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Ayé… La mission de terrain est terminée, la plupart des données sont entrées sur les ordinateurs de Dani (partie jeudi) et de Sandrine qui poursuit le déchiffrage des dernières fiches des substrats et autres coquillages. Tupu et Semese terminent la rentrée des leurs. En attendant, tout le monde est parti pour une plongée juste pour le plaisir. Une véritable saga.

A cette heure, me voilà prise entre deux sentiments : la crainte qu’il soit arrivé quelque chose au bateau qui a emporté Sandrine, Thomas, Sem, Teulu, Tupu et sa famille, et la colère de m’être laissée convaincre par le dirigisme de Sandrine… et de ne pas en être.

La maisonnée avait prévu une journée détente, une idée germée quand Sandrine m’a entendue demander à Eti si je pouvais me joindre à lui, Lee et Sem qui allaient pêcher samedi matin pour mon unique trempette dans le lagon de ces 4 mois de séjour. Sandrine a alors décidé d’organiser un bateau pour nous, me convaincant que ce serait super d’allier mon baptême de mer et sa première plongée pour le plaisir… Partager ça m’amusait plutôt bien.

Ca s’est corsé quand j’ai compris que dans son esprit il s’agissait d’une heure de plongée à 30 m côté océan et un petit détour sur un ilot pour que je fasse trempette puis retour en vitesse à la maison. Pour quelqu’un, moi, qui sait à peine nager, ça signifiait rester dans le bateau sous le cagnard en les attendant. Pas spécialement réjouissant. Le débat devint intéressant quand Semese a lancé l’idée de « pique-niquer, se balader et regarder les oiseaux ». Il pouvait trouver un grand bateau pour tous. A nouveau j’ai tendu l’oreille mais Sandrine a refusé véhémentement « en ce cas, on prend deux bateaux ». Bof bof.

Ne tenant pas à créer une crise autour de ça, j’ai décidé de ne pas y aller. Petit bateau donc juste pour Sandrine, Thomas et Fumiko (JICA) qui trépignait de plonger après plusieurs mois à Funcity sans avoir pu le faire. Ce matin, à peine réveillée, j’aperçois le grand bateau en bas, avec une heure de retard ajoutant à la tronche de Sandrine, partie vers les fisheries. En pyjama et ne tenant pas à passer 2 heures avec Sandrine et Sem se tirant la tronche, j’ai confirmé ma décision de rester. Certes j’ai hésité un peu plus en voyant dans le bateau la famille de Tupu, ma copine Suzan et ses filles, comprenant alors qu’ils avaient opté pour le pique nique… Convaincue que Sandrine qui voulait rentrer tôt parviendrait « to have it her way », et à me gâcher le plaisir j’ai confirmé que je n’irai pas.

Mon vocabulaire est trop limité pour décrire sa manière d’être - d’autant que mon cerveau a tendance à refuser de trouver les termes relatifs aux comportements étrangers au mien, à mon mode de pensée. Je l’ai réalisé en ne trouvant pas les adjectifs adéquats pour décrire Solomone, le mec du Piggarep qui, mu par une perversité sadique, ne semble pas étouffé par l’honnêteté. Si Sandrine est honnête, elle est imperméable aux autres, pas une once d’empathie. Elle ne les entend pas, il arrive même qu’elle ne les voie pas.
Hier, rentrant à la maison, trempée d’une ondée violente, Thomas et Sandrine venaient d’arriver après la dernière plongée « obligatoire »… Thomas m’a proposé sa place à la douche, Sandrine en a sorti une tête pleine de ce qu’elle racontait et l’a rentrée sans autre commentaire, n’ayant pas remarqué dans quel état j’étais.

Hier aussi, observant sa réaction à la suggestion de Sem d’élargir la ballade à autre chose qu’une plongée, je l’ai vue castratrice. Certes on ne sait jamais ici si les gens vont faire ce qu’ils ont dit, mais Sandrine décidant tout impulsivement tandis que la plupart d’entre nous par besoin de réflexion, hésite, elle prend sur le champ les rênes… niant les plans des autres et changeant ceux qu’elle impose en imaginant qu’elle nous a informés alors qu’elle a raisonné et cheminé toute seule. Voir les plannings envoyés à tous en demandant à chacun son avis tout en précisant que rien n’était modifiable.

