne serait que acting capitaine et peut être même pas puisque ça reviendrait à Puga le chief officer. Je regrette que Leota ne nous ait pas informé de leurs intentions et surtout qu’ils aient attendu que le capitaine soit dans l’avion pour sortir du bois... Sous tendu, sous-entendu et clairement exprimé dans une douzaine de récriminations, une guerre contre Lee, le comptable et notre biogaz en chef depuis qu’on a viré l’alcolo l’an dernier. Lee est beaucoup plus détendu depuis qu’on a parlé hier. Il avait l’impression qu’il avait tout le monde contre lui et n’osait parler à personne… En tout cas, il a une maîtrise incroyable et j’espère que ça va durer malgré les provocations quotidiennes qu’il a à subir à Amatuku (cf Puga qui veut le poursuivre en justice pour avoir coupé, après qu’Utala lui ait dit que c’était du leftover, un bout de grillage)… Je ne sais pas si je suis claire mais la réaction de Sarah l’est : « s’ils font ça, nous on poursuivra Utala pour vol et sabotage ». Ambiance !
L’arrivée des étudiantes journalistes en provenance de Norvège s’est passée en douceur. L’une est blonde, l’autre brune. Elles sont sympathiques, mais n’avaient pas réservé de chambre… Et comptaient en trouver à 30 dollars dans une des « nombreuses loges », tout comme un neuneu blond atterri de je ne sais quel pays qui n’avait pas réservé non plus et est venu me demander une chambre à 30 $... Le hide away c’est loin, si vous trouvez un taxi, après faut un transport quotidien comme une bicyclette ou une mob… J’ai emmené les filles. Vase puis Penni leur ont fait une chambre double au 1/3 du prix… Vase m’a confié qu’ils ne prenaient plus personne because problème d’eau... Le neuneu nous a rejoint et à l’annonce du prix normal a commencé à sortir ces papiers… Ressortant le hide away. A Penni qui lui redisait qu’il lui fallait un transport… Est-ce qu’il voulait qu’on lui trouve un taxi ? « et une voiture ? ». « 40 $ par jour ». Penni a été gentille et lui a donné la dernière chambre à la moitié du prix sans climat’. En fait elle devrait faire l’inverse, des chambres un peu moins chères et un forfait aircon à un tarif élevé. Je les ai laissés là car le neuneu me tapait vraiment sur les nerfs et j’avais autre chose à faire.
A l’aéroport croisé la moitié de la ville comme d’hab dont Salilo, la femme de Enele, Maatia, l’ex PM à qui j’ai forwardé cet aprem l’info seacology-cruise ship à Nanumea. Il est avec Willy, élu de cette île... Tala de la croix rouge qui essaie de m’apprendre un mot tuvaluen à chaque rencontre, Vasa ex office du Premier ministre qui venait de rentrer après 1 an à Fidji, Sem à qui je ne dis rien… juste échanges de sourires.. Mettre la pression ne sert à rien ici… Donc j’attends qu’il passe comme il le dit tous les jours à Sarah sans qu’on lui demande rien. Vu les filles du service social qui passeront, elles, samedi pour leur première leçon de montage. Peut-être…
Les Norvégiennes elles sont passées ce soir. Elles ne restent qu’une semaine et je voulais d’emblée leur montrer les king tides, et leur donner quelques pistes comme le fait que les tuvaluens répondent toujours par oui à une question qui comporte une formule négative, leur rappeler que c’était payday, de faire attention aux pochetrons… Je leur avais déjà indiqué qu’il valait mieux ne pas se baigner en maillots de bain... Bref je pensais en avoir pour une demi-heure et avoir fait ma BA auprès de la fille de UNDP qui me les avait envoyées.. En fait ça s’est terminé en interview fleuve mais sympathique … Elles m’avaient demandé si j’étais d’accord qu’elles enregistrent en audio et qu’elles en utilisent des extraits… Au cas où elles trouveraient où placer leur article. Quand elles ont demandé à prendre une photo, je leur ai montré l’angle pour le coucher de soleil… Non, c’était mon portrait qu’elle voulait « mais pour quoi faire » « pour notre reportage ? » « J’espère que vous trouverez mieux comme illustr ». Elles ont demandé si elles pouvaient avoir une BD. « Oui, à condition que vous la traduisiez ? » « Avec plaisir... ». Le Norvégien manque à la collection. Le mail de ce matin de Taiwan Environmental protection Union encensant la bd reçue à Copenhague et demandant s’ils pouvaient faire la traduction était sympathique aussi... On leur enverra la première trad faite par William, l’ex de l’ambassade à Funafuti. C’est super d’avoir encore une relecture dans un langage qu’on ne maîtrise pas du tout… Et quelqu’un qui imprime et utilise.
