16 mai 2010
De retour de l’hôtel, après une séance de 3 heures de découpages de masking tape, d’encollage de centaines de photos.. et je suis loin d’avoir fini. Hier Cat m’a donné un coup de main, aujourd’hui Kaio et un bénévole de la croix rouge s’étaient engagé à venir... Si Mote le barman ne m’avait pas aidé, toute seule, j’aurais collé la moitié... Back tomorrow, cette fois Kaio a promis... We’ll see.
Rencontre étonnante. J’avais remarqué cette jeune fille brune qui était descendue de l’avion jeudi dernier. Nous l’avions aperçue hier pendant que nous collions avec Cat. Elle m’intriguait. Aujourd’hui nous avons fait connaissance, une jeune norvégienne, de descendance Tuvaluenne... Ella a fait le voyage pour le procès de deux mecs qui l’ont violée il y a deux ans. Rejetée par les communautés tuvaluennes qui lui crachent littéralement dessus pour oser se plaindre, elle est aussi intimidée par la famille des violeurs, dont l’un est le fils d’un des chanteurs ici... elle tient bon, persuadée qu’elle est qu’il faut faire cesser ces viols quotidiens et que sans punitions il n’y a pas de raison pour que ça cesse... Elle espère qu’ils iront en prison, bien que le violeur principal ait réussi à sortir du pays malgré un passeport tamponné « interdit de sortie ». C’est Tuvalu. Le viol est normal, comme la violence domestique où tout le monde la ferme et où il est malvenu d’intervenir. Solosene bien qu’interdit de séjour à l’hôtel s’y est installé pour faire pression. Il est descendu et a paradé devant elle.. « t’as besoin d’aide ? » je lui ai demandé.. « Non ça va le poste de police est juste en face.. » Ca prouve qu’elle a encore confiance dans la police. Moi pas..
En sortant, j’ai fait un saut aux media pour voir si Fong était au courant de cette histoire. N’importe où au monde, ça ferait la une, ici, Fong me dit qu’elle fera un papier quand le tribunal aura terminé.
De retour de l’hôtel, après une séance de 3 heures de découpages de masking tape, d’encollage de centaines de photos.. et je suis loin d’avoir fini. Hier Cat m’a donné un coup de main, aujourd’hui Kaio et un bénévole de la croix rouge s’étaient engagé à venir... Si Mote le barman ne m’avait pas aidé, toute seule, j’aurais collé la moitié... Back tomorrow, cette fois Kaio a promis... We’ll see.
Rencontre étonnante. J’avais remarqué cette jeune fille brune qui était descendue de l’avion jeudi dernier. Nous l’avions aperçue hier pendant que nous collions avec Cat. Elle m’intriguait. Aujourd’hui nous avons fait connaissance, une jeune norvégienne, de descendance Tuvaluenne... Ella a fait le voyage pour le procès de deux mecs qui l’ont violée il y a deux ans. Rejetée par les communautés tuvaluennes qui lui crachent littéralement dessus pour oser se plaindre, elle est aussi intimidée par la famille des violeurs, dont l’un est le fils d’un des chanteurs ici... elle tient bon, persuadée qu’elle est qu’il faut faire cesser ces viols quotidiens et que sans punitions il n’y a pas de raison pour que ça cesse... Elle espère qu’ils iront en prison, bien que le violeur principal ait réussi à sortir du pays malgré un passeport tamponné « interdit de sortie ». C’est Tuvalu. Le viol est normal, comme la violence domestique où tout le monde la ferme et où il est malvenu d’intervenir. Solosene bien qu’interdit de séjour à l’hôtel s’y est installé pour faire pression. Il est descendu et a paradé devant elle.. « t’as besoin d’aide ? » je lui ai demandé.. « Non ça va le poste de police est juste en face.. » Ca prouve qu’elle a encore confiance dans la police. Moi pas..
En sortant, j’ai fait un saut aux media pour voir si Fong était au courant de cette histoire. N’importe où au monde, ça ferait la une, ici, Fong me dit qu’elle fera un papier quand le tribunal aura terminé.
29 / 05 / 10 - 08 : 10
Vendredi 14 mai :
Le miracle du jour : j’ai retrouvé ma pochette en plastique transparent à fermeture éclair qui me sert de porte-monnaie, de porte feuille, de sac à main, de sac à tout. Outre ma clé usb et des échantillons de parfum, y’avait aussi les derniers reçus de dépenses et les deux derniers relevés de banque… Je m’étais aperçue l’avoir perdue hier soir. Ce matin j’ai fait le tour : banque où j’avais changé des travellers, Filamona où j’avais discuté avec Katarina la fille du GEF/UNDP, centre des femmes, bar des femmes, agence de voyage, hôtel. Nada. C’est en arrivant au ministère des transports que j’ai retrouvé le sourire quand la fille m’a dit « Gilliane tu n’as pas oublié quelque chose ? » … Ouf…. Pas la peine de faire une annonce radio ni un dépôt à la police. Il avait dû tomber de mon sac quand j’ai pris le calepin pour noter quelques trucs pendant mon rendez vous matinal avec enele, juste avant qu’il ne s’envole pour je ne sais où… « Recompte tes sous » me dit le mec en me rendant mon pouch.. « Pas la peine, merci » en lui tendant un échantillon de parfum. Only in Tuvalu, on peut perdre un truc avec de l’argent et le retrouver intact.
Autre bonne nouvelle du jour : Sue m’a offert des petites bananes délicieuses..
Et encore une autre : TEC devait couper notre électricité à cause d’une bill en retard. L’agent qui est passé, ne l’a pas fait. Bien sûr quand à mon retour Elega m’a dit ça, j’ai foncé pour payer la dernière note (nous ne recevons pas de facture ☺).. Personne à la caisse… Je veux voir la facturière.. Ca tombait bien elle allait partir. « Je peux avoir les factures, je veux vérifier les montants du mois dernier.. très élevés ». « Tu peux repasser ? » « Euh.. » « Bon, je fais en sorte qu’on ne coupe pas, j’envoie quelqu’un avec le décompte et tu passes lundi » « OK ».. Effectivement on a déposé tout à l’heure copie des 3 dernières factures… où ne sont plus notés comme dues des sommes que je refusais de payer datant de mois où y’avait personne dans la maison… J’irai donc payer avec plaisir lundi.