Avant son arrivée, j’avais prévenu les troupes de sa propension à l’auto-centrage, qu’il valait mieux en rire, qu’elle avait d’autres qualités… Elle a un excellent fond et est capable de culpabiliser mais manque d’empathie. Tandis qu’elle « traite » facilement les autres d’égoïste, tout doit rouler comme elle l’entend, centré autour de son désir, son besoin du moment. Nous avons échangé quelques sourires un matin quand elle me disait combien elle était gentille de préparer de l’eau bouillie pour l’équipe, précisant immédiatement qu’elle déteste qu’on boive dans sa bouteille. C’est donc plus pour se préserver que pour rendre service.

Cet égocentrisme impulsif ont provoqué la grogne de Sem dès le début : elle n’a prévu aucun temps pour préparer sur place avec les principaux acteurs. « elle est incapable d’écouter les autres », dit Sem… C’est juste. Elle ne laisse aucun espace de parole aux autres quant ici traditionnellement, même si on peut attendre longtemps avant que quelqu’un se décide à prendre la parole, c’est la règle…

Ils viennent d’accoster… C’était bien sûr super ! En fait de deux heures, ce fut la journée complète, comme je l’aime ou l’aurait aimée… « t’aurais dû venir » m’a dit Sandrine. Grrr..

Complainte mise à part, la cohabitation et le travail d’équipe fut agréable. Au côté sanguin et dirigiste de Sandrine, le calme et la sérénité de Dani et la discrétion de Thomas faisaient pendant.

A priori la majorité de l’équipe locale a appris à apprécier ses qualités aussi et à accepter ces défauts. Sauf Semese avec lequel elle n’a pas percé l’abcès. Or, la poursuite du travail accompli sur 3 îles, sur les 5 ou 6 autres, comme semble le souhaiter tout le monde, nécessite que ces deux-là s’entendent. La connaissance du terrain, du domaine, de la culture, des gens ici de Sem est aussi sinon plus importante que l’organisation et les connaissances de Sandrine. Si elle n’est pas capable de se maîtriser on ne pourra pas aller au-delà de ce projet. Elle a souvent menacé de ne pas faire d’autres missions si Sem en était, se reprenant dans les 10 secondes devant mon absence de réaction…

Ce soir encore, elle me demandait si j’avais demandé à Sem ses data : « Euh, non, c’est pas à toi de le faire ? » « Non, j’ai demandé à Tupu, je passe par lui… » Elle était déjà passée par lui pour demander à Sem de me retrouver à l’hôtel un soir pour discuter… Sem n’est pas venu, Tupu est arrivé 45 mn après l’heure du rendez-vous : il avait oublié… J’avais envisagé cette hypothèse en attendant, tranquille, devant le soleil couchant et savais que Sandrine mettrait la faute sur Sem. Ce fut effectivement le cas quand je suis rentrée « bredouille »…

Elle et Thomas partent mardi (à la date initialement prévue, après 2 changements. Sandrine ayant estimé en rentrant de la deuxième île qu’ils auraient terminé avant, avait avancé leur retour de 5 (!) jours… Sauf qu’en fait, il manquait 2 jours de plongée… Après quelques hésitations et discussions, comme Sandrine est sérieuse et responsable, elle a remis à mardi prochain comme prévu). A tout faire dans l’urgence, elle se crée des stress inutiles ajoutant à son tempérament. Si elle était arrivée comme prévu 5 jours avant et n’avait pas décidé de repartir plus tôt, tout le monde aurait pu travailler un peu plus tranquillement et avec moins de tensions c’est sûr. Mais je le répète, tout le monde est content de l’expérience et moi aussi…

Je vois Sem demain après l’interview avec une télé américaine dont les journalistes et la prod ont un peu encombré ma boîte ces 2 dernières semaines de leur volonté dérisoire d’organiser un tournage de 5 jours à la hollywoodienne et à 10000 km… « Vous n’amortissez pas vos émissions de GHG »…. La boîte s’appelle « One earth ». En réponse j’ai eu droit à « euh c’est quoi des GHG ».. Ils voulaient interviewer un pêcheur, un fermier, et quelques autres… Pas de fermiers ici mais des amoureux de leur parcelle de Taro ou de leur jardin individuel… Pas de réponse à ces suggestions… Finalement les 5 jours se transforment en 3 puisque la paire d’américains dont une américaine blonde oxygénée a voulu se reposer en arrivant le jeudi après midi et la productrice ne se sentant pas bien refusait de tourner le vendredi aussi… A peine l’équipe atterrie, SOS du bureau américain : la productrice déteste la « fixeuse » qu’ils avaient engagée et le chauffeur et l’assistant qu’elle avait proposés… « Tu es la seule que je connais sur l’île, je t’ai demandé d’être notre fixeur, je te paierai… » Comme j’avais déjà tout dit de mes impressions sur leur tournage, et que je n’avais pas l’intention d’être payée ni de me plier à leurs exigences absurdes dans ce contexte, je me suis présentée à l’aéroport, leur ai présenté le révérend qu’ils avaient prévu d’interviewer sur le schedule expédié en amont. Sur leur itinéraire : 2 interview par jours (4 heures entre l’installation et le démontage). Leur objectif (enfin celui du bureau américain) : tourner le plus d’interviews possible. A ce rythme, ils en auront 6.. Le contact resté au bureau n’a pas répondu à ma question concernant les illustrations qu’ils avaient en « A Roll » puisqu’ils considèrent le tournage comme B Roll. J’ai dit hollywoodien.. Je n’ai répondu à leur SOS qu’après avoir reçu un autre message m’indiquant que l’équipe avait rencontrée Eti, notre vice président, un pilier du bar et que tout semblait arrangé.