Y’a donc eu un tas de petites sympathiques nouvelles ce jeudi, veille d’un Nième vendredi férié (bomb day, du jour où les japonais ont envoyé un obus sur l’église). La dernière : Nous avons enfin une lampe extérieure digne de ce nom sur la terrasse, compacte mais lumineuse, un peu trop même. Et Henri/Enele, l’homme à tout réparer de l’hôtel m’a dit que les 30 dollars que je lui tendais c’était beaucoup trop. Il est venu 3 ou 4 fois et va aussi installer une petite planche dans le « dressing » pour que j’ai deux étagères et pas seulement une… je rêvais depuis 4 ans de pouvoir ranger mes affaires correctement. J’ai commencé à rêver d’installer la chambre/bureau côté lagon, mais là faut créer le placard.. En angle : 3 hautes planches, un manche à balai d’un côté pour suspendre, quelques étagères de l’autre… Pas compliqué, mais trop pour m’assurer que ca sera fait pour l’an prochain, d’autant que je ne suis pas sûre d’avoir envie de revenir après 2011.. Et puis un lit de camp pour plusieurs mois, ça ne le fait pas pour moi qui ai besoin d’aises, il faut donc un grand lit.
Dernier plaisir : Fong m’a confié que ses 3 plus grandes filles (de 7 à 15 ans) me trouvaient toujours bien mise... Mes tenues plus que décontractées plaisent donc aux ados… De quoi faire bisquer Sandrine qui avait regardé un jour l’an dernier d’un air dégoûté une jupe achetée à Fiji y’a quelques années… Me trouvait mal fagotée « ah ben oui ça se voit que ça date »… Bien sûr je m’en fous, s’il y a bien un endroit où je ne me pose pas ce genre de questions c’est bien ici… Une seule question en fait : trouver un modèle de robe traditionnelle qui ne fasse pas trop bécassine. D’autant que le tissu doit, traditionnellement, comporter des fleurs… Ça tasse !
Au lit… bientôt Minuit… Je termine mon dernier Canard. Si nous annulons la mission de gilles because tensions à tmti, je n’aurai pas ma cargaison de canards en retard... Et j’en suis à la 520ième page du Douglas Adams « the hitchhiker guide to the galaxy » qui en fait 764… À déguster avec modération…. J’ai commencé à me fatiguer avant la 500ième mais par petites touches, on retrouve le plaisir de la créativité déliée et la satire des sociétés humaines. Ce livre est tellement riche que je réalise combien est grande mon ignorance de l’Anglais et je m’étonne de réussir à m’exprimer sans connaître tous ces termes. Sans doute beaucoup de paraphrases. Comme en français d’ailleurs.
Fakasoa de retour de je ne sais quel voyage rencontré au centre des femmes : « t’as vu l’article de business news pacific ? « tu veux dire celui que tu nous as envoyé y’a un mois ou deux ? » celui où pour seule illustration figurait sa photo….. « euh , je ne sais pas mais à l’aéroport y’a des gens qui sont venus me voir en me demandant si c’était moi sur la photo. » Il était, bien sûr, ravi, confirmant une nouvelle fois combien tout le monde est avide de gloire.
La thèse de Nickie : « Tiens » me dit elle « Regarde j’ai fait comme toi en 2004, je me suis postée à l’aéroport à chaque avion pour faire un sondage sur le nombre, non pas de touristes, mais de représentants d’institutions ». Son papier, « power, participation & development : a case study of theoritical doctrines & international agency practice in Tuvalu », un résumé ou un extrait de la thèse qu’elle a en tête depuis 2004, indique qu’en 3 semaines, au moins 34 personnes d’au moins 25 institutions de développement ont débarqué à Funafuti… Sa conclusion : proportionnellement c’est comme si 2 millions de personnes débarquaient à Canberra (capitale australienne) pour discuter d’affaires de développement… Et, bien entendu, les maigres ressources humaines de Tuvalu ne peuvent suivre. Ceci ayant un impact négatif majeur sur leur capacité à faire leur boulot.
Un restau indien qui va ouvrir nous dit-on bientôt fait une semi-ouverture ce vendredi soir à l’hôtel. A priori nous devons y retrouver Nickie et Cat, si tant est qu’il ne fallait pas réserver 3 jours à l’avance. Quoi qu’il en soit, je doute que ce soit un indien comme on en trouve à fidji avec lentilles, épinards etc mais comme ici toutes les viandes cuites au curry et riz…
A l’aéroport, alors que je vérifie comme à chaque avion si les femmes ont réalisé de nouveaux colliers que nous n’aurions pas dans notre collection, une des femmes m’a dit « t’as vu j’ai des éventails Alofa »… J’en ai mis un de côté bien que les couleurs laissent à désirer.
La bicyclette : un plaisir depuis que John l’a huilée, en quelques coups de pédales je suis là où je veux être… Auparavant, malgré la main autoproclamée spécialiste de sarah, je commençais à m’inquiéter de ma capacité à pédaler, avec l’impression que Tuvalu était un pays de montagne..