Ironie du sort : hier dans un mail à Emma de l’UNDP (qui a prévenu le bureau de Samoa de s’inquiéter de notre affaire Piggarep et me demandait de garder des relations paisibles avec Solomone et Mafalu (le directeur de tec)), je lui répondais avec un ☺ que je n’avais aucune raison de reparler de ça avec Mafalu et que je paierai ma facture d’electricity…
Cette Saga Piggarep m’a un peu trop occupée ces derniers jours… particulièrement à échanger avec le gars du sprep qui a répondu instantanément pour un retour à la case départ : je vais skyper le trou du cul une fois arrivée à Los Angeles, avec Chris comme témoin… si d’ici là toutefois il envoie les minutes des réunions du steering committee… En tout cas, le boss a l’air plus ouvert que l’officier…
Le contrat avec l’ambassade de France est parti, rien à modifier, simple.. et sera signable quand je passe à Suva, le 4 juin. Ca y est mon billet Funcity/Suva est assuré pour le 3, à priori celui de Nadi à LA aussi, le 5, tout comme le LA Paris qui m’a donné du fil à retordre because internet lent pour les pages d’Air France. C’est finalement Fanny qui a fait de Paris. Je resterai quelques jours à L.A. Faut pas que j’oublie de commander un Mac clavier français, le mien et si pas celui de Fanny va finir par lâcher, une série pourrie qu’on aurait pu s’abstenir de commander il y a deux ans.
Aujourd’hui dans mes balades motocyclées, je suis passée chez Nala qui est malade, au Kaupule pour passer le message transmis par Eliala à l’aéroport, à la météo pour expliquer à Hilia que Gilles avait le matos qu’il fallait pour leur générateur mais qu’on avait annulé la mission… Hilia venait de partir, j’ai donné l’info à Tin…, à la Croix Rouge où Eseta m’a donné un formulaire de bilan comptable pour qu’on fasse le nôtre. Je repasserai à la croix rouge demain Samedi quand leur vingtaine de bénévoles seront de retour après la journée don du sang… L’idée est de leur donner à chacun un échantillon de parfums… Après direction hôtel où j’ai donné rendez vous à Cat et Kaio pour mettre en place l’expo photo. Demain je consacrerai une partie de la journée à passer en revue parmi les milliers de photos celles qui termineront au mur et à préparer les titres et mots divers genre « merci de laisser ces photos au mur jusqu’à… »
Sinon, Sarah est toujours à Auckland d’où elle suit les histoires Piggarep et Gef en donnant son avis toujours bienvenu. Sikeli à Suva s’active et passait aujourd’hui voir le fabricant de plastique pour les digesteurs. Sandrine et l’équipe ont fait bon voyage jusqu’à Nukulaelae et sont bien arrivés. Ca s’est corsé peu après… Sandrine a réussi à trouver le moyen de m’envoyer un mail du trou du cul du monde pour me faire un rapport de son ressenti vis à vis de Sem (qu’elle ne voit ni précipité - le ressenti, ni émotionnel du tout bien sûr). Elle trouve à Sem à nouveau tous les défauts du monde. Mon point de vue est différent bien sûr surtout en lisant qu’à peine débarquée, elle a d’elle même mis sur le tapis des histoires de compensation de fonds GEF, une idée de Sem… Du coup, elle lui reproche d’être passé derrière elle et d’avoir fait capoter l’affaire qu’elle avait presque scellée… Elle lui reproche bien sûr aussi de faire de nouveau la gueule… Sandrine dans toute sa splendeur… sa fougue… J’espère ne pas l’avoir trop renfrognée non plus en lui expliquant dans la réponse qu’elle me demandait rapide qu’elle avait mis les pieds dans une chasse gardée… Ces affaires de GEF ce sont leurs affaires. Si on en bénéficie tant mieux mais c’est à eux à décider, proposer… En gros elle veut imposer ses désirs comme des réalités à l’autre et le tout à la vitesse d’un éclair… Ici, ou ailleurs, ça ne marche pas comme ça… Je ferais la gueule aussi à la place de Sem. J’ai pensé à Dani à qui j’ai un peu demandé avant de partir d’essayer de la calmer quand elle part en vrille. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle passe du brûlant, les larmes aux yeux, au très froid et dégaine : « j’veux plus travailler avec lui ». Heureusement y’a Lee.*
De Nanumea, Teu se réjouissait avec un peu de retard dans son dernier mail que l’entente ait été retrouvée entre ces deux-là après que je lui aie raconté la dernière soirée…
*Lee à propos duquel, sans le nommer, Leota vient de m’envoyer un mot « le responsable du biogas » est parti pour je ne sais combien de temps, je voulais t’en avertir…
Chez Enele, là où j’avais perdu ma sacoche à sous, la discussion fut rapide mais constructive. Il est d’accord pour répondre à la demande du sénateur Tahitien pour le congrès de communes de début Aout, même si nous avons beaucoup de doutes quant à ses disponibilités en pleine campagne électorale.. Il a prétendu n’être pas vraiment au courant de l’affaire tmti, j’en ai dit 2 mots, il a répondu « il faut tous les virer ». Une équipe doit être autour de son captain surtout dans les moments difficiles. Il a aussi mentionné qu’il avait trouvé des fonds pour une presse à huile pour Nukufetau, son île. « Et biodiesel ? » « Bien sûr, si tu me mets la machine qui est à TMTI, j’suis preneur »… J’appelle ça une demande émanant de la communauté ! En fait ils veulent tous des reproductions, de tout !
Le miracle du jour : j’ai retrouvé ma pochette en plastique transparent à fermeture éclair qui me sert de porte-monnaie, de porte feuille, de sac à main, de sac à tout. Outre ma clé usb et des échantillons de parfum, y’avait aussi les derniers reçus de dépenses et les deux derniers relevés de banque… Je m’étais aperçue l’avoir perdue hier soir. Ce matin j’ai fait le tour : banque où j’avais changé des travellers, Filamona où j’avais discuté avec Katarina la fille du GEF/UNDP, centre des femmes, bar des femmes, agence de voyage, hôtel. Nada. C’est en arrivant au ministère des transports que j’ai retrouvé le sourire quand la fille m’a dit « Gilliane tu n’as pas oublié quelque chose ? » … Ouf…. Pas la peine de faire une annonce radio ni un dépôt à la police. Il avait dû tomber de mon sac quand j’ai pris le calepin pour noter quelques trucs pendant mon rendez vous matinal avec enele, juste avant qu’il ne s’envole pour je ne sais où… « Recompte tes sous » me dit le mec en me rendant mon pouch.. « Pas la peine, merci » en lui tendant un échantillon de parfum. Only in Tuvalu, on peut perdre un truc avec de l’argent et le retrouver intact.