Quand je suis passée à l’hôtel le vendredi matin pour accueillir ma pote Risasi de retour de Singapour, Brittany, c’est le nom de la productrice US, m’attendait derrière le comptoir. Elle avait une requête urgente : des tampax et a confirmé notre rendez-vous dimanche après-midi. J’avais abandonné la lutte sur l’heure de tournage dans mes échanges avec leur bureau… Ils voulaient 9h du mat le dimanche. Pas question… avant le coucher du soleil. 5h ? Trop tard pour eux, ils ne pouvaient compter sur « l’équipe » locale que jusqu’à 4h30. OK 4h. Ca ne leur laissait pas assez de temps pour install et interview. 13h30. De guerre lasse, on a dit OK… Sandrine sera questionnée sur la biodiversité. Au moins avec nous, ils font coup double. Et on est le seul truc qu’ils peuvent vraiment faire un dimanche. Ils avaient imaginé filmer le pêcheur… Du expliquer que le dimanche aller à la pêche est tabou pour l’église….

Pas mal de moments réjouissants, agréables qui m’ont rendu mon optimisme ces 2 derniers mois et qui vont me faire regretter de partir : la participation active à l’Assemblée Générale* lundi dernier et les diverses propositions d’assistance pour Alofa, y compris par le n° 2 de Tango, qui abandonne le bateau l’an prochain pour un an et s’est engagé à trouver, sur un projet de 3 ans, de quoi payer un manager local. « We just have to do a strategic plan. » « Si je te donne le projet global d’Alofa, écrit en style plus journalistique qu’institutionnel, tu peux traduire ? » « c’est ce que je sais faire. Je connais maintenant ce que veulent lire les institutions. » C’est vrai que pour le moment, il joue les interfaces sur les projets des communautés avec les représentants des institutions. Sa patronne qui déteste Alofa qui fait un peu d’ombre va en faire une jaunisse si elle apprend ça. Déjà la démission de Sem, dûe plus au caractère et aux méthodes de la patronne qu’au fait que Sem a depuis des années été un soutien actif d’Alofa, lui donne tellement de boutons qu’elle le menace et fait courir des rumeurs sur nous… Si elle apprend la « trahison » de Taukiei c’est apoplexie assurée.

*les membres ont suggéré d’interpeller le gouvernement, « pas manif de rue mais discussion gouvernement/asso » sur les manières de réduire les émissions de Tuvalu, proposée par Nala qui a parfaitement compris lors des voyages officiels que le monde demandait de plus en plus « ce que fait Tuvalu pour s’aider » et que tous les projets d’Alofa allait dans ce sens (normal c’était l’objectif). Si possible avant mon départ. Le ministre de l’énergie, vu le lendemain, a été immédiatement d’accord. Idem pour les quelques importateurs. D’autres ministres ont dit OK et, avec un peu de chance, cette réunion pourra avoir lieu en mon absence.

Y’a tellement de temps que je n’ai pris/eu pour relater nos activités ici, et mes ressentis que je ferai l’impasse sur ces 10 derniers jours à moins que ne me reviennent des sensations, des souvenirs frappants.