Tous les enfants tuvaluens sont arrivés sur la capitale des 8 îles lointaines, les uns parce que c’est les vacances, les autres pour participer à la compétition sportive inter-îles qui a lieu tous les deux ans… Bruit assuré du matin au soir. Ce matin, à 7 h, un groupe d’une vingtaine d’étudiants s’ébattait dans le lagon au son d’un sifflet strident… Encore une incompréhension de la société tuvaluenne qui ne prend pas en compte le respect des voisins. Il faut dire que vivre dans la même pièce habitue l’oubli des bruits alentour dès la plus tendre enfance… C’est vrai pour la musique, le bruit ambiant, mais c’est la même chose pour les déchets. Euh… « Tuvalu we love it or we leave it » pourrait me dire le gouvernement s’il ressemblait un peu à notre président.
La chaleur depuis quelques jours est difficilement supportable. Respiration malaisée, transpiration même sous le ventilateur. Ca m’a rassurée que Sarah, de retour de l’hôtel où elle va déjeuner tous les jours, me dise avoir des difficultés à respirer elle aussi. Pour tout arranger, nos voisins brûlent les déchets qui s’accumulent en un monticule... Ça pue. Et nous on fait pareil (avec beaucoup moins de déchets puisqu’on composte, on conserve tous les conteneurs et rapportons toujours les recyclables et toxiques dans nos valises).
16 / 05 / 10 - 16 : 35
20-4-2010 Je pense oui annuler la mission de Gilles
Entre le bordel à TMTI, celui créé par le volcan et les vols capricieux d’air pacific… je le sens mal. Tout comme je n’y vois toujours pas très clair dans le départ de Sarah. A priori elle peut quitter Funcity jeudi... Je lui ai conseillé, m’étonnant qu’elle n’y pense pas, de s’arrêter une journée à Suva pour voir Sikeli qui a répondu au mail que j’avais préparé pour elle, - elle est censée être chargée du projet -, et qu’elle a mis 4 jours à envoyer*… A la question « Any news des plastic manufacturers que tu devais voir avec les modèles qu’on t’avais donnés », Sikeli nous informait qu’il y avait maintenant un fabricant de digesteur plastique à fiji et que ça coûtait 800$ soit quoi ? 300 euros pièce…. On est loin des 2000 livres et plus en UK sans parler des 2500 euros de transport par unité… Ça vaut la peine de s’arrêter non ? C’est un peu le mystère sur le comment et quand elle va pouvoir rentrer sur Londres… *En revanche ce soir, c’est elle qui m’a poussée au cul pour que la lettre à Solomone/Piggarep soit finalisée… Elle sait que je peine sur ces merdes surtout que je veux mettre UNDP et GEF en copie.. L’autre jour elle m’avait dit « mais envoie le comme ça, c’est bon ». J’avais expliqué qu’il fallait que chaque mot soit posé… Ce soir elle m’a dit « tu veux me donner ton truc à revoir ce soir »… J’ai repris sans trop de haut-le-coeur en digitalisant une heure et lui ai passé… Ça fait 2 heures qu’elle est dessus ou… qu’elle dort..
En revanche dans la famille voyage, la mère wheeler dont le silence m’inspirait un petit malaise quant à la disponibilité d’un siège suva/funcity, sauve la mise. C’est toujours compliqué d’assurer un vol vers Funafuti, depuis qu’Air Pacific a repris les activités d’Air Fiji. Et de plus en plus puisque nos actions à tous conjuguées attirent de plus en plus de monde. Même si le flot des touristes est modeste, il est de plus en plus régulier, jusqu’à la quinzaine de japonais d’une maison de retraite...
Dans l’affaire TMTI je lobbye sec. Aujourd’hui avec Diana des média et Willy (qui m’avait appelée pour qu’on parle de Seacology, un projet de replantation de mangroves à Nanumea sur lequel Fanny avait vu passer un article et nous l’avait transmis. Il m’a demandé mon avis sur tout, aussi bien si je pense qu’il faut faire des élections parallèles pour remplacer italeli ou si tuvalu doit créer des relations diplomatiques avec l’Iran… Et entre les deux tout le reste)... La nomination du GG, t’en penses quoi ? « Peu à dire sauf qu’Italeli semble un peu jeune pour prendre une telle retraite », mais dans le genre rumeurs de la rue j’en ai mis un paquet sur TMTI et Utala.. Je remets ça demain. Je vois Polao (du comité d’investigation) pour lui faire un compte-rendu de notre vécu là-bas et celui de Sarah à Nanumea... Bizarrement, à chaque fois que je commence, en disant « je ne dirai pas qui », ils pensent que l’alcolo malveillant c’est Favea… Comme quoi l’équipe de TMTI a déjà fait son boulot de sape.. Car derrière Usu, c’est Lee qu’ils visent...