Autre bonne nouvelle du jour : Sue m’a offert des petites bananes délicieuses..
Et encore une autre : TEC devait couper notre électricité à cause d’une bill en retard. L’agent qui est passé, ne l’a pas fait. Bien sûr quand à mon retour Elega m’a dit ça, j’ai foncé pour payer la dernière note (nous ne recevons pas de facture ☺).. Personne à la caisse… Je veux voir la facturière.. Ca tombait bien elle allait partir. « Je peux avoir les factures, je veux vérifier les montants du mois dernier.. très élevés ». « Tu peux repasser ? » « Euh.. » « Bon, je fais en sorte qu’on ne coupe pas, j’envoie quelqu’un avec le décompte et tu passes lundi » « OK ».. Effectivement on a déposé tout à l’heure copie des 3 dernières factures… où ne sont plus notés comme dues des sommes que je refusais de payer datant de mois où y’avait personne dans la maison… J’irai donc payer avec plaisir lundi.
Ironie du sort : hier dans un mail à Emma de l’UNDP (qui a prévenu le bureau de Samoa de s’inquiéter de notre affaire Piggarep et me demandait de garder des relations paisibles avec Solomone et Mafalu (le directeur de tec)), je lui répondais avec un ☺ que je n’avais aucune raison de reparler de ça avec Mafalu et que je paierai ma facture d’electricity…
Cette Saga Piggarep m’a un peu trop occupée ces derniers jours… particulièrement à échanger avec le gars du sprep qui a répondu instantanément pour un retour à la case départ : je vais skyper le trou du cul une fois arrivée à Los Angeles, avec Chris comme témoin… si d’ici là toutefois il envoie les minutes des réunions du steering committee… En tout cas, le boss a l’air plus ouvert que l’officier…
Le contrat avec l’ambassade de France est parti, rien à modifier, simple.. et sera signable quand je passe à Suva, le 4 juin. Ca y est mon billet Funcity/Suva est assuré pour le 3, à priori celui de Nadi à LA aussi, le 5, tout comme le LA Paris qui m’a donné du fil à retordre because internet lent pour les pages d’Air France. C’est finalement Fanny qui a fait de Paris. Je resterai quelques jours à L.A. Faut pas que j’oublie de commander un Mac clavier français, le mien et si pas celui de Fanny va finir par lâcher, une série pourrie qu’on aurait pu s’abstenir de commander il y a deux ans.
Aujourd’hui dans mes balades motocyclées, je suis passée chez Nala qui est malade, au Kaupule pour passer le message transmis par Eliala à l’aéroport, à la météo pour expliquer à Hilia que Gilles avait le matos qu’il fallait pour leur générateur mais qu’on avait annulé la mission… Hilia venait de partir, j’ai donné l’info à Tin…, à la Croix Rouge où Eseta m’a donné un formulaire de bilan comptable pour qu’on fasse le nôtre. Je repasserai à la croix rouge demain Samedi quand leur vingtaine de bénévoles seront de retour après la journée don du sang… L’idée est de leur donner à chacun un échantillon de parfums… Après direction hôtel où j’ai donné rendez vous à Cat et Kaio pour mettre en place l’expo photo. Demain je consacrerai une partie de la journée à passer en revue parmi les milliers de photos celles qui termineront au mur et à préparer les titres et mots divers genre « merci de laisser ces photos au mur jusqu’à… »
Sinon, Sarah est toujours à Auckland d’où elle suit les histoires Piggarep et Gef en donnant son avis toujours bienvenu. Sikeli à Suva s’active et passait aujourd’hui voir le fabricant de plastique pour les digesteurs. Sandrine et l’équipe ont fait bon voyage jusqu’à Nukulaelae et sont bien arrivés. Ca s’est corsé peu après… Sandrine a réussi à trouver le moyen de m’envoyer un mail du trou du cul du monde pour me faire un rapport de son ressenti vis à vis de Sem (qu’elle ne voit ni précipité - le ressenti, ni émotionnel du tout bien sûr). Elle trouve à Sem à nouveau tous les défauts du monde. Mon point de vue est différent bien sûr surtout en lisant qu’à peine débarquée, elle a d’elle même mis sur le tapis des histoires de compensation de fonds GEF, une idée de Sem… Du coup, elle lui reproche d’être passé derrière elle et d’avoir fait capoter l’affaire qu’elle avait presque scellée… Elle lui reproche bien sûr aussi de faire de nouveau la gueule… Sandrine dans toute sa splendeur… sa fougue… J’espère ne pas l’avoir trop renfrognée non plus en lui expliquant dans la réponse qu’elle me demandait rapide qu’elle avait mis les pieds dans une chasse gardée… Ces affaires de GEF ce sont leurs affaires. Si on en bénéficie tant mieux mais c’est à eux à décider, proposer… En gros elle veut imposer ses désirs comme des réalités à l’autre et le tout à la vitesse d’un éclair… Ici, ou ailleurs, ça ne marche pas comme ça… Je ferais la gueule aussi à la place de Sem. J’ai pensé à Dani à qui j’ai un peu demandé avant de partir d’essayer de la calmer quand elle part en vrille. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle passe du brûlant, les larmes aux yeux, au très froid et dégaine : « j’veux plus travailler avec lui ». Heureusement y’a Lee.*
De Nanumea, Teu se réjouissait avec un peu de retard dans son dernier mail que l’entente ait été retrouvée entre ces deux-là après que je lui aie raconté la dernière soirée…
*Lee à propos duquel, sans le nommer, Leota vient de m’envoyer un mot « le responsable du biogas » est parti pour je ne sais combien de temps, je voulais t’en avertir…
Chez Enele, là où j’avais perdu ma sacoche à sous, la discussion fut rapide mais constructive. Il est d’accord pour répondre à la demande du sénateur Tahitien pour le congrès de communes de début Aout, même si nous avons beaucoup de doutes quant à ses disponibilités en pleine campagne électorale.. Il a prétendu n’être pas vraiment au courant de l’affaire tmti, j’en ai dit 2 mots, il a répondu « il faut tous les virer ». Une équipe doit être autour de son captain surtout dans les moments difficiles. Il a aussi mentionné qu’il avait trouvé des fonds pour une presse à huile pour Nukufetau, son île. « Et biodiesel ? » « Bien sûr, si tu me mets la machine qui est à TMTI, j’suis preneur »… J’appelle ça une demande émanant de la communauté ! En fait ils veulent tous des reproductions, de tout !