Samedi se termine, il est maintenant bientôt minuit. Sandrine dort paisiblement, Thomas sans doute aussi au rez-de-chaussée, mais la soirée a apporté son lot d’adrénaline. Nous dînions de laolu (une fougère locale, seule plante verte comestible) et de patates sautées confectionnées par Sandrine quand j’ai entendu taper en bas… En deux pas, je suis sur la terrasse « yes »… pas de réponse… ça continue à taper. « c’est qui ? » toujours pas de réponse, et je ne pouvais voir qu’une ombre sous le balcon devant la porte de la grande pièce que j’avais, par bonheur, rappelé à Thomas de fermer avant de monter.. Sandrine et Thomas m’ont rejointe sur le balcon…Après 5 bonnes minutes à tenter un dialogue, on a vu un mec reculer avec difficulté.. et après une autre minute, il a levé la tête comme s’il venait d’entendre … « Qu’est ce que vous voulez ? Vous cherchez Elena ? » « Non… lui.. » en montant Thomas… « pourquoi moi ? » Clairement le mec, rond comme un tonneau…. expliqua qu’ils sont frères mais qu’ils doivent se battre pour régler ça… De toute évidence, il faisait partie de l’un des 2 groupes de mecs qui buvaient une partie de la paie touchée ce jeudi (une fois tous les 15 jours) derrière chez nous. Sandrine encore plus trouillarde que moi m’a demandé d’appeler la police… Elle appelait les quelques numéros dont elle se souvenait : Tennis et Tupu… Quand la police est arrivée, ils ont confirmé que le mec faisait partie du groupe juste derrière le mur de ma chambre, mais qu’il était maintenant parti.. Quelques minutes plus tard est arrivé Denis et ¼ d’heure plus tard, Suzan et Tupu qu’elle avait réveillés. On s’est sentis protégés. Sandrine est partie se coucher encore un peu secouée en fermant tous les ventaux de verre des fenêtres.

Je ne vais pas tarder moi-même car après deux matins de quasi grasse mat, vers 9 h, cette nuit je n’ai pu m’endormir qu’au petit matin et levée peu après. Plus envie de fixer l’écran. La seule activité « manuelle », pas prise de tête, qui me branche à cette heure : terminer l’inventaire de ce qu’on laisse ici (pharmacie, câbles, bouquins, petit matériels, vêtements, cadeaux, bouteilles etc) commencé y’a deux jours dans les trous n’est plus à portée de mains : j’ai a peu près transporté au rez-de-chaussée tout ce qu’il reste à lister.

Demain avant l’interview pour la télé US et après Sem faut que je termine la digit et entame le un montage du Quizz toilettes compost promis à IRWM, pour leur programme sur l’eau.

28 / 06 / 10 - 19 : 31

24 mai 2010

L'Ag s'est bien passée. Melton que j'avais appelé ce matin et qui avait promis de passer ne l'a pas fait. Nous étions 13, une fois arrivé..... Sem ! Blablabla très long de ma part puis discussion ouverte par Nala sur le fait qu’il faut pousser le gouvernement à agir pour que comme Alofa le dit depuis des années, Tuvalu puisse vraiment expliquer au monde qu'on agit ! Pas de manif dans les rues, mais peut être discussion ouverte avec les ministres concernés et tous les concernés par l'environnement, pour limiter l'import des bagnoles et mob" etc etc... Super. Le hic, c'est qu'ils veulent que j'organise ça pour la semaine prochaine hahaha. Ils ont abordé aussi l'import de plus de bikes (financeur à trouver) pour les louer afin de pouvoir en acheter d'autres avec les sous de la location…. Fumiko du programme japonais JICA (nouvelle adhérente donc) a parlé des programmes de dissuasion sur l'achat de véhicules polluants et d'incitation fiscale sur les hybrides... Un tas de pistes qu'il me faudra mettre sur papier pour que la discussion prévue aille quelque part.

Pour demain, Sandrine est déçue que je ne fasse pas au moins une journée avec eux pour voir comment ça se passe. Mais là franchement, j’affiche complet..

29 / 05 / 10 - 08 : 19

Dimanche 23 mai 2010

Sem se confirme en fauteur de troubles… Ce matin alors que les filles étaient en plongée, j’ai rencontré le capitaine du Manaui pour qu’il me file leur dernière facture… Est arrivé un mec du Kaupule, Kilisi qui fait le comptage avec notre équipe. 11h du matin et rond comme un coin… « faut que je te parle… demain on se met en grève… Vois avec semese… » « OK, je vais essayer de le chopper et on essaie de se voir plus tard. Mais moi quand on me dit qu’on fait grève, je réponds : on arrête le projet »… En gros, il semblerait que Sem pousse tout le monde à demander davantage de blé alors qu’ils sont doublement payés sur cette mission par le kaupule et par nous…, c’est donc un peu fort. Le capitaine n’en revenait pas.