En fait je me rends compte qu’une partie de ma déprime des derniers mois est due au fait que tout le monde me parle, j’entends tout, je sais tout ce qui se passe, plus que chaque tuvaluen pris individuellement… Et surtout beaucoup plus que les années précédentes.. C’est ça aussi faire partie de la famille de chacun...
À la réunion d’aujourd’hui, je suis intervenue c’est sûr, mais je me mordais les lèvres pour ne pas l’ouvrir trop car je trouve cette initiative imbécile. Eliala en fait a pris tous les thèmes/activités faites (ou prévues) ces dernières années, y compris l’artisanat, le concert, et bien sur le fashion show à partir de waste.. C’est pour ça que j’ai proposé à la place la vidéo de l’an dernier, histoire d’éviter un boulot de fou à tout le monde. Elle a sauté « ah super, on passe la vidéo l’après midi et on fait le show le soir… » « Euh... en ce cas, gardons la vidéo pour la journée de l’environnement… »
Sur ma revendication de payer Kaio un peu quand on le met sur des trucs, dans la mesure où contrairement a tous les autres autour de la table, il n’est payé nulle part… Plutôt qu’un premier prix pour le concours de mon cul sur la commode à 500 euros, on baisse le prix et on rétribue Kaio. Alofa s’est proposée pour les prix du concours de jardins et paiera Kaio…. Ca a laissé la plupart sans voix.. sauf Soseala (qui m’a dit l’autre jour qu’il était membre depuis l’an dernier mais n’était pas sur nos listes… Maintenant il y est), qui m’a regardé comme si j’étais un ange...
Saufatu, lui, rencontré à l’aéroport, m’a expliqué que s’il n’avait pas été nommé GG (alors que le gouvernement, comme on lui avait dit, l’avait en tête) c’est à cause d’un blocus de l’opposition qui proposait Tofiga, le President de l’Eglise… On l’a échappé belle.
Parmi les autres petites nouvelles : après la réunion avec eliala et sem sur le bouquin qui s’est bien passée et on avance bien que Eli fasse toujours 3 pas en avant pendant les discussions puis 2 en arrière en conclusion.. (sem n’avait pas l’air dans son assiette… les yeux bouffis.. sa démission le mine et la mère Annie n’a pas l’air de l’aider et par exemple lui interdit de partir avec ses data…. ) … Après la réunion de ce matin où il était aussi, arrivé en retard, Sarah l’a rencontré à Tango où elle essayait de voir Taukiei pour avoir un retour sur les dossiers préliminaires envoyés sur le biogaz... Il était assis, m’a-t’elle dit, la tête entre les mains et lui a dit qu’il passerait à 6h… J’avais du coup réouvert son contrat… En bon Tuvaluen, il n’est pas venu…
Entre le bordel à TMTI, celui créé par le volcan et les vols capricieux d’air pacific… je le sens mal. Tout comme je n’y vois toujours pas très clair dans le départ de Sarah. A priori elle peut quitter Funcity jeudi... Je lui ai conseillé, m’étonnant qu’elle n’y pense pas, de s’arrêter une journée à Suva pour voir Sikeli qui a répondu au mail que j’avais préparé pour elle, - elle est censée être chargée du projet -, et qu’elle a mis 4 jours à envoyer*… A la question « Any news des plastic manufacturers que tu devais voir avec les modèles qu’on t’avais donnés », Sikeli nous informait qu’il y avait maintenant un fabricant de digesteur plastique à fiji et que ça coûtait 800$ soit quoi ? 300 euros pièce…. On est loin des 2000 livres et plus en UK sans parler des 2500 euros de transport par unité… Ça vaut la peine de s’arrêter non ? C’est un peu le mystère sur le comment et quand elle va pouvoir rentrer sur Londres… *En revanche ce soir, c’est elle qui m’a poussée au cul pour que la lettre à Solomone/Piggarep soit finalisée… Elle sait que je peine sur ces merdes surtout que je veux mettre UNDP et GEF en copie.. L’autre jour elle m’avait dit « mais envoie le comme ça, c’est bon ». J’avais expliqué qu’il fallait que chaque mot soit posé… Ce soir elle m’a dit « tu veux me donner ton truc à revoir ce soir »… J’ai repris sans trop de haut-le-coeur en digitalisant une heure et lui ai passé… Ça fait 2 heures qu’elle est dessus ou… qu’elle dort..
En revanche dans la famille voyage, la mère wheeler dont le silence m’inspirait un petit malaise quant à la disponibilité d’un siège suva/funcity, sauve la mise. C’est toujours compliqué d’assurer un vol vers Funafuti, depuis qu’Air Pacific a repris les activités d’Air Fiji. Et de plus en plus puisque nos actions à tous conjuguées attirent de plus en plus de monde. Même si le flot des touristes est modeste, il est de plus en plus régulier, jusqu’à la quinzaine de japonais d’une maison de retraite...