29 / 05 / 10 - 08 : 09
Lundi 10 Mai 23 heures
Pas juge de paix vraiment mais après un lapin à midi, Sem et un de l’équipe des fisheries, se détendent sur la terrasse avec l’équipe de Sandrine. Le rendez-vous de midi avait été prévu par Sandrine avant le débarquement pour discuter avec Tupu et Sem. La crispation du séjour à Nanumea venait de Sem…
Après séries d’explications à Sandrine, qui accepte beaucoup mieux les suggestions même si elle a tendance a être toujours sur la défensive et donc à attaquer, tout juste si elle n’avait pas des notes pour s’assurer que ce rendez vous serait positif et permettrait de mieux s’entendre… Malheureusement personne au rendez-vous.
Déjeuner pour calmer sa rage montante… Re blabla pour lui redire que oui Sem pouvait affirmer que c’était son projet, je lui ai dit et redit au fil des années… « Oui mais il ne fait rien, c’est moi qui organise, qui fait les demandes de fonds » « Et alors à Hollywood, les mecs qui ont des idées ont un titre de producteur et ne font plus rien après… ce n’est pas le cas de Sem. Toi aussi t’as un titre et ton rôle est oui d’organiser et de faire en sorte que tout se passe bien ». J’avais aussi insisté la veille sur le fait qu’il faut, quel que soit le métier, s’assurer que les équipes aient ce qu’il leur faut pour fonctionner dans l’harmonie et ça commence par manger à leur faim… c’est aussi ne pas se sentir dans la configuration scolaire où un instructeur leur dit quoi faire… En tout cas, Sem ne peut être mis dans cette position… Il faut adapter..
Appris par la serveuse de l’hôtel que Sem avait été embarqué par Randy pour un voyage sur les ilôts… Tupu dormait chez lui.. A sa belle sœur « tu peux lui dire qu’on sera à la maison toute la journée, qu’il passe »… Il n’est pas passé, en revanche nous avions prévu de faire un saut à l’hôtel vers 18h pour essayer de voir Randy… Il est attablé avec quelques-uns, me dit Sandrine en revenant de son repérage… « Viens on va dire bonjour »….. « c’est pas ma tasse de thé de m’imposer comme ça »… Mais bon on y est allées, Sem en était… Y’avait aussi Eliala, Eti, Henrick son fils, l’étudiant qui prépare un master sur la biodiversité du point de vue des habitants et Teulu des fisheries. Randy nous a offert une bière. Sandrine qui commençait un peu à paniquer, surtout quand je lui disais, la sentant trop émotionnelle, « pas grave, on arrête là ».. Ravie de voir Sem lui a glissé quelques mots à l’oreille. Pour faire pendant, moi je ne lui ai pas adressé la parole, me concentrant sur Henrick et Eliala.. De l’autre côté de la table, il essayait d’attirer mon regard, me faisant des signes genres « cheers » en tenant sa bière… J’ai fini par capituler et répondre à son invite « cheers ». Randy et Eliala avaient un dîner et nous nous sommes retrouvés avec Sem, le mec des fisheries et l’étudiant. Nous nous sommes levées aussi pour partir et seulement à ce moment-là j’ai serré la main de Sem « tu vas où maintenant me demande t’il » « à la maison, tu es le bienvenu si tu veux »… « Je serai là dans une demi heure… » Son copain l’avait devancé, mais il est venu… Moi, j’avais prétexté la tête qui tournait pour rester dans ma chambre, bien décidée à ce qu’ils règlent leur différend sans moi, sinon, on ne s’en sortirait pas… ou au moins qu’ils se marrent ensemble… Sandrine vient de frapper à ma porte « Sem est là » « oui je sais je l’ai entendu arriver » « c’est super, il est détendu »… « c’est l’objectif.. tu sais, j’ai réalisé que ni toi ni moi n’étions capables, workoholic que nous sommes, de simplement passer une soirée pour rire… et c’est bien que vous le fassiez. ». Ouf… Ceci dit, il faut moi aussi que je parle à Sem avant de partir pour l’aider à sortir ce qui ne va pas depuis une paire d’années.
Globalement donc tout va et Sandrine est étonnante malgré ses émotions à fleur de peau… Une de ses premières occupations de la matinée : passer un coup de balai partout ! Quelle différence avec Sarah… Jour et Nuit… Sarah toujours à Auckland m’a envoyé 2 mots « go girl » en recevant la copie du courrier adressé au directeur de Sprep dans notre affaire Piggarep. Partie aussi la lettre pour la patronne du GEF. Demain je clique sur je l’espère mon dernier mot à Solomone avec tout le monde en copie.
Ce matin j’ai cru avoir la berlue en voyant une tortue en bas de la terrasse, nageant a toute vitesse… Y’a toujours une explication rationnelle à tout : c’était l’équipe de Island care et GEF qui venait d’en marquer deux et les relâchait… Katarina (UNDP GEF) avec qui nous avions correspondu l’an dernier pas toujours très amicalement sur le projet de reproduction biogaz est venue vers moi en souriant. « Vous êtes Gilliane ? Je ne savais pas que c’était la maison d’Alofa… » Blablabla « ce serait bien que vous rencontriez Sandrine et Dani, un projet qui ne dépend pas du GEF… » « On peut se voir demain si vous voulez je serai à Tango. » OK Demain 14h… Avant : accompagner Randy, qui continue à m’embrasser comme du bon pain, passer voir le capitaine du bateau des fisheries pour remettre des chèques pour l’équipe et divers autres broutilles du genre et demain soir tout le monde repart. Je retrouverai mes marques, mon bureau, internet, mon ordi que l’équipe utilise pour ci ou ça… Aujourd’hui pas grave, ça m’a fait récré, d’autant plus bienvenue que j’ai entamé hier le 3e bouquin de Fred Vargas que Sandrine a terminé. Plus ancien, 1999, mieux écrit et en moins gros que les deux précédemment. Même si les autres se lisaient d’une traite, celui-ci fait moins commercial.