A peine rentrée à la maison, coup de fil de Uluao, chef de Kilisi « Gilliane vous avez une réunion ce soir ? Kilisi m’a dit qu’il avait besoin de la mob du Kaupule mais comme il était saoul, j’ai refusé»… Blablabla et il confirme que pour les journées normales, Kilisi est payé par le Kaupule. « Fais moi un mot »…

Comme il fallait que je passe à la radio pour l’annonce de l’AG demain, discuté avec Diana. « as tu remarqué que Sem avait changé ces dernières années ? » « Non il a toujours été comme ça… Une attitude négative qui a justifié qu’on le vire de TMC quand il y travaillait. N’hésite pas à faire la même chose. »

Et pour finir la journée des revendications à tout crin : au retour des filles, Sandrine est montée sur ses grands chevaux hurlants… J’essaie de temporiser « Pouvez vous faire sans ces deux là, car ça risque d’exploser en vol ». « On se démerdera, mais en tout cas il est hors de question de donner quoi que ce soit de plus à Sem… Nous on n’est pas payées du tout.. – une manière pour sandrine de dire qu’elle donne et c’est vrai beaucoup de temps gracieux, mais elle est comme Dani rémunérée pour la mission et sous contrat avec nous comme cette patate de Sem - Et ça dure des heures…. Jusqu’à ce que j’explose « OK, démerdez vous ». Heureusement le feu s’éteint aussitôt, mais c’est fatiguant.

29 / 05 / 10 - 08 : 18

22 mai 2010

Vu Leota, en allant rendre la bike chez Grace. Il pense qu’en démocratie la raison du plus grand nombre doit l’emporter et est donc confiant quant aux recommandations du rapport du comité d’investigation sur la plainte déposée à l’encontre du capitaine. « on est toujours amis ? » « Oui bien sûr .. Mes ingénieurs n’aiment pas le chauve… et c’est pour ça qu’ils ne mettent pas leurs cochons dans la porcherie… » « et toi t’en penses quoi ? » « we are related », il a botté en touche. « Je te tiens au courant la semaine prochaine, mais je demande à mes gars de décider comment ils veulent se partager le biogaz et quand on aura besoin des pièces de rechange pour les équipements. » « Je ne fais plus confiance à Utala.. » je lui dis. « Oui il boit beaucoup et est difficilement gérable quand il boit » « mais c’est tout le temps »… Conté l’épisode nanumea… « non depuis que sa mère est à l’hôpital à Fidji, il ne me semble pas qu’il ait bu, il n’est pas venu sur la capitale.. » « Hum il lui faudrait un vrai traitement.. »
« Je voudrais vraiment un capitaine palagi » « Barry Young » « oui mais sa femme ne veut pas venir et des Barry Young y’en a pas des milliers.. ». Ils ont maintenant un générateur sous abri où ils pourraient installer le gazogene et biofuel pour alimenter l’engin… En tout cas, bon esprit vis à vis d’Alofa comme toujours. Mais bien sûr, ça ne résout pas le problème de fond de TMTI.


29 / 05 / 10 - 08 : 17

21 mai 2010

J’ai passé la journée à filmer les jardins : 47 prévus, une petite trentaine visitée dont le tiers pathétique. Les autres avaient été rayés de la liste des participants pour des raisons pas élucidées, quelquefois parce qu'il n'y avait pas de semis nouveaux... La bonne nouvelle donc c'est que les 2/3 sont bien tenus par des gens (femmes) qui y prennent plaisir. Confirmation : PatiPati a de bonnes chances. Elle avait soigné l’accueil des inspecteurs : non seulement son jardin est mignon et plein à craquer (un des critères du concours : le nombre d'espèces, l'autre les fleurs, la couleur) mais elle avait préparé des boissons fraîches et des gâteaux. J'ai demandé qu'on compte son jus de framboise et de raisin parmi les couleurs.
Soirée et matinée quartiers libres... L'équipe « biodiv » dort sur le Manaui au bout du lagon de Funafuti. Un peu chauffé hier, quand Sandrine poussait un peu beaucoup sur je ne sais plus quoi.. "De la même manière que t’avais reculé ton arrivée de quelques jours, t'as avancé ton retour de 5 jours (j'avais dit oui)... j'veux pas que ca me retombe sur le dos... J'veux pas que tu me casses les couilles". Hey bé dis donc.. Mais bon les bad vibes se dissipent toujours très vite ce qui est super avec elle.. Je sais quand même que ça va bouffer tout mon temps jusqu'à leur départ.
Je sens pas trop l’AG convoquée pour lundi après-midi à l’hôtel à l’heure du thé. Faut que je me pose et que je réfléchisse un peu. J'y vais…


29 / 05 / 10 - 08 : 16


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