Dans l’affaire TMTI je lobbye sec. Aujourd’hui avec Diana des média et Willy (qui m’avait appelée pour qu’on parle de Seacology, un projet de replantation de mangroves à Nanumea sur lequel Fanny avait vu passer un article et nous l’avait transmis. Il m’a demandé mon avis sur tout, aussi bien si je pense qu’il faut faire des élections parallèles pour remplacer italeli ou si tuvalu doit créer des relations diplomatiques avec l’Iran… Et entre les deux tout le reste)... La nomination du GG, t’en penses quoi ? « Peu à dire sauf qu’Italeli semble un peu jeune pour prendre une telle retraite », mais dans le genre rumeurs de la rue j’en ai mis un paquet sur TMTI et Utala.. Je remets ça demain. Je vois Polao (du comité d’investigation) pour lui faire un compte-rendu de notre vécu là-bas et celui de Sarah à Nanumea... Bizarrement, à chaque fois que je commence, en disant « je ne dirai pas qui », ils pensent que l’alcolo malveillant c’est Favea… Comme quoi l’équipe de TMTI a déjà fait son boulot de sape.. Car derrière Usu, c’est Lee qu’ils visent...
En fait je me rends compte qu’une partie de ma déprime des derniers mois est due au fait que tout le monde me parle, j’entends tout, je sais tout ce qui se passe, plus que chaque tuvaluen pris individuellement… Et surtout beaucoup plus que les années précédentes.. C’est ça aussi faire partie de la famille de chacun...
À la réunion d’aujourd’hui, je suis intervenue c’est sûr, mais je me mordais les lèvres pour ne pas l’ouvrir trop car je trouve cette initiative imbécile. Eliala en fait a pris tous les thèmes/activités faites (ou prévues) ces dernières années, y compris l’artisanat, le concert, et bien sur le fashion show à partir de waste.. C’est pour ça que j’ai proposé à la place la vidéo de l’an dernier, histoire d’éviter un boulot de fou à tout le monde. Elle a sauté « ah super, on passe la vidéo l’après midi et on fait le show le soir… » « Euh... en ce cas, gardons la vidéo pour la journée de l’environnement… »
Sur ma revendication de payer Kaio un peu quand on le met sur des trucs, dans la mesure où contrairement a tous les autres autour de la table, il n’est payé nulle part… Plutôt qu’un premier prix pour le concours de mon cul sur la commode à 500 euros, on baisse le prix et on rétribue Kaio. Alofa s’est proposée pour les prix du concours de jardins et paiera Kaio…. Ca a laissé la plupart sans voix.. sauf Soseala (qui m’a dit l’autre jour qu’il était membre depuis l’an dernier mais n’était pas sur nos listes… Maintenant il y est), qui m’a regardé comme si j’étais un ange...
Saufatu, lui, rencontré à l’aéroport, m’a expliqué que s’il n’avait pas été nommé GG (alors que le gouvernement, comme on lui avait dit, l’avait en tête) c’est à cause d’un blocus de l’opposition qui proposait Tofiga, le President de l’Eglise… On l’a échappé belle.
Parmi les autres petites nouvelles : après la réunion avec eliala et sem sur le bouquin qui s’est bien passée et on avance bien que Eli fasse toujours 3 pas en avant pendant les discussions puis 2 en arrière en conclusion.. (sem n’avait pas l’air dans son assiette… les yeux bouffis.. sa démission le mine et la mère Annie n’a pas l’air de l’aider et par exemple lui interdit de partir avec ses data…. ) … Après la réunion de ce matin où il était aussi, arrivé en retard, Sarah l’a rencontré à Tango où elle essayait de voir Taukiei pour avoir un retour sur les dossiers préliminaires envoyés sur le biogaz... Il était assis, m’a-t’elle dit, la tête entre les mains et lui a dit qu’il passerait à 6h… J’avais du coup réouvert son contrat… En bon Tuvaluen, il n’est pas venu…
16 / 05 / 10 - 16 : 34
21 avril 2010 - Le festin
La grande, l’excellente surprise du jour : une livraison de légumes dans la petite boutique dont on m’avait dit, à mon arrivée, qu’ils en importaient. Rien depuis 3 mois. Et puis ce soir en passant devant, j’ai vu des cartons devant la porte. J’ai vu des sacs de carottes. « vous avez quoi d’autres ? « des tomates » déjà je sautais de joie. J’allais pouvoir confectionner pour le dîner (prévu avec Cat son époux, semese et qui s’est terminé sans son époux ni semese mais avec John… une vraie salade de tomates avec la mozzarelle transportée depuis L.A. et le basilic de Pati… Ce soir, alleluia je n’aurais pas à ouvrir une boite de petits pois et de mais pour faire comme ci avec la mozzarelle et le basilic ! Enfin, bon, quand ils ont ouvert le carton, j’ai cru que c’était des prunes jaunes, tellement elles n’étaient pas mûres et tellement elles étaient petites… « et quoi d’autres » « chou, concombres, gingembre… » et dans le frigo je vois du raisin, des oranges, des pommes, des poires… Du raisin, du type que j’achète pas à Paris, à gros grains pleins de pépins et sans goût, mais même pas bon, la consistance trimballe sa nostalgie.. Toute la tablée (d’origine britannique) a adoré et ne fait pas la différence entre une bonne tomate et une qui s’est baladée des mois et pourra durer encore deux, sans goût, et ne connaît bien sûr pas le muscat..