Pas juge de paix vraiment mais après un lapin à midi, Sem et un de l’équipe des fisheries, se détendent sur la terrasse avec l’équipe de Sandrine. Le rendez-vous de midi avait été prévu par Sandrine avant le débarquement pour discuter avec Tupu et Sem. La crispation du séjour à Nanumea venait de Sem…
Après séries d’explications à Sandrine, qui accepte beaucoup mieux les suggestions même si elle a tendance a être toujours sur la défensive et donc à attaquer, tout juste si elle n’avait pas des notes pour s’assurer que ce rendez vous serait positif et permettrait de mieux s’entendre… Malheureusement personne au rendez-vous.
Déjeuner pour calmer sa rage montante… Re blabla pour lui redire que oui Sem pouvait affirmer que c’était son projet, je lui ai dit et redit au fil des années… « Oui mais il ne fait rien, c’est moi qui organise, qui fait les demandes de fonds » « Et alors à Hollywood, les mecs qui ont des idées ont un titre de producteur et ne font plus rien après… ce n’est pas le cas de Sem. Toi aussi t’as un titre et ton rôle est oui d’organiser et de faire en sorte que tout se passe bien ». J’avais aussi insisté la veille sur le fait qu’il faut, quel que soit le métier, s’assurer que les équipes aient ce qu’il leur faut pour fonctionner dans l’harmonie et ça commence par manger à leur faim… c’est aussi ne pas se sentir dans la configuration scolaire où un instructeur leur dit quoi faire… En tout cas, Sem ne peut être mis dans cette position… Il faut adapter..
Appris par la serveuse de l’hôtel que Sem avait été embarqué par Randy pour un voyage sur les ilôts… Tupu dormait chez lui.. A sa belle sœur « tu peux lui dire qu’on sera à la maison toute la journée, qu’il passe »… Il n’est pas passé, en revanche nous avions prévu de faire un saut à l’hôtel vers 18h pour essayer de voir Randy… Il est attablé avec quelques-uns, me dit Sandrine en revenant de son repérage… « Viens on va dire bonjour »….. « c’est pas ma tasse de thé de m’imposer comme ça »… Mais bon on y est allées, Sem en était… Y’avait aussi Eliala, Eti, Henrick son fils, l’étudiant qui prépare un master sur la biodiversité du point de vue des habitants et Teulu des fisheries. Randy nous a offert une bière. Sandrine qui commençait un peu à paniquer, surtout quand je lui disais, la sentant trop émotionnelle, « pas grave, on arrête là ».. Ravie de voir Sem lui a glissé quelques mots à l’oreille. Pour faire pendant, moi je ne lui ai pas adressé la parole, me concentrant sur Henrick et Eliala.. De l’autre côté de la table, il essayait d’attirer mon regard, me faisant des signes genres « cheers » en tenant sa bière… J’ai fini par capituler et répondre à son invite « cheers ». Randy et Eliala avaient un dîner et nous nous sommes retrouvés avec Sem, le mec des fisheries et l’étudiant. Nous nous sommes levées aussi pour partir et seulement à ce moment-là j’ai serré la main de Sem « tu vas où maintenant me demande t’il » « à la maison, tu es le bienvenu si tu veux »… « Je serai là dans une demi heure… » Son copain l’avait devancé, mais il est venu… Moi, j’avais prétexté la tête qui tournait pour rester dans ma chambre, bien décidée à ce qu’ils règlent leur différend sans moi, sinon, on ne s’en sortirait pas… ou au moins qu’ils se marrent ensemble… Sandrine vient de frapper à ma porte « Sem est là » « oui je sais je l’ai entendu arriver » « c’est super, il est détendu »… « c’est l’objectif.. tu sais, j’ai réalisé que ni toi ni moi n’étions capables, workoholic que nous sommes, de simplement passer une soirée pour rire… et c’est bien que vous le fassiez. ». Ouf… Ceci dit, il faut moi aussi que je parle à Sem avant de partir pour l’aider à sortir ce qui ne va pas depuis une paire d’années.
Globalement donc tout va et Sandrine est étonnante malgré ses émotions à fleur de peau… Une de ses premières occupations de la matinée : passer un coup de balai partout ! Quelle différence avec Sarah… Jour et Nuit… Sarah toujours à Auckland m’a envoyé 2 mots « go girl » en recevant la copie du courrier adressé au directeur de Sprep dans notre affaire Piggarep. Partie aussi la lettre pour la patronne du GEF. Demain je clique sur je l’espère mon dernier mot à Solomone avec tout le monde en copie.
Ce matin j’ai cru avoir la berlue en voyant une tortue en bas de la terrasse, nageant a toute vitesse… Y’a toujours une explication rationnelle à tout : c’était l’équipe de Island care et GEF qui venait d’en marquer deux et les relâchait… Katarina (UNDP GEF) avec qui nous avions correspondu l’an dernier pas toujours très amicalement sur le projet de reproduction biogaz est venue vers moi en souriant. « Vous êtes Gilliane ? Je ne savais pas que c’était la maison d’Alofa… » Blablabla « ce serait bien que vous rencontriez Sandrine et Dani, un projet qui ne dépend pas du GEF… » « On peut se voir demain si vous voulez je serai à Tango. » OK Demain 14h… Avant : accompagner Randy, qui continue à m’embrasser comme du bon pain, passer voir le capitaine du bateau des fisheries pour remettre des chèques pour l’équipe et divers autres broutilles du genre et demain soir tout le monde repart. Je retrouverai mes marques, mon bureau, internet, mon ordi que l’équipe utilise pour ci ou ça… Aujourd’hui pas grave, ça m’a fait récré, d’autant plus bienvenue que j’ai entamé hier le 3e bouquin de Fred Vargas que Sandrine a terminé. Plus ancien, 1999, mieux écrit et en moins gros que les deux précédemment. Même si les autres se lisaient d’une traite, celui-ci fait moins commercial.