J’avais donné des sous à Cat pour acheter le thon à une des femmes le long de la route. C’est elle qui avait pensé y’a des semaines a essayer de cuisiner un poisson, à la tuvaluenne. Tala son époux s’était proposé pour le nettoyer.. Elle est arrivé avec les filets… les a fait mariner dans le chili et le citron vert que j’avais récupéré à l’hôtel. J’avais sorti la purée du freezer et Sarah l’a allongée au beurre et garlic… John est arrivé avec le vin.
Ah oui, j’ai dû abandonner la lutte passive et nettoyer la paillasse de l’évier des déchets de Sarah… 10 jours… rien n’y a fait… Elle ne voit pas, elle n’entend pas, elle ne bouge pas. En fait c’est un mode de vie, il suffit de voir sa chambre. Idem pour la vaisselle du dîner… comme d’hab, la même préposée : cosette. Elle justifie son inaction post dînatoire parce qu’elle a coupé une gousse d’ail avant..
Dans l’après-midi, retrouvé Lee par hasard à l’hôtel, alors que je voulais déposer des pain killers à Yoka qui m’avait cueilli les derniers citrons verts de l’arbre de l’hôtel.. Il avait clairement envie de s’épancher et m’a traduit la lettre de complainte du staff contre le captain et contre lui et m’a montré sa réponse en anglais.. C’est d’une petitesse à faire pleurer. Il est passé prendre les dvd de nuages (longue version pour voir Amatuku en 2003), du sujet de FR5 en français et de nos dvd biogas et biodiesel… 3 copies : une pour Utala, une autre pour Léota, s’il veut quand même leur faire plaisir. Pour lui et sa femme un petit modèle de parfum. Il a dit son soulagement qu’on le soutienne.
Continuer le lobbying. Sarah a déjeuné avec Nala et Apisai et a fait le tour de la question y compris d’Utala.. J’ai fait la même chose hier avec Willy, idem demain avec Polao et faut que j’aille voir Falesa le ministre de l’éducation, dont dépend TMTI, pour lui dire mon sentiment.
La grande, l’excellente surprise du jour : une livraison de légumes dans la petite boutique dont on m’avait dit, à mon arrivée, qu’ils en importaient. Rien depuis 3 mois. Et puis ce soir en passant devant, j’ai vu des cartons devant la porte. J’ai vu des sacs de carottes. « vous avez quoi d’autres ? « des tomates » déjà je sautais de joie. J’allais pouvoir confectionner pour le dîner (prévu avec Cat son époux, semese et qui s’est terminé sans son époux ni semese mais avec John… une vraie salade de tomates avec la mozzarelle transportée depuis L.A. et le basilic de Pati… Ce soir, alleluia je n’aurais pas à ouvrir une boite de petits pois et de mais pour faire comme ci avec la mozzarelle et le basilic ! Enfin, bon, quand ils ont ouvert le carton, j’ai cru que c’était des prunes jaunes, tellement elles n’étaient pas mûres et tellement elles étaient petites… « et quoi d’autres » « chou, concombres, gingembre… » et dans le frigo je vois du raisin, des oranges, des pommes, des poires… Du raisin, du type que j’achète pas à Paris, à gros grains pleins de pépins et sans goût, mais même pas bon, la consistance trimballe sa nostalgie.. Toute la tablée (d’origine britannique) a adoré et ne fait pas la différence entre une bonne tomate et une qui s’est baladée des mois et pourra durer encore deux, sans goût, et ne connaît bien sûr pas le muscat..
J’avais donné des sous à Cat pour acheter le thon à une des femmes le long de la route. C’est elle qui avait pensé y’a des semaines a essayer de cuisiner un poisson, à la tuvaluenne. Tala son époux s’était proposé pour le nettoyer.. Elle est arrivé avec les filets… les a fait mariner dans le chili et le citron vert que j’avais récupéré à l’hôtel. J’avais sorti la purée du freezer et Sarah l’a allongée au beurre et garlic… John est arrivé avec le vin.
Ah oui, j’ai dû abandonner la lutte passive et nettoyer la paillasse de l’évier des déchets de Sarah… 10 jours… rien n’y a fait… Elle ne voit pas, elle n’entend pas, elle ne bouge pas. En fait c’est un mode de vie, il suffit de voir sa chambre. Idem pour la vaisselle du dîner… comme d’hab, la même préposée : cosette. Elle justifie son inaction post dînatoire parce qu’elle a coupé une gousse d’ail avant..
Dans l’après-midi, retrouvé Lee par hasard à l’hôtel, alors que je voulais déposer des pain killers à Yoka qui m’avait cueilli les derniers citrons verts de l’arbre de l’hôtel.. Il avait clairement envie de s’épancher et m’a traduit la lettre de complainte du staff contre le captain et contre lui et m’a montré sa réponse en anglais.. C’est d’une petitesse à faire pleurer. Il est passé prendre les dvd de nuages (longue version pour voir Amatuku en 2003), du sujet de FR5 en français et de nos dvd biogas et biodiesel… 3 copies : une pour Utala, une autre pour Léota, s’il veut quand même leur faire plaisir. Pour lui et sa femme un petit modèle de parfum. Il a dit son soulagement qu’on le soutienne.
Continuer le lobbying. Sarah a déjeuné avec Nala et Apisai et a fait le tour de la question y compris d’Utala.. J’ai fait la même chose hier avec Willy, idem demain avec Polao et faut que j’aille voir Falesa le ministre de l’éducation, dont dépend TMTI, pour lui dire mon sentiment.
26 / 04 / 10 - 07 : 21
20 avril 2010 : Un mystère résolu !
Je nage encore en pleine incompréhension sur le comment du pourquoi les tuvaluens réagissent, agissent, pensent comme ils le font. La dernier acte de TMTI confirme cette impression : très courageusement, l’équipe qui a déposé une plainte contre le capitaine dès qu’il a eu mis le pied dans l’avion, a envoyé aujourd’hui le N° 2 pour passer le message qu’ils ne veulent pas le voir sur l’îlot à son retour. C’est sûr qu’ils n’avaient pas réalisé qu’ils auraient à lui faire face à son retour. Courageux mais pas téméraires.
Mais au moins, l’autre soir, en rentrant du mariage, nous avons découvert d’où venait le bruit sec répété de 9h à Minuit, comme un bout de bois qu’on coupe à la hache.. En fait passant devant une hutte du voisinage, on a entendu le même bruit : un groupe qui jouait aux dominos et qui écrasait pesamment leur domino sur le sol en bois…
Après des discussions avec Eliala hier soir, sa mère à déjeuner, eliala again et semese cet aprèm puis Polao qui se trouve faire partie du comité d’investigation sur le cas du capitaine (je repasserai demain pour lui dire un ou deux trucs) cat et john ce soir, je suis de plus en plus convaincue que Tuvalu est sur une autre planète, hors réalité, des aliens, comme une comédie science fictionnelle live. De plus en plus envie d’envoyer Amatuku balader. Surtout depuis la mutinerie couarde… Je regrette que John ne fasse pas une communication de ce qu’il me dit, à savoir, que l’éducation de l’école est lamentable et que de toute façon, son agence et l’autre sur l’île ne recrute plus parmi les trainees sortis de l’institut, et tournent avec un pool régulier.. D’autant que les recrutements sont plus rares et les Tuvaluens pas toujours bien notés… 11 débarqués depuis le début de l’année.. A peu près 10% des marins employés… Alors reviendrai je ou pas à Tuvalu ? Oui, sans doute, mais plus pour les aider comme nous avons commencé à le faire je ne crois pas… Trop d’énergie, trop de frustrations, trop entrer dans le jeu de l’assistance, qui fait qu’eux ne font rien mais attendent qu’on fasse pour eux… Je reviendrai sans doute pour faire le film dont je ne dirais rien dans ce blog et sans doute pour affiner un livre comique mais plutôt gentil sur notre expérience. Hier j’en étais encore à préparer un réquisitoire, mes observations de ce qui foire et à le délivrer au conseil des ministres l’an prochain… Décidément je vais mieux…
Deuxième découverte de la journée : à ma liste déjà longue de responsables probables de mes piqûres et rougeurs, soleil, transpiration et insectes variés, je peux ajouter les puces des 3 chats d’Elega… Si mes bras on retrouvé leur apparence presque sans tache, les parasites se sont concentrés sur mes jambes ces dernières semaines. Des rougeurs par petits paquets, en ligne ou en carré, c’est selon l’humeur de la puce…
Ma revanche : dans la nuit, dans le faisceau de lumière de ma torche, découvert un gecko avec, dans la gueule, un gros insecte pas piqueur, genre gros cockroach de 5 ou 6 cm, happé assez bruyamment pour que je me lève pour voir ce que c’était.