29 / 05 / 10 - 08 : 07
Samedi 7 mai : ce plat pays qui est le mien
Merci internet, toujours pas trop fiable, mais qui m’a permis, à peu près toutes les nuits en m’armant de patience, de suivre l’actualité française (et internationale) sur le site de Libé.
Ce que je retiens des forums que je lis en me disant que ça me donne l’humeur nationale est attristant. Une armée de râleurs (sans parler des trolls empêcheurs de discuter en rond) qui, s’ils sont conscients de la merde noire dans laquelle nous a entraînés le gouvernement avec ses extravagances financières et son mépris des petits que nous sommes, en appelle à la révolution ; la majorité préfèrent les batailles de mots à une levée de boucliers dans la rue. Ils ironisent contre les grèves et préfèrent aller pêcher que voter !
Le capitalisme ? Pas besoin d’être Einstein ou un économiste de renom pour comprendre que les bourses, les banques, les institutions financières internationales qui mettent en place, depuis que le capitalisme, existe des bénéfices et dividendes par définition exponentiels puisqu’augmentant chaque année au rythme minimum d’un taux de croissance national ou global, ne peuvent que nous enfoncer la tête dans le mur de nos lamentations existentielles. Comment un esprit sensé peut-il croire à l’accroissement infini de tout, des valeurs, des salaires… des déficits, sans risque de crever le plafond ?
Pas besoin d’avoir fait une thèse sur le sujet pour savoir que la planète est sous la coupole des grandes entreprises et des grands états qui depuis au moins un siècle prêtent d’une main pour mieux recevoir de l’autre : voir CIA, Banque mondiale et l’Amérique du sud dans les années 70.. Et y’a pas de raisons que ça ait changé depuis… Le prêt de la France à la Grèce pour mieux payer nos ventes d’armement est éloquent en la matière.
Nos gouvernants, ici et là, creusent depuis un siècle la dette nationale et chez nous, le dernier en date y est allé à la pelleteuse puis à la bétonneuse.. prônant, entre autres symbole de bonheur universel, la rolex à un an de salaire de smicard. Elégant isn’t it ?
Ici, à Tuvalu, microcosme de notre planète et représentation infime de l’Humain, le symbole du bonheur universel, ça a l’air d’être les grosses télé plasma. Risasi m’a raconté hier qu’elle avait vu un de ses concitoyens de Vaitupu rentrer de Fiji avec une énorme télé. « Tu devrais me la vendre pour l’hôtel… Il est assez grand pour la salle de restaurant. ». « Non, non, j’peux pas, c’est notre cadeau au pasteur ! »… Si on ajoute les compétitions sportives, elles aussi gangrenées par le blé, on a fait le tour de ce qui mène le monde. Ah, non, j’oubliais le sexe ! Ici d’ailleurs c’est un peu plus qu’ailleurs « hey marie couche toi là, le guerrier a besoin de repos.. » Quid du désir et du plaisir partagé ? je vous le demande. Y a des jours où on aurait presqu’envie d’épouser le Christ, j’ai dit presque..
Allez on passe au menu de ce week-end qui démarre pour 3 jours. Lundi est férié, je l’ai entendu, répété, la plupart n’avaient pas l’information mais tous se sont réjouis. Aucun ne savait pourquoi. :
- du côté des beurks : terminer le mot au manager du Sprep pour le tenir informé de notre action dans le cadre du Piggarep, entamer un mot à la Présidente du GEF pour le même dossier, après sa rencontre avec Fanny la semaine dernière, finaliser le mot au trou du cul du piggarep par qui tout ce cirque arrive, et expédier tout ça, dans les conditions tuvaluennes, vu le nombre de pièces jointes, ça peut prendre une bonne heure pour ne pas dire « des ».
- du côté des trucs normaux : finir de corriger le rapport Ademe (enfin, avancer sur), répondre à quelques mails et écrire au représentant de Niukulaelae au parlement tuvaluen pour le prévenir de l’arrivée de l’équipe sous marine la semaine prochaine ; normal aussi : réfléchir à la situation de la micro entreprise de mon fils dont le compte est bloqué par des impôts pas contents ; normal toujours : voir mes propres problèmes avec les impôts qui demandent des précisions sur quelques centaines d’euros sur 3 ans, après avoir fait suer mes petites mains parisiennes pour un rappel à 3 euros ; normal still : finaliser le dossier Pressrelease pour l’ambassade des US et scanner une demande de financement signée pour l’ambassade de France. Ouala, « what else ? » Un millier de photos à scotcher cette année pour l’expo à l’hôtel, dans le genre récré j’ai vu moins submergeant… Récré, une vraie : prendre un verre avec Randy, le prof américain USP Fiji et son compagnon de voyage. Un étudiant je crois.
Récré 2 : terminer « mendiants et orgueilleux… En panne de Canards depuis belle lurette, j’enchaîne les bouquins. Après le 800 pages de Douglas Adams, je me suis fait 2 Vargas en 2 nuits. Je ne suis pas une adepte des policiers mais après la complication du Douglas Adams (en anglais, avec mots inventés), la simplicité des mots des thrillers m’a lavé le cerveau… et emportée ailleurs. J’aurais bien continué, mais Sandrine n’en avait laissé que 2, des Vargas. « Mendiants et Orgueilleux » maintenant. Le nom de l’auteur m’échappe mais son style est plus empoulé, plus recherché dans le vocabulaire mais mal écrit et pêche par ignorance sur tout un tas de sujets. J’ai d’abord pensé que c’était la traduction. Ben non, c’est un texte original… Pas un bon livre donc mais qui emmène, lui aussi, ailleurs : au Caire.
Dimanche : si j’ai réussi à barrer pas mal de lignes, la petite tuile qui me fait capoter le programme, c’est l’appel de Teu de son île lointaîne pour me prévenir que l’équipe biodiv qui devait arriver demain après-midi sera à Funafuti vers 21h ce soir. Il va me falloir jouer les juges de paix semble-t’il, un jour férié, entre les garçons et l’équipe de palagis/sandrine. Teu m’a expliqué que les uns disaient que les règles avaient changé, qu’ils ne savaient pas ce qu’ils avaient à faire, que s’ils l’avaient su ils auraient pris d’autres gears, qu’ils ne mangeaient pas assez, de son côté sandrine leur reprocherait de ne rien faire. Est ce que ça remet en question la suite du voyage ? l’inventaire ? Le Bouquin ? En tout cas j’ai enfilé la carapace zen.
Merci internet, toujours pas trop fiable, mais qui m’a permis, à peu près toutes les nuits en m’armant de patience, de suivre l’actualité française (et internationale) sur le site de Libé.
Ce que je retiens des forums que je lis en me disant que ça me donne l’humeur nationale est attristant. Une armée de râleurs (sans parler des trolls empêcheurs de discuter en rond) qui, s’ils sont conscients de la merde noire dans laquelle nous a entraînés le gouvernement avec ses extravagances financières et son mépris des petits que nous sommes, en appelle à la révolution ; la majorité préfèrent les batailles de mots à une levée de boucliers dans la rue. Ils ironisent contre les grèves et préfèrent aller pêcher que voter !
Le capitalisme ? Pas besoin d’être Einstein ou un économiste de renom pour comprendre que les bourses, les banques, les institutions financières internationales qui mettent en place, depuis que le capitalisme, existe des bénéfices et dividendes par définition exponentiels puisqu’augmentant chaque année au rythme minimum d’un taux de croissance national ou global, ne peuvent que nous enfoncer la tête dans le mur de nos lamentations existentielles. Comment un esprit sensé peut-il croire à l’accroissement infini de tout, des valeurs, des salaires… des déficits, sans risque de crever le plafond ?
Pas besoin d’avoir fait une thèse sur le sujet pour savoir que la planète est sous la coupole des grandes entreprises et des grands états qui depuis au moins un siècle prêtent d’une main pour mieux recevoir de l’autre : voir CIA, Banque mondiale et l’Amérique du sud dans les années 70.. Et y’a pas de raisons que ça ait changé depuis… Le prêt de la France à la Grèce pour mieux payer nos ventes d’armement est éloquent en la matière.
Nos gouvernants, ici et là, creusent depuis un siècle la dette nationale et chez nous, le dernier en date y est allé à la pelleteuse puis à la bétonneuse.. prônant, entre autres symbole de bonheur universel, la rolex à un an de salaire de smicard. Elégant isn’t it ?
Ici, à Tuvalu, microcosme de notre planète et représentation infime de l’Humain, le symbole du bonheur universel, ça a l’air d’être les grosses télé plasma. Risasi m’a raconté hier qu’elle avait vu un de ses concitoyens de Vaitupu rentrer de Fiji avec une énorme télé. « Tu devrais me la vendre pour l’hôtel… Il est assez grand pour la salle de restaurant. ». « Non, non, j’peux pas, c’est notre cadeau au pasteur ! »… Si on ajoute les compétitions sportives, elles aussi gangrenées par le blé, on a fait le tour de ce qui mène le monde. Ah, non, j’oubliais le sexe ! Ici d’ailleurs c’est un peu plus qu’ailleurs « hey marie couche toi là, le guerrier a besoin de repos.. » Quid du désir et du plaisir partagé ? je vous le demande. Y a des jours où on aurait presqu’envie d’épouser le Christ, j’ai dit presque..
Allez on passe au menu de ce week-end qui démarre pour 3 jours. Lundi est férié, je l’ai entendu, répété, la plupart n’avaient pas l’information mais tous se sont réjouis. Aucun ne savait pourquoi. :
- du côté des beurks : terminer le mot au manager du Sprep pour le tenir informé de notre action dans le cadre du Piggarep, entamer un mot à la Présidente du GEF pour le même dossier, après sa rencontre avec Fanny la semaine dernière, finaliser le mot au trou du cul du piggarep par qui tout ce cirque arrive, et expédier tout ça, dans les conditions tuvaluennes, vu le nombre de pièces jointes, ça peut prendre une bonne heure pour ne pas dire « des ».
- du côté des trucs normaux : finir de corriger le rapport Ademe (enfin, avancer sur), répondre à quelques mails et écrire au représentant de Niukulaelae au parlement tuvaluen pour le prévenir de l’arrivée de l’équipe sous marine la semaine prochaine ; normal aussi : réfléchir à la situation de la micro entreprise de mon fils dont le compte est bloqué par des impôts pas contents ; normal toujours : voir mes propres problèmes avec les impôts qui demandent des précisions sur quelques centaines d’euros sur 3 ans, après avoir fait suer mes petites mains parisiennes pour un rappel à 3 euros ; normal still : finaliser le dossier Pressrelease pour l’ambassade des US et scanner une demande de financement signée pour l’ambassade de France. Ouala, « what else ? » Un millier de photos à scotcher cette année pour l’expo à l’hôtel, dans le genre récré j’ai vu moins submergeant… Récré, une vraie : prendre un verre avec Randy, le prof américain USP Fiji et son compagnon de voyage. Un étudiant je crois.
Récré 2 : terminer « mendiants et orgueilleux… En panne de Canards depuis belle lurette, j’enchaîne les bouquins. Après le 800 pages de Douglas Adams, je me suis fait 2 Vargas en 2 nuits. Je ne suis pas une adepte des policiers mais après la complication du Douglas Adams (en anglais, avec mots inventés), la simplicité des mots des thrillers m’a lavé le cerveau… et emportée ailleurs. J’aurais bien continué, mais Sandrine n’en avait laissé que 2, des Vargas. « Mendiants et Orgueilleux » maintenant. Le nom de l’auteur m’échappe mais son style est plus empoulé, plus recherché dans le vocabulaire mais mal écrit et pêche par ignorance sur tout un tas de sujets. J’ai d’abord pensé que c’était la traduction. Ben non, c’est un texte original… Pas un bon livre donc mais qui emmène, lui aussi, ailleurs : au Caire.
Dimanche : si j’ai réussi à barrer pas mal de lignes, la petite tuile qui me fait capoter le programme, c’est l’appel de Teu de son île lointaîne pour me prévenir que l’équipe biodiv qui devait arriver demain après-midi sera à Funafuti vers 21h ce soir. Il va me falloir jouer les juges de paix semble-t’il, un jour férié, entre les garçons et l’équipe de palagis/sandrine. Teu m’a expliqué que les uns disaient que les règles avaient changé, qu’ils ne savaient pas ce qu’ils avaient à faire, que s’ils l’avaient su ils auraient pris d’autres gears, qu’ils ne mangeaient pas assez, de son côté sandrine leur reprocherait de ne rien faire. Est ce que ça remet en question la suite du voyage ? l’inventaire ? Le Bouquin ? En tout cas j’ai enfilé la carapace zen.