Je me suis affublée aujourd’hui d’un nouveau surnom : Cosette. Je remplis les bouteilles d’eau bouillie, Sarah les vide. Je vide les cendriers elle les remplit.. Je fais la vaisselle, elle la salit… Si je ne lui demande pas d’emporter son verre qui traîne depuis 24h, elle ne le prendra pas… Depuis une semaine, j’ai laissé sur la paillasse de l’évier le sac de cornflakes et la boite de milo vidés par ses soins et laissés là sous le prétexte que ça peut servir.. Certes… une fois nettoyés et rangés… Ce qui n’est toujours pas le cas.
Je ne parlerai pas ce soir de la frustration continue sur l’histoire du changement de billets qui aujourd’hui va nous coûter quelques bonbons ou plus simplement parce que c’est plus dans les délais… enfin si un peu, mais c’est tout.
Je nage encore en pleine incompréhension sur le comment du pourquoi les tuvaluens réagissent, agissent, pensent comme ils le font. La dernier acte de TMTI confirme cette impression : très courageusement, l’équipe qui a déposé une plainte contre le capitaine dès qu’il a eu mis le pied dans l’avion, a envoyé aujourd’hui le N° 2 pour passer le message qu’ils ne veulent pas le voir sur l’îlot à son retour. C’est sûr qu’ils n’avaient pas réalisé qu’ils auraient à lui faire face à son retour. Courageux mais pas téméraires.
Mais au moins, l’autre soir, en rentrant du mariage, nous avons découvert d’où venait le bruit sec répété de 9h à Minuit, comme un bout de bois qu’on coupe à la hache.. En fait passant devant une hutte du voisinage, on a entendu le même bruit : un groupe qui jouait aux dominos et qui écrasait pesamment leur domino sur le sol en bois…
Après des discussions avec Eliala hier soir, sa mère à déjeuner, eliala again et semese cet aprèm puis Polao qui se trouve faire partie du comité d’investigation sur le cas du capitaine (je repasserai demain pour lui dire un ou deux trucs) cat et john ce soir, je suis de plus en plus convaincue que Tuvalu est sur une autre planète, hors réalité, des aliens, comme une comédie science fictionnelle live. De plus en plus envie d’envoyer Amatuku balader. Surtout depuis la mutinerie couarde… Je regrette que John ne fasse pas une communication de ce qu’il me dit, à savoir, que l’éducation de l’école est lamentable et que de toute façon, son agence et l’autre sur l’île ne recrute plus parmi les trainees sortis de l’institut, et tournent avec un pool régulier.. D’autant que les recrutements sont plus rares et les Tuvaluens pas toujours bien notés… 11 débarqués depuis le début de l’année.. A peu près 10% des marins employés… Alors reviendrai je ou pas à Tuvalu ? Oui, sans doute, mais plus pour les aider comme nous avons commencé à le faire je ne crois pas… Trop d’énergie, trop de frustrations, trop entrer dans le jeu de l’assistance, qui fait qu’eux ne font rien mais attendent qu’on fasse pour eux… Je reviendrai sans doute pour faire le film dont je ne dirais rien dans ce blog et sans doute pour affiner un livre comique mais plutôt gentil sur notre expérience. Hier j’en étais encore à préparer un réquisitoire, mes observations de ce qui foire et à le délivrer au conseil des ministres l’an prochain… Décidément je vais mieux…
Deuxième découverte de la journée : à ma liste déjà longue de responsables probables de mes piqûres et rougeurs, soleil, transpiration et insectes variés, je peux ajouter les puces des 3 chats d’Elega… Si mes bras on retrouvé leur apparence presque sans tache, les parasites se sont concentrés sur mes jambes ces dernières semaines. Des rougeurs par petits paquets, en ligne ou en carré, c’est selon l’humeur de la puce…
Ma revanche : dans la nuit, dans le faisceau de lumière de ma torche, découvert un gecko avec, dans la gueule, un gros insecte pas piqueur, genre gros cockroach de 5 ou 6 cm, happé assez bruyamment pour que je me lève pour voir ce que c’était.
Je me suis affublée aujourd’hui d’un nouveau surnom : Cosette. Je remplis les bouteilles d’eau bouillie, Sarah les vide. Je vide les cendriers elle les remplit.. Je fais la vaisselle, elle la salit… Si je ne lui demande pas d’emporter son verre qui traîne depuis 24h, elle ne le prendra pas… Depuis une semaine, j’ai laissé sur la paillasse de l’évier le sac de cornflakes et la boite de milo vidés par ses soins et laissés là sous le prétexte que ça peut servir.. Certes… une fois nettoyés et rangés… Ce qui n’est toujours pas le cas.
Je ne parlerai pas ce soir de la frustration continue sur l’histoire du changement de billets qui aujourd’hui va nous coûter quelques bonbons ou plus simplement parce que c’est plus dans les délais… enfin si un peu, mais c’est tout.
26 / 04 / 10 - 07 : 19
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