29 / 05 / 10 - 08 : 06
OinOin !
On va dire que c’est quelque part entre le 6 et le 7 mai, un peu perdues nous sommes Fanny et moi dans les dates à mettre sur ce blog fait de digressions, récits quotidiens et bouts d’emails que je lui envoie entre deux urgences ici et làbas. Le planning s’intensifiant des deux côtés du globe, c’est encore plus rock n’roll que d’hab’, m’enfin les « potaux » qui cherchent des news devraient s’y retrouver ☺ pour les autres SORRY on fait pas exprès.
Jeudi, je sais je l’ai déjà dit, mais en voyant Marthe, la jeune étudiante néerlandaise ici depuis 3 mois, s’envoler, j’ai eu envie, moi aussi, d’être enfin dans l’avion de retour. En apprenant qu’Eliala avait donné sa démission de NBSAP pour pouvoir, elle aussi, rentrer chez elle et retrouver sa famille… la semaine prochaine, j’ai décidé de faire pareil : avancer mon retour ! Une journée à Suva pour discuter de la généreuse offre d’assistance de l’ambassade de France pour aider Tuvalu à se faire entendre dans les négos. C’était pas prévu, mais justifie pas mal de grignoter quelques jours au tarmac funafutien. Deux jours pour « fermer la maison » après le départ de Sandrine, ça devrait le faire. Bon ok c’est pas coulé dans le bronze, si je rabote par trop le temps sur place je compresse d’autant le planning et vais devoir faire des impasses, ça veut dire des lignes pas rayées et ça j’aime pas trop.
Expo photo, AG, discuter avec le ministre de l’énergie…, avec Enele ça c’est prévu la semaine prochaine - On ne s’est pas vraiment parlé en 4 mois ; entre leurs voyages fréquents et mon emploi du temps de toujours pas consule, mais proche d’un agenda de ministre quand même, ça ne le fait pas… - Pas fait non plus encore le « bilan » de l’assoc locale. C’est rien à faire sauf que personne n’est capable de me fournir un modèle local. Ici les assoc ne font pas de bilans et les rares entreprises que je connais, n’ont pas besoin d’en fournir parce qu’elles ne font pas de bénéfices. C’est le cas d’Alpha, dont le bilan est intégré dans celui de la maison-mère qui ne fait qu’avancer l’argent nécessaire pour couvrir les dépenses. La seule qui pourrait avoir un document se rapprochant, c’est Eseta de la Croix Rouge. La semaine dernière étant la pire des semaines pour elle puisque c’était leur semaine de sensibilisation, j’ai toujours pas le modèle.
En fait de satisfaire mon envie de retour anticipé, il faudrait bien sûr que je reste plus longtemps, un an, c’est indispensable, je me le répète chaque année… Tant qu’on n’a pas quelqu’un de confiance sur place pour diriger l’assoc, tant qu’on n’a pas un vrai budget de fonctionnement pour chacun des bureaux c’est bibi qui s’y colle et partage son temps entre les deux pays. Mais là Bibi a juste envie de rentrer chez elle!!!
On va dire que c’est quelque part entre le 6 et le 7 mai, un peu perdues nous sommes Fanny et moi dans les dates à mettre sur ce blog fait de digressions, récits quotidiens et bouts d’emails que je lui envoie entre deux urgences ici et làbas. Le planning s’intensifiant des deux côtés du globe, c’est encore plus rock n’roll que d’hab’, m’enfin les « potaux » qui cherchent des news devraient s’y retrouver ☺ pour les autres SORRY on fait pas exprès.
Jeudi, je sais je l’ai déjà dit, mais en voyant Marthe, la jeune étudiante néerlandaise ici depuis 3 mois, s’envoler, j’ai eu envie, moi aussi, d’être enfin dans l’avion de retour. En apprenant qu’Eliala avait donné sa démission de NBSAP pour pouvoir, elle aussi, rentrer chez elle et retrouver sa famille… la semaine prochaine, j’ai décidé de faire pareil : avancer mon retour ! Une journée à Suva pour discuter de la généreuse offre d’assistance de l’ambassade de France pour aider Tuvalu à se faire entendre dans les négos. C’était pas prévu, mais justifie pas mal de grignoter quelques jours au tarmac funafutien. Deux jours pour « fermer la maison » après le départ de Sandrine, ça devrait le faire. Bon ok c’est pas coulé dans le bronze, si je rabote par trop le temps sur place je compresse d’autant le planning et vais devoir faire des impasses, ça veut dire des lignes pas rayées et ça j’aime pas trop.
Expo photo, AG, discuter avec le ministre de l’énergie…, avec Enele ça c’est prévu la semaine prochaine - On ne s’est pas vraiment parlé en 4 mois ; entre leurs voyages fréquents et mon emploi du temps de toujours pas consule, mais proche d’un agenda de ministre quand même, ça ne le fait pas… - Pas fait non plus encore le « bilan » de l’assoc locale. C’est rien à faire sauf que personne n’est capable de me fournir un modèle local. Ici les assoc ne font pas de bilans et les rares entreprises que je connais, n’ont pas besoin d’en fournir parce qu’elles ne font pas de bénéfices. C’est le cas d’Alpha, dont le bilan est intégré dans celui de la maison-mère qui ne fait qu’avancer l’argent nécessaire pour couvrir les dépenses. La seule qui pourrait avoir un document se rapprochant, c’est Eseta de la Croix Rouge. La semaine dernière étant la pire des semaines pour elle puisque c’était leur semaine de sensibilisation, j’ai toujours pas le modèle.
En fait de satisfaire mon envie de retour anticipé, il faudrait bien sûr que je reste plus longtemps, un an, c’est indispensable, je me le répète chaque année… Tant qu’on n’a pas quelqu’un de confiance sur place pour diriger l’assoc, tant qu’on n’a pas un vrai budget de fonctionnement pour chacun des bureaux c’est bibi qui s’y colle et partage son temps entre les deux pays. Mais là Bibi a juste envie de rentrer chez elle!!!
29 / 05 / 10 - 08 : 03
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